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RAPPEL : NON A BELO MONTE

Rappel du billet de JJMU


Non à Belo Monte: appel à mobilisation le samedi 20 août 

11 Août 2011 Par JJMU

 

 

Le monde entier se mobilise pour faire barrage à la mort programmée du cœur de la forêt amazonienne.

 

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samedi 20 août · 15:00 - 18:00


Parvis des droits de l'Homme, place du Trocadéro, Paris

 

Soutenue par France Libertés, Survival France, la Fondation pour la Nature et l'Homme et l'ONG américaine Amazon Watch, une manifestation se tiendra le samedi 20 août 2011 de 15h à 18h sur le parvis des Droits de l'Homme (Trocadéro) à Paris. Soyez nombreux à venir demander l'abandon définitif du projet Belo Monte, la suspension de tout autre projet de barrage en Amazonie allant à l'encontre du respect des droits des peuples autochtones et de la biodiversité et la recherche d'une alternative énergétique non destructrice pour l'environnement.

L’enjeu est planétaire, comme l’explique le célèbre Chef kayapo Raoni, dans une pétition destinée à l’opinion internationale (http://raoni.fr/signature-petition-1.php) et signée par les plus grands tribuns indigènes du Brésil. Ceux-ci multiplient les manifestations depuis quatre ans, depuis que le projet Belo Monte, pourtant annulé en 1989 après une bataille féroce, a été ressorti des cartons. Prévu pour être le troisième plus grand complexe de barrages au monde, Belo Monte ouvrira une gigantesque brèche dans laquelle s’engouffreront bien d’autres projets similaires (16 de même envergure, ainsi que 120 autres, plus modestes, pointent déjà le bout de leur nez).

Selon les nombreuses études d'organismes indépendants, ce méga-barrage aurait un impact écologique dramatique sur l'environnement, une analyse confortée par le constat des destructions irréversibles causées de façon systématique par les méga-barrages déjà opérationnels aux quatre coins du globe. Cette fois, c'est le cœur de la forêt amazonienne (communément surnommée "poumon de la Terre") qui est directement menacé. Cette immense zone indigène, à cheval sur les états du Pará et du Mato Grosso, est pourtant légalement protégée.

Les gouvernements successifs des présidents Lula Da Silva et Dilma Rousseff ont de ce fait délibérément bafoué à plusieurs reprises la Constitution brésilienne et la Déclaration sur les droits des peuples autochtones des Nations Unies, qui affirment notamment que tout projet ayant un impact sur des territoires indigènes doit s'établir en concertation avec la population y vivant. Alors que des solutions alternatives utilisant les énergies renouvelables existent et que son efficacité est mise à mal, le projet Belo Monte est censé apporter la preuve, aux yeux du reste du monde, du rayonnement économique et de l'autonomie énergétique du Brésil, pays hôte de la Coupe du monde de football en 2014 et des JO en 2016. Ces échéances expliquent l'accélération des procédures légales de validation, étalées généralement sur de très longues années. Ainsi le projet Belo Monte a-t-il été définitivement entériné par l’Institut brésilien de l’Environnement (IBAMA) le 1er juin 2011.

Il y a deux ans vous aviez été près de 11000 à participer à la cyber @ction pour demander l'abandon du projet

http://www.cyberacteurs.org/archives/archive.php?id=265

Nous vous proposons de vous joindre à la mobilisation internationale du 20 aout.

merci de votre mobilisation à leur côté

 

Alain

,__o Alain UGUEN Association Cyber @cteurs

_-\_<, votre souris @ du pouvoir

(*)/'(*) http://www.cyberacteurs.org

 

>>> COMMENT AGIR ?


> signer en ligne

 

http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/presentation.php?id=347

> signer par courriel

C'EST FACILE : A VOUS DE SUIVRE LES 6 ETAPES SUIVANTES :

1- Copiez LE TEXTE À ENVOYER ci-dessous entre les ############

2- Ouvrez un nouveau message et collez le texte

3- Signez le : prénom, nom, adresse, ville

4- Rajouter l'objet de votre choix :

Non au barrage de Belo Monte

5- Adressez votre message aux adresses suivantes :

[email protected]

 

[email protected]

[email protected]

Cliquer ici mais vérifiez bien que les adresses ne sont pas coupées :

<

mailto:[email protected];[email protected];[email protected]

>

ou ici

<

mailto:[email protected],[email protected],[email protected]

>

Vérifiez que les adresses apparaissent bien

6- Envoyez le message

Par cette action, vous ferez connaître votre opinion à la Présidente de la République du Brésil, à son ambassadeur à Paris, et à Cyber @cteurs pour nous permettre d'évaluer l'impact de cette action.

