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28
May

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A propos du sondage de "Marianne" : un amer constat.

Invité pour commenter l'actualité de la semaine par Michel Denisot pour "Le grand journal" de Canal +,Edwy Plenel a été le seul des quatre journalistes présents à s'étonner qu'on continue à gloser sur le "remaniement". Il a fait justement remarquer que l'information la plus importante avait été donnée par le Secours catholique ; elle concernait une augmentation sensible du taux de la pauvreté des Français. A été cité également,mais un peu rapidement,le dernier sondage de Harris-interactive pour l'hebdo "Marianne",dont les résultats me paraissent consternants.

Au premier tour,dans toutes les hypothèses ( Sarkozy ou Fillon),Martine Aubry n'obtiendrait que 20% des voix,c'est à dire moins de la moitié des électeurs de gauche. Au centre,François Bayrou et Dominique de Villepin feraient jeu égal à 8/9 %. Et Marine Le Pen serait à 14%.

Au second tour,Fillon l'emporterait sur Martine Aubry (51/49). Et dans l'autre hypothèse,Aubry l'emporterait sur Sarkozy,de justesse...ce qui veut dire à l'évidence que la première secrétaire du PS n'a pas su capitaliser politiquement le fort mécontentement social qui s'est exprimé à propos de la réforme des retraites. Et que la droite,si elle rejette la personnalité brouillonne et vulgaire de Sarkozy (Villepin aurait-il raison de dénoncer le fait que "Sarkozy est le problème de la France ?"), elle approuve globalement la politique suivie par le gouvernement depuis son élection.

En dehors de cette arithmétique politicienne,ce sondage pose une question essentielle : dans quelle société vivons-nous ?Pourquoi l'opinion publique ne traduit-elle pas la puissante contestation sociale que nous venons de constater dans toutes les rues des grandes villes de France ?

La France de 2010 n'est plus la France du XXe siècle. Elle a profondément changé. La "société du spectacle" chère à Guy Debord,est devenue peu à peu (comme aux USA) une société du commerce, où le secteur tertiaire est prédominant.

A ne pas avoir compris cette mutation fondamentale,la gauche est devenue archaïque et n'a plus guère de prise sur l'opinion. Le PS patine,englué dans ses luttes intestines et ses débats d'un autre âge. Tout ce qu'il peut proposer désormais,c'est un clone de Nicolas Sarkozy : DSK.

Amer constat.

Tous les commentaires

Guy Debord, oui, peut-être. Mais Jean Baudrillard, aussi. Relisez "Cool Memories". Beaucoup de choses y sont, sur cette société du virtuel, pas seulement du spectacle. Ou alors : du commerce comme spectacle et du spectacle comme commerce : un marché, toujours, ou un deal.

Je pense que tant qu'on ne s'attaquera pas à la base fondamentale du socle de l'idole de la statue du Commandeur -l'Argent-Roi- rien, fondamentalement, ne changera. Le communisme (je ne parle pas du stalinisme, ni même du bolchevisme) est un humanisme. Doit être un humanisme. Ou, si vous préférez, l'humanisme doit être un communisme.

@ Pierre Ferron

En tant que "communard attardé" je ne peux qu'être d'accord avec vous. Mais comment s'attaquer à l'Argent-Roi,cette divinité toute puissante dans une société mondialisée où le commerce a remplacé les échanges culturels et humains ?

Et dans l'autre hypothèse, Aubry l'emporterait sur Sarkozy, de justesse...ce qui veut dire à l'évidence que la première secrétaire du PS n'a pas su capitaliser politiquement le fort mécontentement social qui s'est exprimé

C'est le moins qu'on puisse dire, d'ailleurs le PS semble plutôt déboussolé actuellement... On les interpelle, pas de réponse, à quoi sont-ils donc occupés? Remise en question?

 

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Je ne m'inquiéterais pas tant que ça pour ces résultats.

Marianne, hebdo que je lis sans déplaisir, a eu une forte implication, et c'est son droit, par sa prise de position, aberrante à mon avis à partir d'un certain moment, dans la défaite de la candidate socialiste en 2007.

