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CRISE ET DETTE EN EUROPE : 10 FAUSSES EVIDENCES, 22 MESURES EN DEBAT POUR SORTIR DE L’IMPASSE 2/2

FAUSSE EVIDENCE N°6 : LA DETTE PUBLIQUE REPORTE LE PRIX DE NOS EXCES SUR NOS PETITS-ENFANTS
Il est une autre affirmation fallacieuse qui confond économie ménagère et macroéconomie, celle selon laquelle la dette publique serait un transfert de richesse au détriment des générations futures. La dette publique est bien un mécanisme de transfert de richesses, mais c’est surtout des contribuables ordinaires vers les rentiers.
En effet, se fondant sur la croyance rarement vérifiée selon laquelle baisser les impôts stimulerait la croissance et accroîtrait in fine les recettes publiques, les États européens ont depuis 1980 imité les USA dans une politique de moins-disant fiscal systématique. Les réductions d’impôt et de cotisations se sont multipliées (sur les bénéfices des sociétés, sur le revenu des particuliers les plus aisés, sur les patrimoines, sur les cotisations patronales...), mais leur impact sur la croissance économique est resté très incertain. Ces politiques fiscales anti-redistributives ont donc aggravé à la fois, et de façon cumulative, les inégalités sociales et les déficits publics.
Ces politiques fiscales ont obligé les administrations publiques à s’endetter auprès des ménages aisés et des marchés financiers pour financer les déficits ainsi créés. C’est ce qu’on pourrait appeler « l’effet jackpot » : avec l’argent économisé sur leurs impôts, les riches ont pu acquérir les titres (porteurs d’intérêts) de la dette publique émise pour financer les déficits publics provoqués par les réductions d’impôts... Le service de la dette publique en France représente ainsi 40 milliards d’euros par an, presqu’autant que les recettes de l’impôt sur le revenu. Tour de force d’autant plus brillant qu’on a ensuite réussi à faire croire au public que la dette publique était la faute des fonctionnaires, des retraités et des malades.
L’accroissement de la dette publique en Europe ou aux USA n’est donc pas le résultat de politiques keynésiennes expansionnistes ou de politiques sociales dispendieuses mais bien plutôt d’une politique en faveur des couches privilégiées : les « dépenses fiscales » (baisses d’impôts et de cotisations) augmentent le revenu disponible de ceux qui en ont le moins besoin, qui du coup peuvent accroître encore davantage leurs placements notamment en Bons du Trésor, lesquels sont rémunérés en intérêts par l’impôt prélevé sur tous les contribuables. Au total se met en place un mécanisme de redistribution à rebours, des classes populaires vers les classes aisées, via la dette publique dont la contrepartie est toujours de la rente privée.
Pour redresser de façon équitable les finances publiques en Europe et en France nous mettons en débat deux mesures :
Mesure n°12 : redonner un caractère fortement redistributif à la fiscalité directe sur les revenus (suppression des niches, création de nouvelles tranches et augmentation des taux de l’impôt sur le revenu…) Mesure n°13 : supprimer les exonérations consenties aux entreprises sans effets suffisants sur l’emploi
FAUSSE EVIDENCE N°7 : IL FAUT RASSURER LES MARCHES FINANCIERS POUR POUVOIR FINANCER LA DETTE PUBLIQUE
Au niveau mondial, la montée des dettes publiques doit être analysée corrélativement à la financiarisation. Durant les trente dernières années, à la faveur de la totale libéralisation de la circulation des capitaux, la finance a accru considérablement son emprise sur l’économie. Les grandes entreprises recourent de moins en moins au crédit bancaire et de plus en plus aux marchés financiers. Les ménages aussi voient une part croissante de leur épargne drainée vers la finance pour leurs retraites, via les divers produits de placement ou encore dans certains pays via le financement de leur logement (prêts hypothécaires). Les gestionnaires de portefeuille cherchant à diversifier les risques, ils recherchent des titres publics en complément de titres privés. Ils les trouvaient facilement sur les marchés car les gouvernements menaient des politiques similaires conduisant à un essor des déficits : taux d’intérêt élevés, baisses d’impôts ciblées sur les hauts revenus, incitations massives à l’épargne financière des ménages pour favoriser les retraites par capitalisation, etc.
Au niveau de l’UE, la financiarisation de la dette publique a été inscrite dans les traités : depuis Maastricht les Banques centrales ont interdiction de financer directement les États, qui doivent trouver prêteurs sur les marchés financiers. Cette « répression monétaire » accompagne la « libération financière » et prend l’exact contrepied des politiques adoptées après la grande crise des années 1930, de « répression financière » (restrictions drastiques à la liberté d’action de la finance) et de « libération monétaire » (avec la fin de l’étalon-or). Il s’agit de soumettre les États, supposés par nature trop dépensiers, à la discipline de marchés financiers supposés par nature efficients et omniscients.
Résultat de ce choix doctrinaire, la Banque centrale européenne n’a ainsi pas le droit de souscrire directement aux émissions d’obligations publique des États européens. Privés de la garantie de pouvoir toujours se financer auprès de la Banque Centrale, les pays du Sud ont ainsi été les victimes d’attaques spéculatives. Certes depuis quelques mois, alors qu’elle s’y était toujours refusé au nom d’une orthodoxie sans faille, la BCE achète des obligations d’État au taux d’intérêt du marché pour calmer les tensions sur le marché obligataire européen. Mais rien ne dit que cela suffira, si la crise de la dette s’aggrave et que les taux d’intérêt de marché s’envolent. Il pourrait alors être difficile de maintenir cette orthodoxie monétaire dénuée de fondements scientifiques sérieux.
Pour remédier au problème de la dette publique nous mettons en débat deux mesures :
Mesure n°14 : autoriser la Banque centrale européenne à financer directement les États (ou à imposer aux banques commerciales de souscrire à l’émission d’obligations publiques) à bas taux d’intérêt, desserrant ainsi le carcan dans lequel les marchés financiers les étreignent
Mesure n°15 : si nécessaire, restructurer la dette publique, par exemple en plafonnant le service de la dette publique à un certain % du PIB, et en opérant une discrimination entre les créanciers selon le volume des titres qu’ils détiennent : les très gros rentiers (particuliers ou institutions) doivent consentir un allongement sensible du profil de la dette, voire des annulations partielles ou totales. Il faut aussi renégocier les taux d’intérêt exorbitants des titres émis par les pays en difficulté depuis la crise.
FAUSSE EVIDENCE N°8 : L’UNION EUROPÉNNE DÉFEND LE MODELE SOCIAL EUROPÉEN
La construction européenne apparaît comme une expérience ambiguë. Deux visions de l’Europe coexistent, sans oser s’affronter ouvertement. Pour les sociaux-démocrates l’Europe aurait dû se donner l’objectif de promouvoir le modèle social européen, fruit du compromis social de l’après seconde guerre mondiale, avec sa protection sociale, ses services publics et ses politiques industrielles. Elle aurait dû constituer un rempart face à la mondialisation libérale, un moyen de protéger, de faire vivre et progresser ce modèle. L’Europe aurait dû défendre une vision spécifique de l’organisation de l’économie mondiale, la mondialisation régulée par des organismes de gouvernance mondiale. Elle aurait dû permettre aux pays membres de maintenir un niveau élevé de dépenses publiques et de redistribution, en protégeant leur capacité de les financer par l’harmonisation de la fiscalité sur les personnes, les entreprises, les revenus du capital.
Cependant l’Europe n’a pas voulu assumer sa spécificité. La vision dominante actuellement à Bruxelles et au sein de la plupart des gouvernements nationaux est au contraire celle d’une Europe libérale, dont l’objectif est d’adapter les sociétés européennes aux exigences de la mondialisation : la construction européenne est l’occasion de mettre en cause le modèle social européen et de déréguler l’économie. La prééminence du droit de la concurrence sur les réglementations nationales et sur les droits sociaux dans le Marché unique permet d’introduire plus de concurrence sur les marchés des produits et des services, de diminuer l’importance des services publics et d’organiser la mise en concurrence des travailleurs européens.
La concurrence sociale et fiscale a permis de réduire les impôts, notamment sur les revenus du capital et des entreprises (les « bases mobiles »), et de faire pression sur les dépenses sociales. Les traités garantissent quatre libertés fondamentales : la libre circulation des personnes, des marchandises, des services et des capitaux. Mais loin de se limiter au marché intérieur, la liberté de circulation des capitaux a été accordée aux investisseurs du monde entier, soumettant ainsi le tissu productif européen aux contraintes de valorisation des capitaux internationaux. La construction européenne apparaît comme un moyen d’imposer aux peuples des réformes néolibérales.
L’organisation de la politique macroéconomique (indépendance de la Banque Centrale Européenne vis-à-vis du politique, Pacte de stabilité) est marquée par la méfiance envers les gouvernements démocratiquement élus. Il s’agit de priver les pays de toute autonomie en matière de politique monétaire comme en matière budgétaire. L’équilibre budgétaire doit être atteint, puis toute politique discrétionnaire de relance bannie, pour ne plus laisser jouer que la « stabilisation automatique ». Aucune politique conjoncturelle commune n’est mise en œuvre au niveau de la zone, aucun objectif commun n’est défini en termes de croissance ou d’emploi . Les différences de situation entre les pays ne sont pas prises en compte, puisque le pacte ne s’intéresse ni aux taux d’inflation ni aux déficits extérieurs nationaux ; les objectifs de finances publiques ne tiennent pas compte des situations économiques nationales.
Les instances européennes ont tenté d’impulser des réformes structurelles (par les Grandes orientations de politiques économiques, la Méthode ouvertes de coordination, ou l’Agenda de Lisbonne) avec un succès très inégal. Leur mode d’élaboration n’était ni démocratique, ni mobilisateur, leur orientation libérale ne correspondait pas obligatoirement aux politiques décidées au niveau national, compte tenu des rapports de forces existant dans chaque pays. Cette orientation n’a pas connue d’emblée les succès éclatants qui l’auraient légitimée. Le mouvement de libéralisation économique a été remis en cause (échec de la directive Bolkestein) ; certains pays ont été tentés de nationaliser leur politique industrielle tandis que la plupart s’opposaient à l’européanisation de leurs politiques fiscales ou sociales. L’Europe sociale est restée un vain mot, seule l’Europe de la concurrence et de la finance s’est réellement affirmée.
Pour que l’Europe puisse promouvoir véritablement un modèle social européen, nous mettons en débat deux mesures :
Mesure n°16 : remettre en cause la libre circulation des capitaux et des marchandises entre l’Union européenne et le reste du monde, en négociant des accords multilatéraux ou bilatéraux si nécessaire
Mesure n°17 : au lieu de la politique de concurrence, faire de « l’harmonisation dans le progrès » le fil directeur de la construction européenne. Mettre en place des objectifs communs à portée contraignante en matière de progrès social comme en matière macroéconomique (des GOPS, grandes orientations de politique sociale)
FAUSSE EVIDENCE N°9 : L’EURO EST UN BOUCLIER CONTRE LA CRISE
L’euro aurait dû être un facteur de protection contre la crise financière mondiale. Après tout, la suppression de toute incertitude sur les taux de change entre monnaies européennes a éliminé un facteur majeur d’instabilité. Pourtant, il n’en a rien été : l’Europe est plus durement et plus durablement affectée par la crise que le reste du monde. Cela tient aux modalités-mêmes de construction de l’union monétaire.
Depuis 1999 la zone euro a connu une croissance relativement médiocre et un accroissement des divergences entre les États membres en termes de croissance, d’inflation, de chômage et de déséquilibres extérieurs. Le cadre de politique économique de la zone euro, qui tend à imposer des politiques macroéconomiques semblables pour des pays dans des situations différentes, a élargi les disparités de croissance entre les États membres. Dans la plupart des pays, en particulier les plus grands, l’introduction de l’euro n’a pas provoqué l’accélération promise de la croissance. Pour d’autres, il y a eu croissance mais au prix de déséquilibres difficilement soutenables. La rigidité monétaire et budgétaire, renforcée par l’euro, a permis de faire porter tout le poids des ajustements sur le travail. On a promu la flexibilité et l’austérité salariale, réduit la part des salaires dans le revenu total, accru les inégalités.
Cette course au moins disant social a été remportée par l’Allemagne qui a su dégager d’importants surplus commerciaux au détriment de ses voisins et surtout de ses propres salariés, en s’imposant une baisse du coût du travail et des prestations sociales, ce qui lui a conféré un avantage commercial par rapport à ses voisins qui n’ont pu traiter leurs travailleurs aussi durement. Les excédents commerciaux allemands pèsent sur la croissance des autres pays. Les déficits budgétaires et commerciaux des uns ne sont que la contrepartie des excédents des autres... Les États membres n’ont pas été capables de définir une stratégie coordonnée.
La zone euro aurait du être moins touché que les États-Unis ou le Royaume-Uni par la crise financière. Les ménages sont nettement moins impliqués dans les marchés financiers, qui sont moins sophistiqués. Les finances publiques étaient dans une meilleure situation ; le déficit public de l’ensemble des pays de la zone était de 0,6% du PIB en 2007, contre près de 3% aux Etats-Unis, au Royaume-Uni ou au Japon. Mais la zone euro souffrait d’un creusement des déséquilibres : les pays du Nord (Allemagne, Autriche, Pays-Bas, Pays Scandinaves) bridaient leurs salaires et leurs demandes internes et accumulaient des excédents extérieurs, alors que les pays du Sud (Espagne, Grèce, Irlande) connaissaient une croissance vigoureuse impulsée par des taux d’intérêt faibles relativement au taux de croissance, tout en accumulant des déficits extérieurs.
Alors que la crise financière est partie des États-Unis, ceux-ci ont tenté de mettre en œuvre une réelle politique de relance budgétaire et monétaire, tout en initiant un mouvement de re-régulation financière. L’Europe au contraire n’a pas su s’engager dans une politique suffisamment réactive. De 2007 à 2010, l’impulsion budgétaire a été de l’ordre de 1,6 point de PIB dans la zone Euro ; de 3,2 points au Royaume-Uni ; de 4,2 points aux États-Unis. La perte de production due à la crise a été nettement plus forte dans la zone euro qu’aux États-Unis. Le creusement des déficits dans la zone a été subi plutôt que le résultat d’une politique active.
En même temps, la Commission a continué de lancer des procédures de déficit excessif contre les États-membres de sorte qu’à la mi-2010 pratiquement tous les États de la zone y étaient soumis. Elle a demandé aux États-membres de s’engager à revenir avant 2013 ou 2014 sous la barre de 3%, indépendamment de l’évolution économique. Les instances européennes ont continué de réclamer des politiques salariales restrictives et des remises en cause des systèmes publics de retraite et de santé, au risque évident d’enfoncer le continent dans la dépression et d’accroître les tensions entre les pays.
Cette absence de coordination, et plus fondamentalement l’absence d’un vrai budget européen permettant une solidarité effective entre les États membres, ont incité les opérateurs financiers à se détourner de l’euro, voire à spéculer ouvertement contre lui.
Pour que l’euro puisse réellement protéger les citoyens européens de la crise nous mettons en débat deux mesures :
Mesure n°18 : assurer une véritable coordination des politiques macroéconomiques et une réduction concertée des déséquilibres commerciaux entre pays européens
Mesure n°19 : compenser les déséquilibres de paiements en Europe par une Banque de Règlements (organisant les prêts entre pays européens)
Mesure n°20 : si la crise de l’euro mène à son éclatement, et en attendant la montée en régime du budget européen (cf. infra), établir un régime monétaire intraeuropéen (monnaie commune de type « bancor ») qui organise la résorption des déséquilibres des balances commerciales au sein de l’Europe
FAUSSE EVIDENCE N°10 : LA CRISE GRECQUE A ENFIN PERMIS D’AVANCER VERS UN GOUVERNEMENT ECONOMIQUE ET UNE VRAIE SOLIDARITE EUROPEENNE
A partir de la mi-2009, les marchés financiers ont commencé à spéculer sur les dettes des pays européens. Globalement, la forte hausse des dettes et des déficits publics à l’échelle mondiale n’a pas (encore) entrainé de hausses des taux longs : les opérateurs financiers estiment que les banques centrales maintiendront longtemps les taux monétaires réels à un niveau proche de zéro, et qu’il n’y a pas de risque d’inflation ni de défaut d’un grand pays. Mais les spéculateurs ont perçu les failles de l’organisation de la zone euro. Alors que les gouvernements des autres pays développés peuvent toujours être financés par leur Banque centrale, les pays de la zone euro ont renoncé à cette possibilité, et dépendent totalement des marchés pour financer leurs déficits. Du coup, la spéculation a pu se déclencher sur les pays les plus fragiles de la zone : Grèce, Espagne, Irlande.
Les instances européennes et les gouvernements ont tardé à réagir, ne voulant pas donner l’impression que les pays membres avaient droit à un soutien sans limite de leurs partenaires et voulant sanctionner la Grèce, coupable d’avoir masqué – avec l’aide de Goldman Sachs – l’ampleur de ses déficits. Toutefois, en mai 2010, la BCE et les pays membres ont dû créer dans l’urgence un Fonds de stabilisation pour indiquer aux marchés qu’ils apporteraient ce soutien sans limite aux pays menacés. En contrepartie, ceux-ci ont du annoncer des programmes d’austérité budgétaire sans précédent, qui vont les condamner à un recul de l’activité à court terme et à une longue période de récession. Sous pression du FMI et de la Commission européenne la Grèce doit privatiser ses services publics et l’Espagne flexibiliser son marché du travail. Même la France et l’Allemagne, qui ne sont pas attaqués par la spéculation, ont annoncé des mesures restrictives.
Pourtant, globalement, la demande n’est aucunement excessive en Europe. La situation des finances publiques est meilleure que celle des États-Unis ou de la Grande-Bretagne, laissant des marges de manœuvre budgétaire. Il faut résorber les déséquilibres de façon coordonnée : les pays excédentaires du Nord et du centre de l’Europe doivent mener des politiques expansionnistes – hausse des salaires, des dépenses sociales... - pour compenser les politiques restrictives des pays du Sud. Globalement, la politique budgétaire ne doit pas être restrictive dans la zone Euro, tant que l’économie européenne ne se rapproche pas à une vitesse satisfaisante du plein-emploi.
Mais les partisans des politiques budgétaires automatiques et restrictives en Europe sont malheureusement aujourd’hui renforcés. La crise grecque permet de faire oublier les origines de la crise financière. Ceux qui ont accepté de soutenir financièrement les pays du Sud veulent imposer en contrepartie un durcissement du Pacte de Stabilité. La Commission et l’Allemagne veulent imposer à tous les pays membres d’inscrire l’objectif de budget équilibré dans leur constitution, de faire surveiller leur politique budgétaire par des comités d’experts indépendants. La Commission veut imposer aux pays une longue cure d’austérité pour revenir à une dette publique inférieure à 60% du PIB. S’il y a une avancée vers un gouvernement économique européen, c’est vers un gouvernement qui, au lieu de desserrer l’étau de la finance, va imposer l’austérité et approfondir les « réformes » structurelles au détriment des solidarités sociales dans chaque pays et entre les pays.
La crise offre aux élites financières et aux technocraties européennes la tentation de mettre en œuvre la « stratégie du choc , en profitant de la crise pour radicaliser l’agenda néolibéral. Mais cette politique a peu de chances de succès :
- La diminution des dépenses publiques va compromettre l’effort nécessaire à l’échelle européenne pour soutenir les dépenses d’avenir (recherche, éducation, politique familiale), pour aider l’industrie européenne à se maintenir et à investir dans les secteurs d’avenir (économie verte).
- La crise va permettre d’imposer de fortes réductions des dépenses sociales, objectif inlassablement recherché par les tenants du néolibéralisme, au risque de compromettre la cohésion sociale, de réduire la demande effective, de pousser les ménages à épargner pour leur retraite et leur santé auprès des institutions financières, responsables de la crise.
- Les gouvernements et les instances européennes se refusent à organiser l’harmonisation fiscale qui permettrait la hausse nécessaire des impôts sur le secteur financier, sur les patrimoines importants et les hauts revenus.
- Les pays européens instaurent durablement des politiques budgétaires restrictives qui vont lourdement peser sur la croissance. Les recettes fiscales vont chuter. Aussi, les soldes publics ne seront guère améliorés, les ratios de dette seront dégradés, les marchés ne seront pas rassurés.
- Les pays européens, du fait de la diversité de leurs cultures politiques et sociales, n’ont pas pu se plier tous à la discipline de fer imposée par le traité de Maastricht ; ils ne se plieront pas tous à son renforcement actuellement organisé. Le risque d’enclencher une dynamique de repli sur soi généralisé est réel.
Pour avancer vers un véritable gouvernement économique et une solidarité européenne nous mettons en débat deux mesures :
Mesure n°21 : développer une fiscalité européenne (taxe carbone, impôt sur les bénéfices, …) et un véritable budget européen pour aider à la convergence des économies et tendre vers une égalisation des conditions d’accès aux services publics et sociaux dans les divers États membres sur la base des meilleures pratiques.
Mesure n°22 : lancer un vaste plan européen, financé par souscription auprès du public à taux d’intérêt faible mais garanti, et/ou par création monétaire de la BCE, pour engager la reconversion écologique de l’économie européenne.
CONCLUSION
METTRE EN DÉBAT LA POLITIQUE ECONOMIQUE, TRACER DES CHEMINS POUR REFONDER L’UNION EUROPEENNE
L’Europe s’est construite depuis trois décennies sur une base technocratique excluant les populations du débat de politique économique. La doctrine néolibérale, qui repose sur l’hypothèse aujourd’hui indéfendable de l’efficience des marchés financiers, doit être abandonnée. Il faut rouvrir l’espace des politiques possibles et mettre en débat des propositions alternatives et cohérentes, qui brident le pouvoir de la finance et organisent l’harmonisation dans le progrès des systèmes économiques et sociaux européens.
Cela suppose la mutualisation d’importantes ressources budgétaires, dégagées par le développement d’une fiscalité européenne fortement redistributrice. Il faut aussi dégager les États de l’étreinte des marchés financiers. C’est seulement ainsi que le projet de construction européenne pourra espérer retrouver une légitimité populaire et démocratique qui lui fait aujourd’hui défaut.
Il n’est évidemment pas réaliste d’imaginer que 27 pays décideront en même temps d’opérer une telle rupture dans la méthode et les objectifs de la construction européenne. La Communauté économique européenne a commencé avec six pays : la refondation de l’Union européenne passera elle aussi au début par un accord entre quelques pays désireux d’explorer des voies alternatives. A mesure que deviendront évidentes les conséquences désastreuses des politiques aujourd’hui adoptées, le débat sur les alternatives montera partout en Europe. Des luttes sociales et des changements politiques interviendront à un rythme différent selon les pays. Des gouvernements nationaux prendront des décisions innovantes. Ceux qui le désireront devront adopter des coopérations renforcées pour prendre des mesures audacieuses en matière de régulation financière, de politique fiscale ou sociale. Par des propositions concrètes ils tendront la main aux autres peuples pour qu’ils rejoignent le mouvement.
C’est pourquoi il nous semble important d’ébaucher et de mettre en débat dès maintenant les grandes lignes de politiques économiques alternatives qui rendront possible cette refondation de la construction européenne.
***************************************
Pour signer le manifeste, écrire à cette adresse.

Source : Le manuifeste des économistes atterrés : http://economistes-atterres.blogspot.com/2010/09/manifeste-des-economistes-atterres.html

Tous les commentaires

10/08/2011, 11:27 | Par Vivre est un village

La dette publique est bien un mécanisme de transfert de richesses, mais c’est surtout des contribuables ordinaires vers les rentiers.

Un grand merci aux "économistes atterrés" pour ce rappel qu'il est plus qu'urgent de faire par les temps qui courent ApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissements

10/08/2011, 11:29 | Par Vivre est un village

L’accroissement de la dette publique en Europe ou aux USA n’est donc pas le résultat de politiques keynésiennes expansionnistes ou de politiques sociales dispendieuses mais bien plutôt d’une politique en faveur des couches privilégiées : les « dépenses fiscales » (baisses d’impôts et de cotisations) augmentent le revenu disponible de ceux qui en ont le moins besoin, qui du coup peuvent accroître encore davantage leurs placements notamment en Bons du Trésor, lesquels sont rémunérés en intérêts par l’impôt prélevé sur tous les contribuables. Au total se met en place un mécanisme de redistribution à rebours, des classes populaires vers les classes aisées, via la dette publique dont lacontrepartie est toujours de la rente privée.

Un grand merci aux "économistes atterrés" pour ce rappel qu'il est plus qu'urgent de faire par les temps qui courent ApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissements

 

10/08/2011, 11:30 | Par Vivre est un village

Mesure n°12 : redonner un caractère fortement redistributif à la fiscalité directe sur les revenus (suppression des niches, création de nouvelles tranches et augmentation des taux de l’impôt sur le revenu…) Mesure n°13 : supprimer les exonérations consenties aux entreprises sans effets suffisants sur l’emploi

Un grand merci aux "économistes atterrés" pour ce rappel qu'il est plus qu'urgent de faire par les temps qui courent ApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissements

 

10/08/2011, 11:35 | Par Vivre est un village

Au niveau mondial, la montée des dettes publiques doit être analysée corrélativement à la financiarisation. Durant les trente dernières années, à la faveur de la totale libéralisation de la circulation des capitaux, la finance a accru considérablement son emprise sur l’économie. Les grandes entreprises recourent de moins en moins au crédit bancaire et de plus en plus aux marchés financiers. Les ménages aussi voient une part croissante de leur épargne drainée vers la finance pour leurs retraites, via les divers produits de placement ou encore dans certains pays via le financement de leur logement (prêts hypothécaires). Les gestionnaires de portefeuille cherchant à diversifier les risques, ils recherchent des titres publics en complément de titres privés. Ils les trouvaient facilement sur les marchés car les gouvernements menaient des politiques similaires conduisant à un essor des déficits : taux d’intérêt élevés, baisses d’impôts ciblées sur les hauts revenus, incitations massives à l’épargne financière des ménages pour favoriser les retraites par capitalisation, etc.

"Merci" Jacques Delors d'avoir promulguer, en 1988, avec votre complice Lamy la libéralisation totale des échanges fianaciers En colèreEn colèreEn colèreEn colère

Votre fils spirituel DSK et votre fille Martine Aubry, toujours au nom d la gauche, veulent suivre votre trace en direction de l'enfer En colèreEn colèreEn colèreEn colère

Avez-vous quelque chose à leur dire SérieuxSérieuxSérieuxSérieuxSérieuxSérieuxSérieuxSérieuxSérieuxSérieuxSérieuxSérieuxSérieux

10/08/2011, 11:38 | Par Vivre est un village

La construction européenne apparaît comme une expérience ambiguë. Deux visions de l’Europe coexistent, sans oser s’affronter ouvertement. Pour les sociaux-démocrates l’Europe aurait dû se donner l’objectif de promouvoir le modèle social européen, fruit du compromis social de l’après seconde guerre mondiale, avec sa protection sociale, ses services publics et ses politiques industrielles. Elle aurait dû constituer un rempart face à la mondialisation libérale, un moyen de protéger, de faire vivre et progresser ce modèle. L’Europe aurait dû défendre une vision spécifique de l’organisation de l’économie mondiale, la mondialisation régulée par des organismes de gouvernance mondiale. Elle aurait dû permettre aux pays membres de maintenir un niveau élevé de dépenses publiques et de redistribution, en protégeant leur capacité de les financer par l’harmonisation de la fiscalité sur les personnes, les entreprises, les revenus du capital.

