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Le changement, c'est communiquer autrement
"Gouverner, c'est prévoir" avait justement écrit Pierre Mendès France. Il aurait pu ajouter car il avait donné l'exemple avec ses causeries à la radio, "Gouverner, c'est communiquer".
Le marasme actuel de l'exécutif français est partiellement du à une carence de communication comme j'ai essayé de l'exprimer dans mon précédent billet. C'est un problème fondamental qui peut être résolu sans dépenser un centime mais, pour cela, il est indispensable que la volonté du Président prévale et s'impose à tous les rouages de transmission de la machine gouvernementale.
En effet, pour que notre démocratie d'opinion puisse coincider avec notre démocratie légale, il convient d'éviter tout "effet d'annonce" qui serait démenti par les faits. Et la communication officielle doit être obligatoirement accompagnée d'un souci pédagogique, d'un effort systématique d'explication du bien-fondé des décisions et de leur justification pour le bien public.
Par ailleurs, il est urgent que les grands médias nationaux, radio et télévision, soient l'objet d'une réforme profonde.
Car autant le changement dans la politique de communication peut être effectif du jour au lendemain, autant le changement culturel indispensable pour faire évoluer les mentalités, est une oeuvre de longue haleine.
C'est le cas en particulier pour France-Télévision que l'on devrait métamorphoser en TNP, Télévision Nationale Populaire. Ce qui ne signifie pas l'orientation du service public vers un élitisme culturel dissuasif mais vers une programmation de qualité, basée sur notre patrimoine littéraire et théâtral ou vers des oeuvres originales, attrayantes sans trivialité. Il n'est pas admissible aujourd'hui que 80% des programmes de fiction soient des séries américaines policières et qu'en matière d'émissions dites "historiques", le téléspectateur français n'ait le choix qu'entre le snobisme de Stéphane Bern ou la cuistrerie bien-pensante de Daniel Costelle !
A notre époque où la communication publique est devenue un levier essentiel du fonctionnement de la démocratie et le sang qui irrigue la société, le pouvoir politique semble ne pas avoir conscience de cette lourde responsabilité.
Comme dans une chanson de Jacques Brel, on pourrait dire que "chez ces gens là, on ne pense pas, on compte " !


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Que voilà un Billet utile et contenant des vérités premières.Le problême du PS est qu'il reste et restera encore longtemps une organosation verticale ,où les responsabilités sont réparties d'en haut puis ensuite ratifiées par un vote,qui en général, exception faite de l'affaire Ségolène à la Rochelle, confirme le choix dirigiste.
Ancien responsable de la section nationale de la culture de ce Parti, nous n'avons obtenu, avec mes camarades, qu'après d'âpres discussions, que les responsables soient élus au bulletin secret.
Quand à la communication elle même, la Télévision Publique malgré nos interventions auprès de Mitterrand, de jack Lang ,de Catherine Tasca etc... est restée quasiment la même, aggravée par la privatisation de TF1 qui a obligé France 2 à se soumettre à la culture de l'audience.Les professionnels que nos Ministres consultent dans ce domaine ,sont en général des gens en place, agences de com, producteurs, réalisateurs, journalistes ,qui n'ont aucun intérêt à ce que le système change.
On ne peut espèrer de changement dans le choix des programmes, sans définir des objectifs préalables qui necessitent ensuite un choix dans les hommes et les femmes qui doivent la mettre en oeuvre.La droite n'a jamais hésité à "coloniser " le service public.La gauche a des pudeurs curieuses qui l'amènent à composer avec "l'etablishment " en place.Monsieur Pfimlin, missionné par Sarkozy en vue de la dernière campagne Présidentielle, préside toujours aux destinées de France Télévisions.Veronique Cayla dirige toujours Arte , la direction de radio France reste la même.Donc rien ne change et tout va bien.Unifrance, subventionné par l'Etat est toujours aux mains des mêmes personnes depuis plus de 20 ans, sans parler du festival de Cannes, véritable rente de situation d'une direction loin de faire l'unanimité.Mais c'est ainsi.Les dernières avancées remontent à Mitterrand avec la libération des radios, et la création de chaines privées.