############

Prénom, Nom

Profession :

Adresse :

code postal Localité :

Je soutiens le Chef Raoni et les populations indigènes du Xingù et demande l'abandon définitif du projet de barrage de Belo Monte.

 

AUTRE PETITION MEME AMAZONIE :

 

Incroyable! Plus de 750 000 signatures -- atteignons un million à temps pour soutenir de gigantesques marches pour la protection de la forêt dans tout le Brésil. Faites suivre ce message à tout le monde!
Chers amis,

1382_1359_Deforestation-Amazon-1024x667_
L'Amazonie est en grand danger. Le Sénat brésilien s'apprête à adopter une loi qui affaiblirait dangereusement la protection de ce trésor mondial. Mais dans quatre jours les peuples indigènes organisent des marches dans tout le Brésil appelant à l'arrêt de la destruction. Soutenons-les en en faisant une marche mondiale pour sauver l'Amazonie.

Signez la pétition

L'Amazonie est en grand danger. Le Brésil s'apprête à démanteler ses lois de protection des forêts. Si nous n'agissons pas maintenant, de vastes étendues du poumon vert de notre planète pourraient subir une déforestation massive et dévastatrice.
Cette menace sur la forêt amazonienne a provoqué la colère générale et des manifestations dans tout le pays, et la tension monte. Pour faire taire tout détracteur, des voyous armés suspectés d'avoir été embauchés par des exploitants forestiers, ont assassiné des défenseurs de l'environnement. Mais la mobilisation redouble: dans quatre jours, de courageux militants indigènes organisent de gigantesques marches partout au Brésil pour demander des actes. Des sources internes indiquent que la Présidente Dilma envisage d'opposer son veto aux modifications du code forestier.
79% des Brésiliens soutiennent un tel veto à ces changements, cette pression intérieure conduit certains membres du gouvernement de Dilma à appuyer à leur tour cette option. Mais nous avons besoin d'un tollé international en solidarité avec le peuple brésilien pour forcer la main à Dilma. Les chiffres de notre pétition mondiale figureront en évidence sur des banderoles en tête de cortèges massifs pour la protection de l'Amazonie. Allons jusqu'à un million et SAUVONS L'AMAZONIE! Signez la pétition urgente ci-dessous et faites-la suivre à tous vos proches.
http://www.avaaz.org/fr/save_the_amazon_b/?vl
Les gens aiment le Brésil ! Le soleil, la musique, la danse, le football, la nature -- c'est un pays qui inspire des millions de personnes autour du monde. C'est pourquoi le Brésil accueillera la prochaine Coupe du Monde et Rio organisera les Jeux olympiques de 2016 et le Sommet de la Terre l'année prochaine, une réunion visant à stopper la mort lente de notre planète.
Notre amour pour ce pays n'est pas déplacé -- l'Amazonie brésilienne est indispensable à la vie sur terre. 20% de notre oxygène et un cinquième de l'eau douce de toute la planète proviennent de cette magnifique forêt. Voilà pourquoi il est capital que nous la protégions.
Mais le Brésil, c'est aussi un pays qui se développe rapidement, qui se bat pour sortir des dizaines de millions de personnes de la pauvreté, et la pression mise sur ses dirigeants politiques est intense pour que soient autorisées les pratiques lucratives de déforestation et d'exploitation minière. Ils sont à présent à deux doigts de céder sur les protections environnementales. Les militants locaux se font assassiner, intimider ou réduire au silence. C'est aux membres d'Avaaz autour du monde de s'exprimer avec les Brésiliens et d'appeler les dirigeants politiques brésiliens à se montrer fermes.
Beaucoup d'entre nous ont vu dans nos propres pays comment la croissance se fait souvent au détriment de notre patrimoine naturel, et ont constaté la pollution de l'eau et de l'air, la destruction de nos forêts.
Pour le Brésil, il existe une alternative. Le prédécesseur de Dilma a réduit massivement la déforestation et a bâti la réputation internationale du pays comme leader environnemental, tout en profitant d'une croissance économique colossale. Unissons-nous dès maintenant, alors que les militants indigènes et pro-environnement descendent dans la rue, et exhortons Dilma à continuer dans cette voie -- signez la pétition pour sauver l'Amazonie, puis faites suivre ce message à tous:
http://www.avaaz.org/fr/save_the_amazon_b/?vl
Au cours des 3 dernières années, les membres d'Avaaz au Brésil ont fait des pas de géant vers le monde que nous voulons tous : ils ont obtenu une législation anti-corruption qui fera date; ils ont fait pression sur leur gouvernement pour qu'il joue un rôle clé à l'ONU, intervienne pour soutenir la démocratie au Moyen-Orient et protège les droits humains en Afrique et au-delà. A présent, alors que les militants brésiliens sont tués pour protéger ce patrimoine mondial crucial, mobilisons-nous autour de cette journée d'action décisive pour sauver l'Amazonie et faire du Brésil un véritable leader international une fois de plus.
Avec espoir,
Emma, Ricken, Alice, Ben, Iain, Laura, Graziela, Luis et toute l'équipe d'Avaaz
PLUS D'INFORMATIONS:
Brésil : forêts menacées, populations en danger, Coordination Sud:
http://www.coordinationsud.org/actualite/bresil-forets-menacees-populations-en-danger/
Amazonie: le Brésil ouvre les vannes de la déforestation, Le Point:
http://www.lepoint.fr/monde/amazonie-le-bresil-ouvre-les-vannes-de-la-deforestation-25-05-2011-1335047_24.php
Brésil: 6e paysan assassiné en Amazonie en pleine réforme du code forestier, Romandie/AFP:
http://www.romandie.com/news/n/_Bresil_6e_paysan_assassine_en_Amazonie_en_pleine_reforme_du_code_forestier150620111906.asp
La majorité des Brésiliens rejettent l'assouplissement du code forestier (résultats du sondage en anglais):
http://news.mongabay.com/2011/0611-amazon_code_poll.html
Amazonie : le recul du Brésil face à la déforestation, Maxisciences:
http://www.maxisciences.com/d%E9forestation/amazonie-le-recul-du-bresil-face-a-la-deforestation_art14874.html
Vague de violences meurtrières sur fond de conflit agraire en Amazonie, Euronews:
http://fr.euronews.net/2011/06/17/vague-de-violences-meurtrieres-sur-fond-de-conflit-agraire-en-amazonie/
Plus de 90% des forêts tropicales "mal gérées, voire pas du tout", AFP:
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gPv5VT7Dor6VoytuIoQwqclGFG5Q?docId=CNG.a0b3fa7d0b116e606934ce1926a4a9fd.401