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10/08/2011, 11:40 | Par Vivre est un village

l’Europe n’a pas voulu assumer sa spécificité. La vision dominante actuellement à Bruxelles et au sein de la plupart des gouvernements nationaux est au contraire celle d’une Europe libérale, dont l’objectif est d’adapter les sociétés européennes aux exigences de la mondialisation : la construction européenne est l’occasion de mettre en cause le modèle social européen et de déréguler l’économie. La prééminence du droit de la concurrence sur les réglementations nationales et sur les droits sociaux dans le Marché unique permet d’introduire plus de concurrence sur les marchés des produits et des services, de diminuer l’importance des services publics et d’organiser la mise en concurrence des travailleurs européens.

En colèreEn colèreEn colèreEn colèreEn colèreEn colèreEn colèreEn colèreEn colèreEn colèreEn colèreEn colèreEn colère

10/08/2011, 11:42 | Par Vivre est un village

Mesure n°16 : remettre en cause la libre circulation des capitaux et des marchandises entre l’Union européenne et le reste du monde, en négociant des accords multilatéraux ou bilatéraux si nécessaire

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10/08/2011, 11:43 | Par Vivre est un village

Mesure n°17 : au lieu de la politique de concurrence, faire de « l’harmonisation dans le progrès » le fil directeur de la construction européenne. Mettre en place des objectifs communs à portée contraignante en matière de progrès social comme en matière macroéconomique (des GOPS, grandes orientations de politique sociale)

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10/08/2011, 11:46 | Par Vivre est un village

On a promu la flexibilité et l’austérité salariale, réduit la part des salaires dans le revenu total, accru les inégalités.

Cette course au moins disant social a été remportée par l’Allemagne qui a su dégager d’importants surplus commerciaux au détriment de ses voisins et surtout de ses propres salariés, en s’imposant une baisse du coût du travail et des prestations sociales, ce qui lui a conféré un avantage commercial par rapport à ses voisins qui n’ont pu traiter leurs travailleurs aussi durement. Les excédents commerciaux allemands pèsent sur la croissance des autres pays. Les déficits budgétaires et commerciaux des uns ne sont que la contrepartie des excédents des autres... Les États membres n’ont pas été capables de définir une stratégie coordonnée.

Pour nous le rappeler : ApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissements

 

11/08/2011, 10:22 | Par Vivre est un village

08/08/2011, 11:50 par Yves Besançon

Vous avez raison, l’euro est bien une monnaie " inachevée ". Comment une monnaie peut-elle vraiment servir les intérêts d’un ensemble si l’union monétaire ne s’accompagne pas d’une souveraineté politique ?……mais une souveraineté politique des peuples et non de nos argentiers ! Revenir aux monnaies nationales, avec ou sans système de gestion des fluctuations du change comme l’ex-SME, serait un retour en arrière avec une régression économique sans précédent dans l’histoire des économies européennes : retour à une contrainte extérieure assassine (cf. le passage de l’article l’expliquant) d‘autant plus que l‘économie française témoigne comme dans le début des années 80 de sérieux problèmes de compétitivité structurelle (cf. les déficits inquiétants de notre balance commerciale) ; guerre entre les monnaies européennes avec des dépréciations compétitives incessantes pour exporter en vain la récession en dehors de ses frontières ; instabilité des changes renforcée, coûteuse pour les entreprises obligées de se protéger sur les marchés à terme et enclines à moins investir dans un contexte d’une incertitude accrue….et instabilité des changes amplifiée par la spéculation sur les marchés des changes ; augmentation des taux d’intérêt (contrainte extérieure resserrée et prime de risque accrue) pénalisant l’investissement productif et aggravant la crise des dettes publiques ; asservissement et enlisement d’une Europe éclatée avec des monnaies ne pouvant pas faire le poids dans un futur SMI dans lequel des géants émergents vont s’imposer ; etc….

Sauver l’euro ? …..c’est donc bien faire aboutir un processus inachevé : l’avènement d’une souveraineté politique européenne des peuples.

Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/yves-besancon/240711/sauver-du-naufrage-le-bateau-ivre-de-leuro

11/08/2011, 10:24 | Par Vivre est un village

08/08/2011, 11:21 par Yves Besançon

....Nous sommes sur la même longueur d’onde : Arnaud Montebourg pour les primaires socialistes (s’il n’a pas quitté le PS d’ici là !) et, au premier tour, Mélenchon ou Eva Joly…..j’hésite encore,même si mes préférences vont du côté de Mélenchon. Car, dans une perspective au second tour d’une union des forces de gauche pour un véritable programme de gauche, il est important, qu’au premier tour, le Front de gauche et l’EEV fassent de bons résultats, pour pouvoir se mettre autour de la table avec le parti socialiste en position d’imposer. Pour Mélenchon, sans me laisser porter par le rêve des 50,1 %, je pense qu’il peut vraiment faire la surprise et approcher au moins les 10 %, dans la mesure où nombre de sympathisants de gauche votant traditionnellement PS, ne se reconnaissent plus dans la position dominante frileuse et ambiguë de ce parti face aux enjeux de rupture historique qui se jouent en mai 2012 pour la France…et l‘Europe !

Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/yves-besancon/240711/sauver-du-naufrage-le-bateau-ivre-de-leuro

 

11/08/2011, 10:25 | Par Vivre est un village

06/08/2011, 15:37 par Yves Besançon

Cher Monsieur,

Quinze ans de vie au Mexique, voilà qui me semble être une expérience richement utile et complémentaire à une simple connaissance intellectuelle et statistique comme la mienne, pour comprendre l’économie et les mentalités de ce pays. De mon côté, j’ai aussi une expérience de vie dans un pays pauvre, mais sur un autre continent…., c’était, il y a bien longtemps, en Côte d’Ivoire. Et, pour en revenir à la dévaluation, à l’époque, j’avais beaucoup travaillé avec mes étudiants sur l’impact de la dévaluation du franc CFA intervenue en 1994…….cette fois, en étant sur le terrain !

Je connaissais l’existence de ces rapports internes " accablants " sur le formatage intellectuel qui prévaut dans les services d’études et de recherches du FMI…..un formatage néolibéral qui permet en effet de légitimer, par un discours en apparence pseudo-scientifiquement fondé théoriquement, les purges d’austérité et de libéralisation des économies (entendez de disparition des services publics !) imposées par cette institution lorsqu’elle vient au " grand secours " des pays en difficultés…..pour, en final, les appauvrir un peu plus, et accentuer les inégalités de répartition des revenus en leur sein !! Hier, les plans d’ajustement structurel dans les pays pauvres, aujourd’hui les plans d’austérité dans les pays européens…Le " petit vent keynésien " qui a semblé souffler dans les couloirs du FMI avec DSK ne doit aucunement faire illusion, pour la bonne raison que le FMI, comme la Banque mondiale, est noyauté par la minorité possédante du capital productif mondial et agit donc pour sauvegarder avant tout les intérêts de cette classe dominante. Une classe sociale d’un genre très particulier, puisque tout en étant teintée de multiples particularismes culturels, ses principaux acteurs sont néanmoins solidaires les uns des autres, des pays riches aux pays les moins avancés (les PMA) en passant par les pays émergents, pour s’enrichir sur le dos de 90 % de l’humanité, via l’endormissement des consciences dans les démocraties et la puissance de la terreur et des armes dans les régimes autoritaires …..avec comme traits d’union entre ces deux groupes de régimes : la globalisation financière et l‘entente cordiale !

Concernant le Front de gauche, je partage tout à fait votre point de vue, en y ajoutant toutefois des lumières très précieuses du côté du mouvement Europe Ecologie-Les Verts. Quant au programme du parti socialiste, pour le moment, il a effectivement fait l’impasse sur l’essentiel du Manifeste……….Vraiment consternant ! Le premier tour de mai 2012 promet de très grandes surprises….

Bien cordialement.

Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/yves-besancon/240711/sauver-du-naufrage-le-bateau-ivre-de-leuro

 

 

11/08/2011, 10:27 | Par Vivre est un village

06/08/2011, 10:49 par Yves Besançon

 

Cher Monsieur,

Je pense que vous faites référence dans votre commentaire à la terrible crise mexicaine de la balance des paiements en 1994 et à la dévaluation du peso par rapport au dollar décidée le 20 décembre 1994 par le gouvernement mexicain : une dévaluation de 15 %, suivie d’un flottement de la devise mexicaine qui, en final, se déprécie de 100 % sur la période 1994-1995.

Permettez-moi de clarifier votre commentaire en distinguant deux éléments bien différents qui apparaissent confusément dans votre raisonnement : la dévaluation et le monétarisme. La dévaluation du peso et la dépréciation qui s’en est suivie par décision de ne plus provisoirement ancrer la devise mexicaine par rapport au dollar, ont provoqué une terrible récession de l’économie mexicaine en 1995 - chute du PIB de 6,3 % !, sans précédent depuis 1910-, avec de surcroît une inflation très élevée (de l’ordre de 50 % en 1995) et des conséquences dramatiques pour le peuple mexicain : explosion du chômage, baisse du niveau de vie ( ce n‘est qu‘en 1998 que le PIB par habitant retrouve son niveau de 1994) , développement de l’économie souterraine évaluée à l‘époque à 40 % du PIB, et comme à l’accoutumée dans pareilles circonstances, recul des dépenses sociales et aggravation des inégalités sociales.

Revenons maintenant au contexte de cette crise : dès 1988, le Président Salinas, conformément au dogme néolibéral imposé notamment par les grandes organisations internationales (FMI et Banque mondiale), met en œuvre un programme de libéralisation et de déréglementation de l’économie nationale permettant au capital étranger, via la libre circulation des capitaux, de développer ses investissements directs et de portefeuille. Au total, de 1990 à 1994, c’est plus de 175 milliards de dollars que le Mexique reçoit sous forme d’afflux de capitaux étrangers investis. Afin de rassurer ce capital étranger, et tout particulièrement les détenteurs de placements financiers, le gouvernement mexicain engage aussi parallèlement une stratégie d’ancrage nominal du peso par rapport au dollar qui va conduire à une surévaluation du change réel de la devise mexicaine (après prise en compte du différentiel d’inflation avec les États-Unis), et donc provoquer nécessairement, à la fois un creusement du déficit de la balance courante (de l’ordre de 8 % du PIB en 1994) et la crise de liquidité de décembre de 1994. En effet, en dépit de la remontée des taux d’intérêt décidée par la banque centrale mexicaine, les capitaux étrangers anticipent une dévaluation qui apparaît alors comme difficilement incontournable. Résultat : avec la fuite des capitaux étrangers, le pays se vide de ses réserves de change et l’anticipation devient auto-réalisatrice. On connaît la suite : la décision du 20 décembre, le flottement du peso, la propagation de la crise à l’ensemble des marchés boursiers des pays émergents au début de l‘année 1995 (l’effet Tequila !)….et les aides " bienveillantes " du FMI et des États-Unis moyennant toujours un peu plus de politiques néolibérales ! En final, on l'aura bien compris, cette crise mexicaine de 1994 trouve son origine dans les dysfonctionnements de l économie néolibérale appliquée aux pays émergents, dont le monétarisme n’est qu’une dimension particulière, une autre dimension importante étant le libre-échange entre des pays de niveau de développement différent ( cf. l’accord de libre-échange nord-américain -ALENA- mise en œuvre à partir de 1994). Quant à fa forte dépréciation du peso en 1994-1995, elle n’a été qu’une conséquence inévitable de ces dysfonctionnements.

 

J’espère, cher Monsieur, qu’à partir du cas mexicain, j’ai pu lever une ambiguïté qui semblait vous animer concernant les " économistes atterrés " : c’est bien le néolibéralisme qui est en cause et non le mécanisme de la dévaluation. Concernant maintenant l’hypothèse qui ponctue mon article d’un probable effet salutaire d’une dépréciation de l’euro par rapport au dollar, elle n’est bien évidemment pas comparable au cas de la situation mexicaine, ne serait-ce que par les ordres de grandeur envisagés. Par ailleurs, elle repose sur des résultats issus de modèles macroéconométriques, que l’on peut certes toujours contester, mais qui ont au moins le mérite de permettre de mieux comprendre les mécanismes à l’œuvre.

Cordialement.

Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/yves-besancon/240711/sauver-du-naufrage-le-bateau-ivre-de-leuro

 

11/08/2011, 10:28 | Par Vivre est un village

28/07/2011, 13:45 par Yves Besançon

Étant moi-même signataire du manifeste, je ne peux que fortement recommander la lecture de ce précieux document……que nos dirigeants politiques n’ont toujours pas lu ou plus exactement feignent toujours de ne pas en comprendre le sens ! Néanmoins, félicitons-nous qu’une partie des forces de gauche en France s’en est inspirée dans la perspective de 2012. Malheureusement seulement une partie…….

Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/yves-besancon/240711/sauver-du-naufrage-le-bateau-ivre-de-leuro

11/08/2011, 17:24 | Par kakadoundiaye

Eh bien, VIVRE, je suis en accord quasi complet avec TOUT cela. A peine si j'ose ça et là ajouter ou retirer une virgule.

Cette virgule d 'ailleurs la voici.

Instituer des barrières européennes - avec avec " fait l'Europe" basées sur trois critères - de même que les agences de notations, notent selon des critères objectifs-

1°Travail ( les salaires, les doits syndicaux, les retraites ....)

2° L'environnement ( air, terre,gaz, sol, etc..)

3° Les droits de l'Homme ( libertés fondamentales droits des minorités...)

 

 

12/08/2011, 10:25 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 11/08/2011 à 17:24

1°Travail ( les salaires, les doits syndicaux, les retraites ....)

@ kakadoundiaye

Bonjour,

En ce qui concerne ce point précis, je persiste à penser qu'il urgent de metre en place immédiatement les conceptes du revfenu citoyen : http://fr.wikipedia.org/wiki/Revenu_citoyen

http://crisedanslesmedias.hautetfort.com/archive/2007/11/19/gauche-utopie-et-revenu-citoyen.html

http://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Revenu_citoyen

http://dictionnaire.sensagent.com/revenu+citoyen/fr-fr/

http://encyclo.voila.fr/wiki/Revenu_minimum

Pour le reste, le mérite de ce texte revient unique et exclusivement aux rédacteurs du manifeste des économistes atterrés http://economistes-atterres.blogspot.com/

Yves Besançon, se trouve d'être l'un des participant à la rédaction de ce manifeste dont la liste apparit sur le site.

J'ai le plaisir d'échanger souvent avec Yves qui est membre du club Mediapart, professeur d'économie particulièrement ouvert au dialogue.

A bientôt.

Amitié.

 

12/08/2011, 10:33 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 11/08/2011 à 17:24

2° L'environnement ( air, terre,gaz, sol, etc..)

@ kakadoundiaye

Bonjour,

Il est particulièrement important de lutter contre la folie de l'exploitation des gaz de chiste.

Un excellent film a été réalisé et a été projet de manière hyper confidenciel au cinéma Espace Saint-Michel à Paris.

J'ai fait hier une marche à pied dans "mes" chères montagnes bourbonnaises ou j'ai eu la très agréable surprise de trouver, juste au dessus de la mine d'uranium de Saint-Priest Laprugne, avaient été construites 8 grosses éoliennes.

L'immeuble des ingénieurs est toujours debout et j'ai perdu la comptabilité des mineurs décédés en bas âge...

Puisse Mediapart l'exhumer.

En prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prière

A bientôt.

Amitié.

Étreinte

12/08/2011, 16:57 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de Vivre est un village le 12/08/2011 à 10:33

j'entendais le respect du protocole de Kyoto 2, ou les accords de Cochabamba ( respect ou non), c 'est à dire parlant du rejet dans une atmosphère mondiale de C0², j'entends le controle de la radioactivité, bref de tout ce qui dans la production - car il s 'agit de taxe marchandise- represente une charge mondiale. Mais aussi du rejet des déchets dans l'eau de mer, la chasse a des espèces protégés ( requins)

13/08/2011, 11:07 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 12/08/2011 à 16:57

@ kakadoundiaye

Bonjour,

Mon "cher" lac barrage est infesté d'algues vertes

En colèreEn colèreEn colèreEn colèreA rajouter d'urgence lal lutte contre les algues vertes au protocole de Kyoto !!!

Comme j'ai choisi de ne pas être volontaire pour la cueillette des algues vertes, je te fais grâce de laigne d'émoticones Malade

A bientôt.

Amitié.

Clin d'œil

12/08/2011, 10:57 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 11/08/2011 à 17:24

3° Les droits de l'Homme ( libertés fondamentales droits des minorités...)

@ kakadoundiaye

Bonjour,

Ce thème est de loin le plus important.

A quoi sert le droit de voter si le vote contre Masstricht et le libéralisme fou est traité comme un vote fait par de petits enfants qui ne savent pas ce qu'ils font et dont il ne faut pas repecter l'expression En colèreEn colèreEn colère.

Le coût de production d'un litre de lait est 50 centimes, comment "l'Europe" peut-elle fixer le prix de vente à 33 centimes En colèreEn colèreEn colère.

Le concept de revenu minimum est , heureusement pour la paysannerie, mis en place sous la forme de subvention.

Comment reprocher au monde paysan de dédier une part importante de son énergie à "chasser" ces primesPerplexePerplexePerplexe.

Chaque paysan vit ces subventions comme une aumone.

Il est tout simplement malade d'être obligé de les accepterMaladeMaladeMalade.

Il ne fait, par ailleurs, que ce qu'on lui demande de faire s'adapter aux réalités En colèreEn colèreEn colère.

Il s'adapte si bien aux réalité qu'il n'hésite pas à faire brouter ses magnifique vaches salers sur un chemin que le guide Chamina a affecté, en compagnie du conseil général, à la réalisation d'un circuit de randonnée pédestre de toute beauté !!!

La liberté du citoyen urbain et touriste doit aussi être respecté !!!

Pour en revenir à des choses plus concrètes sur la liberté, je crois que le plus urgent est que chacun d'entre nous vote librement selon sa conscience, Jean-Luc Mélenchon.

C'est avec grand plaisir que j'ai reçu de Yves Besançon ce message que j'estime de mon devoir de vous transmette :

08/08/2011, 11:21 par Yves Besançon

....Nous sommes sur la même longueur d’onde : Arnaud Montebourg pour les primaires socialistes (s’il n’a pas quitté le PS d’ici là !) et, au premier tour, Mélenchon ou Eva Joly…..j’hésite encore,même si mes préférences vont du côté de Mélenchon. Car, dans une perspective au second tour d’une union des forces de gauche pour un véritable programme de gauche, il est important, qu’au premier tour, le Front de gauche et l’EEV fassent de bons résultats, pour pouvoir se mettre autour de la table avec le parti socialiste en position d’imposer. Pour Mélenchon, sans me laisser porter par le rêve des 50,1 %, je pense qu’il peut vraiment faire la surprise et approcher au moins les 10 %, dans la mesure où nombre de sympathisants de gauche votant traditionnellement PS, ne se reconnaissent plus dans la position dominante frileuse et ambiguë de ce parti face aux enjeux de rupture historique qui se jouent en mai 2012 pour la France…et l‘Europe !

Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/yves-besancon/240711/sauver-du-naufrage-le-bateau-ivre-de-leuro

A bientôt.

Amitié.

Étreinte

 

 

 

 

 

15/08/2011, 16:26 | Par fiesole en réponse au commentaire de Vivre est un village le 12/08/2011 à 10:57

Vivre est un village,

Juste cette reprise dans le commentaire d'Yves Besançon : ..... Arnaud Montebourg pour les primaires socialistes

"(s'il n'a pas quitté le PS d'ici là!)"

Je me sens moins seule maintenant puisqu'on est au moins deux

à penser le voir ou espérer le voir partir du PS avant les primaires !!

16/08/2011, 11:20 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de fiesole le 15/08/2011 à 16:26

@ fiesole

Arnand Montebourg est maintenant membre du club Médiapart et a émis un billet C'est la fête !.

Gros "détail" ce billet est fermé fermé aux commentaires En colèreEn colèreEn colèreMaladeMaladeMalade !!!

12/08/2011, 17:00 | Par kakadoundiaye

@Vivre,

je me garderais bien de faire des évaluations sur les résultats du premier tour des présidentielles en notant au passage que la politique qui consiste à caresser dans le sens du poil pour attirer les électeurs a toujours été suivi, en cas de succés, par un désastre. Il faut donc dire la vérité- ce que l'on considère comme- même si cela fâche.

Pour autant il est bien clair que la stratégie électorale du PS sera une stratégie "dans le sens du poil" où il deviendra de plus en plus difficile de différencier la dite gôche d'une droite que se sera, sous la poussée des évenements, gauchie ( exemple j'ai entendu la belle Ministre de l'Ecologie marteler les revendications EELV sans autre honte dans une émission télé populaire).

La marge de manoeuvre sera d'autant plus étroite que la gauche en se gauchissant ( au deuxième tour : accords possibles avec Melanchon et Joly )aura peur de perdre ce qu'elle a gagné à droite... il faut donc m'est avis ne pas porter tous ses oeufs dans le panier de la présidentielle et penser que nous sommes encore sous la 5ème - c 'est son charme et je la défends- qui fait du Parlement la Majorité. Donc sus aux législatives §§§!!!!!! et le terrain se prépare et doit se préparer dès maintenant;

Quant aux droits de l'homme j'entendais surtout taxer les marchandises en provenance -et quelqu'elles soient - de pays où la presse est muselée ou les journalistes sont assassinés ou les minorités sont mises brimées( thibet) où il y a des prisons indignes ou la Justice est à la botte etc....

13/08/2011, 11:10 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 12/08/2011 à 17:00

La marge de manoeuvre sera d'autant plus étroite que la gauche en se gauchissant ( au deuxième tour : accords possibles avec Melenchon et Joly )aura peur de perdre ce qu'elle a gagné à droite...

@ kakadoundiaye

Pour que la peur ne naisse pas En prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prière

15/08/2011, 23:44 | Par fiesole

@ Vivre est un village

(Suite du post sur billet ½)

6) La dette publique reporte l'effort sur les générations suivantes ?

Non ce n'est pas ce report qui est central car la dette publique est un transfert de richesses des contribuables vers les rentiers !

En effet les réductions d'impôts en série, depuis l'ère Reagan, ne procurent pas la croissance attendue mais par contre réduisent les recettes des états et les obligent à émettre par exemple des obligations à taux attractif (pour ces chers rentiers) et donc ainsi les (états) s'endettent encore plus ! On a alors un mécanisme de redistribution à rebours du bas vers le haut des classes sociales via la dette publique !

**Les mesures pour redresser de façon équitable les finances publiques sont donc :

12) Excellente 13) Très bonne

*********

7) Il faut rassurer les marchés financiers pour pouvoir financer la dette publique ?

Non il faut leur enlever le pouvoir absolu ! Depuis 30 ans dans le monde la montée des dettes publiques est liée à la financiarisation.

La libre circulation des capitaux mondiaux étouffe l'économie. Tous les acteurs (entreprises, particuliers, assureurs/retraites ou prêts hypothécaires) achètent chez les gestionnaires de produits boursiers sans passer par le crédit bancaire. Pour la diversité et la rentabilité ils utilisent des titres publics (et privés) avec taux élevé or il reste aussi des impôts « délirants » et des niches fiscales !

Cet ensemble fait que les états augmentent leurs déficits pour alimenter le marché au détriment du reste.

En UE le traité de Maastricht aggrave la situation car les BC ne financent pas les états qui vont sur le marché supposé efficient !! En ce moment de crise la BCE ne peut acheter des obligations publiques.

Donc la garantie de la BCE faisant défaut les états surendettés subissent les attaques spéculatives du marché ! D'où la spirale infernale : la crise de la dette augmente avec les taux d'intérêts !

** Les mesures pour remédier au problème de la dette sont donc :

14) Oui indispensable 15) Oui vaste programme

*********

8) L'UE défend le modèle social européen ?

Sûrement pas, même s'Il y a eu ambiguïté entretenue par les sociaux-démocrates qui voulaient un style » à la française ?! » servant de rempart à la mondialisation libérale, mais il fallait défendre la mondialisation régulée par une gouvernance mondiale. Alors les dépenses publiques et de protection auraient été valables en association avec une fiscalité plus juste !

L'UE n'a pas assumé sa spécificité et ainsi on a ici comme dans beaucoup d'états du néolibéralisme se pliant à la mondialisation ! On dérégule l'économie avec une concurrence entre états qui amène toujours le moins disant en services publics et en droits des travailleurs ! Cette concurrence sociale et fiscale qui s'élargit même hors UE, favorise l'augmentation des inégalités.

La politique économique est méfiante / gouvernements étatiques et prive ceux-ci d'un pouvoir sur la monnaie et le budget. Ils doivent respecter avant tout l'équilibre budgétaire et ne peuvent prendre des mesures spécifiques de relance ! Par contre aucun objectif commun pour la croissance ou l'emploi n'est envisagé et la disparité des situations des états est ignorée.

Les réformes structurelles et leur orientation libérale tentées se heurtent aux pays ! Le libéralisme face aux essais de nationalisation industrielle s'oppose trop à l'européanisation des politiques fiscales et sociales !

Donc seule la concurrence et la finance existent dans l'UE !

** Les mesures pour que l'UE puisse avoir un modèle social spécifique sont donc :

16) Oui, pas simple 17) Très bon à faire absolument

*********

9) L'Euro est un bouclier contre la crise ?

Non puisque l'UE est la plus touchée dans le monde !

Mais sa croissance généralement médiocre et la trop grande disparité entre états sur le plan croissance, inflation, chômage et balance commerciale extérieure dans un cadre de politique économique de cette zone imposant l'uniformité aux états n'ont pas provoquées plus de croissance ! Et la rigidité monétaire et budgétaire et les déséquilibres inhérents à la situation ont seulement fait porter tout le poids des ajustements sur le seul travail ! L'Allemagne a fait payer ses surplus commerciaux à ses travailleurs et les disparités entre elle et les autres ont augmenté.

Il aurait fallu une stratégie coordonnée entre états du nord accumulant des excédents sur le dos des travailleurs et les états du sud ayant une croissance avec taux faibles mais avec de gros déficits extérieurs.

L'UE tiraillée n'a pas eu une politique réactive face à la crise et a creusée ses déficits » passivement » ! La commission a fustigé les états en déficit et tous en sont arrivés à mi 2010 à subir la même sanction ! Il a été toujours maintenu le 3% quelque soit l'évolution économique et pour ce faire a été renforcé la coupe dans les budgets sociaux /santé (et retraite) et publics.

Le risque de dépression et de tensions inter états en ressort accru !

L'absence de coordination et de vrai budget pour une solidarité effective ont poussé les opérateurs financiers à même spéculer sur l'euro.

**Les mesures pour que l'euro puisse réellement protéger les européens de la crise sont donc :

18) Oui, bien 19) Oui 20) Oui

*********

10) La crise grecque a enfin permis d'avancer vers un gouvernement économique et une vraie solidarité européenne ?

Non pas vraiment ! A mi 2009 le marché a spéculé sur les dettes européennes. Or cette hausse dettes/déficits n'a pas encore fait augmenter les taux longs et les opérateurs croient au maintien des taux vers zéro et sans inflation ni défaut d'un grand pays. Mais le talon d'Achille européen étant sa BCE où le financement des déficits se fait totalement sur les marchés, la spéculation a pu se porter sur les fragiles du groupe : Grèce ... Les instances européennes et les gouvernements tardant à réagir et ne voulant pas donner quitus aux ex » fraudeurs », il a fallu arriver en mai 2010 pour créer un fond de stabilisation dans l'urgence indiquant aux marchés le soutien aux faibles mais imposant des politiques de rigueur telles que ces pays seront en récession et de plus perdant les services publics, le travail etc..

Certains autres pays suivent ce renforcement de la politique néolibérale et la crise grecque est finalement le prétexte à la stratégie du choc qui est combattue par certains quand même.

Il faudrait résorber le déficit de façon coordonnée avec les nordistes menant des politiques expansionnistes (hausse des salaires et des dépenses sociales) pour compenser les politiques restrictives des sudistes !

Le tout libéral accéléré amènerait à une diminution des dépenses publiques (recherche éducation famille) à un abandon de l'aide à l'industrie (secteurs d'avenir, économie verte)

L'abandon des dépenses sociales et santé amènerait à compromettre la cohésion sociale.