Quand je me suis ouvert à Jospin en lui précisant qu'il était anormal que des groupes bénéficiant de commandes de l'Etat (Bouygues, Lagardère) controlent des médias, il ma répondu que l'on risquait sinon de voir des étrangers en prendre la direction.Il avait oublié, bien que Premier Ministre, que ces médias ne peuvent fonctionner qu'avec une licence de l'Etat.
Enfin pour répondre à l'ami Vingtras, clairement, l'équation est simple: Lorsque la droite gouverne, elle s'appuie sur des gens de droite pour conseiller, diriger, gérer les moyens de communication, dans l'intérêt de la droite.Quand la gauche arrive au pouvoir, les professionnels de gauche ne sont ni reçus ni écoutés car ils sont supects.La dernière expérience je l'ai faite personnellement en demandant à Madame Filipetti un entretien .Son Directeur de Cabinet m'a répondu ,je cite " Le calendrier très chargé de Madame le Ministre ne permettait pas de caler un Rendez vous ".
Ainsi tout se passe par cooptation.Comme au Parti Socialiste.Vous me direz que cela a permis l'arrivée de Harlem Désir au poste de Premier secrétaire, ce dont je me réjouis beaucoup , mais si avant le Congrès on avait désigné Cambadélis, il occuperait aujourd'hui le poste.Pour arriver ,il faut faire carrière à l'intérieur de l'appareil ,car secrétaires de sections, fédéraux, députés, présidents de conseils généraux ou régionaux, tout descend d'en haut pour ensuite être ratifié par un vote, en dehors des primaires qui sont une pratique nouvelle.C'est une Démocratie fermée et beaucoup de jeunes de gauche ne s'y retrouvent pas et ne vont pas jusqu'à l'adhésion au Parti. Nous verrons bien ce que Harlem Désir va changer, et jusqu'où ira sa volonté d'ouvrir les portes de Solférino et de démocratise l'organisation.Je ne porterait pas de jugement à priori en espèrant que beaucoup de symphatisants verront un vrai changement, une ouverture vers la gauche de la gauche, une définition claire du rôle du Parti vis à vis du Gouvernement et pourquoi pas, une intervention pour que le changement espéré dans la communication et les médias puissent peu à peu se faire.
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S'ils prenaient des mesures populaires, ils n'auraient pas besoin de les expliquer .
Par contre , sur le programmes de télé, je suis d'accord .
Hollande essaie parfois de parler sérieusement aux Français, mais il reste dans un registre où sa parole ne porte pas, et ce sont les médias qui veulent toujours faire de la com'.
Votre billet devrait être en Une.
Qu'est-ce que communiquer? C'est envoyer des messages déchiffrables et utiles à un (des) correspondant(s). Mais le mot est employé selon une autre acception : communiquer, c'est parler à un (des) auditeur(s) afin qu'ils se sentent d'accord avec vous. C'est, en tout cas, ainsi que le comprennent les "communicants" des firmes. Et l'Etat français est une entreprise...Hic jacet lepus.
La "pédagogie" (la prise en main des enfants) va fort bien avec la "com".
Ce n'est pas ce que je souhaite d'un gouvernement de mon pays. J'aimerais être informé, et de ce que fait ce gouvernement, et des questions qu'il se pose , afin de pouvoir accomplir mes devoirs de citoyen : contrôler, réagir, proposer.
Et puis, Vingtras, le TNP, c'est déjà pris et on vient de ccélébrer le centenaire de Jean Vilar... Bon dimanche à vous.
Donc pour vous tout va bien. Alors que Vingtras pose, à mon avis, bien le problème, d'une nouvelle forme de communication qui devrait voir le jour.
apparemment, communiquer par tweets , ça marche .
C'est précisément par référence à Jean Vilar, Gérard Philipe et Maria Casarés qui furent mes amis que j'aie choisi le sigle TNP afin de me faire mieux comprendre !
@ Gilbert Pouillart
E. M.
La communication s'apparente à de la propagande qu'on appelle maintenant pédagogie, c'est plus noble . Il faut être pédagogue avec ce bon peuple qui vraiment ne comprend rien . Un bon pédagogue écoute ses élèves , on ne fait pas de la pédagogie à sens unique .