Tous les commentaires

17/08/2011, 07:09 | Par elisa13

Merci Wata de ta veille.

17/08/2011, 07:52 | Par Jonasz

Je soutiens. Je recommande. Mais j'aimerais tant que le chef Raoni nous explique comment donner des grosses claques plutôt que des petits clics à ces mauvais chefs qui volent la vie de leur peuple.

18/03/2012, 16:12 | Par kakadoundiaye

Je reçois de Ana Maria Lopes ce mail.
Ana Maria est une des écrivains poètes les plus reconnues du Brésil. Directrice d'une émission à la Télé brésilienne elle s 'est faite connaitre pour son soutien à Lulla -quand ce n'était pas encore évident- et sa participation aux luttes pour le respect de  l'environnement.Elle m'écrit :

 

J'ai reçu tes deux e-mails. Il ya quelques erreurs dans les nouvelles affichées sur la centrale hydroélectrique.

Premier fait: la président Dilma est une personne très préoccupée par les questions sociales et environnementales. Jamais des gouvernants n'ont été si attentifs à l'environnement.

 

Deuxième fait: j'étais contre la construction de la usine Belomonte . Mais l'étude des faits et l'écoute des gens liés à l'objet m'a fait comprendre la situation. La hydroélectrique de Belomonte est la meilleure option pour le pays, et la solution qui provoque moins d'impact environnemental et social. Dans la zone prévue pour la construction de l'usine, il n'ya pas de tribus ou un groupe d’indiens. Les Kaiapós vivent un peu loin. Les gens de la forêt seront affectés? Oui, bien sûr. car des centaines de travailleurs vivront et travailleront sur le site :les contact sont inévitables.Mais les tribus indiennes ne peuvent pas vivre dans des dômes.