 

Aujourd'hui, il prend, pour opposer à la droite, des noms de responsables qui ne sont pas significatifs pour les militants ou sympathisants socialistes. Martine est une responsable socialiste très qualifiée pour bien de responsabilités collectives mais pas pour le poste de présidente de la République. Elle n'est pas libre..., n'a pas le charisme et je dirais même qu'elle n'a non plus l'envie.

 

Ce que je constate sur tous les "sondages" (dont à la fin je n'en ai rien à faire, le seul valable c'est le vote direct, le jour-J) interactifs où le nom de Ségolène Royal apparait, c'est qu'elle arrive souvent en tête, parfois avec un grand écart. Mais rarement ils sont publiés à niveau national.

Ce que je constate, c'est la fuite des militants socialistes des sections mais lorsque l'on manifeste et que l'on côtoie les citoyens, l'attente chez ces anciens camarades ou sympathisants est celle de la candidature de cette dame pour 2012. Le fera-t-elle? J'avoue que moi aussi, je le souhaite.

Ce que je constate, c'est la dichotomie intellectuelle et de terrain qui existe entre la base et l'élitocratie politique et médiatique.

 

Dans tous les cas, toute militante socialiste que je suis et que je reste, je sais bien pour qui je ne voterais pas... à commencer par le messie qui nous envoie sa dame pour faire porter le message de patience à ses ouailles, mais il y en a bien d'autres noms qui me feront, le cas échéant, porter un vote blanc ce jour-J. Comme Ponce Pilates, je me laverai les mains et devrai me soumettre comme je le fais depuis 2007, au bon vouloir de mes concitoyens.

Toujours la même question, JNSPQD,

qu'attend "cette dame", pour faire exploser -ou imploser, comme elle voudra- le PS ? Qu'attend-elle pour rejoindre un" front de gauche" (je ne dis pas : le Front de Gauche) ? Si cette dame est courageuse (et elle l'est sans doute) qu'attend-elle pour franchir le pas, comme l'a fait un certain JLM ?

C'est le fait qu'elle ne le fasse pas, qui laisse planer le soupçon sur une alliance possible avec un Bayrou (de secours, bien sûr).

"...qu'attend "cette dame", pour faire exploser -ou imploser, comme elle voudra- le PS?"

 

Je reconnais que parfois je me pose la même question.

Mais comme je ne prétends pas connaître ses ressorts psychiques, ayant déjà du mal avec mes propres mécanismes, je me dis que peut-être sa position est celle du: QUE SE VAYAN TODOS! et ceux qui resteront feront ensemble avancer le socialisme de Jaurès, de Blum, de Mendes, de Royal... socialisme dont les valeurs fondamentales lui sont chevillées au corps.

 

Dans tous les cas, c'est ma perception du personnage et en grande partie ce qui m'oblige, moi, à rester à l'intérieur de mon parti.

Qu'attend-elle et qu'attendons-nous, en effet JNSPQD ?

La comparaison précédente avec JLM biaise un peu le sujet car il a dû, malgré son idépendance d'esprit, faire alliance avec le PC pour exister en dehors du PS.

On imagine mal une rupture fracassante avec le PS pour un "cavalière seule" que ne manquerait pas de flinguer tout une partie de la gauche, sauf si les primaires sont crapuleuses.

Il semble bien que la stratégie soit celle du pourrissement en interne tout en continuant à oeuvrer de manière constructive et exemplaire localement et internationalement. Ce qui n'est pas rien.

Le côté désespérant de l'affaire c'est l'éloignement dans le temps de ces fameuses primaires : malgré les sourires de façade et l'air de l'union entonné à tout propos, ça cogne sec ! Et plus on attend, plus les plaies seront à vif.

Ce calendrier prévu pour avantager Strauss est une ineptie sauf si les caciques PS l'ont déjà adoubé. Mais cela se retournera contre eux : plus cet appareil entretiendra la confusion au sujet de son idole expat' et plus les citoyens désespérés se tourneront vers d'autres choix.

Aux risques et périls de la paix civile.

Ami entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne et qu'on gruge ?

"Aux risques et périls de la paix civile", oui.

"Ami entends-tu ces cris sourds du pays", à voir la tête d'un membre de l'aéropage du jeune député soce local, quand je l'ai interpellé, j'en doute. Mais c'est sans doute parce que nous n'avons crié assez fort auprés des caciques syndicaux locaux (CGT. La CFDT, j'ai un trop vieux contentieux avec elle. Et Sud est partant, toujours partant) pour qu'ils se fassent le relais : "Gaffe, les gars ! Ca bouge ! Ca bouge vraiment ! On va se retrouver tous nus comme de vulgaires précaires."