Le refus d'harmonisation fiscale empêche de nouveaux impôts et taxation des revenus financiers si destructeurs.

Cette politique européenne restrictive sans recettes compensatoires (fiscales) amène, malgré les sacrifices en bas d'échelle, à une croissance quasi nulle et les marchés seront encore déçus !!!!!!!

La diversité des pays va faire alors éclater l'UE avec repli sur soi !

** Les mesures pour avancer vers un vrai gouvernement économique et une solidarité européenne sont donc :

21) Excellente 22) La 2ème partie bonne

*********

Conclusion : Mettre en débat la politique économique et tracer des chemins pour refonder l'EU ?

Trop technocratique et néolibérale qui repose sur une hypothèse fausse d'efficience des marchés, cette doctrine doit être abandonnée.

Il faut ouvrir le débat et mutualiser les ressources budgétaires et dégager les états de la main du marché. La refondation ne se fera pas à 27 et la situation sera possiblement évolutive !?.........

*********

16/08/2011, 11:30 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de fiesole le 15/08/2011 à 23:44

En effet les réductions d'impôts en série, depuis l'ère Reagan, ne procurent pas la croissance attendue mais par contre réduisent les recettes des états et les obligent à émettre par exemple des obligations à taux attractif (pour ces chers rentiers) et donc ainsi les (états) s'endettent encore plus !

@ fiesole

Bonjour,

Il y a eu jadis un emprunt connu sous le nom de "Emprunt Pinay"qui était vraiment équitable pour les capitalistes modestes.

Cette initiative a été jugée iconoclaste et a créé une furreur sans nom de la part de tous les banquiers de la terre !!!

Cette démarche doit être renouvelé au plus tôt, même si elle rend tous les banquiers de la terre furieux et malades !!!

Mon opinion est-elle partagée ???

Merci par avance pour toute réponse.

A bientôt.

Amitié.

16/08/2011, 21:34 | Par fiesole en réponse au commentaire de Vivre est un village le 16/08/2011 à 11:30

@ VeV

Je ne pense pas que l'emprunt Pinay ait été si profitable que ça, à long terme, à quiconque et en particulier à la France hormis aux capitalistes (modestes peut-être, mais surtout aux rentiers) qui purent bénéficier d'une amnistie fiscale pour l'évasion des capitaux ( pas les modestes donc !) et furent avec cet emprunt exonérés des impôts sur le revenu et sur les successions (pendant 20 ans au lieu des 60 ans prévus, et c'est déjà énorme !).

Donc sans doute que sur le moment certains de la classe moyenne ont vu le cours de leurs obligations ( indexées sur le napoléon ) s'envoler, mais l'économie et l'inflation que l'on voulait juguler sont ressorties bien mal en point de cette opération !

Donc globalement l'état se tira une balle dans le pied à l'image de ce que fait NS depuis 2007 !!

Car il me semble que la bonne santé de l'état (sur le long terme) est quand même nécessaire, non ?!?!

Mais peut-être que je ne comprends vraiment rien à l'économie et alors je pourrai et devrai retourner voir plutôt du côté de la Palestine et de la Syrie malgré EP et GD ?! EmbarasséMarche moi dessus

17/08/2011, 18:20 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de fiesole le 16/08/2011 à 21:34

@ fiesole

Bonjour fiesole,

Notre "dissonance" semble porter sur l'appréciation de l'emprunt Pinay qui fut, autatn que je m'en rappelle, une excellente chose pour la classe moyenne.

Le ressenti que j'en ai est décrit dans ce texte* mais je peux me tromper !!!

Je me renseigne et je reveins vers toi.

A bientôt.

Amitié.

*Un projet d’emprunt avait été préparé, en mars 1958, par Pierre Pflimlin, le minis

Un projet d’emprunt avait été préparé, en mars 1958, par Pierre Pflimlin, le ministre des Finances précédent; portant 5% d’intérêt, à capital garanti sur le cours du dollar, pour une durée de 15 ans, baptisé « emprunt de la stabilisation », il fut reporté par la crise gouvernementale.

8 Antoine Pinay dispose donc d’un canevas qu’il va aménager. L’or n’est pas un placement financièrement avantageux puisque, de 1949 à 1958, le cours du Napoléon a reculé de -18% (passant de 4547 F à 3719 F en moyenne annuelle calculée par l’INSEE), alors que le dollar a progressé de + 10% et les prix intérieurs courants de + 51%. Le cabinet du ministère des Finances en est concient.

9 Le 4 juin 1958, le Napoléon cote 3570 F, niveau toujours inférieur à 1949, mais l’or conserve une image culturelle forte comme référence financière ultime auprès d’une bonne partie du public.

10 Pinay se décide à assimiler les conditions du nouvel emprunt à celles de 1952, pour renforcer l’image de continuité financière comme pour accélérer sa préparation technique. L’ordonnance et le décret de lancement sont promulgués le 11 juin, moins de deux semaines après l’investiture du gouvernement.

11 Ses caractéristiques sont attirantes pour l’épargnant : il est porteur d’intérêts à 3, 5% (soit 3500 F par an pour 100000 F souscrits) pour un long amortissement de 54 ans. Les titres du 3, 5% 1958 sont exonérés de l’impôt sur le revenu et sur les droits de succession. Il est indexé sur l’or et non sur la hausse des prix :
la référence est la moyenne des cours de la pièce d’or 20 F dite Napoléon, sur le marché libre de l’or à Paris pendant les 100 dernières séances de la Bourse précédant la reprise du titre; le cours de référence du Napoléon est celui du 1er semestre 1958, 3600 F (inférieur de 10% aux 3960 F de 1952). Le remboursement est prévu par tirage au sort jusqu’en 1970, libre au-delà.

12 Le lancement du 17 juin est accompagné par un discours du ministre et un autre du chef du gouvernement. Pinay développe les thèmes de la défense du franc, de la mise en activité des richesses thésaurisées au service de la nation et de son équipement, le général de Gaulle attend un succès triomphal, première étape du redressement. La publicité est centrée sur le thème « l’emprunt 3, 5%, de l’or qui rapporte ». La presse offre un éventail intéressant d’opinions : La Vie Française ( 27 juin) titre «à l’enseigne de la confiance », The Economist ( 21 juin) plaisante sur l’« Opération Napoléon », L’Humanité ( 16 juin) se scandalise d’« Un cadeau royal pour les capitalistes », Le Monde ( 16 juin) résume les deux objectifs de l’emprunt, « Aux urnes du Trésor ».

13 L’emprunt rapporte 325 milliards de F courants, dont 295 milliards en moyens de paiements ( 90%). On peut comparer cette somme avec les recettes budgétaires totales, dont elle représente environ 6% ou avec le déficit de 1958, dont elle pourrait combler la moitié. Par rapport à l’emprunt Pinay de 1952 ( 430 milliards), la collecte est plus modeste et par rapport à l’emprunt Ramadier de 1956 ( 320 milliards) le résultat est identique. En francs constants 2000, cela représente 29 milliards pour l’emprunt de 1958, 158 milliards pour 1944, 48 milliards pour 1952, 119 milliards pour celui de 1993. Le Fonds de Stabilisation des Changes récupère 150 tonnes d’or pendant la durée de l’emprunt, soit environ 80 milliards de F – 1/4 des souscriptions – et la Banque de France considère presque l’emprunt comme une amnistie pour capitaux expatriés. On compte en métropole un peu plus de 870000 souscripteurs, soit environ 6% des ménages, pour une souscription moyenne de 350000 F, ce qui représente six mois de salaire moyen de l’époque.

14 Le Trésor a calculé qu’il était rentable surtout pour les particuliers souscrivant entre 500000 et 5 millions de F Par la suite, le cours de la « rente Pinay » progresse lentement au cours des années 1960, atteignant, sur la base 100 en 1958, l’indice 192 en 1969. L’absence de droits de succession joue beaucoup plus que son indexation sur l’or, augmentant largement son coût relatif pour le Trésor, et en septembre-octobre 1973, les Finances préfèrent procéder à son remboursement anticipé.

15 En été 1958, l’emprunt semble avoir rempli son rôle d’amorce pour la stabilisation. Il n’est pas isolé puisqu’il s’accompagne d’autres mesures d’urgence comme, le 18 juillet, le report au 18 décembre de la tranche de libération des échanges convenue avec l’OECE. Pour couper court à toute rumeur de dévaluation pendant la souscription de l’emprunt Pinay, l’ordonnance du 24 juillet légalise la dévaluation de fait de 1957, baptisée « opération 20% » par le gouvernement Bourgès-Maunoury, et établit le cours officiel du dollar à 420 F[6] [6] Afin de ne pas officialiser une dévaluation nécessaire,...
suite
. Le relèvement des traitements de la fonction publique est reporté, le prix du blé progresse peu, moins que la proposition de l’Association Générale des Producteurs de Blé, un train fiscal supplémentaire de 50 milliards est promulgué le 31 juillet (contributions extraordinaires sur les sociétés, hausse du prix de l’essence, taxes sur contribuables aisés). Si l’on se place en novembredécembre 1958, sans tenir compte du plan qui va suivre, la rue de Rivoli peut présenter un bilan très honorable. Par un travail patient et discret d’économies, le déficit budgétaire, que les bureaux spécialisés des Finances évaluaient à 1000 ou 1200 milliards de F (il s’agit d’anciens francs), est stabilisé à 690 milliards, comme en 1956 et 1957; la balance commerciale, déficitaire depuis le deuxième trimestre 1956, redevient excédentaire au quatrième trimestre 1958.

tre des Finances précédent; portant 5% d’intérêt, à capital garanti sur le cours du dollar, pour une durée de 15 ans, baptisé « emprunt de la stabilisation », il fut reporté par la crise gouvernementale. 8 Antoine Pinay dispose donc d’un canevas qu’il va aménager. L’or n’est pas un placement financièrement avantageux puisque, de 1949 à 1958, le cours du Napoléon a reculé de -18% (passant de 4547 F à 3719 F en moyenne annuelle calculée par l’INSEE), alors que le dollar a progressé de + 10% et les prix intérieurs courants de + 51%. Le cabinet du ministère des Finances en est concient. 9 Le 4 juin 1958, le Napoléon cote 3570 F, niveau toujours inférieur à 1949, mais l’or conserve une image culturelle forte comme référence financière ultime auprès d’une bonne partie du public. 10 Pinay se décide à assimiler les conditions du nouvel emprunt à celles de 1952, pour renforcer l’image de continuité financière comme pour accélérer sa préparation technique. L’ordonnance et le décret de lancement sont promulgués le 11 juin, moins de deux semaines après l’investiture du gouvernement. 11 Ses caractéristiques sont attirantes pour l’épargnant : il est porteur d’intérêts à 3, 5% (soit 3500 F par an pour 100000 F souscrits) pour un long amortissement de 54 ans. Les titres du 3, 5% 1958 sont exonérés de l’impôt sur le revenu et sur les droits de succession. Il est indexé sur l’or et non sur la hausse des prix : la référence est la moyenne des cours de la pièce d’or 20 F dite Napoléon, sur le marché libre de l’or à Paris pendant les 100 dernières séances de la Bourse précédant la reprise du titre; le cours de référence du Napoléon est celui du 1er semestre 1958, 3600 F (inférieur de 10% aux 3960 F de 1952). Le remboursement est prévu par tirage au sort jusqu’en 1970, libre au-delà. 12 Le lancement du 17 juin est accompagné par un discours du ministre et un autre du chef du gouvernement. Pinay développe les thèmes de la défense du franc, de la mise en activité des richesses thésaurisées au service de la nation et de son équipement, le général de Gaulle attend un succès triomphal, première étape du redressement. La publicité est centrée sur le thème « l’emprunt 3, 5%, de l’or qui rapporte ». La presse offre un éventail intéressant d’opinions : La Vie Française ( 27 juin) titre «à l’enseigne de la confiance », The Economist ( 21 juin) plaisante sur l’« Opération Napoléon », L’Humanité ( 16 juin) se scandalise d’« Un cadeau royal pour les capitalistes », Le Monde ( 16 juin) résume les deux objectifs de l’emprunt, « Aux urnes du Trésor ». 13 L’emprunt rapporte 325 milliards de F courants, dont 295 milliards en moyens de paiements ( 90%). On peut comparer cette somme avec les recettes budgétaires totales, dont elle représente environ 6% ou avec le déficit de 1958, dont elle pourrait combler la moitié. Par rapport à l’emprunt Pinay de 1952 ( 430 milliards), la collecte est plus modeste et par rapport à l’emprunt Ramadier de 1956 ( 320 milliards) le résultat est identique. En francs constants 2000, cela représente 29 milliards pour l’emprunt de 1958, 158 milliards pour 1944, 48 milliards pour 1952, 119 milliards pour celui de 1993. Le Fonds de Stabilisation des Changes récupère 150 tonnes d’or pendant la durée de l’emprunt, soit environ 80 milliards de F – 1/4 des souscriptions – et la Banque de France considère presque l’emprunt comme une amnistie pour capitaux expatriés. On compte en métropole un peu plus de 870000 souscripteurs, soit environ 6% des ménages, pour une souscription moyenne de 350000 F, ce qui représente six mois de salaire moyen de l’époque. 14 Le Trésor a calculé qu’il était rentable surtout pour les particuliers souscrivant entre 500000 et 5 millions de F Par la suite, le cours de la « rente Pinay » progresse lentement au cours des années 1960, atteignant, sur la base 100 en 1958, l’indice 192 en 1969. L’absence de droits de succession joue beaucoup plus que son indexation sur l’or, augmentant largement son coût relatif pour le Trésor, et en septembre-octobre 1973, les Finances préfèrent procéder à son remboursement anticipé. 15 En été 1958, l’emprunt semble avoir rempli son rôle d’amorce pour la stabilisation. Il n’est pas isolé puisqu’il s’accompagne d’autres mesures d’urgence comme, le 18 juillet, le report au 18 décembre de la tranche de libération des échanges convenue avec l’OECE. Pour couper court à toute rumeur de dévaluation pendant la souscription de l’emprunt Pinay, l’ordonnance du 24 juillet légalise la dévaluation de fait de 1957, baptisée « opération 20% » par le gouvernement Bourgès-Maunoury, et établit le cours officiel du dollar à 420 F[6] [6] Afin de ne pas officialiser une dévaluation nécessaire,... suite. Le relèvement des traitements de la fonction publique est reporté, le prix du blé progresse peu, moins que la proposition de l’Association Générale des Producteurs de Blé, un train fiscal supplémentaire de 50 milliards est promulgué le 31 juillet (contributions extraordinaires sur les sociétés, hausse du prix de l’essence, taxes sur contribuables aisés). Si l’on se place en novembredécembre 1958, sans tenir compte du plan qui va suivre, la rue de Rivoli peut présenter un bilan très honorable. Par un travail patient et discret d’économies, le déficit budgétaire, que les bureaux spécialisés des Finances évaluaient à 1000 ou 1200 milliards de F (il s’agit d’anciens francs), est stabilisé à 690 milliards, comme en 1956 et 1957; la balance commerciale, déficitaire depuis le deuxième trimestre 1956, redevient excédentaire au quatrième trimestre 1958.

Source : http://www.cairn.info/revue-d-histoire-moderne-et-contemporaine-2001-4-page-102.htm

08/09/2011, 17:15 | Par Georges de Furfande en réponse au commentaire de Vivre est un village le 17/08/2011 à 18:20

La clé de la réussite de l'emprunt Pinay a été la confiance inspirée par Pinay. Giscard a essayé de copier l'emprunt Pinay, l'emprunt Giscard a été extraordinairement couteux.

08/09/2011, 19:53 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de Georges de Furfande le 08/09/2011 à 17:15

@ Georges de Furfande

Il me semble, aussi, que le rendement a été très nettement supérieur aux actions de Eurotunnel !!!

Le français qui ont fait confiance en ont eu pour leur argent, ce qui est, aussi essentiel.

Je crois qu'un candidat à la présidence de la République qui reprendrait, après les dérogations nécessaires, les paramètres exacts de l'emprunt aurait le même résultat !!!

Je cois, en tout cas que l'exercice vaut la peine d'être tenté !!!

26/08/2011, 08:46 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de fiesole le 15/08/2011 à 23:44

la dette publique est un transfert de richesses des contribuables vers les rentiers !

@fiesole

Un grand merci pour nous rappeler que la dette publique est un transfert de richesses des contribuables vers les rentiers puisque ce sont eux et eux seuls depuis la loi de Giscard d'Estaing de 1973 qui prêtent à des taux souvent usuriers !!!

Rappeler que des pays,comme le Mexique, ont déjà payés, comme intérêt, 10 fois la somme empruntée et que cette somme empruntée n'a pas bougée d'un iota !!!

Dans le cas du Mexique, les coûts d'extraction ont étét multipilés par 10 car de l'extraction terrestre à faible profondeur, l'on est passé à l'extraction maritime au largeet à forte profodeur, exactement au moment où le cours du brut s'effondrait !!!

La valeur réelle de ce brut est par ailleurs très mal pris en compte car sa qualité extra légère, particulièrement recherchée est très mal valorisée !!!

Le fait que ce pétrole se trouve le long des frontières US, c'est à dire avec un coût de transport extrêmement faible non plus !!!

La corruption, otu à fait réelle du Mexique, a parfois bon dos en tatn que seul explication de son marasme économique, ne l'oublions pas !!!

 

08/09/2011, 17:22 | Par Georges de Furfande en réponse au commentaire de Vivre est un village le 26/08/2011 à 08:46

Les prêteurs pouvaient être qualifiés de "rentiers" quand les emprunts étaient faits sur le marché interne . Depuis que la dette est émise sur les marchés internationaux de capitaux, les prêteurs sont principalement les détenteurs de liquidités, à savoir d'une part les "petrodollars" et d'autre par les états émergents, Chine en tête.

La loi de 1973 était destinée à éviter l'inflation par l'utilisation sans limite de la planche à billet (alors que dans le même temps les Etats Unis s'offraient des possibilités illimitées, dues à leur poids politique ) . En fait à cette époque la dette publique si elle est un transfert des contribuables vers les rentiers est un transfert des contribuables occidentaux vers les rentiers américains, comme les profits des entreprises occidentales alimentent les fonds de retraite américains.

08/09/2011, 19:55 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de Georges de Furfande le 08/09/2011 à 17:22

@ Georges de Furfande

Un grand merci pour cet enrichissement du débat...

16/08/2011, 11:37 | Par Vivre est un village

Non il faut enlever aux marchés le pouvoir absolu !

@ fiesole

C'est une évidence absolue !!!

J'ai connu de près le niveau de vie d'un "golden boy", c'est tout simplemnet scandaleux et avoir pensé, surtout après l'ouverture totale des marchés financiers voulue par Jacques Delors en 1988 En colèreEn colèreEn colèreMaladeMaladeMalade !!!

Jean-Luc Mélenchon et l'ontégralité des économistes atterrés s'est vue massivement refusé l'accès aux médias populaires En colèreEn colèreMaladeMalade!!!

Il nous appartiens d'utiliser aui mieux cet outil Médiapart Clin d'œil.

A bientôt.

Amitié.

16/08/2011, 21:35 | Par fiesole en réponse au commentaire de Vivre est un village le 16/08/2011 à 11:37

Cher Vivre est un village,

Là nous nous retrouvons complétement d'accord et c'est mieux ainsi ! Sourire

17/08/2011, 09:04 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de fiesole le 16/08/2011 à 21:35

@ fiesole

L'accord parfait est très beau, les dissonances peuvent l'être aussi si elles ne sont pas gratuites !!!

08/09/2011, 18:00 | Par Georges de Furfande en réponse au commentaire de Vivre est un village le 16/08/2011 à 11:37

L'affirmation suivant laquelle il faut "enlever aux marchés le pouvoir absolu" est une simple gesticulation si l'on n'indique pas comment on va enlever ce pouvoir aux marchés. Que ce soit Mélenchon, Montebours ou les économistes atterrés, aucun ne vont au dela de grands moulinets Don Quichotesque.

Les activités de marché sont une source considérable de revenus pour les quelques banques qui sont au coeur des opérations de marché, et en particulier pour quelques banques américaines et anglaises , et foncièrement deux banques françaises, la Société Générale et BNP.

Ces opérations ont été très profitables parce qu'elle resposaient sur l'affirmation suivant laquelle il pouvait y avoir des opérations sans risque mais à haut rendement. Dans ces opérations il y avait en particulier des opérations utilisant "l'ingénierie financière" censées transformer de la dette privée à risque en dette sans risque, par la magie des produits dérivés et aux sortilèges des agences de notations, assurances monolignes, et accessoirement des certifications des auditeurs et des lettres d'opinion des cabinets d'avocats.

Ces opérations ont permis en Occident, et en particulier aux Etats Unis, en Angleterre, en Espagne mais aussi en France, les bulles successives et des valorisations boursières sans cesse croissantes. Elles ont été utilisées pour créer des effets de richesse qui suppléaient les pertes d'emplois indsitruels. Elles permettaient d'alimenter des dépenses publiques et sociales en finançant même de plus en plus les dépenses de fonctionnement.

Indépendamment de toute discussion sur la question de savoir qui elles ont enrichi, il est certain que les dettes privées et publiques ont été une anticipation de l'avenir, que les profits futurs des entreprises et les recettes fiscales futures ont été dépensés. Ceci a accompagné le mouvement général, qui était de générer une prétendue croissance en épuisant les ressources naturelles, pétrolières , minières, de la mer, en polluant et généralement en laissant aux générations futures non seulement la charge des dettes des cigales, mais aussi en les privant des ressources futures.

Là encore indépendamment de toute question d'opportunité, il devrait être évident que les dettes, privées et publiques, des pays occidentaux ne pourront être remboursées. Il devrait être évident qu'une politique qui étrangle les pays, que ce soit au niveau du contribuable ou au niveau global de l'état, est une pollitique digne des médecins de Molière qui saignaient les malades ...pour qu'ils meurent bien portants.

Il devrait être clair que le raisonnement devrait être celui qui était à la base de toute la jurisprudence sur le crédit abusif, qui est qu'un emprunteur n'a pas à payer pour un crédit qui était manifestement excessif .... mais les gouvernants bien entendus ne veulent pas assumer la responsabilité de dire qu'ils ont été eux aussi irresponsables.

Il devrait être évident qu'il convient de mettre fin à cette tromperie qui était de prétendre que les produits dérivés sont nécessaires aux marchés pour en particulier en assurer la liquidité, alors que justement les marchés sont trop liquides et que les opérations spéculatives ne peuvent qu'augmenter la volatilité et créer des profits spéculatifs , avec par ailleurs d'énormes risques. Il faut mettre fin à cette situation car on a vu que les profits spéculatifs allaient enrichir un nombre très limités de profiteurs, et que les pertes étaient mises à la charge des contribuables.

Un programme qui tend à mettre fin aux abus des marchés doit donc forcément passer par la fin de la société casino, par l'interdiction des marchés dérivés spéculatifs.

Mais par ailleurs il faut bien réaliser que les états occidentaux ont brulé leurs meubles et vendus les bijoux de famille. Il ne suffit donc pas de refuser de payer des crédits excessifs.

Il faut retrouver le chemin d'une activité non financière. Remettre des barrières douanières ne ferait dans de nombreux cas que priver les consommateurs et les entreprises des produits dont ils ont besoin ... ou qu'ils désirent. Le protectionnisme ne permettra pas à la France de produire des écrans plats 3D, des microprocesseurs des ordinateurs, des téléphones portables, des appareils photos et autres produits pour lesquels la Chine, le Japon ou la Corée ont développés un monopole. A ce point de vue il est clair qu'une solution probablement indispensable passe par ce que l'on a appelé la TVA sociale, pour compenser les différentiels de cout du travail par rapport aux pays qui, grâce à des régimes "de gauche" exploitent le travail.

Il faut modifier les mentalités, et à commencer par l'obsession des prix les plus bas : le prix le plus bas est forcément celui d'un produit importé, et la recherche des prix les plus bas qui a été un moteur de la délocalisation interdit tout espoir d'une certaine relocalisation et même de freiner les délocalisations. Le déficit du commerce extérieur de la France est dramatique.

Il faut dans ce contexte revenir sur la politique qui depuis 1953 favorise outrageusement la grande distribution, dont les profits sont maintenant éhontés et qui échappent à l'application du droit de la concurrence et de la législations sur les fraudes.

Il est clair qu'il y a des domaines où il faut mettre fin à la libéralisation absolue des marchés : c'est le cas par exemple pour le lait, comme pour d'autres produits agricoles.

Il faut mettre fin aux dogmatismes des marchés, "à la Attali" ....il faut, il faut : la liste est longue, complexe. Ilfaukon ...mais il ne suffit pas de dire yaka se révolter

 

 

08/09/2011, 20:05 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de Georges de Furfande le 08/09/2011 à 18:00

Un programme qui tend à mettre fin aux abus des marchés doit donc forcément passer par la fin de la société casino, par l'interdiction des marchés dérivés spéculatifs.

@ Georges de Furfande

Je crois que vous nous signalez, là, notre plus petit dénominateur commun qui devrait être la base du programme électoral de tous les candidats à la présidence de la République.

Il me semble que Jean-Luc Mélenchon, Arnaud Montebourg et Nicolas Dupont-Aignan le portent et je suis "atterré" que l'on ne leur accorde pas plus de place dans les médias !!!

En tout cas, je vous remercie pour la place que vous prenez dans cet espace Médiapart qui est d'une très grande valeur !!!

08/09/2011, 22:30 | Par MARIE CAROLINE PORTEU en réponse au commentaire de Georges de Furfande le 08/09/2011 à 18:00

@Georges de Furfande

réformer les mentalités , sûrement ..

Mais cela passe aussi par un minimum d'honneteté intellectuelle , de la part de nombreux"experts" de manière à pouvoir ouvrir les débats , les rendre audibles et efficaces .

 

Des hommes comme Mario Draghi , bientôt à la tête de la BCE , sont une indignité : Il était chez Goldman Sachs lors du truquage des comptes Grecs et son "je n'étais pas au courant " est très peu crédible .

Il était en tout directeur du Trésor en Italie , quand l'Italie a fait le même montage en 1996 ..

Ce Monsieur ne peut pas non plus prétendre ignorer l'existence et le fonctionnement des CDS .. Goldman en est l'un des plus gros émetteurs depuis qu'ils ont été inventés (produits dérivés nécessaires aux marchés).

 

Alors de deux choses l'une :

Soit ce Monsieur est très incompétent ..

Soit il est très malhonnête .. Mais dans les deux cas , il n'a rien à faire à la tête de la BCE .

 

Et cela , une campagne d'information peut faire oeuvre d'utilité publique , comme l'a été celle de Mediapart sur le dossier Tapie et l'implication de Christie Lagarde .

Comme le disait récemment un des abonnés de Mediapart , les guerres actuelles sont des guerres de l'information et les médias actuels ont bien une responsabilité dans ce qui arrive , du fait de l'omerta pratiquée et du nombre de sujets tabous .

16/08/2011, 15:42 | Par kakadoundiaye

Je rebondirai effectivement cette fois non sur le diagnostic avec lequel nous sommes tout à fait d 'accord, c 'est à dire celui qui reprend les économistes attèrés, mais aussi Larrouturou, Lordon, Piketty, Besançon etc...mais là sur le constat et le diagnostic vis à vis des médias.