Troisième fait: les études d'ingénieurs de l'Université de Sao Paulo, ont donné leur assentiment à la construction. Parce que causera moins de dommages à l'environnement.

Quatrième fait: La presse sensationaliste a déclaré que le barrage devrait  "dévaster l'Amazonie» et «détruire le fleuve Xingu." Ce n'est ne pas vrai. C’est vraiment  absurde.

Cinquième fait: Le chef Raoni ne pleure pas. Il a même nié le fait. La photographie a été publiée dans le monde entier. Il y a sur 'Internet desvidéos de Raoni niant cette nouvelle.
Bien sûr, il était avec son groupe contre la construction de l'usine. C’est un droit légitime. Personnellement, j'ai parlé et milité contre l'usine avant de me rendre à l'évidence aprés que  le sujet ait ét ébien étudié et discuté. La gauche brésilienne elle-même s"est rendue à l'évidence. Moi avec.

 

J'ajoute que selon l'OIBT - Office International, des Bois tropicaux, la situation des forêts tropicales est catastrophique. Sauf au Brésil qui a su mettre en place une politique de coupe et de sauvegarde des espaces boisés.

Rappelons que ces espaces sont en grande partie en charge du nettoyage du C0²  et qu'il importe de les préserver..

 

20/03/2012, 01:36 | Par WataYaga en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 18/03/2012 à 16:12

Bonjour Kakadoundiaye et merci pour votre commentaire

Ce matin, je vous ai fait une longue réponse mais mon ordi a sauté et tout s'est effacé.

Donc, je m'y remets ce soir....

J'apprécie beaucoup le gouvernement de Lulla et je connais beaucoup moins bien celui de Dilma mais j'aimerais pouvoir dire que je suis d'accord avec eux, et avec votre amie, ce qui n'est pas le cas.

Comme je dispose de très peu de temps je vous mets un copié/collé d'une pétition plus générale à l'encontre de la construction de barrages dans les pays du sud, mais sachez que j'ai été directement concernée par le sujet, d'une part parce que j'ai vécu à côté de deux grands barrage en France et d'autre part parce que j'ai soutenu les Amérindiens contre la construction du barrage de la Baie James au Canada.

Mais en dehors de ces problèmes environnementaux, permettez-moi d'être extrêmement choquée par le mépris - sans doute inconscient - de votre amie à travers ces quelques mots : "Mais les tribus indiennes ne peuvent pas vivre dans des dômes."


Les Brésiliens actuels ne vivent-ils pas sur des terres volées par la force aux Amérindiens ? C'est l'occident tout entier qui devrait être placé sous un dêmes pour épargner au reste du monde son inconcevable puissance de nuisance !

Les peuples ont-ils ou non le droit de disposer d'eux-mêmes ou ne peuvent-ils le faire qu'à condition qu'ils adoptent nos valeurs et nos modes de vie énergiephages ? Ou bien le droit du colon est-il le seul qui existe, de fait ? Je viens de survoler un article qui explique qu'à cause des pratiques délétères des colons l'amazonie n'est plus le poumon de la planète mais que de plus elle devient une source de CO2 ! Je le lilus en détail mais c'est inquiétant ! Tous les barrages, y compris celui du Nil pour la construction duquel on a délogé le peuple nubien se revèle destructeurs sur le long terme, mais nous vivons dans un "après nous le déluge" dont nos enfants nous serons certainement gré et nous avons le culot de leur demander le respect alors que nous sommes en train de saborder leur avenir !

Je vais arr^ter là car les évènements de Montauban, de Toulouse et de Brazzaville me sapent le moral et je n'arrive pas à rassembler mes idées tellement je suis secouée. Mais j'y reviendrai mercredi si j'arrive à nouveau à ne pas tourner enrond en broyant du blanc !

 

Cyber@ction N° 463 Stoppons les financements de l’Union européenne en faveur des grands barrages dans les pays du Sud !