C'est justement cela qui devrait maintenant changer. S'adresser vraiment à des Français citoyens adultes et responsables. Mais ce sont surtout les médias qui tiennent à ce que rien ne change.
Les médias ont bon dos .
C'est notre démocratie qui n'en est pas une et le problème c'est qu'on commence à s'en apercevoir .
On s'aperçoit que la parole des ouvriers et des gens qui souffrent n'a pas le même poids que la parole des grands patrons ,de la finance ...;
d'accord avec belange, la parole n'a pas le même poids et devient inaudible ou ridiculisée par les medias à la botte des pouvoirs. non le problème de hollande n'est pas la communication mais un manque d'autorité et de décisions apparents ........et surtout à renoncer aux peu de promesses .............
Que voilà un Billet utile et contenant des vérités premières.Le problême du PS est qu'il reste et restera encore longtemps une organosation verticale ,où les responsabilités sont réparties d'en haut puis ensuite ratifiées par un vote,qui en général, exception faite de l'affaire Ségolène à la Rochelle, confirme le choix dirigiste.
Ancien responsable de la section nationale de la culture de ce Parti, nous n'avons obtenu, avec mes camarades, qu'après d'âpres discussions, que les responsables soient élus au bulletin secret.
Quand à la communication elle même, la Télévision Publique malgré nos interventions auprès de Mitterrand, de jack Lang ,de Catherine Tasca etc... est restée quasiment la même, aggravée par la privatisation de TF1 qui a obligé France 2 à se soumettre à la culture de l'audience.Les professionnels que nos Ministres consultent dans ce domaine ,sont en général des gens en place, agences de com, producteurs, réalisateurs, journalistes ,qui n'ont aucun intérêt à ce que le système change.
On ne peut espèrer de changement dans le choix des programmes, sans définir des objectifs préalables qui necessitent ensuite un choix dans les hommes et les femmes qui doivent la mettre en oeuvre.La droite n'a jamais hésité à "coloniser " le service public.La gauche a des pudeurs curieuses qui l'amènent à composer avec "l'etablishment " en place.Monsieur Pfimlin, missionné par Sarkozy en vue de la dernière campagne Présidentielle, préside toujours aux destinées de France Télévisions.Veronique Cayla dirige toujours Arte , la direction de radio France reste la même.Donc rien ne change et tout va bien.Unifrance, subventionné par l'Etat est toujours aux mains des mêmes personnes depuis plus de 20 ans, sans parler du festival de Cannes, véritable rente de situation d'une direction loin de faire l'unanimité.Mais c'est ainsi.Les dernières avancées remontent à Mitterrand avec la libération des radios, et la création de chaines privées.
Quand je me suis ouvert à Jospin en lui précisant qu'il était anormal que des groupes bénéficiant de commandes de l'Etat (Bouygues, Lagardère) controlent des médias, il ma répondu que l'on risquait sinon de voir des étrangers en prendre la direction.Il avait oublié, bien que Premier Ministre, que ces médias ne peuvent fonctionner qu'avec une licence de l'Etat.
Enfin pour répondre à l'ami Vingtras, clairement, l'équation est simple: Lorsque la droite gouverne, elle s'appuie sur des gens de droite pour conseiller, diriger, gérer les moyens de communication, dans l'intérêt de la droite.Quand la gauche arrive au pouvoir, les professionnels de gauche ne sont ni reçus ni écoutés car ils sont supects.La dernière expérience je l'ai faite personnellement en demandant à Madame Filipetti un entretien .Son Directeur de Cabinet m'a répondu ,je cite " Le calendrier très chargé de Madame le Ministre ne permettait pas de caler un Rendez vous ".
Ainsi tout se passe par cooptation.Comme au Parti Socialiste.Vous me direz que cela a permis l'arrivée de Harlem Désir au poste de Premier secrétaire, ce dont je me réjouis beaucoup , mais si avant le Congrès on avait désigné Cambadélis, il occuperait aujourd'hui le poste.Pour arriver ,il faut faire carrière à l'intérieur de l'appareil ,car secrétaires de sections, fédéraux, députés, présidents de conseils généraux ou régionaux, tout descend d'en haut pour ensuite être ratifié par un vote, en dehors des primaires qui sont une pratique nouvelle.C'est une Démocratie fermée et beaucoup de jeunes de gauche ne s'y retrouvent pas et ne vont pas jusqu'à l'adhésion au Parti. Nous verrons bien ce que Harlem Désir va changer, et jusqu'où ira sa volonté d'ouvrir les portes de Solférino et de démocratise l'organisation.Je ne porterait pas de jugement à priori en espèrant que beaucoup de symphatisants verront un vrai changement, une ouverture vers la gauche de la gauche, une définition claire du rôle du Parti vis à vis du Gouvernement et pourquoi pas, une intervention pour que le changement espéré dans la communication et les médias puissent peu à peu se faire.