Je pensais surtout ces dernières semaines à l'impact du travail des journalistes de Mediapart ayant travaillé sur l'affaire Takieddine...et je me proposais de leur demander de colliger les articles faisant état de leurs travaux dans la Presse et en général les médias. Je constate que le Nouvel Obs dans son dernièr opus - il symbolise à lui seul les lecteurs-électeurs PS- n'en parle absolument pas.Il est vrai que Joffrin qui maintenant le dirige avait fait de Libé, le journal de Sartre militant un journal de bonne soeur Mais il est curieux de signaler effectivement le peu d 'echo des analyses des dits et des journalistes de Mediapart dans les Partis politiques qui ont encore droit de parole y compris Lemanchon sans doute parce ils ne disent strictement rien

17/08/2011, 09:10 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 16/08/2011 à 15:42

@ kakadoundiaye

Bonjour,

J'ai été longtemps abonné au Nouvel Observateur et je suis très content d'avaoir arrêté mon abonnement car il m'est devenu de plus en plus évident qu'il s'agissait, en fait, d'une publication de droite !!!

Je me rappelle aussi, d'une convesation dsune file d'attente pour Don Carlos à l'opéra Bastille avec la compagnie, tout à fait aléatoire d'une journaliste du Nouvel Observateur quinourrissait une haine profonde contre Noam Chomsky !!!

Depuis ce jour, je considère de salubrité publique de ne pas lire le nouvel Observateur !!!

A bientôt.

Amitié.

18/08/2011, 16:22 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de Vivre est un village le 17/08/2011 à 09:10

Sur l'emprunt Pinay et en réponse aux questions de Fiesole.

Je ne suis économiste que sur le tard et disons au "tour extérieur" n'ayant aucun diplome sinon quelquees idées ayant bénéficié des cours de Samir Amin qui, dans le secteur des relations Nord/sud, bouleversait pas mal la donne. Le reste je me le dois.

L'empunt Pinay est donc pour moi extérieur à mon champ de compétence. Je ne l'ai jamais lu et vu que comme volonté de s'arquebouter sur l'étalon or.

Par ailleurs, et là je parle en sociologue que je suis, il est un fait récurrent des "populations" françaises ( c 'est à dire de groupes sociaux différents) c 'est l'épargne.La France est un pays d 'épargne et cette épargne est bien sur différente selon que l'on s 'adresse à des " rentiers " ( celui qui ne vit que de la renter de ses avoirs), des bourgeois, des employés, des ouvriers... Alors que depuis une petite cinquantaine d 'année la pierre est le secteur d 'investissement et d 'épargne principal il n'en a pas toujours été ainsi. Les bas de laine, les "lessiveuses" existèrent longtemps.
Il faut aussi mettre cela en relation avec l'emploi informel ( celui qui échappe aux déclarations et impôts). Quand il fut décidé de muter du franc à l'euro des milliards de francs se retrouvèrent investis ailleurs en Afrique francophone par exemple afin d 'éviter d'avoir a en déclarer la provenance.

Je crois que l'emprunt Pinay doit s'apprécier dans ce contexte d 'une épargne forte, d 'une défense de l'étalon or et de la volonté toute gaullienne de ne pas laisser le pouvoir à la corbeille.

18/08/2011, 17:42 | Par fiesole en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 18/08/2011 à 16:22

Merci Kakadoundiaye de nous avoir donné votre point de vue sur l'épargne en France replacé dans le contexte de l'époque concernée par ces 2 emprunts Pinay (1952 sans de Gaulle et 1958 avec lui ).

19/08/2011, 10:51 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 18/08/2011 à 16:22

@ kakadoundiaye

Bonjour,

Je suis certaienement encore moins économiste que vous, ma seule compétence en le domaine se limite à une écoute aussi profonde de mon cours d'économie politique enseigné pour l'obtention de Brevet d'Enseignement Commercial 2ème degré qui a, parit-il, pour équivalence le Bac G.
J'ai eu la chance d'avoir une professeure marxiste qui a réussi à me convaincre de lire "Aus das kapital" de Karl Marx en Allemand, les traductions de ce livre étant toujours discutablesq à l'infini...

J'ai aussi vécu concrètement, en chair et en os, les effets dévastateurs de la politique économique des USA sur le Mexique et je suis tout simplement très inquiet pour ce qu'il se passe an ce moment en France !!!

Mon "radeau de la méduse" est le "Manifeste des économistes atterrés", fort opportunément traduit à l'espagnolApplaudissements.

Pour une meilleure compréhension de ce texte, j'ai conçu l'espace participatif : http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/090811/crise-et-dette-en-europe-10-fausses-evidences-22-mesures-en-de

Votre avis et , bien sûr, votre participation sur cet espace serait pour mopi, la meileure nouvelle de cette journée.

A bientôt.

Amitié.

Post-Scriptum : en ce qui concerne l'emprunt Pinay, je me suis basé uniquement sur le souvenir d'enfance de mon grand-père souscrivant cet emprunt, de la stupéfaction des employés de la Banque Rothschild et du vol par un aigrefin du Crédit Lyonnais censé gérer le portefeuille de mon grand-père devenu cénil. Pour toutes ses raisons, j'ai toujours pensé que cet emprunt été unanimement saluécomme un acte de justice pour les petits épargnants. J'ignorais tout d'une controverse dont je ne compred rien. J'ai demander à Yves Besabçon de me faire partager ses lumières sur ce sujet et je ne manquerait pas de vous les faire parvenir dès que je les auraitClin d'œil.

Il va sans dire que j'ignorais totalement que Antoine Pinay était un pétainiste viscéral malgrè son poste de Président du conseil de Charles de Gaulle !!!

Cette histoire sur le régime de Pétain, toujours criminellemnt nommé régime de Vichy explique peut être cela !!!En colèreEn colèreEn colèreEn colèreEn colèreEn colère

 

 

19/08/2011, 15:52 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de Vivre est un village le 19/08/2011 à 10:51

@Vivre,

curieusement c 'est au Mexique que je me suis spécialisé dans l'économie ( j'avais déja certes quelques bases sérieuses avec Samir Amin dont j'avais été l'assistant sans parler de Duroux etc...)A l'Université de Monterey. Il s 'agisait bien sur de travailler sur les maquilladoras et sur la dévaluation de 95.C'était en 2004/2005. J'ai connu Lordon à l'époque via le Monde Diplo. Sept ans déja!!!!!

19/08/2011, 17:01 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 19/08/2011 à 15:52

@ kakadoundiaye

Bonjour,

Je suis toujours plus bluffé par ton C.V.C'est la fête !.

Je me suis sans doute mal expliqué sur ma démarche en forme de jeux que je souhaite entammé par le début du manifeste qui est mon 3ème billet car le premier édité.Polar

Je pense générer une montagne de notes et j'ai commencé par la note (1), c'est à dire le début du manifeste.Polar

L'idée du jeux est de recevoir un maximum de commentaire à ma note avant de passer à la deuxième...Polar

Bien entendu, les règles du jeux ne sont pas fixés mais il faut partir d'une base !!!Clin d'œil

A bientôt. Étreinte

Amitié.Admiratif

Post-Scriptum : N'hésites pas à échanger avec Boris Carrier qui est un TIPAZO !!!C'est la fête !

19/08/2011, 02:06 | Par Boris Carrier

Comme toute bonne conclusion qui se respecte, on finit sur une touche optimiste:

 

"Des gouvernements nationaux prendront des décisions innovantes"

 

... lesquels ? Le socialiste Zapatero est en sursis jusqu'en novembre et, comme ses copains du groupe des 17 ou des 27 il n'a que le mot d'austérité à la bouche. Ne parlons pas de Papandréou dépassé par les évenements.

19/08/2011, 10:59 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de Boris Carrier le 19/08/2011 à 02:06

Le socialiste Zapatero est en sursis jusqu'en novembre et, comme ses copains du groupe des 17 ou des 27 il n'a que le mot d'austérité à la bouche. Ne parlons pas de Papandréou dépassé par les évenements.

@ Boris Carrier

Un grand merci, Boris, pour ce message.

J'ai choisi de faire feu de ce bois, pour alimenter mon initiative de défense du "Manifeste des économistes atterrés http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/090811/crise-et-dette-en-europe-10-fausses-evidences-22-mesures-en-de

J'ai reçu avec une immense joie la traduction du manifeste que tuappelles E.A., selon une mode radicalement trans océaniqueClin d'œil.

SI tu trouvais le "loisir" de le traduir également en russe, en allemand et en anglais, ce serait le Nirvana !!!

A bientôt.Étreinte

Amitié.

C'est la fête !!!

C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !C'est la fête !

 

19/08/2011, 18:53 | Par Boris Carrier en réponse au commentaire de Vivre est un village le 19/08/2011 à 10:59

recherches faites, il semblerait que cet appel que je croyais européen mais qui est bien gaulois ait été traduit seulement en espagnol et en italien en e-book . Je suppose que les responsables de la campagne s'emploient à le diffuser dans les autres langues car je n'ai rien trouvé, même pas sur Tlaxcala (site de traduction copyleft de gauche) auxquels j'ai signalé ce manque... j'attends les réactions.

20/08/2011, 10:46 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de Boris Carrier le 19/08/2011 à 18:53

@ Boris Carrier

Bonjour Boris,

Le "Manifeste des économistes atterrés" est non seulement gaulois mais médiapartien.

L'un des auteurs Yves Besançon, m'a envoyé un message si élogieux et soncère que j'en rougi toujours de plaisir !!!

Pourquoi est-il si mal défendu par Médiapart ?

C'et l'une des questions essentielles que nous nous posons tous !!!

Je m'investi beaucoup dans "le jeux de société" dont j'ai eu l'idée, j'espère que ce ne sera pas en vain !!!

Je suis très agréablement surpris que le manifeste soit déjà traduit à l'italien.

Je déguste, par avance, la joie que cette nouvelle apportera à mon ami Anido Mirolo, fils d'un résistant anti Mussolini réfugié en France en région parisienne puis en france dite libre tout en laissant son épouse et son fils Anido pour qu'il puisse suivre la formation professionnelle d'ajusteur créé par Philippe Pétain !!!

Notre prochiane terrasse, débur Septembre sera sans doute, grâce à toi qui m'a fourni cette info, très joyeuse !!!

A bientôt.

Amitié.

 

21/08/2011, 02:28 | Par Boris Carrier en réponse au commentaire de Vivre est un village le 20/08/2011 à 10:46

eh, mes tuyaux ne sont pas en béton, méfie toi: j'ai trouvé l'info du e-book en italien sur le site des économistes atterrés dans les dernières nouvelles, mais je n'ai pas approfondi, je te laisse le soin.

19/08/2011, 12:16 | Par amel belhadj

C'est la fête !Il est dans mes favoris, je laisse les professionnels de la finance commenter cet excellent billet.

ÉtreinteFiesole se débrouille formidablement bien, ainsi que Kakadoundiaye...

Applaudissements Bravo, Vivre est un VillageClin d'œil.

En prière Avec vous !

19/08/2011, 13:45 | Par fiesole en réponse au commentaire de amel belhadj le 19/08/2011 à 12:16

Amel, je vous l'ai déjà dit sous une forme ou une autre mais sans doute jamais assez : vous êtes un ange ! SourireSourireSourire

20/08/2011, 10:57 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de fiesole le 19/08/2011 à 13:45

@ fiesole

Amel, je vous l'ai déjà dit sous une forme ou une autre mais sans doute jamais assez : vous êtes un ange ! SourireSourireSourire et ses "Quessadillas" sont super SourireSourireSourireClin d'œilClin d'œilClin d'œilAdmiratifAdmiratifAdmiratifBonne chance !Bonne chance !Bonne chance !

 

20/08/2011, 10:53 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de amel belhadj le 19/08/2011 à 12:16

@ Amel BELHADJ

Les professionnels de la finance souhitent faire du fric et sans doute m'étrangler !!! MaladeMaladeMalade

Je sais que mon objectif de faire comprendre chaque mot de ce manifeste à TOUS les membres de ce club est utopiste !!!Clin d'œil

Je sais aussi que 100% des gagnants ont tenté leur chance et je tente ma chance !!! Clin d'œil

Un grand merci pour ton encouragement (s'il te plait tu peux me tutoyer)...Clin d'œil

A bientôt.Heureux

Amitié.Étreinte

21/08/2011, 16:26 | Par MARIE CAROLINE PORTEU

La dette est un mirage ,

 

elle n'existe que parce qu'un pouvoir régalien supposé s'exercer dans le sens de l'intérêt général a été cédé à une minorité d'établissements financiers privés qui ne l'exercent par définition que pour leurs propres intérêts .

 

Ce pouvoir se nomme la création monétaire : celui qui donnait au roi ou aux états (avant 73 pour la France) le droit de "battre monnaie" .

 

La cession de ce pouvoir , cession qui a eu lieu sous l'inflluence américaine et qui était violamment rejetée par un Charles de Gaulle , a donné TOUS LES POUVOIRS aux financiers

- les pouvoirs de financer une politique étrangère (guerre juste ou injuste)

- le pouvoir de décider des investissements stratégiques d'un pays (quelles doivent être les priorités ) et ce sont TOUJOURS les bailleurs de fonds qui décident de l'opportunité d'un projet ..

- le pouvoir de décider de nos politiques sociales ...

 

Mais ce modèle n'est pas immuable , et il serait même logique de se poser la question de sa pertinence compte tenu des effets pervers qu'il a généré .

 

Redonner une indépendance et une souveraineté monétaire à l'Europe permettrait à la fois

- d'aider les pays les plus en difficultés par des aides sans intérêts ,

- de savoir réutiliser l'outil monétaire pour les politiques de relance économique : la force actuelle de l'euro ne gêne pas l'allemagne dont la plus grosse partie des exportations se fait en zone euro , mais elle étrangle des pays à vocation touristique comme l'espagne , la Grèce , ou même la France , sans parler évidemment des implications sur les exportations et des délocalisations supplémentaires .

 

 

Pourquoi la FED , qui n'est pas le Gouvernement américain car ses actionnaires sont privés , il faut le rappeler toujours et en tout lieu, serait-elle le seul pays à avoir le droit d'inonder la planète de dollars qui ne cessent de perdre de la valeur .. Comme le dit Lordon , dans son dernier article

"Mais l’essentiel est ailleurs : il est dans le fait que jamais un groupe d’intérêt aussi puissant que celui qui s’est constitué autour de la finance lato sensu ne renoncera de lui-même au moindre de ses privilèges, et que seuls peuvent le mettre à bas la force d’un mouvement insurrectionnel – puisqu’il est bien clair par ailleurs qu’aucun des partis de gouvernement nulle part n’a le réel désir de l’attaquer –, ou bien la puissance dévastatrice d’une catastrophe que son système aura lui-même engendré. A l’évidence, c’est cette dernière hypothèse qui tient la corde, et puisqu’elle déploie maintenant ses effets avec la force de fatalité du tsunami évoqué en ouverture, il ne reste plus qu’à attendre qu’elle accomplisse pleinement ses virtualités… pour en tirer le meilleur parti : reconstruire les institutions de la création monétaire souveraine [11], avec tout ce qu’elle suppose et de possibilités rouvertes et aussi de rigoureux encadrements [12] ; réinventer des structures bancaires qui à la fois échappent aux prises d’otage de la banque privée et dépassent la forme « nationalisation » vers un système socialisé du crédit [13] ; réduire au minimum minimorum la structure des marchés de capitaux pour lui ôter tout pouvoir de nuisance et d’usurpation [14]. Soit, sur les ruines, enfin tout rebâtir."

 

 

22/08/2011, 08:59 | Par Vivre est un village

Pareilles aux images aériennes du front de tsunami avançant inexorablement vers une côte japonaise dont le sort est scellé, le déploiement de la crise financière depuis trois ans donne une impression d’irrésistible fatalité, avec en prime cette sorte d’incrédulité un peu stupide de dirigeants qui croient encore pouvoir tout sauver quand tout est déjà compromis.

Source : Comme le dit Lordon , dans son dernier article

Bonjour Marie-Caroline,

J'ai beaucoup aimé votre commentaire et votre citation de Lordon dont je reprends une autre partie car l'incrédulité un peu stupide de dirigeants qui croient encore pouvoir tout sauver quand tout est déjà compromis.

Apporte de l'eau à mon moulin qu'il faut voter pour un candidat le plus éloigné possible de toutes les décisions stupides, à commencer par l'ouverture totale des marchés financiers prise en 1988 par Jacques Delors !!!

Je continue à penser, bien sûr, Jean-Luc Mélenchon !!!

Mais ce ci ne concerne que moi, évidemment !!!

A bientôt.

Amitié.

22/08/2011, 11:56 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de Vivre est un village le 22/08/2011 à 08:59

mais Lemanchon continue à porter sa croix PC..Vivre.
Ce qui n'est pas le cas de Eva Joly qui part sur du neuf , du tout neuf à inventer ( d 'où aussi l'impression cacophonique)..

PS : Mais Stravinsky en son temps devait aussi faire cacophonique là où maintenant nous n'entendons qu'harmonie selon notre coeur

22/08/2011, 12:26 | Par fiesole en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 22/08/2011 à 11:56

Je rebondis sur votre appréciation de la musique de Stravinsky car votre 1ère phrase me pertube alors que la 2ème me convient !

Donc vous pensez que la musique de Stravinsky n'est maintenant qu' harmonie ? Eh bien pas toujours pour moi et cela dépend beaucoup de l'oeuvre, mais peut-être suis-je spéciale ?!

23/08/2011, 11:44 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de fiesole le 22/08/2011 à 12:26

fiesole

elle est harmonie, surtout le sacre, parce que je la chantonne, la chatonne, quand je suis aise.Comme une chose allant de soi, c 'est a dire en harmonie avec le monde.

23/08/2011, 14:46 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 22/08/2011 à 11:56

@ kakadoundiaye

Bonjour kakadoundiaye,

Jean-Luc Mélenchon continue a rece voir autatn de coups de poing à gauche qu'à droite !!!Malade

Ceux porté par "dédé, notre fier gaulois auvergnat" (André Chassagne), sont particulièrement indignes, ignobles et portés par quelqu'un que nous aimons tous !!!Regard de chiot

J'avais déjà vu le shampoing PC à l'oeuf sur la calvitie de "Lolo" (Laurent Fabius) en réponse à sa main tendue !!!MaladeMaladeMalade

La base du PC est très forte pour casser le travail de sa hiérarchie !!!En colère

Pour une fois que la base n'et pas arrivée à ses fins, il nous est grand temps d'aider Jean-Luc Mélenchon au lieu de lui chercher et trouver d'autres éceuils !!!Clin d'œil

J'avais prévu d'aller au plâteau avec "ma" Colette et c'est avec plaisir que j'aurais participé ) l'exercice de nudisme proposé si nous n'avions pas dû changer de projet !!!Clin d'œil

Sens à trouver à cette cacophonie aux moeurs généralement considérées commes bonnes ??? Perplexe

Un manque de projet politique, tout simplement !!!Bâillement

répondre politiquement au "Manifeste des économistes atterrés" requiert de beucoup de souffle politique, je le pense, comme je pense qu'il est impossible à émerger dans un parti tiraillé entre Hulot/Borloo et le réformiste Cohn Bendit qui semble beucoup attiré par l'eau tiède que par une réalisation concrète du "Manifeste des économistes étterrés" !!!Mort de rire (lol)

A bientôt. Bonne chance !

Amitié.Étreinte

 

 

22/08/2011, 12:50 | Par MARIE CAROLINE PORTEU en réponse au commentaire de Vivre est un village le 22/08/2011 à 08:59

Comme je vous l'ai dit , les appels pleuvent et se multiplient ...

En voici un autre , rédigé par Henri Temple , Professeur d'économie à l'université de Montpellier , dont je pense que vous apprécierez la musique ... même si ce n'est pas Mélenchon qui en est à l'origine . Nous devons rassembler car pour mettre fin à la dictature de l'indignité , nous aurons besoin de tous et de toutes ..

 

« Indignés » contre « indignes ».... 

 

23/08/2011, 14:58 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de MARIE CAROLINE PORTEU le 22/08/2011 à 12:50

Indignes moralement, certes, mais indignes, aussi et surtout peut-être, intellectuellement et politiquement. Car, enfin, combien de temps encore nous faudra-t-il supporter tous les faux-semblants, les artefacts économiques et politiques dont nous abusent notre oligarchie politique et nos économistes officiels, soigneusement sélectionnés par les médias en raison de leur connivence ? Et indignes ceux qui, dans le confort des classes moyennes, éduquées, mais corticalement captives, subjuguées par l’apparente complexité de sujets qu’elles apprennent dans les hebdomadaires, et restituent dans les dîners en ville sans le moindre esprit critique.

@ MARIE CAROLINE PORTEU

Bonjour Marie-Caroline,

Etre obligé de reconnaître que hje partage le point de vue de Henri Temple, spécialiste économique de Dupont Aignan m'est très difficile Perplexe!!!

L'honnêteté intellectuelle n'est pas toujours de tous repos !!!Sérieux

Après le pétainiste vrai républicains, le "droitiste" authentiquement républician !!!Perplexemême si je n'ai pas le moindre cheveuxClin d'œil !!!

J'appelle donc de tous mes voeux le prochain "mariage" de Jean-Luc Mélanchon et de Nicolas Dupont Aignan !!!Dansons...

A bientôt.Bonne chance !

Amitié.Étreinte

 

23/08/2011, 15:02 | Par MARIE CAROLINE PORTEU en réponse au commentaire de Vivre est un village le 23/08/2011 à 14:58

Merci de votre honneteté ..

Mais je pense qu'en ces moments plus que troublés , ou ce sont nos actions et nos réactions qui décideront de l'avenir de nos enfants , il est plus important de s'attacher aux projets et aux idées , qu'aux personnes ..

Et face à des projets structurés , vous verrez de curieuses alliances se former , qui auront au moins le mérite d'avoir surmonté le puéril débat purement politicien

24/08/2011, 10:40 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de MARIE CAROLINE PORTEU le 23/08/2011 à 15:02

je pense qu'en ces moments plus que troublés , ou ce sont nos actions et nos réactions qui décideront de l'avenir de nos enfants , il est plus important de s'attacher aux projets et aux idées , qu'aux personnes ..

@ MARIE CAROLINE PORTEU

Bonjour Marie-Caroline,

Je suis tout à fait d'accord avec vous !!!

Pour raison professionnelles, j'ai toujours la méthode de Pareto et j'essaie de l'appliquer ici, en essayant de découvrir quels sont les 20 % de nos maux qui génèrent le 80 % de notre désespoir !!!

J'ai été particulièrement touché par votre descripton du malheur d'"appliquer" la robotique dans les échanges boursiers !!!En colèreEn colèreEn colèreMaladeMaladeMalade

J'ai mis le mot appliquer entre guillemets car l'"application" de la robotique dans le domaine boursier est otu sauf une application.

En effet, tout développement en robotique DOIT répondre à un langae, donc un discours de développement.

Les plus connus d'entre eux, ou tout du moins ceux que j'ai utilisé professionnelement sont Grafset et Gemma dontl première fonction est d'éliminer les injonctions contradictoires qui peuvent, s'il s'agit d'un pont roulant, provoqué l'ouverture des dispositifs de charges !!!

Dans le cas des applications boursières, vous nous avez signalés, de manière très convaincante, un phénomène d'injonction contradictoire dans lequel faire du fric est une injonction totalement contradictoire avec créer le bonheur !!! En vous écrivant ces mots, je suis toujours de ma dernière lecture : "Dominer le monde ou sauver la planète" de Noam Chomsky http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1&section=10&article=33080où sont décrites un inventaire saisissant d'injonctions contradictoires made in USA qui tuent le monde.

Noam Chomsky a des accents tout à fait gaulliens et ce n'est peut être pas un hasard s'il est aussi décrier par la gauche "Nouvelle Observateur" !!!

De Gaulle nous a apporter énormément de par son discours face aux USA et il est évident que ce discours doit être repris et fructifier sans rentrer dans l'affreux travers gaullien, en ce point similaire à l'un des travers pétainistes, celui de pratiquer la chasse aux sorcières communistes !!!En colèreEn colèreEn colèreMaladeMaladeMalade

L'une des raisons pour laquelle nous vivons cette profonde crise de la civilisation que la "mère spirituelle" de Noam Chomsky, Hannah Arendt nous avait déjà si bien décrite est que nous ne nous protégeons pas suffisemment des USA et que nous avons beaucoup trop tendance à les imiter dans ce qu'ils ont de pire !!! En colèreEn colèreEn colèreMaladeMaladeMalade

Tout projet strucuré dans ce domaine doit ABSOLUMENT être défendu !!!

Une danse métaphorique de Jean-Luc Mélenchon et Nicolas Dupont Aignan sur la musique du "Manifeste des économistes atterrés" est la meilleure des choses qui puisse nous arriver, car ce serait une danse entre résistants de la première heure e non de la 25ème comme peuvent l'être Arnaud Montebourg, voir Eva Joly !!!

Soyons donc, chère Marie-Caroline, les lettres d'or du faire part d'union entre Jean-Luc Mélenchon et Nicolas Dupond Aignan.

C'est, en tous cas, mon voeux le plus cher.

A bientôt.Bonne chance !

Amitié. Étreinte

 

24/08/2011, 12:14 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de Vivre est un village le 24/08/2011 à 10:40

l'ami de Chomsky s 'appelle Peter Dale Scott il vient de publier en français un livre dont j'ai essayé de rendre compte dans mon blog.

C'est aussi un ami . Nous avons passé un an ensemble en Thaïlande

24/08/2011, 15:10 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 24/08/2011 à 12:14

@ kakadoundiaye

l'ami de Chomsky s 'appelle Peter Dale Scott il vient de publier en français un livre dont j'ai essayé de rendre compte dans mon blog.

J'y vais...

24/08/2011, 15:22 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de Vivre est un village le 24/08/2011 à 15:10

@ kakadoundiaye

Bonjour kakadoundiaye,

Un grand merci pour la référence à cet auteur et à se livre que je ne connaissait pas du tout !!!

 

La route vers le nouveau désordre mondial Peter Dale Scott

Cet ouvrage est une étude ambitieuse, qui décrit avec précision la façon dont, depuis les années 1960, les choix en matière de politique étrangère états-unienne ont conduit à la mise en œuvre d’activités criminelles, et à leur dissimulation, tantôt partielle parfois totale.

Dans ses précédents essais, Peter Dale SCOTT a témoigné de l’implication de la CIA dans de graves exactions dont différents coups d’État, ou dans la mise en place d’une véritable géopolitique de la drogue et des guerres qu’elle permet de financer. Il sonde ici la manière dont les décisions, irrationnelles (voire paranoïaques) et à courte vue, prises par les Présidents américains depuis Nixon ont contribué à engendrer une plus grande insécurité mondiale, notamment en renforçant les réseaux terroristes responsables des attentats de 2001.

L’auteur montre comment l’expansion de l’Empire américain depuis la seconde guerre mondiale a conduit à ce processus de décisions iniques et dangereuses dans le plus grand des secrets, souvent à l’insu des responsables démocratiquement élus.

À partir d’exemples précis, (la « Surprise » et la « Contre-surprise » d’octobre, l’Irangate, la guerre froide en Afghanistan, la géopolitique du pétrole et de l’accès à l’Énergie, …) il illustre comment ces décisions « para-politiques » furent l’apanage de petites factions très influentes au sein d’un « supramonde » qui agit sur l’État public à travers des institutions secrètes (comme la CIA), au détriment de l’État démocratique et de la société civile. L’analyse de l’implémentation de ces programmes établit que les principaux services de renseignement des États-Unis ont collaboré pendant longtemps avec des groupes terroristes, qu’ils ont à la fois aidé à créer et soutenus, dont la fameuse organisation « nébuleuse » al-Qaïda. Dans un autre registre, parallèle et tout aussi fascinant, Peter Dale SCOTT explique clairement le danger que fait peser sur la démocratie l’instauration, sous l’administration Reagan, du programme ultra-secret de « continuité du gouvernement », qui existe toujours…

D’aucuns crieront sans doute à la « théorie du complot », mais la qualité de l’argumentation, étayée par une documentation encyclopédique fait de ce travail une magistrale et passionnante leçon d’histoire contemporaine, qui nous plonge dans les méandres des rivalités de ceux qui détiennent le vrai pouvoir, pour comprendre le monde tel qu’il est, et non tel qu’il paraît être.