Les types qui sont assis sur le cadavre de Jaurés (je viens de faire sa connaissance, grâce à Mermet) pour "discuter l' bout d'gras" me dégoûtent...

Si vous faites partie du PS, faites remonter : une chose est sûre ; beaucoup de gens militeront pour que Strauss-Kahn ne soit jamais élu. A moins qu'il fasse un long stage en usine, comme Lula. La réalité, le principe de réalité.

"A moins qu'il fasse un long stage en usine,"

Arf Pierre !!! SourireRireTranquile jenpeuplus... et je vais passer un excellent ouikène à imaginer quelle usine... J'imagine bien un truc du genre Tricatel...à repeindre des cuisses de poulets à la chaîne...

@ jean michel PARIS

La réponse à votre question se trouve à la fin de mon billet. Le PS n'a pas compris l'évolution de la société. Il en est encore à l'analyse sociétale de la SFIO,à une sociologie politique d'un autre âge...Et comme il n'a pas bien assimilé le marxisme,il dérape sur une vision "situationniste" de la réalité (cf Moscovici)

+1

Tout à fait d'accord avec vous, je fais la même analyse, mais je rage d'imaginer qu'en 2012, on en soit encore à choisir entre bonnet blanc ou blanc bonnet!

 

http://www.mediapart.fr/club/blog/jean-michel-paris/101110/projet-de-civilisation-ou-bidouillage

@ JNSPQD

Je vous remercie d'avoir publié le tableau de "Marianne". Si j'avais su manipuler mon ordinateur,je l'aurais fait...

Par ailleurs,je suis bien d'accord avec vous. J'ai été un ségoléniste convaincu,et je le suis encore.

En 2012,je ne voterai pas pour DSK.

Ma mère disait fort justement: "Il ne faut jamais dire fontaine, je ne boirai jamais de ton eau!"

Pourquoi, dire en 2010, ce que nous voterons en 2012, alors que les préposés ne se sont pas encore présentés?

Je me souviens du temps où Balladur était AU-TO-MA-TI-QUE-MENT le futur président d'après les sondages!

Vivons le présent. Car, le futur n'est fait que de lui!

Du plus loin que remonte l'histoire de l'homme,il n'a cessé de troquer,de battre monnaie pour posséder ,voir dominer,même les religions procèdent de cette rhétorique"posséder les âmes","denier du culte"etc...l'architecture sociétale (y compris dans les plus archaiques)s'érige autour d'un chef qui jouit de reconnaissance et pouvoir et le "veau gras" est mieux servi en haut qu'en bas.Je ne suis pas sûre même dans l'uthopie la plus partageuse que l'on puisse éradiquer en l'humain ce qui est constitutif de son instinct de survie "acquérir".On pourrait effectivement redéfinir les règles du jeu autour de l'argent ,de roi il passerait vassal ,au service d'une communauté solidaire .Mais cela suppose une imprégnation idéologique des le berceau ,valeurs partagées par l'humanité entière(surtout à l'heure de la mondialisation) ,à commencer par la préservation de nôtre bien commun et intemporel ,la planète,exploitation et redistribution de ses ressources s'inscrivant dans un éco-système de long terme.Encadrer par une legislation incorruptible une démocratie qui remplirait à nouveau sa coquille vide, avec une redéfinition précise des devoirs d'abord et des droits ensuite de tous ses acteurs ,redéfinition de la notion travail , juste organisation et répartition sociale autour de ce dernier,abolition des privilèges de rente, péreniser la cohésion du projet social sur le socle inamovible du principe 'd'équité' et pour cela ne jamais déroger au dogme de la méritocratie laique et surtout présenter aux citoyens un plan étayé dans une vision à long terme qui ne serait pas uniquement destiné à raccoler les desespérés de la 5ème pour les prendre en otage d'une 6ème république, vide de projet soutenables mais remplie d'egos surtout prêts à vivre au château.Vous avez dit"sondage,PS, Aubry,DSK et tutti quanti", avectout ça on est loin du compte et du conte du communisme idéal.Commençons d'abord par rendre obligatoire l'intelligence solidaire et je vous assure que tout le reste suivra naturellement.