J'apprécie la réaction de désertique car c'est le point de vue d'un homme de terrain qui fait part de son expérience au PS. Ce que j'ai écrit dans ce billet est un constat impartial de la réalité. Je ne suis pas d'accord avec la politique de François Hollande mais je ne veux pas le retour de la droite. Si malheureusement l'équipe en place n'a pas l'intelligence de comprendre ce problème fondamental, le PS sera balayé et, une fois encore, le peuple de gauche sera réduit à une désespérante impasse...
Appliquer un programme de droite en l'appelant "gauche" ne peut que désespérer les citoyens qui y avaient cru. Le danger est bien réel d'une réaction violente.
C'est vrai que les structures en place sont toujours -et plus que jamais- au service des intérêts des puissants. Dans ces conditions, la poussée est très forte et l'équipe au pouvoir manque tragiquement de force pour y résister. Le doute s'insinue de plus en plus sur sa volonté de résistance.
Dans la tempête, pour reprendre l'image évoquée pendant la campagne électorale, le commandant doit tenir fermement la barre et ne pas se laisser diriger par pilotage à distance.
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Bonjour Vingtras,
La lobotomisation des Masses est un préalable à leur manipulation.
http://blogs.mediapart.fr/blog/guy-belloy/191012/les-jt-de-20-heures
Le problème de la "gauche-bobo" c'est qu'elle pense que le peuple ne peut pas être éduqué.
Il suffit de voir comment l'élite du PS a mis la main sur l'éducation nationale publique, en créant des filières de sélection "classes européennes" au sein des collèges et des lycées, d'où sont exclus les fils de concierges, les fils d'immigrés et les enfants des basses couches sociales.
A Paris, ce fut un des combats "politiques" du CDPE- FCPE, casser les classes de niveaux.
On retrouve ce système de "castes", de culture pour le peuple, donc forcément de moindre qualité, dans nos médias. Avec un mépris qui se lit et s'entend dans la manière dont les économistes et les journaleux s'adressent aux "petites" gens.
Pourtant la qualité des contributions sur MEDIAPART prouve au contraire que le peuple est de mieux en mieux informé et de plus en plus exigeant et sélectif.
Il y aura logiquement une césure dramatique entre cette image populo-négative d'un PS qui boursicotte comme il jouerait au tiercé et la réalité citoyenne d'un éveil des consciences populaires.
Oui, votre billet devrait être à la Une. Au moins pour remettre en perspective ce qui est communication et ce qui relève de la démagogie.
C'est quand la prochaine conférence de Presse de F. Hollande ?
Ils sont où les " grands patrons de gauche " ?
Ils sont où les écrivains " de gauche " ?
Ils sont où les artistes " de gauche " ?
Ils sont où les " intellos de gauche " ?
Ils sont où les " Petits patrons de gauche " ?
Il est où le " Medef de gauche " ?
Ils sont où " les commerçants de gauche " ?
Ils sont où " les paysans de gauche " ?
Ils sont où " les agriculteurs de gauche " ?
Elles sont où les " associations de gauche " ?
Elles sont où " les femmes de gauche " ?
Elle est où la " Ségolène Royal de gauche " ?
Ils sont où " les jeunes de gauche " ?
Elles sont où " les forces de gauche " ?
Ils sont où " les sportifs de gauche " ?
Ils sont où " les producteurs de richesse de gauche " ?
Il est où " le François Hollande de gauche " ?
Il est où " le gouvernement de gauche " ?
Elle est où " la porte-parole du gouvernement de gauche " ?
Y a un intrus ... ou quoi !!!
On entend rien !!!
Ils sont encore dans " l'expéctative " ?!