Traduit de l'américain par Maxime CHAIX et Anthony SPAGGIARI.


22/08/2011, 16:31 | Par FATARELLA

tout ceci est d'une fraicheur confondante !:

La dette publique reporte - Manifeste d'économistes atterrés ...atterres.org/?q=node/1&page=7 - En cache

31 août 2010 Ces politiques fiscales ont obligé les administrations publiques à s'endetter auprès des ménages aisés et des marchés financiers pour ...

23/08/2011, 15:05 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de FATARELLA le 22/08/2011 à 16:31

tout ceci est d'une fraicheur confondante !:

@ fatarella

Bonjour,

Pour que vous puissiez nous sortir de nos fraîcheurs confondantes, j'ai formaté : http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/090811/crise-et-dette-en-europe-10-fausses-evidences-22-mesures-en--1 sous forme d'un mur ou vous avez la possibilité et l'invitation d'écrire tout ce que vous avez à nous dire sur ce sujet !!!

Ne vous en privez pas.

Je vous en remercie par avance.

A bientôt.

Amitié.

23/08/2011, 02:35 | Par MARIE CAROLINE PORTEU

FAUSSE EVIDENCE N°10 : LA CRISE GRECQUE A ENFIN PERMIS D’AVANCER VERS UN GOUVERNEMENT ECONOMIQUE ET UNE VRAIE SOLIDARITE EUROPEENNE

 

Je vous demande sur ce sujet d'écouter la vidéo qui suit ..

Pour moi , l'heure n'est pas de savoir si il faut soutenir X , Y ou Z , mais elle est à l'urgence pour faire entendre nos voix sur les décisions en cours qui vont encore empirer nos situations .

 

- tout d'abord pour bloquer les décisions anarchiques qui sont encore en train d'être prises , et en particulier le vote du 6 septembre prochain sur le nouveau plan d'aide à la Grèce .

 

- pour contrer le dogmatisme actuel des eurocrates qui refusent totalement de reconnaitre que TOUTES les solutions préconisées par leurs soins depuis deux ans n'ont conduit qu'à l'échec .

 

Je ne suis pas aussi virulente que NDA sur la sortie de l'euro , car je pense qu'il vaudrait mieux parler de souveraineté monétaire Européenne , ce qui permettrait à la zone euro de récupérer un pouvoir réel sur sa monnaie et de pouvoir enfin utiliser l'outil monétaire comme aide à la relance .

Mais toutes les idées sont bonnes à prendre et à écouter , et chacune d'entre elles peut en entrainer une autre .

 

Mais d'ici le 6 Septembre , il faut faire entendre les voix qui veulent dire NON aux 15 Milliards supplémentaires fournis par de nouveaux sacrifices français, milliards qui de plus ne résoudront rien puisqu'ils n'amélioreront aucunement la situation grecque , bien au contraire puisque la première maladie actuelle de la Grèce est représentée par une charge d'intérêts financiers de l'ordre de 70% de son déficit budgétaire annuel .

 

Vous trouverez les arguments du NON au vote du 6 septembre prochain dans ces deux passages récents de Nicolas Dupont Aignan sur Europe 1 et aux quatre Vérités .

Et ce non doit être entendu par tous les élus pour leur faire comprendre que leur première mission est de respecter et de défendre les intérêts de ceux qui les ont élus .. et pas de défendre une utopie mortifère qui continue à nous conduire dans le mur .

23/08/2011, 13:43 | Par MARIE CAROLINE PORTEU

FAUSSE EVIDENCE N°7 : IL FAUT RASSURER LES MARCHES FINANCIERS POUR POUVOIR FINANCER LA DETTE PUBLIQUE

 

Les marchés financiers n'ont nullement besoin d'être rassurés puisqu'au mépris de toutes les lois en vigueur , ils ont bénéficié des fonds publics secrètement prêtés par la FED ..

Le propre d'une dictature c'est de faire que la justice ne soit plus indépendante et que l'égalité du citoyen devant la loi ne soit plus respectée.

Il faut bien désormais parler de Junte financière , totalement au dessus des lois qui nous gouvernent .

Le Scandale du Réseau mafieux des Banques Centrales éclate – Le FED LOAN DISCLOSURE  

 

Le marché n'a d'ailleurs plus besoin d'être rassuré , l'AMF vient de modifier depuis ce matin , les règles de vente de produits dérivés à la baisse .. qui n'ont plus le droit d'être exercés que comme couverture de portefeuilles existants .

Intention pour bloquer la spéculation certainement très louable , mais totalement inefficace et contre productive , car elle est limitée aux nationaux et ne concerne absolument pas les vrais acteurs des marchés qui sont les hedge et les banquiers .

Elle montre juste qu'il y a vraiment le feu et que les acteurs de ces casinos truqués n'hésitent plus à changer les règles en cours de route , sans préavis et sans aucune information .

 


 

23/08/2011, 16:33 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de MARIE CAROLINE PORTEU le 23/08/2011 à 13:43

Croyez vous sincèrement que la droite patrimoniale, la droite financière, la

droite politicienne, la droite traditionnelle qui, en France, se mouche à 

Chantilly et sommeille à  Neuilly, la droite internationaliste, qui, composée, de

par le monde, de moins de dix mille personnes possède plus de la moitié des

richesses et commande à  l'autre moitié, cette droite des empires mondiaux et des

mains basses sur la ville et sur la vie, accepterait, tête basse et coeur

contrit, un éventuel coup de force, une éventuelle et bien improblable, "voix

des urnes" qui lui dirait, en bref, que son époque est finie et qu'il faut

rendre au peuple ce qui appartient au peuple, que les salaires annuels à  dix

zeros, les retraites pharaonniques, les jets privés, les

bénéfices à  milliards et surtout la sensation stupéfiante d'appartenir à  l'élite

du monde et finalement de ne bénéficier que des avantages et privilèges que vous

donnent votre talent, votre travail, votre énergie et votre famille. qui lui dirait en bref que tout cela est fini n.i ni et qu'il ne lui reste plus qu'à se terrer, silencieuse et dépossédée dans de vieux paradis fiscaux sans printemps eternels en se frottant à cette engeance venue du bas, ce peuple qui sent la saumure, l'ail, le vin, l'ambre solaire et le patchouli, vénère Lady Gaga, John Haliday et crache sur Buren?

Non bien sur que non!

Alors va t on vers des affrontements d'autant plus improbables qu'il n'y a pas d'ennemis qu'il ne peut y avoir de front contre front car l'ennemi n'a plus de front plus de visage de lieu de forme qu'il est partout y compris chez moi et en moi et chez le voisin, l'ami le frère, le compagnon, l'amante. Alors que reste-il sinon cette possibilité d'une utopie toujours ouverte qui se caractèrise d 'abord et s 'est toujours caractérisée par les méthodes de transformation de la société, définissant un socialisme utopique qui se différenciait de l'utopisme scientifique marxiste en cela que celui-ci arguant de la lutte des classes et de la constitutiond 'une avant-garde prêchait au contraire l'affrontement... Il y eut lieu et l'avant-garde se transforma en bourgeoisie d'etat, en dictature d'un prolétarait qui n'existait plus que comme élément d'un discours permettant aux Bureaucrates de vivre sur le dos du peuple, la médiocrité en plus.

Il ne reste aujourd'hui que l'utopie, c est à dire de reprendre son destin en main de reprendre possession des domaines que l'on avait délégué, confié, dont le peuple s 'était dépossédés. L'organsation des tâches et du travail, l'éducation, la consommation, la sécurité à partir de communautés de base seule source de légitimité.

C'est cette communauté de base que Mamadou Dia avait en 1960 mis au coeur du développement du Sénégal et de l'Afrique définissant un socialisme autogestionnbaire et utopique les deux pieds dans la réalité.

23/08/2011, 17:02 | Par MARIE CAROLINE PORTEU en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 23/08/2011 à 16:33

Relisez l'histoire de France , cela devrait vous redonner espoir , car ces révolutions ont eu lieu .. Elles sont inscrites dans nos mémoires . Et si nous avons sû les faire , nous saurons les refaire .

 

Faire passer une escroquerie pour une lutte des classes , c'est faire beaucoup d'honneur aux escrocs , et c'est déconsidérer le reste de la population .

 

Pour moi , ce n'est pas une lutte des classes , c'est un coup d'état .. et cela n'a rien à voir avec la lutte des classes . C'est une mystification gigantesque, un mensonge , une arnaque .

 

Et les pratiques que l'on voit ne sont pas des pratiques de classes , mais des pratiques de malfrats dont la seule place est théoriquement devant une cour de justice .. parce que je crois encore en la présomption d'innocence et qu'ils ont le droit d'être jugés ..

 

Mais il faudra qu'ils le soient et c'est pour pouvoir les juger que nous avons une système fondé sur la séparation des pouvoirs , exécutifs , judiciaires et législatifs . Sachons nous en souvenir .

 

Et ce n'est pas invoquer la lutte des classes que réclamer la simple application des concepts de notre République , inscrits au fronton de tous nos monuments .. et le respect de nos lois ... par TOUS .

Liberté Egalité Fraternité , ce qui veut dire aussi et avant tout : egalité du citoyen devant la Justice .

Et rappeler aux élus , actuels ou futurs , qu'ils sont là pour faire respecter les lois et la Constitution et non pour protéger ceux qui les bafouent .. c'est juste un comportement républicain . Il n'y a pas de notion de classe là dedans ..

 

Au contraire , en introduisant la notion de classe , vous envoyez tous ceux qui n'adhèrent pas à toutes les idées de gauche et aux théories marxistes , rejoindre les rangs des extrêmes car ils se sentent exclus . C'est sans doute l'une des explications au succès actuel de Marine Le Pen .

 

Faire des clivages idéologiques alorsqu'il s'agit simplement de faire respecter les lois qui nous gouvernent est dangereux car cela divise .

Et si nous restions simplement rationnels et républicains .. en exigeant que nos lois soient applicables et appliquées à tous .. Cela résoudrait déjà beaucoup de problèmes et je vous jure que c'est quelque chose qui rassemble , car une majorité de français , de tous âges , de toutes origines , croient encore en cette République une et indivisible qui fut aussi la force de la France .

 

24/08/2011, 10:58 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 23/08/2011 à 16:33

Croyez vous sincèrement que la droite patrimoniale, la droite financière, la droite politicienne, la droite traditionnelle qui, en France, se mouche à Chantilly et sommeille à  Neuilly, la droite internationaliste, qui, composée, de par le monde, de moins de dix mille personnes possède plus de la moitié des richesses et commande à l'autre moitié, cette droite des empires mondiaux et des mains basses sur la ville et sur la vie, accepterait, tête basse et coeur contrit, un éventuel coup de force

@ kakadoundiaye

Bonjour kakadoundiaye,

La droite traditionnelle existe et n'a rien à voir avec Nicolas Sarkozy, je l'ai même rencontrée !!!

Cette droite peut être fervente lectrice du "Pélerin" des "Echos" et autres publications de droite tout en étant déscendants directs d'authentiques résistants contre l'hitlérisme et résistants actifs contre le Sarkozysme !!!

Le parallèle entre ces 2 combats et particulièrment bien montrés dans le film "Walter le retour en résistantce" qui aurait dû, au même titre que le film "Le chagrin et la pitié", bénéficié d'un premier pris à Cannes !!!

Il devrait même y avoir, chaque année, un prix pour tout film abordant le pétainisme, les effets du pétainisme, une comparaison entre la dictature nucléaire et le pétainisme, l'histoire de ces "pauvres juifs" planqués avec Pétatin puis planqués touts court jusqu'en 1962 en Algérie, etc, etc...

L'histoire n'est jamais simple et ne doit jamais être simplement abordée !!!

L'histoire est une science dure et un peuple sans histoire est un peuple sans avenir !!!

Je n'ai jamais caché mon militantisme en faveur de Jean-Luc Mélenchon,n essentiellement pour la qualité de ses discours, de ses livres et de ses appuis dans le monde économique comme le sont Jacques Généreux et Nicolas Béniès !!!

Pourquoi se refuser d'autres appuis s'ils sont de qualité ?

A titre personnel, je pense qeu nous ne pour vons pas nous donner ce luxe.

A bientôt.

Amitié.

 

 

 

 

 

24/08/2011, 12:26 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de Vivre est un village le 24/08/2011 à 10:58

Vivre,

bien sur que Sarko n'a rien à voir avec la droite traditionnelle. Il y a une droite aristocratique, une droite patrimoniale, une droite bourgeoise, une droite nouveau riche " nuevo rico" ( sarko) une droite populaire, une droite ouvrière, une droite extrême etc..il y a des droites mais un seul pouvoir soutenu par ces radicelles et autres soutiens plus ou moins formels plus ou moins solides et solidaires ( car il est vrai que les premeirs soutiens a de Gaulle furent droitiers Cartier par exemple qui refusa la médaille de la Résistance).

Ce que j'ai voulu dire est qu'il ne peut aujourd'hui y avoir d'affrontements type révolution et ce n'est pas parce qu'il y eut des révolutions frontales qu'elles sont encore possibless ( qu'elles soient encore possibles) d'un coté qu'il ne eput y avoir de victoire électorale d 'un autre je veux dire que les victoires électorales ne pourront jamais "changer la vie " le chemin est d '&éauant plus étroit et l'utopie a certes une place à y jouer.
Quant à Lemanchon je dois reconnaitre qu'il m'est d'emblée et irrationnellement antipathique je le trouve mauvais acteur. Mais je suis prêt au second tour à voter pour lui bien sur. Ce ne sont pas les personnes qui font la politique ( mais je ne suis pas d 'acord avec les idées de Lemanchon quoique j'admire baucoup Genereux)

25/08/2011, 17:50 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 24/08/2011 à 12:26

@ kakadoundiaye

Bonjour,

Le très bon livre d'Hannah Arendt "On revolutions" n'est pas disponible en français.

Thierry Ternissien d'Urville, membre du club est entrain d'en faire la traduction.

Il me semble que je l'ai lu en espagnol mais je n'en suis pas sûr...

As-tu une info sur ce sujet.

A bientôt.

Amitité.

26/08/2011, 12:28 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de Vivre est un village le 25/08/2011 à 17:50

@Vivre,

Arendt fait partie de mon retard de lecture....il y en, a 4 sur ma planche !!!

28/08/2011, 08:08 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 26/08/2011 à 12:28

Arendt fait partie de mon retard de lecture....

@kakadoundiaye

Bonjour,

Hannah Arendt me semble être trè simportante car elle est à la fois journaliste, philosophe, de culture allemande, française et US...

Ses 3 livres les plus importatnts sont "Eichman à Jerusalem", "La crise de la culture" et "La vie de de l'esprit".

On premier livre est un livre de chroniqueur judiciaire, journaliste et philosophe très abouti sur un sujet qu'elle connaissait particulièrement bien en tant que juive réfugièe en France puis émigré aux US...

La crise de la culture explique parfaitement les dérives qui nous ont conduit à notre drame financier et culturel actuel.

La vie de l'esprit est sa neuvième symphonie inachevée car les textes qui en formait la troisième partie sont restés épars au grède plusieurs publications. Celivre est , dupoint philosophique le plus fort...

 

 

28/08/2011, 08:31 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de Vivre est un village le 25/08/2011 à 17:50

@ kakadoundiaye

Bonjour,

Partir de la réalité est de son compte-rendu est essentiel, comme il est essentiel pour nous tous de mener une vie philosophique en sachant que chacun de nous peut se poser des questions sur absolument chacun des actes de sa vie.

Je viens d'enterrer Marinette, ma belle-mère qui a quelques semaines près a failli être centenaire...

Constater que l'agence funéraire propose un, cercueil nommé "Empire" et aucun "République" peut déboucher sur une réflexion philosophique.

Préférer la chambre funéraire Valery Larbaud à Napoléon ou Louis II peut en être un autre choisir les "discours" 11 et 18 de Desmond Tutu et Martin Luther King aussi, cette cantate de la passion selon Saint-Jean de Jean-Sebastien Bach "Ruhe voll" à l'Ave Maria composé par ce laïque fervent peut en être un autre...

Choisir comme voisin de dernière demeure ce mystérieux allemand né en 1950 et mort en 1995 dans ce village ou chaque pierre et chaque homme a participé soit à la guerre, soit à la résitance peut être un acte politique.

Constater et rendre compte que les villageois continuen souvent à lire l'humanité et a essayer de comprendre la guéguerre Chassagne/Mélenchon peut aussi acte philosophique et historique.

N'hésitons pas, comme tu le fais souvent, à pratiquer ce genre d'actions, l'avenir de notre civilisation en dépend...

Un grand merci pour toutes tes interventions sur Médiapart,continue !!!

A bientôt.

Amitié.

29/08/2011, 09:05 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de Vivre est un village le 28/08/2011 à 08:31

@ kakadoundiaye

Il m'est venu à l'esprit que la simple lecteure des 80 CV disponibles sur le site de l'assemblée nationale des 80 parlementaires qui ont dit NON à Philippe Pétain pouvait constituer une excellente base pour une pièce de théâtre tatn chacun de ces CV est émouvant.

En général se sont des gens modestes avec un très, très grand sens de la république et un grand courage qui ont payé très cher parfois de leur vie comme ce fut le cas de Max Dormoy, leurs engagements dans la défense de la République !!!

Voir qu'il n'y a aucun musé Max Dormoy dans la ville de Montluçon dont il était maire m'a étét très triste, commme il m'a étét triste de constater qu'il n'y avait aucun momument Antonio Machado à Collioure !!!

Je ne parle pas, bien sûr de la forme de dénie la plus absolue et la plus tragique pour tous les résistants vichyssois dont on essaie, furtivement, d'enlever les plaques de commémoration dans cette ville de Vichy d'où j'écris ces quelques mots.

La permanence de Gérrad Charasse sommeille mais il continue son combat : http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion0729.asp

Ne l'oubions pas et n'oublions ni cette ville ni le pétatinisme dont elle n'a pas, très loin de là, le seul apanage !!!

D'avance, Merci !!!

 

24/08/2011, 18:42 | Par MARIE CAROLINE PORTEU

FAUSSE EVIDENCE N°9 : L’EURO EST UN BOUCLIER CONTRE LA CRISE

 


C'est encore un mensonge éhonté . Les seuls à être sauvés si l'euro est maintenu ce seront les financiers, mais à quel prix !!!! .

 



Effectivement , une transformation de la zone euro pourrait avoir des conséquences très négatives sur ces métiers .
Par contre , elle pourrait avoir des effets très positifs sur les économies de la zone euro .



L'europe actuelle s'est construite sur un mirage monétaire, modèle exporté par les USA, géré intégralement par des intérêts financiers privés , au détriment de l'intérêt général .

 



Au contraire , si l'on regarde l'évolution de l'Europe depuis la mise en place de l'europe monétaire , elle régresse ..
Je ne parlerais pas de la Grèce et de l'Irlande , encore moins de l'Espagne et de l'italie ..



Une Europe forte et sociale peut exister , elle sera d'autant plus forte qu'elle sera économiquement et fiscalement cohérente , mais pour cela , elle doit se débarasser de la mise en coupe réglée de ses prêteurs et des marchés qui la tiennent sous tutelle .



Donc réformer l'article 123 du Traité de Lisbonne de toute urgence .. et rendre à l'europe sa souveraineté monétaire de manière à lui laisser l'outil monétaire comme outil de relance économique .

D'ailleurs les Français ont voté NON à cet article si mes souvenirs sont bons .



Donc récupérons nos démocraties en forçant les politiques à respecter les volontés démocratiques . Nous avions voté NON : cet article est illégal .



Il y a déjà un procès en cours en Allemagne sur la légalité des aides apportés à la Grèce , sachons porter nos revendications devant les cours de justice pour bloquer les actions en cours , comme le nouveau vote du 6 Septembre prochain .

 



L'Europe ne pourra exister sans respect de ses peuples et de leurs volontés . Et aujourd'hui , ils pourront annoncer tous les plans d'austérité qu'ils veulent, ils ne vont qu'augmenter la récession et les effets dévastateurs de la politique mise en place depuis dix ans qui a pour la France par exemple provoqué une augmentation de 87% de son déficit .

 

La France a un rôle à jouer ..Elle sait qu'elle peut nationaliser les banques sans provoquer de guerre , d'ailleurs elle l'a déjà fait ,il n'y a pas si longtemps ..

25/08/2011, 17:46 | Par Vivre est un village

réformer l'article 123 du Traité de Lisbonne de toute urgence .. et rendre à l'europe sa souveraineté monétaire de manière à lui laisser l'outil monétaire comme outil de relance économique . D'ailleurs les Français ont voté NON à cet article si mes souvenirs sont bons .

Donc récupérons nos démocraties en forçant les politiques à respecter les volontés démocratiques . Nous avions voté NON : cet article est illégal .

Il y a déjà un procès en cours en Allemagne sur la légalité des aides apportés à la Grèce , sachons porter nos revendications devant les cours de justice pour bloquer les actions en cours , comme le nouveau vote du 6 Septembre prochain .

L'Europe ne pourra exister sans respect de ses peuples et de leurs volontés . Et aujourd'hui , ils pourront annoncer tous les plans d'austérité qu'ils veulent, ils ne vont qu'augmenter la récession et les effets dévastateurs de la politique mise en place depuis dix ans qui a pour la France par exemple provoqué une augmentation de 87% de son déficit .

La France a un rôle à jouer ..Elle sait qu'elle peut nationaliser les banques sans provoquer de guerre , d'ailleurs elle l'a déjà fait ,il n'y a pas si longtemps ..

@ MARIE CAROLINE PORTEU

Ce texte est absolument essentiel, merci de nous le faire partager.

27/08/2011, 18:05 | Par danivance

J'ai enfin pris le temps de lire ce billet et le précédent. Je les trouve excellents, même si parfois je serais un peu plus radical concernant certaines solutions.

Merci de ce travail.

28/08/2011, 08:39 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de danivance le 27/08/2011 à 18:05

@ Danivance

Je suis d'accord aavec vous pour reconnaitre que certaines solutions proposées devraient plus radicale.

Pour ma défense, je crois qu'aucune action politique nepeut être prisesansl'appuide son "pack".

Pour continuersur cette métaphore rugbystique, il ne sert à rien, si l'on court très vite, à être au contact avnt tout le monde, sinon à se blesser et à arrêter sa carrière très vite !!!

Je crois qu'il est indispensable, pour chacun de nous, à être le "joueur" de notre futur en anlysant et essayant de tirer des conclusions sur ce qui nous entoure comme il est important de faire avancer ses idées en "pack"

 

28/08/2011, 09:18 | Par fiesole en réponse au commentaire de Vivre est un village le 28/08/2011 à 08:39

@ Vivre est un village

J'aime bien cette image rugbystique ici elle est vraiment adaptée !

28/08/2011, 09:55 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de fiesole le 28/08/2011 à 09:18

J'aime bien cette image rugbystique ici elle est vraiment adaptée !

@ fiesole

Bonjour fiesole,

Cette image "rubystique" est plus qu'une image mais un fait réelle, celui d'un champion de sprint qui a abandonné subitement l'athlétisme pour faire du Rugby !!!

Après avoir subit quelques paquages paticulièrement dévastateurs, puisqu'il ne savait pas se protéger, il s'est mis à dire pis que pendre de ses équipiers avant de se recycler dansune administration !!!

Tout mène au Rugby,à condition de savoir le jouer !!!

A bientôt.

Amitié.

28/08/2011, 08:48 | Par Vivre est un village

@ Danivance

Bonjour Danivance,

Je suis actuellemnt dans un hôtel de luxe qui me prêt gratuitemt son WI FI, sorte de ressource miraculeuse obtenu a hasard et sans effort,les ressources pour organiser une conférence à l'opéra de Vichy sur le thème de la résitance parlementaire à partir d'un évennement Médiapart similaire à celui organisé au Théâtre dela Colline pour défendre le Printemps Arabe avec comme star, incontournable de mon point de vue, de Stéphane Hessel.

Voir cette ressource totalement obérée par Médiapart m'est toujours difficile à vivre comme l'est la désactivation du correcteur d'orthographe qi est vraiment un gros fil à la patt, sans parler, bine sûr, de la censure parfois innique !!!

Je note, heureuesement, une grande amélioration dansla ligne éditoriale, je constate aussi une grand marge d'amélioration et je vous remercie de m'aider à la combler.

A bientôt.

Amitié.

29/08/2011, 14:03 | Par fiesole en réponse au commentaire de MARIE CAROLINE PORTEU le 29/08/2011 à 12:34

@ Marie Caroline

Votre lien renvoie hélas vers le vide "drupalien" !

29/08/2011, 14:05 | Par MARIE CAROLINE PORTEU

Bon c'est mon dernier billet .. Je ne sais pas pourquoi , peut etre est -ce moi qui fait des fautes , mais les liens ne marchent pas .

http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-caroline-porteu/290811/fausse-evidence-le-systeme-est-mondial-et-ne-peut-en-sortir

31/08/2011, 09:49 | Par Vivre est un village

Il est une autre affirmation fallacieuse qui confond économie ménagère et macroéconomie, celle selon laquelle la dette publique serait un transfert de richesse au détriment des générations futures. La dette publique est bien un mécanisme de transfert de richesses, mais c’est surtout des contribuables ordinaires vers les rentiers.

Source : "Manifeste des économistes atterrés FAUSSE EVIDENCE N°6 : LA DETTE PUBLIQUE REPORTE LE PRIX DE NOS EXCES SUR NOS PETITS-ENFANTS "

Cette évidence est trop souvent ignoré et gagne à être connue !!!

La seule fois où un intêret de rentier a été servi à monsieur tout le monde, s'était en 1958 à l'occasion du deuxième emprunt Pinay!!!

Valery Giscard d'Estaing puis l'Europe a fait tout ce "qu"il fallait" pur que cela ne se reproduise pas sicksicksicksicksicksicksicksicksicksicksicksicksicksicksicksicksicksicksick

31/08/2011, 12:06 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de Vivre est un village le 31/08/2011 à 09:49

Il faut effectivement le dire et redire

la dette ce n'est pas ce que nous laissons à nos enfants ( avec toute la morale dégoulinante de bonne conscience de ce genre de remarque et qui a le don de me dresser les poils sur le dos à la manière des dragons de nos enfances) mais ce que l'Etat nous prend pour le donner à d 'autres

Mais en plus et par rapport à mes enfants je ne leur jamais dit qu'ils devaient rembourser leurs dettes ou rembourser ma dette. Qu'ils fassent ce qu'ils veulent avec y compris botter le cul des banquiers ( c est mon conseil mais ils en feront ce qu'ils veulent )c 'est leur problème. ( j'ai essayé de leur apprendre que la désobéissance est une qualité nécessaire)

Je rappellerai ce que disait Furtado, Ministre des finances du Brésil, à l'époque où le Brésil croulait sous la dette " la dette? cele empêche peut etre mon banquier de dormir, je le comprends, pas moi ".

01/09/2011, 08:11 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 31/08/2011 à 12:06

cela empêche peut etre mon banquier de dormir, je le comprends, pas moi ".

@ kakadoundiaye

Le banquier dort aussi très bien car il "mutualise" sa dette ou pour faire plus moderne il procéde à la titrisation de sa dette, ce qui veut dire il fait une fuite en avant qui sur le long terme a un effet "bombe aux neutrons" qui tue les gens tout en préservant les biens !!!skullskullskull

01/09/2011, 09:06 | Par Vivre est un village

01/09/2011, 09:05 par Vivre est un village

En kiosques — Septembre 2011

Trois ans après le krach
financier

Une directive
européenne pour doper la spéculation

Depuis 2010, plus de la moitié des échanges boursiers européens s’effectuent
via des systèmes opaques. Grâce à la déréglementation impulsée par
Bruxelles.