2012 est pour....demain. Mais nous avons tous le droit de nous.....mobiliser pour faire pencher la balance démocratique du côté d'un projet politique social et solidaire (oui, je sais, je le répète souvent, et pas qu'ici sur MDPRT!).

qu'est-ce qu'ont veut dans un projet politique social et solidaire? qu'est-ce qu'on ne VEUT PAS, qu'est-ce qu'on ne veut plus....à nous de nous ambassader les paroles/rencontres/argumentaires. Le clivage entre ceux qui peuvent perdre parce qu'ils ont beaucoup et ceux qui n'ont soit plus rien à perdre soit à tout perdre est réel. à nous de le dire, d'en expliquer des exemples.

(dès fois, je vous assure, les discussions sont autrement plus hard et moins policées que sur MDPRT. mais CHAQUE VOIX comptera le jour venu)

bonne mobilisation à tous. Polymorphe, gaie, colorée, chantante, amicale, et démultipliée.

@ espoir

Votre commentaire est pertinent. Mais je me permettrai d'ajouter ceci : en 2010,avec le progrès technologique galopant,nous sommes en train de construire une société où tout est virtuellement marchand. Les forces productives du passé n'ont quasiment plus voix au chapitre,car la majorité s'est portée sur les éléments de l'échange,du commerce. Y compris le commerce de l'argent,le secteur bancaire,dont le poids est sans cesse croissant.

D'où la mutation politique de la société,avec ses effets pervers. Ce qui fait,par exemple,que le Parti dit socialiste pourrait être représenté par le DG du Fonds monétaire international ! Le comble.

Malheureusement,je vous suis dans vôtre analyse,mon humeur relevait plus de l'uthopie personnelle que du pragmatisme politique.Entre mon coeur trés à gauche et la "réal-politique",il n'y aura ,sans doute, pas de passerelles du temps de mon vivant.

@ Vintras

J'ai le sentiment que votre amer constat est un euphémisme. Vous pensiez peut-être à un constat de cendres. J'aurais pu écrire plus encore. Le spectre des séquences 2002 et 2007 se profile donc à nouveau. Dix-huit mois à survivre derechef comme marionnettes angoissées? Pour ma part, certainement pas.

Vous écrivez : "la première secrétaire du PS n'a pas su capitaliser politiquement le fort mécontentement social" [Fichtre! Le verbe capitaliser n'a pas écorché votre clavier?]. Cela en dit long : le mouvement social s'exprimerait donc ainsi, avec ses Organisations syndicales, et le soutien de Partis politiques. Puis, les Partis s'en saisissent, en termes politiques.

Les bœufs, et la charrue. Je sais bien que les salariés se seraient moins mobilisés si les Partis avaient été devant. D'accord. Mais je ne serai pas dupe de ce qu'ils font semblant de ne pas savoir qu'au bi du bout le conflit sera tranché politiquement. Poker, tendance menteur. J'en viens à regretter les '60 quand la Cégéte était la courroie de transmission du Parti [incluant toute cette absence de démocratie participative, en effet].

Oui, depuis 1989, puis 2001, le "monde" a bien changé. Je m'y adapte, de mon mieux. Tout de même, foin du 2nd tour de 2012, ce satané sondage montre qu'au 1er tour, de LO au PS nous totalisons, aujourd'hui, 43%. Ça ne s'accomplira pas dans les urnes, ou bien : nous n'en prenons pas le chemin. C'est inadmissible, et épouvantable.

Que faire? disait l'Autre. S'engager politiquement, déjà [j'en suis, quelles que soient mes réserves]. Et soutenir Mediapart. C'est un de nos contre-pouvoirs, formidable, partisan cela se voit, mais organe de presse remarquable, et pas seulement dans le domaine des investigations : les analyses de la Rédaction, dans tous les domaines, sont des outils riches et pertinents. Qui affaiblissent le Pouvoir présidentiel, c'est l'essentiel.

Bien à vous.

ce qui est vraiment étonnant, c'est que pour ce sondage 57% des francais votent à droite et 43% à gauche alors qu'en 2007 on était à 53/47 et qu'on a subit 3 ans de sarkozysme. Faut-il y voir un plébiscite de la politique de sarkozy, bas dans les sondages d'opinion car il ne réforme pas assez? Ou bien tout simplement que ce sondage est un grotesque montage ?