Par Paul Lagneau-Ymonet et Angelo Riva

Lundi 20 septembre 2010, Bruxelles. Rue de la Loi, bâtiment Charlemagne,
salle Alcide-De-Gasperi, la foule des grands jours se presse. Le commissaire
chargé du marché intérieur et des services, M. Michel Barnier, ouvre la réunion
par « un souvenir personnel » : « Il y a quelques mois, lorsque je me
suis préparé à mes futures fonctions de commissaire européen, j’ai entrepris de
longues séances de travail avec mes services. Le directeur général m’a indiqué
alors : “Il faudra réviser la MIF.” Oserai-je dire que cette affirmation ne me
parut pas totalement limpide ? »
Depuis, M. Barnier a bachoté.

La Commission européenne a donc entamé la révision de la directive Marché
d’instruments financiers (MIF), qui, depuis quatre ans, a dérégulé
l’organisation des places boursières en Europe. Dans une pure logique
néolibérale de construction du cadre de la concurrence, la directive MIF
institue une sorte de « marché pour les marchés » européens. Pour ce faire, elle
abolit — dans les pays où elle existait, comme la France — la règle de
concentration des ordres selon laquelle les transactions s’effectuaient en
Bourse. Adoptée en 2004, cette directive entre en vigueur le 1er novembre 2007.
Ironie suprême, ce texte emblématique de la déréglementation acquiert force de
loi au moment même où éclate la crise financière.

Historiquement, les Bourses ont pourtant été des instruments de régulation
institués par des marchands et des gouvernants soucieux de contrôler la marche
des affaires. Ainsi la Bourse de Paris naît-elle officiellement en 1724, après
la faillite du système de Law, pour contenir les opérations qui se négociaient
auparavant dans le chahut de la rue Quincampoix. Ces lieux officiels d’échange
organisaient donc l’égalité formelle des acheteurs et des vendeurs, leur mise en
concurrence réglée et la publicité des informations relatives aux transactions,
sous le contrôle d’une autorité et sur un territoire donnés. En lieu et place de
ce modèle classique, la directive MIF a instauré la concurrence entre les
Bourses (transformées (...)

Retrouvez la version intégrale de cet article
dans Le Monde diplomatique de septembre 2011 actuellement en kiosques.

Paul Lagneau-Ymonet et Angelo Riva.

Source : http://www.monde-diplomatique.fr/2011/09/LAGNEAU_YMONET/20941

08/09/2011, 18:11 | Par Georges de Furfande en réponse au commentaire de Vivre est un village le 01/09/2011 à 09:06

La rengaine concernant la "déréglementation" ne fait qu'obscurcir la réflexion , comme les litanies sur le "néolibéralisme" et autres fadaises de journalistes et politiciens.

La MIF n'est pas une "déréglementation", elle est une régulation absurde . Elle est absurde par ce qu'elle répond à un dogmatisme, qui est les vertus de la concurrence pour réduire les coûts de transaction sur le marché, en oubliant l'essentiel, c'est qu'il faut respecter les fondamentaux d'un marché. Le principe de concentration des ordres répondait aux concepts de base d'un marché, à savoir qu'il peut être considéré comme permettant l'établissement de cours reflétant l'offre et la demande ...à la condition justement que l'offre et la demande soit concentrée sur le marché. La régulation a en fait privilégier l'intérêt des opérateurs sur le marché à l'intérêt du marché. Cette erreur a d'ailleurs été reconnue par Jouyet, maintenant président de l'AMF, lors d'une conférence.

 

08/09/2011, 20:13 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de Georges de Furfande le 08/09/2011 à 18:11

La MIF n'est pas une "déréglementation", elle est une régulation absurde. La régulation a en fait privilégier l'intérêt des opérateurs sur le marché à l'intérêt du marché. Cette erreur a d'ailleurs été reconnue par Jouyet, maintenant président de l'AMF, lors d'une conférence.

@ Georges de Furfande

Merci de le rappeler, c'est en effet très important !!!

01/09/2011, 11:24 | Par kakadoundiaye

j'y cours....au lieu d 'attendre que ma nièce que j'ai abonnée me l'amène

02/09/2011, 08:42 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 01/09/2011 à 11:24

@ kakadoundiaye

rock on!

 

01/09/2011, 13:05 | Par MARIE CAROLINE PORTEU

MESURE DE SALUT PUBLIC A EXIGER pour le vote de la prochaine Loi de finances rectificative des 6, 7 et 8 Septembre prochain

 

Sécurisation des dépôts des particuliers avec la distinction entre banque d'affaires et banque de dépôts .

Lire le billet pour comprendre pourquoi cette mesure est essentielle et urgente

Merci

01/09/2011, 13:19 | Par fiesole en réponse au commentaire de MARIE CAROLINE PORTEU le 01/09/2011 à 13:05

@ Marie Caroline

Votre lien ne marche pas, je vous aide donc en le remplaçant par celui-ci :

http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-caroline-porteu/010911/securite-des-depots-vue-priorite-absolue-du-6-septembre-proch

01/09/2011, 13:23 | Par MARIE CAROLINE PORTEU en réponse au commentaire de fiesole le 01/09/2011 à 13:19

Merci

02/09/2011, 08:52 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de fiesole le 01/09/2011 à 13:19

http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-caroline-porteu/010911/securite-des-depots-vue-priorite-absolue-du-6-septembre-proch

@ fiesole

Bonjour fiesole,

Un grand merci pour le SAV Drupal, particulièrement efficace et important tant ce billet est essentiel.

A bientôt.

Amitié.

 

 

02/09/2011, 08:54 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de MARIE CAROLINE PORTEU le 01/09/2011 à 13:05

02/09/2011, 08:49 par Vivre est un village

UNE CHOSE doit être demandée de toute urgence : la sécurisation des dépots des particuliers .

Cette sécurisation des dépots à vue est une obligation éthique ,
déontologique de nos gouvernements , quelque soit leur tendance pour
protéger les français et protéger ses propres recettes , car si
l'épargne des français n'est pas protégée de la spéculation effrénée à
laquelle nous assistons , ce sont les propres recettes de l'Etat qui se
trouveront en risque

@ Marie-Caroline Porteu

Bonjour Marie-Caroline,

Je suis "bon puiblic" car j'étais absolumnet certain que cette sécuriasation existait déjà !!!

Cette nouvelle m'est donc de l'ordre su salut publique popur comprendre ce qu'il se passe autour de nous !!!

Je croyais que ce genre de problème étati réservé à l'Argentine !!!

A nouveau merci pour le trésor de connaissances que vous mettez à notre disposition.

A bientôt.

Amitié.

09/09/2011, 10:48 | Par Georges de Furfande en réponse au commentaire de Vivre est un village le 02/09/2011 à 08:54

Il y une garantie des dépôts.
Le Fonds de Garantie des Dépôts a été créé par la loi n° 99-532 du 25 juin 1999 sur l'épargne et sa sécurité financière.

La garantie est limitée, mais même cette limite parait théorique car le problème est que l'Etat n'aurait pas les moyens de garantir les dépôts en cas de crise bancaire importante.

09/09/2011, 11:01 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de Georges de Furfande le 09/09/2011 à 10:48

Article 22 En savoir plus sur cet article...

Les caisses d'épargne et de prévoyance existant à la date de publication de la présente loi sont transformées en sociétés coopératives dans les conditions ci-après :

 

I. - Les caisses d'épargne et de prévoyance disposent au plus tard quatre mois à compter de la publication de la présente loi d'un capital initial composé de parts sociales au sens de l'article 11 de la loi n° 47-1775 du 10 septembre 1947 précitée ainsi que, en tant que de besoin, de certificats coopératifs d'investissement au sens du titre II ter de la même loi. Le montant total du capital initial des caisses d'épargne et de prévoyance est égal à la somme des dotations statutaires de chacune des caisses, telle que cette somme figure dans les comptes consolidés du groupe des caisses d'épargne arrêtés au 31 décembre 1997. Pour les exercices clos jusqu'au 1er janvier 2004, les certificats coopératifs d'investissement entrant dans la composition du capital initial des caisses d'épargne et de prévoyance ne peuvent pas représenter plus de 25 % de ce capital. La Caisse nationale des caisses d'épargne et de prévoyance est chargée de veiller au respect, à tout moment, de cette proportion. L'article 19 decies de la loi n° 47-1775 du 10 septembre 1947 précitée ne s'applique pas à ces certificats coopératifs d'investissement.

 

II. - La Caisse nationale des caisses d'épargne et de prévoyance fixe le capital initial de chaque caisse d'épargne et de prévoyance au plus tard quatre mois après la publication de la présente loi, après avis du conseil d'orientation et de surveillance de la caisse d'épargne et de prévoyance, en tenant compte notamment du montant de la dotation statutaire tel qu'il figure dans le bilan de la caisse d'épargne et de prévoyance arrêté au 31 décembre 1997, du montant total des fonds propres et du montant total du bilan de la caisse d'épargne et de prévoyance au 31 décembre 1997. Ce capital initial est notifié au ministre chargé de l'économie. A défaut, ce capital est fixé au plus tard six mois à compter de la publication de la présente loi, par décret en Conseil d'Etat, en fonction des mêmes critères.

 

III. - Le conseil d'orientation et de surveillance de chaque caisse d'épargne et de prévoyance fixe le montant nominal des parts sociales de cette caisse dans les limites définies, après avis du ministre chargé de l'économie, par la Caisse nationale des caisses d'épargne et de prévoyance.

 

IV. - Au plus tard cinq mois à compter de la publication de la présente loi, le conseil d'orientation et de surveillance de chaque caisse d'épargne et de prévoyance fixe le nombre de parts sociales de cette caisse à souscrire par chacune des sociétés locales d'épargne de sa circonscription territoriale, en fonction notamment de l'importance de la population comprise dans le territoire qu'elles couvrent. Chaque société locale d'épargne souscrit les parts sociales lui revenant grâce à un prêt sans intérêt, d'un montant égal à la valeur totale de ces parts, que lui consent la caisse d'épargne et de prévoyance. Ce prêt est amorti au fur et à mesure de la souscription des parts sociales qui constituent le capital de la société locale d'épargne par les sociétaires.

 

V. - Jusqu'au 31 décembre 2003, les collectivités territoriales sont autorisées à détenir ensemble 10 % au maximum de la valeur totale des parts sociales revenant à chaque société locale d'épargne en application du IV du présent article.

 

VI. - Jusqu'au 31 décembre 2003, les parts sociales acquises par les sociétés locales d'épargne ne sont cessibles qu'avec l'accord du directoire de la caisse d'épargne et de prévoyance. La propriété de ces parts sociales ne peut être transférée qu'à d'autres sociétés locales d'épargne exerçant dans le même ressort territorial, et moyennant le transfert, pour un montant égal, d'une fraction du prêt octroyé par la caisse d'épargne et de prévoyance à la société locale d'épargne qui transfère.

 

VII. - Au 31 décembre 2003, chaque caisse d'épargne et de prévoyance rembourse à chaque société locale d'épargne affiliée les parts sociales représentatives de son capital détenues par celle-ci, à hauteur du montant restant dû par ladite société locale d'épargne sur le prêt que lui a consenti la caisse d'épargne et de prévoyance et du montant des parts sociales détenues ensemble par les collectivités territoriales au-delà de la limite de 10 % du capital de la société locale d'épargne au 31 décembre 2003. Le montant du remboursement des parts est utilisé par les sociétés locales d'épargne pour l'amortissement intégral de la fraction restant due du prêt de la caisse d'épargne et de prévoyance et pour le remboursement aux collectivités territoriales des parts sociales qu'elles détiennent ensemble au-delà de la limite de 10 % du capital de la société locale d'épargne. A cette même date, il est procédé à l'annulation des certificats coopératifs d'investissement non souscrits.

 

Le capital de la caisse d'épargne et de prévoyance est réduit à concurrence du montant total des certificats coopératifs d'investissement non souscrits et des parts sociales remboursées aux sociétés locales d'épargne affiliées à la caisse d'épargne et de prévoyance. Ces opérations n'ont aucun effet sur le résultat des sociétés locales d'épargne ni sur celui de la caisse d'épargne et de prévoyance et ne sont pas soumises à la présomption prévue à la deuxième phrase du 1° de l'article 112 du code général des impôts.

 

VIII. - Les dispositions de la présente loi n'emportent pas, pour les caisses d'épargne et de prévoyance, changement dans la personne morale.

 

Les caisses d'épargne et de prévoyance qui, au 1er janvier 2000, sont agréées par le comité des établissements de crédit et des entreprises d'investissement sont réputées être agréées en tant que banques coopératives.

Source : loi n° 99-532 du 25 juin 1999 sur l'épargne et sa sécurité
financière.

@ Georges de Furfande

Bonjour,

Pourriez-vous nous dire en moins de 10 lignes dans quelle mesure cet article garantit mieux nos dépôts ?

Je vous en remercie par avance.

A bientôt.

Amitié.

 

 

09/09/2011, 17:22 | Par MARIE CAROLINE PORTEU en réponse au commentaire de Georges de Furfande le 09/09/2011 à 10:48

La loi a changé depuis Janvier 2010 ..

Et la garantie s'exerce désormais par personne et par banque , tous comptes confondus ..

adaptée à la Directive européenne de 2008 sur le sujet : 100 000 euros par personne et par établissement

11/09/2011, 09:46 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de MARIE CAROLINE PORTEU le 09/09/2011 à 17:22

@MARIE CAROLINE PORTEU

Bonjur Marie-Caroline,

Un grand merci pour ce précis.

Si la loi a changé depuis Janvier 2010, pourquoi cette ise à jour n'a t'elle pas étét faite sur Internet worriedworriedworried.

Il nous est si difficle, pour non simple citoyens n'ayant même pas fait l'ENA de nous y retrouver cryingcryingcrying.

A bientôt.

Amitié.

04/09/2011, 08:05 | Par Vivre est un village

04/09/2011, 08:04 par Vivre est un village

Un petit échantillon de ce qu'il peut nous arriver, si nous ne réagissons pas skullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskull A la une Mexique : au pays des narcos, un tweet « alarmant » vaut la prison

Par Nicolas Quirion | Journaliste | 02/09/2011 | 11H52
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Jeudi 25 août 2011 : un vent de panique
souffle sur le port de Veracruz, principale ville de l'Etat mexicain du
même nom. Il y a quelques heures de cela, un convoi militaire a été
aperçu près d'une école primaire et un véhicule aurait été vu en flammes
dans le même quartier.

Au sein d'une population locale traumatisée par un récent déferlement
de violence lié aux affrontements entre groupes de narcotrafiquants
rivaux, il n'en faut pas plus pour que les rumeurs enflent sur les
réseaux sociaux. Gilberto Martínez Vera, alias @gilius_22 sur Twitter, qui précise plus loin tenir cette information de sa belle sœur, écrit :

« Je confirme, à l'école Jorge Arroyo du quartier
Carranza cinq enfants ont été enlevés, groupe armé, psychose totale dans
la zone. »

A peu près au même moment, sur la très populaire page Facebook de la
journaliste María de Jesús Bravo Pagola, le lieu est différent mais les
faits non moins glaçants :

« Aujourd'hui à l'école primaire Adalberto Tejeda à
l'heure de la récré un hélicoptère a ouvert le feu sur la cour remplie
d'enfants. »

Le téléphone arabe fonctionne si bien que les parents affluent
bientôt par centaines pour chercher leurs enfants dans les différentes
écoles de la région, causant de graves problèmes de circulations et la
saturation du réseau téléphonique.

A présent étendues à plusieurs villes de la région, les rumeurs
faisant état de bombe, de séquestrations d'enfants ou encore de
fusillades dans les écoles perdurent une bonne partie de la journée.
Elles s'avéreront finalement toutes complètement infondées.

Seize utilisateurs de Twitter qualifiés de « terroristes »

En fin de journée, l'émotion à peine dissipée, le gouverneur de
l'Etat de Veracruz – lui aussi féru de nouvelles technologies – annonce
fièrement sur son compte Twitter officiel :

« Nous avons identifié l'origine de toute la
désinformation qui a eu lieu aujourd'hui, je vous informe que cela aura
des conséquences légales. Art. 311 (terrorisme). »

Capture d'écran du tweet de Javier Duarte, gouverneur de l'Etat de Veracruz.

« Terrorisme », le mot est lâché… En vertu du code pénal
en vigueur dans l'Etat de Veracruz (qui stipule que « ceux qui
occasionnent la panique, la peur, la terreur au sein de la population
pour perturber la paix publique ou tenter de diminuer l'autorité de
l'Etat seront punis d'une peine allant de trois à trente ans de
prison »), la journaliste María de Jesús Bravo Pagola et le professeur
Gilberto Martínez Vera, auteurs identifiés des courts messages
sus-relatés, seront arrêtés avant la fin de la journée suivante.

Quatorze autres utilisateurs du site de micro-blogging Twitter
étaient encore aujourd'hui recherchés par la police pour avoir colporté
les mêmes rumeurs.

Mercredi, le maintien sous les verrous des deux accusés à été
confirmé et la juge de première instance Beatriz Hernández a annoncé le
début d'une procédure pénale sous les motifs saugrenus de « terrorisme »
et de « sabotage ». Fidel Ordoñez, l'avocat des détenus, dénonce dans
un communiqué une décision inique :

« Un homme et une femme ne peuvent pas être qualifiés de
terroristes alors qu'ils n'ont pour arme qu'un ordinateur et un
clavier. »

Manque de transparence des autorités et des médias

Dans un climat de violence sans cesse accru et confrontés au silence
de la presse, les citoyens mexicains recourent massivement aux réseaux
sociaux pour signaler les situations de risque.

L'année dernière, un reportage vidéo de France 24
montrait comment, dans une ville du nord du pays ravagée par le
narcotrafic, les habitants cherchaient à se protéger grâce à Twitter. (Voir le reportage de France 24)

Une situation auparavant circoncise à certaine zones frontalières qui
semble s'être étendue à d'autres régions, selon l'éditorialiste locale
Amigzaday López :

« Depuis l'apparition de la violence liée au narcotrafic
dans l'Etat de Veracruz il y a quelques années, les autorités et les
médias ont toujours tenté de minimiser l'importance, voire même de nier
les actes criminels qui sont commis régulièrement sur notre
territoire. »

Des réseaux sociaux parfois utiles, mais peu fiables

Le manque d'information ainsi créé laisse la porte grande ouverte à
une circulation informelle des alertes de sécurité sur Internet, pour le
meilleur comme pour le pire.

Contactée peu après l'annonce des autorités judiciaires, Amigzaday López déclare :

« On nous répète infatigablement que tout va bien. Mais
les gens voient bien que la violence est là, devant chez eux ! Alors ils
arrêtent de croire la version officielle et cherchent des moyens
alternatifs pour s'informer. »

Pour l'heure, les deux internautes resteront derrière les verrous en l'attente de leur jugement.
Ils encourent jusqu'à trente ans de prison. María de Jesús Bravo Pagola
affirme qu'on l'a torturée pour la faire avouer. Par l'intermédiaire de
leur avocat, les deux détenus ont d'ores et déjà annoncé le dépôt d'un
recours devant un tribunal national. Une procédure qui peut être très
longue.

« Moi aussi je suis TwitTerroriste »

Simple coup de semonce destiné à décourager les auteurs de canulars
ou véritable atteinte à la liberté d'expression ? Quoiqu'il en soit, les
mesures répressives décidées par les autorités véracruziennes – en plus
de susciter la préoccupation d'Amnesty International – fédèrent contre elles une large partie de la communauté virtuelle mexicaine.

Réunis derrière le slogan « Yo también soy TwitTerrorista » (« moi
aussi je suis TwitTerroriste »), les twittos mexicains réclament
activement la libération et l'abandon des charges contre les deux
inculpés.

Visuel diffusé par la communauté virtuelle mexicaine en soutien aux deux inculpés.

Illustrations : capture d'écran du tweet de Javier Duarte,
gouverneur de l'Etat de Veracruz ; visuel diffusé par la communauté
virtuelle mexicaine en soutien aux deux inculpés.

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

Ailleurs sur le Web

04/09/2011, 11:44 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de Vivre est un village le 04/09/2011 à 08:05

@vivre,

terrible histoire que tu nous raconte là!!!!!!

un mot un seul d'abord. Hitler n'a jamais manié la bombe ni le revolver mais le crayon !!!Ibidem Ben Laden ...ce qui signifie que le terrorisme n'est pas lié aux maniements d 'armes.

Mais à l'état de déliquescence d'une presse à laquelle plus personne ne croit, d'un pouvoir depuis longtemps à la solde de celui qui l'achète ( aujourd'hui les narcos hier d 'autres et demain d 'autres encore), d'un système policier gangréné bref d'un délitement général des services et de l'Etat.

Quand par ailleurs l'information, la formation, l'éducation peuvent être à la merci de n'importe quelle bande d'illuminés ( les baptistes, évangelistes, narcos, etc..) via des "espaces libres " ( école libre, twiter etc...)qui ne sont libres que parce qu'ils sont, comme un ring, le lieu de l' affrontement des plus forts, nous retournons à la bonne vieille dictature d'un clan ( le PRI) d'un secteur ( les narcos, les financiers,..) en fonction du changement des rapports de force..

Cela vaut pour le Mexique cela vaudra pour la Lybie, la Cote d 'Ivoire et certainement je crois la Tunisie et l'Egypte où la vox populi sera étranglée, tue, et où de nouveaux agents feront regner leurs lois. Celles du marché et/ou de l'Islam etc.. a choisir entre le Marché( avec l'OMC) l'Islam ( avec Mahomet) les Baptistes ( avec la Bible) les Israéliens ( avec la Torah) ou les Narcos ( avec les armes) ..on est mal barrés

04/09/2011, 17:20 | Par Boris Carrier en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 04/09/2011 à 11:44

oui en effet. La tour d'ivoire, c'est par où SVP ?

04/09/2011, 17:29 | Par MARIE CAROLINE PORTEU

La première importance , la première règle d'or d'un Etat , devrait bien être le respect de la justice .. ^^^ : mon dernier billet : Et la justice Bordel !!!


05/09/2011, 09:01 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de MARIE CAROLINE PORTEU le 04/09/2011 à 17:29

La page demandée n'a pu être trouvée.

@ MARIE CAROLINE PORTEU

Vous avez étét victime de "drupalerie" et comme toujours dans ces cas là, je manifeste mes émotions à l'encontre de Drupal : skullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskullskull

Par ailleurs, je suis tout à fait d'accord avec vous et très agréablement surpris de prendre comme ressource d'expression, un mot très dissonnant commençant par un B.....!!!

J'ai beaucoup réfléchi sur un mode d'action contre la loi scélérate de 1973 et à sa reprise dans la disposition 123 du traité de Lisbonne !!!

Mon projet d'organiser un évennement fort pour rappeler que 80 parlementaires ont dit non à Pétain est toujurs aussi beau et toujours mal en point !!!

Que pensez-vous d'une démarche similaire qui meetrait en exergue les parlementaires qui ont dit non à a loi scélérate de 1973 ?

Je vous remercie, par avance, pour votre répoonse.

A bientôt.

Amitié.

05/09/2011, 09:40 | Par MARIE CAROLINE PORTEU en réponse au commentaire de Vivre est un village le 05/09/2011 à 09:01

Tout d'abord, j'ai constaté que les drupaleries étaient fréquentes ^^^donc désormais , je mettrais les liens en dessous ..

http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-caroline-porteu/040911/la-justice-en-regle-dor-ou-sont-les-sanctions-contre-la-maffi

Le billet en question est celui là , ou je m'étonne que ce qui enverrait n'importe quel chef d'entreprise non financière sous les verrous , et qui a valu 25 ans de prison aux dirigeants d'ENRON , à savoir des présentations un peu trop flatteuses de la réalité de leurs comptes , ne provoque désormais plus rien d'autre que des applaudissements dans notre république.

 

Vous parliez du Mexique sur votre blog , mais nous n'avons pas à faire les fiérots , car dans un pays ou les lois sont aussi peu respectées par ceux qui nous gouvernent , que ce soit sur la criminalité en col blanc ou sur la criminalité tout court (je pense notamment à Marseille, ou les gestionnaires de parking ont désormais abandonné leurs concessions aux racketteurs de la rue) , nous n'avons pas beaucoup de leçons à donner .

 

Et je crois que pour être efficaces , avant toute Règle d'or , la première est bien de faire respecter les Lois issues de notre Parlement , sinon il est totalement inutile d'en faire d'autre puisque par définition , elles ne sont plus respectées .

 

La crise grecque est en train d'atteindre un point culminant (on parle d'un défaut de paiement incessamment) , ce qui devrait provoquer quelques réactions chez les journalistes économiques et financiers , en particulier sur les raisons de la maladie (enfin il faut l'espérer) ..

 

La création du Fonds Européen de Sauvegarde s'éloigne à grand pas , la Slovaquie ayant décrété hier qu'elle ne voterait pas avant Décembre prochain sur le sujet .

 

Les appels citoyens ne trouvent aucun écho , par contre il y a deux politiques qui hurlent le vrai : Mélenchon et Dupont Aignan, même si ils divergent sur les modalités , ils veulent tous deux dénoncer les causes de la crise .. Donc les relayer au maximum , donner le plus d'échos possibles à leurs discours... Mélenchon , se pose en dissident et il a d'autant plus raison de le faire que quelque part , son discours et ses projets sont à l'opposé à la fois des socialistes , De EELV et de l'ex PCF ... Il faut l'aider à le renforcer .. Il ratissera d'autant plus large qu'il refusera de manger la soupe convenue et le prêchi prêcha financier qui nous est servi à longueur de JT ...

 

Mediapart a bien réussi à faire en sorte que des enquêtes soient déclenchées sur des sujets comme les agissements de Lagarde dans le dossier Tapie ; la justice doit être saisie dans ce qui se passe , en particulier sur les présentations de comptes , surtout si la sécurité des dépôts des français est concernée , et si un politique le demande suffisamment haut et fort , on trouvera bien des juges suffisamment intègres pour décider que ces enquêtes deviennent impératives .

 

Nous avons des outils , sachons nous en servir .. Et si il s'avère qu'il est impossible de les utiliser, alors nous saurons que notre démocratie est définitivement morte puisque même la justice ne s'exerce plus du tout .. et auquel cas , nous sommes devenus pires que le Mexique ou la Colombie

 

 

 

06/09/2011, 11:15 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de MARIE CAROLINE PORTEU le 04/09/2011 à 17:29

@lMarie-Caroline,

la Justice? dîtes vous..eh!oui la Justice...qui est quelque chose qui est à la fois transcendental, c 'est à dire qui dépasse les contingences de culture et de chronologie, et d'infiniment lié, comme la Loi qui l'exprime, aux seuls rapports de forces.

Ceal dit il est certain que la seule et première mesure pour faire respirer un peu ce pays qui semble êttre le vôtre est d'instituer, de proclamer, un minimum de justice ne serait-ce que fiscale.

C'est une simple question d 'oxygène. Le corps social est mourant ( c'est à dire ne crois plus en rien et a peur) c'est le minimum vital que l'arrivée d'une simple justice fiscale, l'autre, la Justice "judiciaire" celle qui a un Ministère, elle ne viendra que quand l'information sera ce qu'elle doit être; ce qui n'est pas le cas. Exemple : l'affaire Takieddine est tue, et celle que vous révélez sur Draghi si discrète qu'on peut la considerer comme enterrée.

07/09/2011, 08:06 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 06/09/2011 à 11:15

@ kakadoundiaye

Bonjour kakadoundiaye,

Pour en revenir à la justice, je me permets de rappeler un tout petit épisode de justice capitaliste qui a été la rente Pinay qui a permis au "peuple", lire citoyens français étrangers à la pratique de la spéculation, de gagner autant d'argent qu'un spéculateur professionnel.

Un deuxième emprunt de ce type serait l'une des solutions à la sortie de crise actuelle !!!

Cet emprunt est interdit du fait de la loi scélérate de 1973 créée sous les "auspices" de Georges Pompidou, ex cadre bancaire à la banque Rothscild.