Plus je réfléchis depuis hier, plus je me dis que l'omission de royal à pour but de diminuer le poids de la gauche afin de gonfler le chiffre UMP tout en gardant tout le reste plus ou moins au niveau de 2007.

 

@ Jacques Monge

Si vous aviez un peu suivi mes divers billets,mon "amer constat" ne vous étonnerait pas. Ce que je redoutais est en train de se produire : nous allons revivre la même situation qu'en 2002. Et la droite restera au pouvoir,avec l'UMP ou DSK. En vendant la peau de l'ours,la gauche nous a endormis. Le PS est retourné à son sport favori : la guerre des egos. Et nous n'aurons plus qu'à subir...

@ Vingtras

Je pense que tu es assez grand garçon pour savoir que le sondages ont la même valeur que "les tombées de Camion" de la Rue du Commerce.? Ils sont fabriqués avec des "on dit" et surtout ils sont toujours télécommandés par le principal intéressé à l'affaire.

Absolument d'accord avec vous Michel P. mais au bout du compte, c'est toujours la rue qui les gobe en partie. En boucle partout impossible de les éviter.

"la puissante contestation sociale que nous venons de constater" = qui malheureusement n'a pas été couronnée de succès, cher Vingtras. Donc, la droite pavoise et se rassure, la gauche fait son autocritique en discutant des raisons de son échec.

Et pendant que le PS prépare ses primaires dont on peut douter de l'intérêt, les Verts montrent la voie, faisant dire à Cécile Duflot prise en flagrant délit de faute d'accord malgré les apparences : "la porte est ouverte" au lieu de : "la porte est toute verte"

Quand 2/3 des sondés disent ne pas voir de différence entre la "gauche" (PS + EE) et la droite, il y a quelques raisons qui instruisent de ce sondage.

Qui a signé les traités européens tels ceux de Barcelone (2000) et celui dit de la stratégie de Lisbonne (mars 2002) organisant toutes les plaies libérales mises en musique, ensuite, par la droite revenue au pouvoir ?

Le gouvernement Jospin (PS, PC, Verts et Mélenchon...) a co-signé ces traités qui après celui d'Amsterdam, Gênes (1 jeune assassiné) et de Nice annonçaient privatisations, dérégulations, déréglementations et recul de l'âge légal de la retraite (noir sur blanc à Lisbonne en mars 2002, deux mois avant que Jospin ne se présente à la présidentielle).

Alors ?

Alors, pour celles et ceux qui ont un peu de mémoire, pourquoi voulez-vous qu'ils fassent "confiance" à une telle "gauche" ?

Le cas DSK est différent (et pire) puisqu'une large partie du centre droit serait prêt à voter pour lui, premier ou second tour...

A titre personnel, premier ou second tour, je ne voterai que pour un(e) candidat(e) qui appelle à convoquer une Constituante pour changer de République en condamnant le présidentialisme.

Tout à fait d'accord.... hélas.

J'observe, dans ce sondage, que les voix additionnées de Besancenot et de Mélenchon dépassent les 10% et que, dans l'hypothèse - dont je conviens qu'elle est à ce jour toute théorique - où il y aurait derrière l'une ou ou l'autre de ces deux candidatures un rassemblement de ce que Bourdieu appelait la gauche de gauche, il ne serait pas déraisonnable de penser, vu la dynamique ainsi créée, à un résultat dont le PS ne pourrait pas ne pas tenir compte. Est-il donc impensable, alors que la France souffre, alors qu'une entreprise de démolition des politiques publiques est à l'oeuvre, que se rassemblement enfin sur une alternative dont les termes seraient précis (reconstruction d'un système social, redistribution équitable de la richesse produite, incitations à des mutations de nos modes de vie en vue de préserver les éco-systèmes et de répartir équitablement entre tous les peuples l'usage de la Terre, remise en cause de la dictature des marchés et renégociation des accords internationaux (Union européenne, OMC) qui imposent la compétition et détruisent la solidarité, refonte de la démocratie) une coalition sur le modèle de celle qui a frisé les 20% au deuxième tour des régionales en Limousin ?

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