Cette loi, reprise par l'article 123 du traité de Lisbonne interdit à tout état de lancer un emprunt publique !!!

Si je m'appelais Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Dupont-Aignan ou Arnaud Montebourg, je me dépêcherai de mettre dans mon programme électoral l'abrogation de l'article 123 du traité de Lisbonne !!!

Pour que l'un ou plusieurs d'entre eux le fasse prayingprayingprayingprayingprayingprayingprayingprayingprayingpraying.

A bientôt.

Amitié.

09/09/2011, 10:55 | Par Georges de Furfande en réponse au commentaire de Vivre est un village le 07/09/2011 à 08:06

La loi de 1973 n'interdit pas de lancer un emprunt public. Il ne permet simplement pas au Trésor Public de mobiliser ses obligations auprès de la Banque de France

Des emprunts publics (obligations d'état) sont émis très régulièrement. Ces emprunts sont émis sur le marché international, parce que les conditions d'intérêt sont plus favorables. Il avait été question que le Grand Emprunt (l'Emprunt National 2010 dit emprunt Sarozy) soit lancé sur le marché interne, mais le coût de l'emprunt aurait été supérieur. Inversement le fait d'emprunter massivement sur le marché international rend la France plus dépendante des marchés internationaux (et ainsi des agences de notation) à l'inverse du Japon

11/09/2011, 10:07 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de Georges de Furfande le 09/09/2011 à 10:55

@ Georges de Furfande

Bonjour Georges,

Je vous remercie très chaleureusement pour ce message que j'entends comme cette invitation à la valse de Carl Maria von Weber orchestré par Berlioz, pour moi, invitation à la vie http://youtu.be/cqmY0xRSewg

Il avait été question que le Grand Emprunt (l'Emprunt National 2010 dit emprunt Sarozy) soit lancé sur le marché interne, nous dites vous.

Le coût de l'emrunt aurait été supérieur nous dites vous aussi mais vous ne nous dites pas qu'en terme de comptabilité publique il aurait été beaucoup plus économique car l'argent gagné, instantanément, par la confiance et l'engouement de tous les français gardant de merveilleux souvenir de la rente et de l'emprunt Pinay aurait certainement comblé ce surcoût recensé par une comptabilité d'épicier !!!

Notre objet n'est pas l'épicerie mais bien l'avenir économique et financier de ntre planète !!!

Tout mettre sur le même plan est un travers très à la mode skullskullskull.

Il faut tout simplement en sortir en emboiter les pas des économistes atterrés http://economistes-atterres.blogspot.com/2010/09/manifeste-des-economistes-atterres.html

A bientôt.

Amitié.

 

11/09/2011, 10:35 | Par MARIE CAROLINE PORTEU en réponse au commentaire de Georges de Furfande le 09/09/2011 à 10:55

Il y a une autre raison à celà .

En émettant massivement et en écoulant par l'intermédiaire des marchés internationaux , la dette française se retrouve dans des mains "étrangères" , et prive à terme le gouvernement de la possibilité de l'annuler au cas ou les établissements qui la détiennent se retrouveraient eux mêmes en difficulté et qu'il ait l'idée assez efficace de les nationaliser , annulant par là même les titres en question !!!!

 

C'est effectivement très bien conçu pour empêcher un état d'exercer sa souveraineté .

Il suffit d'ailleurs de regarder qui sont les SVT , spécialistes en valeur du Trésor, chargés de placer la dette française pour se rendre compte de l'imposture .

Savoir qu'en plus ce sont pour partie les mêmes qui sont actionnaires de la plate forme européenne qui gère les CDS (assurances sur dettes souveraines) , qui sont en plus les mêmes que les émetteurs de ces fameux CDS n'a visiblement pas gêné les autorités européennes , pour qui ce monstrueux conflit d'intérêts et de juge et partie , aurait dû être interdit ...

 

Agence France Trésor SVT : http://www.aft.fr/article_96.html

Actionnaires de Markit :http://www.agefi.fr/articles/Markit-illustre-valeur-fournisseurs-donnees-marche-1123305.html

Rapport de la FED sur les émetteurs de CDS http://1.usa.gov/ftq9aL

 

12/09/2011, 08:05 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de MARIE CAROLINE PORTEU le 11/09/2011 à 10:35

En émettant massivement et en écoulant par l'intermédiaire des marchés internationaux , la dette française se retrouve dans des mains "étrangères" , et prive à terme le gouvernement de la possibilité de l'annuler au cas ou les établissements qui la détiennent se retrouveraient eux mêmes en difficulté et qu'il ait l'idée assez efficace de les nationaliser , annulant par là même les titres en question !!!!

Nouvel emprunt Pinay tout de suite et tous unis pour y arriver !!!prayingprayingprayingprayingprayingprayingprayingprayingprayingprayingprayingprayingprayingprayingprayingprayingprayingprayingprayingprayingprayingprayingprayingprayingprayingprayingprayingprayingprayingpraying

06/09/2011, 08:44 | Par Vivre est un village

A LIRE ABSOLUMENT

http://www.melvineenaction.com/Europe/Draghi-Un-Bankster-a-la-tete-dune-Bad-Banque.html

SOURCE DE CITATION MARIE CAROLINE PORTEU

06/09/2011, 08:59 | Par Vivre est un village

Vous parliez du Mexique sur votre blog , mais nous n'avons pas à faire les fiérots

@ Marie-Caroline Porteu

Bonjour Marie-Caroline,

Vous me faites particulièrment plaisir avec ces mots que j'essaie d'interpréter le mieux possible pour qu'ils soient entendus le mieux possible !!!

Voir la base élèves aux mains d'une compagnie privée made in USA est tout simplement tétrique CrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâne

Joël Martin sur Médiapart et beaucoup d'autres citoyens d'honneur se battent contre l'oeuvre de destruction particulièrement stupide à laquelle se livre Nicolas Sarkozy contre son système d'éducation, donc contre son pays aves la compicité des USA qui ne demandent qu'une chose : mettre à bas l'Europe comme ils ont mis à bas la Russie, en appelant ça la lutte pour la démocratie CrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâneCrâne

Tout le monde connait la chanson en amérique latine et en russie, pourquoi ne voulons-nous pas la connaître, ou plutôt pourquoi cette connaissance est-elle aussi restreinte et utilisée ???PerplexePerplexePerplexePerplexePerplexePerplexe

Comment Martine Aubry peut-elle se permettre, comme nous le signale Médiapart de n'avoir aucun programme économique et comment ce manque de programme peut-il être défendu par Stéphane Hessel ???PerplexePerplexe

Comment sortir de cet affreux "tempi di minueto" auquel se livre les candidats PS à la primaire, exception faite de Arnaud de Montebourg ???PerplexePerplexePerplexePerplexePerplexePerplexePerplexePerplexePerplexePerplexePerplexe

Je vous remercie de tout coeur de mettre toute votre énergie pour sortir de cet affreux "tempo di minueto" et pour nous inviter à une si belle et si héroïque symphonie.

A bientôt.

Amitié.

 

06/09/2011, 09:10 | Par Vivre est un village

Les appels citoyens ne trouvent aucun écho , par contre il y a deux politiques qui hurlent le vrai : Mélenchon et Dupont Aignan, même si ils divergent sur les modalités , ils veulent tous deux dénoncer les causes de la crise .. Donc les relayer au maximum , donner le plus d'échos possibles à leurs discours... Mélenchon , se pose en dissident et il a d'autant plus raison de le faire que quelque part , son discours et ses projets sont à l'opposé à la fois des socialistes , De EELV et de l'ex PCF ... Il faut l'aider à le renforcer .. Il ratissera d'autant plus large qu'il refusera de manger la soupe convenue et le prêchi prêcha financier qui nous est servi à longueur de JT ...

@ MARIE CAROLINE PORTEU

Bonjour Marie-Caroline,

Un grand merci pour ces lignes queje m'efforce d'interpréter de mon mieux depuis ce jour faste où Edwy Plenel vous a décerné cette légion d'honneur du meilleur commentaire à l'un de ses articles et où j'ai trouvé une voix de soprane dans mon combat que je livrais avec mes ressources que je sais être insuffisante par manque d'études supérieures mais intéressantes par les expériences subies !!!

Vous m'apportez la sécurité dont j'ai absolument besoin après un engagement, jadis au slogan ""Arriba y adelante con Luis Echeverria" auquel j'avais adhéré de tout mon être...MaladeMaladeMalade

Construire un autre : "Arriba y adelante con Jean-Luc Mélenchon et Nicolas Dupont-Aignan" m'est un besoin dont je ne trouverai jamais les mots pour vous remercier de m'y aider.

A bientôt.

Amitié.

06/09/2011, 09:18 | Par Vivre est un village

@ Marie-Caroline Porteu

Bonjour Marie-Caroline,

Pour faire un peu plus léger, je nomme membre d'honneur de la confrérie des "tipazos" à laquelle, en paraphrasant une tradition bourguignone, vous avez accédé, non pas en bivant votre verre de vin mais en utilisant le mot Bordel...dans votre dernier billet !!!

Clin d'œilVous êtes des nôtres après avoir utiliser le mot Bordell...comme les autres.

Dans cette confrérie ot déjè été nommés Yves Besançon co-rédacteur du "Manifeste des économistes atterrés", professeur éminent d'économie dans une institution non moins éminente, Boris Carrier, citoyen français, mexicain, autrichien et russe grand diffuseur de "Manifeste des économistes atterré".

Bienvenue au club

Clin d'œil .A bientôt.

Amitié.

 

07/09/2011, 10:54 | Par Yves Besançon

Cher Jean, je ne peux que saluer votre initiative de consacrer une partie de votre temps et de votre blog au manifeste des économistes atterrés, et c'est en fait la Démocratie qui vous en remercie pleinement et non pas seulement moi personnellement. Petit rectificatif en vous lisant, je ne suis pas co-rédacteur mais seulement signataire. Ce manifeste est aussi celui du citoyen atterré, et il n‘est pas indispensable d’avoir une formation d'économiste pour en comprendre toute sa pertinence et sa légitimité : c‘est aussi un aspect important pour en comprendre sa force pour nous faire avancer sur le chemin des transformations nécessaires en matière de politique économique et de gouvernance européenne en revenant notamment sur des aspects essentiels des traités européens et de l‘organisation du système bancaire.

 

Et pourtant, comme vous le soulignez très souvent et justement dans vos commentaires, ici et sur d’autres blogs, chaque jour nos politiques actuellement au pouvoir s’enfoncent toujours un peu plus dans l’incohérence économique et l’injustice sociale pour sauver les intérêts de la caste des ultra-privilégiés, tandis que l’essentiel de l’establishment journalistique passe sous silence les mesures préconisées par le manifeste en présentant comme tout à fait normale, légitime et irréversible l’aliénation de la souveraineté des États par la dictature des marchés financiers et des agences de notation. Quant à l’opposition, nous en avons déjà longuement et richement discuté, elle reste encore bien timide dans sa lecture de ce manifeste, à l’exception du Front de gauche avec d’éminents économistes éclairés comme Jacques Généreux, ou l’aile gauche très minoritaire du parti socialiste à travers Arnaud Montebourg ou encore le mouvement écologiste d’Éva Joly. Alors, grand merci à vous pour votre initiative dans laquelle je ne vois pas seulement une action militante humaniste, mais aussi une initiative citoyenne et un travail journalistique ! Mai 2012 arrive à grands pas…..

07/09/2011, 17:19 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de Yves Besançon le 07/09/2011 à 10:54

@Yves Besançon

que pensez vous du débat Lipietz/Caroline?

et de cette histoire que je ne comprends pas bien du droit de battre monnaie que je croyais non pas comme le dit Marie Caroline aux mains des Banques mais de la Banque Centrale Européenne qui justement n'est pas une Banque...ce qu'on lui reproche assez..à juste titre il me semble.

09/09/2011, 16:52 | Par Yves Besançon en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 07/09/2011 à 17:19

@ Kakadoundiaye

Avant de vous répondre sur l’échange entre Alain. Lipietz et Marie-Caroline Porteu, permettez-moi de rappeler quelques principes de fonctionnement d’une économie monétaire par opposition à une économie de troc.

 

Les richesses qui sont créées au cours d’une période par les agents économiques le sont par la seule mise en œuvre des facteurs de production, le travail (les hommes) et le capital technique (machines et matières premières), la monnaie ne créant aucune richesse en soi. Ce flux de richesses (et donc de revenus) créé par les unités productives résidentes (y compris les administrations publiques) est évalué à l’aide du PIB (environ 2000 milliards d’euros pour l’économie française en 2010), et pour que les échanges associés à ce flux aient pu se réaliser, un ensemble de moyens de paiement a été mis à disposition, ensemble appelé masse monétaire (au sens strict, soit l‘agrégat M1), composé des monnaies scripturale (les liquidités sur les comptes courants), divisionnaire (les pièces) et fiduciaire (les billets). Cette masse monétaire est bien inférieure au montant du PIB car les mêmes unités monétaires vont circuler plusieurs fois entre les agents au cours de l’année dans le circuit économique. Ainsi, pour l’économie française, un encours monétaire M1 de l’ordre de 550 milliards d’euros fin 2010 suffit pour un PIB annuel de 2000 milliards car, en moyenne, chaque unité monétaire a fait 3,6 fois (2000/550) le tour du circuit (les économistes utilisent la notion assez parlante de " vitesse de circulation de la monnaie "). Voilà pour un premier point, il faut bien distinguer le stock de monnaie en circulation et le flux de richesses créées (qui correspond aussi au flux de revenus distribués).

 

Poursuivons notre exploration explicative et synthétique du fonctionnement d’une économie monétaire. Après avoir bien compris les origines de la création des richesses (la seule mise à contribution des facteurs productifs et rien d‘autre), interrogeons-nous maintenant sur les sources de la création monétaire, autrement dit les origines de la variation de la masse monétaire au cours d‘une période ? La première source provient des crédits que les banques accordent aux ménages et aux entreprises : à cette occasion, le système bancaire crée de la monnaie scripturale par simple jeu d’écritures et en détruit lors des remboursements. C’est par l’intermédiaire de ses interventions sur le marché monétaire qu’une banque centrale va réguler le volume des crédits accordés à l’économie des banques de second rang, via le coût de leur refinancement (les taux d’intérêt sur le marché monétaire), refinancement indispensable pour alimenter leurs comptes qu’elles possèdent auprès de la banque centrale. La seconde source résulte des transactions en devises liées aux échanges extérieurs, via le système bancaire, le marché des changes et la banque centrale : les exportations, via les conversions de devises sur le marché des changes, sont source de création monétaire (les importations inversement vont se traduire par une destruction monétaire si elles donnent lieu à des transactions sur le marché des changes). En final, la variation des réserves de change de la banque centrale est donc une contrepartie essentielle de la variation de la masse monétaire. Enfin, jusqu’à la mise en œuvre du traité de Maastricht, il existait une troisième origine, le financement d’une partie du déficit budgétaire par prêt direct de la banque centrale à l’État (la fameuse "planche à billets" ). L’émission de la monnaie fiduciaire dans la zone euro est donc bien toujours du ressort de la banque centrale et non des banques de second rang, et, comme d’ailleurs toute forme de monnaie, ne peut plus avoir comme origine directe le déficit public. Et donc effectivement, vous avez très bien vu en voyant fort mal le Crédit agricole battre monnaie, de jour comme de nuit ! Plus généralement, avec les clauses des traités européens (Maastricht et Lisbonne), les déficits publics ne peuvent plus être financés par la création monétaire, sauf circonstances exceptionnelles (les opérations récentes de monétisation de la dette publique de la BCE depuis mai 2010, cf. sur le sujet mon billet : La monétisation des dettes publiques en Europe….du conjoncturel et sous conditions….. ) 

Revenons maintenant aux positions échangées dans la conversation entre Alain. Lipietz et Marie-Caroline Porteu. Je rejoins Alain Lipietz sur la trajectoire principale qui doit animer les réformes structurelles concernant le système bancaire, à savoir l’instauration d’une pleine capacité politique de régulation de la création monétaire dans une optique de financement d’un développement durable (c’est-à-dire humaniste et vert), avec en particulier la redéfinition du statut de la BCE, mais certainement pas en mettant fin à la création monétaire des banques par le crédit, ce qui n’a absolument aucun sens et n‘est pas le problème en soi. Et les propositions d’Alain Lipietz en la matière me semblent cohérentes avec l‘esprit du manifeste des économistes atterrés.

Par contre, je ne partage pas les fortes réticentes d’Alain Lipietz sur la nationalisation d’une partie du système bancaire. En effet, je pense que la socialisation du système bancaire est un instrument indispensable au service du développement durable, et que la nationalisation d‘une partie du système est l’un des outils précieux de cette socialisation. Si l‘on veut un système bancaire qui finance par ses crédits des activités utiles pour la société et respectueuses de l’environnement (et uniquement cela !), révélées démocratiquement, pourvoyeuses d’emplois, de revenus et de lien social, il doit être aux mains de la société (salariés et citoyens ) et non aux ordres d’une petite minorité possédante, celle des gros actionnaires des grands groupes bancaires. La nationalisation apparaît donc bien à mon point de vue comme un outil important à déployer, mais vous vous en doutez bien, certainement pas selon la méthode sarkozyste qui consiste à entrer dans le capital sans exiger de droits de vote pour uniquement renflouer et ensuite revendre (je fais allusion à l’entrée dans le capital de BNP-Paribas à hauteur de 17 % entre avril et septembre 2009.…sans aucun droit de vote bien sûr !). Et contrairement à la position d’Alain Lipietz, je pense que c’est justement le moment de commencer ce programme de nationalisation pour au moins deux raisons. D’une part, avec la chute des bourses de ces dernières semaines, la valeur des titres bancaires a atteint un niveau historiquement bas et donc accessible à un faible coût pour les finances publiques (et une nationalisation partielle réussie peut se faire avec un contrôle de l’ordre de 30 % du capital avec bien évidemment droits de vote !). D’autre part, dans le cadre d’une autre réforme qui s’impose également, celle d’une séparation stricte entre banques de dépôts et banques d’investissement, un pôle bancaire nationalisé jouerait un rôle d’accélérateur pour rendre effective cette stricte division du travail bancaire.

Mais la nationalisation n’est qu’un aspect de cette socialisation. Un autre outil très important est le développement de coopératives bancaires, avec comme structure idéale au conseil d’administration de ces banques au service de la société, des pouvoirs publics majoritaires en voix ( plusieurs échelons sont possibles : local, national ou européen), aux côtés des salariés de ces banques, des représentants des syndicats, des usagers et des associations écologistes, tous dotés de minorités de blocage. Bref, en final, il s’agit bien de socialiser le système bancaire, et non les pertes de celui-ci.

09/09/2011, 17:22 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de Yves Besançon le 09/09/2011 à 16:52

@yves Besançon,

un grand merci pour ce commentaire pédagogique qui mérite que je le relise car un des aspects me semble obscur : "C'est par l'intermédiaire de ses interventions sur le marché monétaire qu'une banque centrale va réguler le volume des crédits accordés à l'économie des banques de second rang, via le coût de leur refinancement (les taux d'intérêt sur le marché monétaire), refinancement indispensable pour alimenter leurs comptes qu'elles possèdent auprès de la banque centrale." Comment une BC regule-t-elle les crédits accordés par les Banques de second rang?

Je ne comprends dans votre schéma pourquoi et comment la Banque Centrale doit " réguler" le volume ni comment ce que vous appelez les banques de second rang - toutes les banques hors la Banque Centrale je suppose- doivent se refinancer- scripuralement je suppose- auprès de la BC.. il y a des rapports qui m'échappent.
Par ailleurs dans ce schéma l"'Europe est quasi absente qu'en est -il ?
Mais encore une fois Merci..

J'ai effectué des études d 'économie politique que j'ai même enseigné ( avec Samir Amin) mais j'avais déja à l'époque de grands manques du coté de la compréhension du système monétaire...veuillez m'en excuser

13/09/2011, 09:13 | Par Yves Besançon en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 09/09/2011 à 17:22

@Kakadoundiaye

 

A défaut de vouloir entrer dans le débat théorique un peu long sur les relations entre le stock de monnaie en circulation et le volume du flux de richesses créées, sur le plan empirique, et au moins à court terme, on comprend aisément que si les comportements des agents non financiers en matière de vitesse de circulation sont stables, une augmentation trop rapide du stock de monnaie peut se traduire par une inflation exagérée (et inversement, une diminution du stock de monnaie pouvant se traduire par de la déflation). Donc premier point important : il faut piloter le stock de monnaie !….et donc ses contreparties (ses sources).

Comme la contrepartie essentielle des variations de la masse monétaire est les concours accordés à l’économie par les banques (dites de second rang pour faire la distinction avec la banque centrale), et qu’il s’agit de la seule contrepartie sur laquelle elle a effectivement une prise, la banque centrale se doit donc, par sa politique monétaire, de réguler le montant des crédits accordés par les banques de second rang. Elle peut le faire par un encadrement du crédit en imposant des normes d’évolution à chaque banque (politique définitivement abandonnée en France en 1986) , ou par les voies du marché, via la politique monétaire dite d’open market d’interventions sur le marché monétaire. Pour les pays de la zone euro, c’est bien évidemment la Banque centrale européenne (BCE) qui a en charge cette politique monétaire, et mon analyse concernant les sources de la création monétaire s’applique bien sûr autant à un pays qu’à une zone monétaire comme celle de l’euro.

 

Quant à la politique d’open market, pour bien la comprendre, il faut revenir sur un point important qui caractérise la création monétaire par le jeu scriptural à l’occasion de l’octroi d’un crédit par une banque à un agent non financier : celle-ci en créant sa propre monnaie (lorsque la Société générale m’accorde un crédit de X euros en créditant mon compte de ce montant, elle crée en définitive de la monnaie scripturale Société générale) doit s’exposer à deux fuites monétaires par rapport à son propre circuit, à savoir, la demande de conversions en monnaie fiduciaire d’une partie de la monnaie scripturale ainsi créée et le règlement aux autres banques de second rang des dépenses effectuées par le bénéficiaire du crédit. Pour faire face à ses fuites, éventuellement augmentées des réserves obligatoires imposées par la banque centrale, elle doit donc approvisionner son compte qu’elle possède auprès de la banque centrale : c’est l’opération dite de refinancement qui bien évidemment se fait à un coût, le taux d’intérêt sur le marché monétaire. Certes les banques peuvent se prêter entre elles et donc court-circuiter un temps la banque centrale, mais elles ont toujours besoin à un moment donné d’un supplément de monnaie centrale prêtée par la banque centrale selon ses taux d’intérêt, dits directeurs car ils vont commander l’ensemble des taux pratiqués sur le marché monétaire. Ainsi, la BCE, dans son souci " gravement " constant de vouloir maîtriser l’inflation à un rythme cible de l’ordre de 2 %, pratique t’elle, depuis sa création, une politique monétaire " structurellement " restrictive en ayant des taux d’intérêt directeurs élevés (tout du moins relativement à ceux pratiqués par la Fed) dont l’objectif est d’obtenir une progression " contenue " des crédits accordés à l’économie : en obligeant les banques à se refinancer à un coût élevé, elle les contraint à pratiquer des taux d’intérêt débiteurs élevés sur les crédits, ce qui freine la demande de crédits de la part des agents non financiers et donc, in fine, la création monétaire, la hausse du stock de monnaie......et/mais aussi la croissance économique et la progression de l'emploi ! Paradoxalement, la Fed a une vision keynésienne dans la conduite de sa politique monétaire en n'hésitant pas à pratiquer rapidement et fortement des politiques monétaires expansionnistes, par des baisses sensibles de ses taux d'intérêt directeurs, censées être répercutées par les banques de second rang sur le coût du crédit pour stimuler la demande de crédits, avec en final, certes, un peu plus d'inflation, mais aussi un peu moins de chômage.....  

13/09/2011, 09:19 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de Yves Besançon le 13/09/2011 à 09:13

il faut piloter le stock de monnaie !….

@ kakadoundiaye

Bonjour,

Pour en rajouter une couche, je dirais que le pilotage du stocke de monniae peut être une arme !!!

J'ai, en chiar et en os, vécu une absolu suppression monétairede dollars au Mexique qui m'a obligé, à titre professionnel, à échanger du ciment contre de la ferraille !!!

Ca peut paraître marrant vu de loin, lorsque l'on est dans le feu de l'action, l'on a plutôt tendance à transpirer !!!

A bientôt.

Amitié.

13/09/2011, 12:13 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de Yves Besançon le 13/09/2011 à 09:13

@Besançon,

Merci, un grand merci.

Les choses deviennent plus claires. Vos qualités pédagogiques sont excellentes.

Me reportant aux analyses et remarques de Marie Caroline ici même j'en conclus cependant qu'il n'est pas exact de dire que les banques - de second rang- battent monnaie puisqu'elles doivent se refinancer auprès de la BCE et que celle-ci qui entend surtout maîtriser l'inflation a une politique "restrictive" dont l'effet est une élévation des taux de crédit donc un effet négatif sur l'investissement et partant l'emploi. Il s 'agit donc de la critique d 'une politique de la BCE, celle de Trichet, plus qu'une critique du système et des rapports entre les Banques et la BCE.

Ou conclue-je mal?

Merci encore

13/09/2011, 15:08 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 13/09/2011 à 12:13

@Besançon,

Merci, un grand merci.

Les choses deviennent plus claires. Vos qualités pédagogiques sont excellentes.

SourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourire

 

 

13/09/2011, 21:28 | Par Yves Besançon en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 13/09/2011 à 12:13

@ Kakadoundiave

Bonne conclusion que je me permets juste de remanier quelque peu.....

 

Effectivement elles ne battent pas monnaie au sens où elles ne créent pas de monnaie fiduciaire dont l'émission relève de la banque centrale. Pour autant, elles créent bien de la monnaie, via leurs opérations de leurs crédits, mais uniquement sous forme scripturale. Et une part de cette monnaie scripturale, de plus en plus réduite avec la dématérialisation de la monnaie (utilisation croissante des cartes bleues, chèques, virements, etc.), se transforme en billets, à la demande des agents non financiers. Enfin, c'est parce que les banques sont contraintes à se refinancer en accordant des crédits, que la banque centrale parvient par le maniement de ses taux d'intérêt sur le marché monétaire à réguler la masse monétaire. En même temps, ne pas perdre de vue que la banque centrale n'a pas de prise sur une l'autre contrepartie représentée par le solde des transactions avec l'étranger, sauf à ne pas intervenir sur le marché des changes et donc laisser fluctuer le cours du change de la monnaie nationale contre les autres devises. Par ailleurs, même sur la contrepartie des crédits à l’économie, la régulation par le marché monétaire connaît ses limites, notamment celle liée à la façon dont les banques de second rang vont répercuter sur leurs taux d’intérêts débiteurs les variations des taux d’intérêt sur le marché monétaire.

 

Concernant votre dernière phrase, rien à redire ! Effectivement, depuis la création de l'euro, les deux grandes impasses sont d'une part le statut actuel de la BCE qui ne sert pas le développement durable mais uniquement une mission monétariste, d'autre part la lecture stricte de cette mission de la part des deux présidents successifs de la BCE s'étant traduite par une orientation trop restrictive de la politique monétaire.

13/09/2011, 13:09 | Par MARIE CAROLINE PORTEU en réponse au commentaire de Yves Besançon le 13/09/2011 à 09:13

@yves Besançon

Merci pour votre commentaire :

Je n'ai jamais dit qu'il fallait enlever aux banques le pouvoir de faire du crédit ^^, c'est au contraire leur seule justification réelle ...

Je dis qu'il faut restituer à l'Etat un pouvoir de création ,le rendant par là même indépendant du système financier privé dans ses recherches de liquidités , tout en contrôlant l'évolution des masses monétaires en circulation pour ne pas provoquer d'inflation démesurée .

 

J'ai dit également qu'il fallait réglementer de toute urgence l'émission de dérivés qui sont des sources de création monétaire démentielle .. (voir en particulier les CDS) .

 

Et pour reprendre vos arguments sur la vitesse de circulation , la croissance de M3 zone euro a été de 8% dans les 8 Dernières années , c'est à dire quasiment 4 fois supérieure à la croissance réelle de l'économie .

Les chiffres américains ne sont plus publiés par la FED , mais on peut les trouver sur shadowstat et vous verrez que c'est encore pire .

Ces excès monétaires créés de toutes pièces par les banquiers ont provoqué des bulles monétaires et financières , immobilières et sur les matières premières , qui détruisent l'économie réelle .. Vous avez un superbe article de Bruno Lemaire sur le sujet ..

Derrière les soubresauts de l'argent-monnaie, une catastrophe annoncée 

http://www.contre-feux.com/economie/derriere-les-soubresauts-de-largent-monnaie-une-catastrophe-annoncee.php

13/09/2011, 14:33 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de MARIE CAROLINE PORTEU le 13/09/2011 à 13:09

@Marie-caroline,

je ne crois pas que Besançon ait écrit et même pensé qu'il fallait "enlever aux banques le pouvoir de faire du crédit"..

mais je crois avoir compris que la capacité des Banques - de second rang- de créer de la monnaie était largement contre-balancée par l'obligation qui leur était faite dans le cadre de l'open market de se réguler avec la BCE.
Il m'apparaissait à lire Besançon que la BCE avait la possibilité de changer de politique et partant de contrôler les tentatives bancaires de s'ouvrir trop au crédit en "battant monnaie"

13/09/2011, 15:03 | Par MARIE CAROLINE PORTEU en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 13/09/2011 à 14:33

@kakadoundiaye

Cette discussion est celle qui oppose AJ Holbecq et Paul Jorion .

Vous trouverez la réponse de AJ Holbecq sur ce site , personnellement , j'ai opté pour la sienne .

https://monnaie.wikispaces.com/Arnaque

 

 

13/09/2011, 15:10 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de MARIE CAROLINE PORTEU le 13/09/2011 à 13:09

@yves Besançon

Merci pour votre commentaire :

Je n'ai jamais dit qu'il fallait enlever aux banques le pouvoir de faire du crédit ^^, c'est au contraire leur seule justification réelle ...

SourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourireSourire

 

 

 

13/09/2011, 18:07 | Par Yves Besançon en réponse au commentaire de MARIE CAROLINE PORTEU le 13/09/2011 à 13:09

@Marie-Caroline Porteu

 

Alors désolé pour mon interprétation abusive de vos propos, et je préfère ainsi. Concernant les produits dérivés, je partage vos " sensations de vertige ", mais pas pour les mêmes raisons. Ces produits ne créent pas de monnaie en soi, tout du moins pas directement, et ne sont pas considérés, à juste titre, comme de la monnaie. En revanche, on peut facilement envisager des effets sur la demande de crédits de l‘expansion vertigineuse de ces produits, et seulement par ce chemin là effectivement, des effets sur la création monétaire, mais des effets indirects qu‘on ne parvient pas encore vraiment à mesurer.

 

En revanche, ce qui devient de plus en plus problématique dans le développement de ces produits dérivés de ces dernières années, c’est leur degré de complexité croissant, les rendant de moins en moins transparents, avec de surcroît une part non négligeable de négociations de gré à gré ( hors marché)…..bref, un terrain paradisiaque pour la spéculation en tout genre en l‘absence de réelle volonté politique de régulation de la finance, nous éloignant du bien fondé et de l’utilité des simples contrats à terme, conçus à l’origine pour permettre aux entreprises de réduire leur incertitude et donc de favoriser leurs projets d’investissement.  

13/09/2011, 18:20 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de Yves Besançon le 13/09/2011 à 18:07

En revanche, ce qui devient de plus en plus problématique dans le développement de ces produits dérivés de ces dernières années,

@ Yves Besançon

La "problématique" est tout simplement scabreuse car il s'agit en fait d'une robotisation de la bourse sans utiliser le moindre outil de sécurisation de développement.

Lorsque l'on développe la robotisation d'un pont roulant, l'on prend toutes sortes de précautions pour éviter un accident avec des outils tes que grafset et gemma qui permettent,par exemple, de gérer les injonctions contradictoires telles qu'un ordre demandant l'ouverture du godet et un autre sa fermeture...

Dans un développement de robotique boursière les injonctions faire du profit et assurer la pérennité du modèle boursier n'est pas pas géré.

Dans la robotique boursière l'on ne peut plus parler de normes de sécurités défaillantes mais de leur absence totale !!!

De mon point de vue, le développement de la robotique boursière avec cette procédure est tout simplement un crime contre l'humanité !!!

13/09/2011, 18:37 | Par MARIE CAROLINE PORTEU en réponse au commentaire de Yves Besançon le 13/09/2011 à 18:07

@ yves Besançon

1°) Sur les produits dérivés , il y a déjà une atteinte manifeste à ce que j'appelle l'état de droit .

J'ai fait deux billets sur ce sujet que vous trouverez sur mon blog :

Krach Boursier: scénario d'une catastrophe annoncéehttp://blogs.mediapart.fr/blog/marie-caroline-porteu/080811/krach-boursier-scenario-dune-catastrophe-annoncee

Marchés financiers: Economie de casinohttp://blogs.mediapart.fr/blog/marie-caroline-porteu/120711/marches-financiers-economie-de-casino

 

A mon sens, la plupart des produits dérivés sont totalement corrompus au sens juridique du terme car leurs émetteurs sont juges et partie , et en fixent le prix . Autrement dit , la règle change en fonction des conditions selon le bon vouloir de l'émetteur . Un chef d'entreprise non financière s'amusant à jouer à ces jeux , se verrait immédiatement mis en examen .

 

Je vais prendre un exemple simple , le reste est plus détaillé sur les billets .

Les Banques crèent des dérivés , dénommés warrants .. Ce sont des produits qui permettent de jouer à la hausse ou à la baisse sur un sous jacent , qui peut être un titre , un indice , une monnaie , un métal . La fixation du prix d'un warrant prend en compte un certain nombre de données techniques , comme la valeur temps, ou la volatilité .

Les Banques utilisent des robots qui manipulent les cours , ce qui a une incidence très nette sur la volatilité , facteur de fixation du prix !!

elles font également ce que l'on appelle des contrats de liquidités ou d'animation, en achetant et en vendant des titres , ce qui donne une fausse impression de volumes !!!

Elles ont considérablement soutenu les marchés dans les deux dernières années , en utilisant des plates formes opaques , ce qui a une incidence sur la valeur temps d'un warrant .

Les Markets makers des banques émettrices de ces produits ajustent les fourchettes des carnets d'ordre en fonction du marché lui même ..

Ces exemples montrent que le prix du produit warrant en question est totalement fonction de la manipulation en cours faite par son propre émetteur sans aucune transparence . Dans mon language , cela s'appelle être totalement juge et partie .

 

2°) Maintenant pour la partie création , j'avais pris volontairement l'exemple des CDS américains , dont les encours garantis ne sont pas inscrits aux bilans des émetteurs (mentionné dans le rapport de la FED de Décembre dernier ) . Il arrive que les CDS en question "assurent" trois ou quatre fois un risque donné .

Supposez qu'un défaut de paiement de 10 Milliards survienne et que ce risque soit assuré pour 40 Milliards . La survenance de l'évènement va forcer l'émetter à inscrire au passif de son bilan une dette de 40 milliards alors que le risque réel n'était que de 10. C'est de la création pure et c'est d'ailleurs l'un des gros problèmes actuels des majors américains qui ont émis ces produits de manière totalement démesurée , en particulier sur les dettes souveraines , en pensant que jamais les pays de l'UE ne se laisseraient tomber les uns les autres .

 

 

08/09/2011, 20:17 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de Yves Besançon le 07/09/2011 à 10:54

@ Yves Besançon

Bonjour Yves,

C'est à mon tour de vous remercier pour l'eau que vous apportez à notre moulin...

Faute de temps, je ne peux pas recopier le 4ème de couverture du livre "Les économistes atterrés" 20 ans d'aveuglement l'Urope au bord du gouffre LLL Les liens qui libèrent ISBN 978-2-2918597-32-2 Dépôt légal Mai 2011.

Je m'y attelle au plus tard demain.

A bientôt.

Amitié.

08/09/2011, 20:21 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de Vivre est un village le 08/09/2011 à 20:17

20 ans d'aveuglement

L'Europe au bord du gouffre

Revue de presse

Extrait 1

"Chères concitoyennes, chers concitoyens européens, les politiques que nous avons suivies depuis l'Union monétaire nous ont conduits au bord du gouffre. Aujourd'hui le moment est venu de faire un grand pas en avant."
Tel est le discours des dirigeants européens à leur peuple. Le Pacte de stabilité s'est révélé inapplicable et nocif. Mais le pacte pour l'euro, qui lui succède, en aggrave la logique de répression salariale et budgétaire. La finance a provoqué la crise économique et l'explosion des dettes publiques, mais les gouvernements de la zone euro et la Commission veulent donner toujours plus de gages aux marchés. Comme la Grèce, l'Irlande, le Portugal, tous les pays européens doivent se ranger à une austérité brutale. Dans tous les pays ces politiques nourrissent nationalismes et xénophobie.
Les économistes atterrés, avec leur Manifeste, ont montré que d'autres politiques sont possibles en Europe. Ils persistent et signent. Alors que l'Irlande illustre jusqu'à la caricature comment faire payer par le peuple les dérives des banques, l'Islande essaie avec un certain succès une autre voie. L'émission d'emprunts européens, de nouvelles ressources fiscales, la coordination des politiques économiques pour un autre développement, la réforme de la Banque centrale, la restructuration des dettes publiques sont autant de pistes que les économistes atterrés mettent en débat.
L'Europe sera sociale, écologique et solidaire ou ne sera pas.

20 ans d'aveuglement

L'Europe au bord du gouffre

Date de parution : 11-05-2011

ISBN : 978-2-918597-32-2

12.5 x 19 cm

175 pages

8,50 €

 

13/09/2011, 09:51 | Par Yves Besançon en réponse au commentaire de Vivre est un village le 08/09/2011 à 20:17

....et pour l'eau, lorsqu'il y a un moulin comme le vôtre, c'est encore mieux....Amitiés.

07/09/2011, 14:52 | Par MARIE CAROLINE PORTEU

Pour le mouvement EELV , c'est un trompe l'oeil . En fait , ses préconisations renforcent le pouvoir financier .

Il se trouve que j'en ai fait un décryptage sur mon blog , décryptage repris sur le blog de Corinne N , auquel Monsieur Lipietz m'a fait l'insigne honneur de me répondre ...

http://blogs.mediapart.fr/blog/corinne-n/050911/eva-joly-sur-france-info-ce-matin-proces-chirac-il-faut-revenir-sur-l-imm

 

Visiblement le décryptage ne lui plaisait pas du tout .

 

Je suis en train de préparer une réponse beaucoup plus approfondie que celle que je viens de faire sur le blog de Corinne N , sur mon propre blog , car je pense que les profondes divergences entre les Grun allemands et Europe Ecologie , viennent en fait de la manière de voir la tutelle financière et de s'y soumettre

07/09/2011, 17:16 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de MARIE CAROLINE PORTEU le 07/09/2011 à 14:52

Marie caroline

faites nous suivre vos blogs et sites que nous suivions ce débat avec Lipietz qui jusqu'à maintenant m'a semblé cohérent et dans la ligne des économistes atterrés... il y a quelque chose qui m'échappe ..j'y cru comprendre que votre argument massue tenait au fait que, en abandonnant le droit de battre monnaie, au bénéfice des Banques , les états perdaient tout pouvoir... mais qu'est-ce que cela veut dire que les Banques battent monnaie. J'imagine mal le Crédit Agricole faisant fonctionner la planche à billets le soir quand tout le monde dort!!!!

08/09/2011, 08:38 | Par MARIE CAROLINE PORTEU en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 07/09/2011 à 17:16

Lol , effectivement ce n'est pas tout à fait comme cela :

Les banques crèent de la monnaie avec le crédit d'une part .. et ce système est parfaitement expliqué sur le site

https://monnaie.wikispaces.com/Création+monétaire

et d'autre part avec les produits dérivés émis qui sont une création monétaire pure à partir de produits totalement virtuels . Le meilleur exemple en étant les CDS (credit default swap) émis par les banquiers américains et dont vous trouverez la description sur mon blog .

 

08/09/2011, 17:06 | Par kakadoundiaye en réponse au commentaire de MARIE CAROLINE PORTEU le 08/09/2011 à 08:38

Marie Caroline,

j'ai depuis regardé la video de Tienne Chouard sur ce thème. Il explique effectivement fort bien comment la Loi permet aux banques de "créer de la monnaie" en délivrant lers crédits qui ne sont qu'inscrits sur un livre comptable et sont donc en quelque sorte virtuel sans que rien ne vienne les garantir. Mais il explique aussi comment les banques sont obligés de s'autolimiter.
Il n'en demeure pas moins qu'elles détiernnent effectivement de la sorte- et E.Chouard insiste comme vous le faites- un pouvoir au détriment du politique.

Mais la mesure qui consisterait a séparer dans une banque ce qui revient à sa gestion propre et à la spéculation d'une part, et la mise en place d'une Banque nationale ( nationalisée : elles le sont de fait puisqu'en cas de faillite l'Etat garantit les dépots) et d'une Banque européenne disposant de tous les pouvoirs d 'une Banque sous l'autorité d'un Comité inter-état.

08/09/2011, 17:21 | Par MARIE CAROLINE PORTEU en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 08/09/2011 à 17:06

vous avez du laisser une partie de votre pensée derrière la porte ^^^^...

Par contre , dans la création monétaire par les banques , rajoutez les émissions de dérivés ..

Et quand vous pensez aux 233 Mille milliards de Cds , il y a de quoi frémir

09/09/2011, 08:29 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de MARIE CAROLINE PORTEU le 08/09/2011 à 08:38

Lien court de cette page: http://tinyurl.com/24yt3aa
BibliographieCreationMonetaire2_mars2010-pte.jpg

A gauche, les 2 piles des livres des économistes ayant écrit sur la création monétaire par les banques privées. La pile de droite (2 livres) est celle des (2) "économistes" (Paul Jorion qui s'est inspiré d' Helmuth Creutz) qui considèrent que les banques commerciales ne créent pas de monnaie.
Notre position sur ce wiki rejoint celle des rédacteurs des 2 piles de gauche, à l'évidence.@ MARIE CAROLINE PORTEU

Un grand merci pour cette référence qui m'a beaucoup provoqué un grand rire de résistance tant la vérirté qu'elle recelle décrit votre résistance !!!

09/09/2011, 08:34 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de MARIE CAROLINE PORTEU le 07/09/2011 à 14:52

Procès Jacques Chirac C’est très important que le procès ait lieu. Pourquoi Jacques Chirac n’a pas été jugé plus tôt ? .. Il fait revenir sur l’immunité présidentielle ; il faut revenir sur l’irresponsabilité du président de la république… La justice est indubitablement à deux vitesses. Il faut supprimer la cour de justice de la république.

L’affaire Bettencourt et les « écoutes/repérages » téléphoniques d’un journaliste et d’un magistrat par le contre- espionnage Cela relève d’une privatisation de l’appareil de l’état au service de Nicolas Sarkozy.. et démontre bien l’absence d’état de droit actuellement.

L’écologiste Jean-Vincent Placé traité de « Coréen national » par le député UMP Alain Marleix On voit bien qu’il a y a une lepénisation des esprits qui autorise des remarques et des actes ignobles. C’est du même topo que le fait de requérir un tram pour évacuer des Roms.
En fustigeant l’origine ou l’apparence de Jean-Vincent, on fustige en réalité tous les parents qui ont adopté en France, tous les enfants adoptés, et tous ceux qui ont un parent étranger par exemple , tous les bi-nationaux et ceux là finissent pas faire des millions de français.

Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/corinne-n/050911/eva-joly-sur-france-info-ce-matin-proces-chirac-il-faut-revenir-sur-l-imm

@ MARIE CAROLINE PORTEU

Un grand merci pour cette citation applauseapplauseapplauseapplauseapplauseapplauseapplauseapplauseapplauseapplauseapplauseapplauseapplauseapplause

13/09/2011, 13:14 | Par MARIE CAROLINE PORTEU

@ KAKADOUNDIAYE

Tout d'abord , en me relisant , j'ai peur que vous ayez mal compris la pensée derrière la porte . Il m'avait semblé qu'il manquait un paragraphe dans votre commentaire , mais cela a été rectifié depuis .

 

Pour vous amuser car il est furieusement d'actualité : un petit site

et une de ses citations :

“Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. [...] L’argent n’a pas de patrie ; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain.” Napoléon Bonaparte, Empereur Français, (1769-1821).

http://www.suisse.attac.org/Citations-sur-la-creation

Le travail réalisé par attac est énorme

13/09/2011, 15:15 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de MARIE CAROLINE PORTEU le 13/09/2011 à 13:14

“Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. [...] L’argent n’a pas de patrie ; les financiers n’ont pas de patriotisme et n’ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain.” Napoléon Bonaparte, Empereur Français, (1769-1821).

http://www.suisse.attac.org/Citations-sur-la-creation

Le travail réalisé par attac est énorme

@ Marie-Cartoline Porteu

Un grand merci pour tous vos apports sur ce site !!!

17/09/2012, 10:27 | Par Vivre est un village

Jacques Généreux : La course de vitesse de la fraternité, de l'égalité des chances et de la liberté

http://www.dailymotion.com/video/xl8z8q_jacques-genereux-un-etat-ne-peut-pas-faire-faillite_news

A bientôt Super ! !!!

Amitié Étreinte .

20/09/2012, 10:02 | Par Vivre est un village

@ grain de sel

Bonjour Grain de sel,

Copier/Coller est parfois très efficace, lorsque l'on y apporte son grain de sel Clin d'œil...!!!

Ma première apparition sur l'édition électronique journalière de Mediapart l'a été pour mon billet : http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/310810/il-est-un-livre-pour-qui-je-donnerais-tout-spinoza-et-tout-kan qui n'est qu'un copier/coller avec un titre qui m'a plus et qui a plu Clin d'œil...!!!

Idem pour ma deuxième apparition sur l'édition électronique journalière de Mediapart l'a été pour mon billet : http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/290910/bernard-accoyer-ce-heros-au-regard-si-doux Clin d'œil...!!!

Cela fait un bien de tous mes dieux Edwy Plenel et Karl Marx Clin d'œil...!!!

C'est suite à ces expériences que j'ai découvert que j'étais un bon bourdon de mêlée http://www.youtube.com/watch?v=5LGYGxtozgg Clin d'œil...!!!

J'ai déjà des références puisque j'ai déjà œuvré dans 2 mémorables mêlées celle de : "Il faut plus qu'un murmure pour abattre les murs" et http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/010411/une-nouvelle-equipe-est-nee-le-rugby-club-virtuel-de-vichy-ger Clin d'œil...!!!

Actuellement j’œuvre pour la mêlée "A bas le Mécanisme Européen de Stabilité vers le pétainisme (MES)" et "A bas le Traité Scélérat nous Conduisant au Gouffre (TSCG) Clin d'œil...!!!

Cette mêlée a pour piliers principaux : Marie-Caroline Porteu, samines, danyves, Yves Besançon qui se remplacent au mieux de l’intérêt du jeux Clin d'œil...!!!

A ce sujet il m'est parvenu, récemment, des fragments de discours dirigés à Marie-Caroline Porteu qui me sont apparus étonnamment étonnants MaladeMaladeMalade...!!!

Après y avoir appliqué mes connaissances en Analyse Structurelle du Récit de Roland Barthes http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/comm_0588-8018_1966_num_8_1_1113 et mes autres connaissance en Fragments du Discours Amoureux, toujours de Roland Barthes http://fr.wikipedia.org/wiki/Fragments_d%27un_discours_amoureux , i m'est apparu clairement que ce discours était, en fait un discours amoureux RêverieRêverieRêverie...!!!

Je me suis pris à être follement jaloux En pleursEn pleursEn pleurs puis motivé pour une pratique de saine émulation dans la Meilleure Pratique pour la découverte d'idées connues, reconnues, approuvées et mises en œuvre pour abattre le Mécanisme Européen de Stabilité vers le pétainisme (MES)" et le Traité Scélérat nous Conduisant au Gouffre (TSCG) Clin d'œil...!!! Clin d'œil...!!!

Bienvenue donc dans notre mêlée que ce soit en Bermuda, en string ou en robe longue car nous connaissons tous la puissance de ta poussée à base de grain de sel Clin d'œil...!!!

Nous avons absolument besoin que tu nous apporte ton grain de sel pour que nous puissions tous produire le grain de sable que nous portons tous en nous pour gripper le MES et le TSCG Clin d'œil...!!!

Nous comptons tous sur toi Super !Super !Super ! !!!

A bientôt Fier.

Amitié Étreinte .

22/09/2012, 11:24 | Par Vivre est un village

POUR ACTION :
http://www.dailymotion.com/video/xtgjyx_pourquoi-manifester-le-30-septembre-2012_news

Les Allemands disent halt au kontrol

21 septembre 2012 Par Vivre est un village

 

Pierre Moscovici a piqué une colère, Samedi 15 Septembre, lors du dîner qui réunissait à Chypre les 17 ministres de l'Economie de la zone euro. Un journaliste l'interrogeait sur le "clash franco-allemand" à propos de la supervision des établissements bancaires par la Banque Centrale Européenne (BCE). "C'est très exagéré. Il n'y a pas eu de clash. Il faut simplement que nous rapprochions nos points de vue avec nos amis allemands", a lancé le ministre. Et de concéder : "J'aurais souhaité qu'on aille plus vite."                                                                                                             Plus vite pour mettre en œuvre la décision adoptée au sommet de Bruxelles du 28 Juin et présentée, le 12 Septembre, par la Commission européenne. Il s'agit de retirer à chaque pays le contrôle de ses propres banques pour les confier à la BCE. En France, par exemple, ce ne serait plus l'Autorité de contrôle prudentiel (ex-commission bancaire) qui autoriserait l'ouverture d'un établissement, fixerait son niveau de fonds propres, déciderait sa mise en faillite, etc..., mais la BCE, laquelle exercerait sa tutelle sur 6 200 banques de la zone euro.                                                                                         "La réforme vise à éviter, l'influence du politique", explique un proche de Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, les gouvernements ayant un peu trop tendance à se laisser aller au laxisme dès qu'il s'agit de leurs propres banques.

Caisses frileuses

Bien qu'Angela Merkel en ait fait une condition pour accepter que le Mécanisme Européen de Stabilité* (MES) puisse prêter aux établissements en difficultés, les banquiers, notamment allemand, traînent les pieds. "Ca ne vas pas être facile", a prévenu, a prévenu, Samedi, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schaüble, lors de la discussion de trois heures entre les ministres de l'Eurogroupe. En tout cas, ce "ne sera pas possible d'ici au début 2013", comme le souhaitait Moscovici. Et comme le réclament les Espagnols**, qui attendent impatiemment la manne du MES***.                 Il y a eu "un lobbying très fort des caisses d'épargne allemandes", explique l'économiste Jean Pisani-Ferry. Dans un piteux état financier, ces dernières sont actuellement protégés par leurs liens politiques avec les Länder (les Régions allemandes) et ne tiennent pas à ce qu'une autorité européenne vienne mettre le nez dans leurs affaires. Un contrôle approfondi pourrait se solder par une recapitalisation se chiffrant en dizaines de milliards.                                                                                                                                                                                                                Les Allemands pris en défaut de rigueur **** ?

H.M

Source : Le Canard Enchaîné du 19 Septembre 2012 page 3 au milieu et à gauche

 

* A titre personnel je le nomme Mécanisme Européen de Stabilité vers le Pétainisme

** Je ne crois pas que ce sont les espagnols mais bien plutôt ce triste sire http://fr.wikipedia.org/wiki/Mariano_Rajoy

*** Je crois surtout qu'ils attendent des prêts à des taux un peux moins usuraires Triste

**** Certainement pas, ils ne sont, tout simplement pas tous fous Heureux

Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/210912/les-allemands-disent-halt-au-kontrol

A bientôt Super ! .

Amitié Étreinte .

24/09/2012, 09:13 | Par Vivre est un village

Nous les vichyssois

Nous les vichyssois, savons ce qu'est un vote contre une dictature http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/180111/80-parlementaires-ont-vote-contre-l-abolition-du-regime-republ

Nous les vichyssois savons rendre hommage à ceux qui s'opposent à notre dictature actuelle                                                      http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/230212/hommage-aux-44-deputes-qui-ont-dit-non-au-mes-le-21-fevrier-20 http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/010312/hommage-aux-35-senateurs-qui-ont-dit-non-au-mes-le-28-fevrier-

Nous les vichyssois, savons qu'il est urgent de remplacer Pierre Moscovici http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/210912/les-allemands-disent-halt-au-kontrol

Nous les vichyssois, savons que parmi les sénateurs qui ont dit non au MES (Mécanisme Européen de Stabilité vers le pétainisme), pour ne citer qu'elle, Marie-Noëlle Linneman http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-No%C3%ABlle_Lienemann a toutes les compétences requises pour donner un sens au mot socialisme ...!!!

Nous les vichyssois, savons très bien ce que le mot scélérat veut dire http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/240812/giscard-deteint

Nous les vichyssois, avons placé tous nos espoirs dans le manifeste des économistes atterrés http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/090811/crise-et-dette-en-europe-10-fausses-evidences-22-mesures-en--0                                                    http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/090811/crise-et-dette-en-europe-10-fausses-evidences-22-mesures-en--1

Nous les vichyssois, vous implorons de vous rendre à la manifestation du 30 Septembre à laquelle Thomas Coutrot, l'un des initiateurs de ce mouvement, nous invite à participer                    http://www.dailymotion.com/video/xtgjyx_pourquoi-manifester-le-30-septembre-2012_news                                                                             A bientôt Super ! .

Amitié Étreinte .

24/09/2012, 10:07 | Par Vivre est un village

Nous les vichyssois

Nous les vichyssois, savons ce qu'est un vote contre une dictature http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/180111/80-parlementaires-ont-vote-contre-l-abolition-du-regime-republ

Nous les vichyssois savons rendre hommage à ceux qui s'opposent à notre dictature actuelle                                                      http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/230212/hommage-aux-44-deputes-qui-ont-dit-non-au-mes-le-21-fevrier-20 http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/010312/hommage-aux-35-senateurs-qui-ont-dit-non-au-mes-le-28-fevrier-

Nous les vichyssois, savons qu'il est urgent de remplacer Pierre Moscovici http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/210912/les-allemands-disent-halt-au-kontrol

Nous les vichyssois, savons que parmi les sénateurs qui ont dit non au MES (Mécanisme Européen de Stabilité vers le pétainisme), pour ne citer qu'elle, Marie-Noëlle Linneman http://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-No%C3%ABlle_Lienemann a toutes les compétences requises pour donner un sens au mot socialisme ...!!!

Nous les vichyssois, savons très bien ce que le mot scélérat veut dire http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/240812/giscard-deteint

Nous les vichyssois, avons placé tous nos espoirs dans le manifeste des économistes atterrés http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/090811/crise-et-dette-en-europe-10-fausses-evidences-22-mesures-en--0                                                    http://blogs.mediapart.fr/blog/vivre-est-un-village/090811/crise-et-dette-en-europe-10-fausses-evidences-22-mesures-en--1

Nous les vichyssois, vous implorons de vous rendre à la manifestation du 30 Septembre à laquelle Thomas Coutrot, l'un des initiateurs de ce mouvement, nous invite à participer                    http://www.dailymotion.com/video/xtgjyx_pourquoi-manifester-le-30-septembre-2012_news                                                                             A bientôt Super ! .

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