La cyber @ction est signable en ligne

  La Banque européenne d’investissement (BEI) est la Banque publique de l’Union européenne. Dotée d’un mandat de développement et d’éducation, elle a pourtant accordé depuis 2003 près de 900 millions d’euros de prêts aux grands barrages dans les pays du Sud. Or les grands barrages ne constituent pas une énergie propre et durable : leurs conséquences sont désastreuses pour l’environnement et pour les populations locales. Il est temps que la Banque de l’Union européenne arrête de soutenir ces projets néfastes et oriente ses financements vers la petite hydroélectricité et les autres énergies réellement renouvelables ! Pour faire pression sur la BEI, signez notre cyberaction !

Les Amis de la Terre et une vingtaine d’organisations françaises et internationales demandent à la Banque publique de l’Union européenne de mettre un terme au financement des grands barrages et de soutenir la petite hydroélectricité et les autres énergies réellement renouvelables !

Sous couvert de financer une énergie propre et durable, la Banque européenne d’investissement a accordé depuis 2003 près de 900 millions d’euros de prêts aux grands barrages dans les pays du Sud. En Afrique, la BEI a ainsi financé 8 barrages mais n’a pas investi un euro pour l’éducation et la santé ! Pourtant ces mega-projets ne profitent pas aux populations locales et sont désastreux pour l’environnement.

1)Les grands barrages ne sont « verts ». Leur construction crée des réservoirs qui libèrent de grandes quantités de gaz à effet de serre par décomposition des matières organiques issues des forêts et terres inondées. On estime ainsi qu’au moins 4% des émissions de gaz à effet de serre mondiales sont dues aux barrages : un impact plus important que celui du secteur aérien.

2)Ils bouleversent le fonctionnement des écosystèmes et des cours d’eau : 60 % des rivières sont gravement altérées par les grands barrages. Déforestation, diminution des terres fertiles, baisse des stocks de poisson et de la qualité de l’eau ont d’énormes impacts sur les conditions de vie des communautés locales. De plus, les retenues d’eau constituent un terrain propice à l’apparition de maladies telles que la dengue et le paludisme.

3)Les grands barrages ne permettent pas, en milieu rural notamment, un accès à l'énergie pour tous. Les coûts de construction et d'entretien se répercutent sur le prix de vente, hors de portée pour les populations pauvres. En réalité, l’énergie produite par les grands barrages alimente surtout les besoins des grosses industries. Ainsi au Cameroun, la BEI s'apprête à financer la construction du barrage de Lom Pangar, pour permettre l’expansion d’une usine de fonte d’aluminium alors que la moitié de la population n’a pas accès à l’électricité.

Dans de telles conditions, pourquoi, la Banque européenne d’investissement, qui doit contribuer dans les pays du Sud aux objectifs de l’UE, à savoir l’éradication de la pauvreté et le développement durable, s’implique-t-elle dans les grands barrages ?

En réalité, il semble que la BEI juge principalement les projets sur leur rentabilité. De plus, la BEI souffre d’un manque alarmant de règles sociales et environnementales et se contente des études d’impacts fournies par les promoteurs pour approuver les projets qu’elle finance. Ces lacunes ont conduit droit dans le mur quelques uns de ses projets : le tunnel du barrage de Gilgel Gibe 2 en Ethiopie s’est effondré début 2010 quelques jours seulement après son inauguration ; le projet hydroélectrique de Dos Mares (détenu à 100 % par le groupe français GDF Suez) a provoqué en août 2010 l’inondation d’un village suite à l’ouverture d’une écluse…


Face aux égarements de la Banque européenne d’investissement, nous vous invitons à interpeller son président et d’exiger de la BEI :
une réorientation prioritaire de ses financements vers la petite hydroélectricité et les autres énergies réellement renouvelables de sorte à garantir l’accès à l’énergie pour tous de façon soutenable ;
l’adoption d’un moratoire sur le financement des grands barrages tant que la BEI ne s’est pas dotée concrètement des meilleurs normes environnementales et sociales internationales en vigueur
le lancement d’une évaluation multipartite de sa politique de prêts à l’énergie pour déterminer comment les prêts de la BEI peuvent assurer le développement d’énergies réellement propres,
bénéficiant aux plus pauvres et répondant aux objectifs de développement de l’UE, et mettre en oeuvre une politique cohérente en la matière ;

Pour plus d’informations vous pouvez télécharger notre document de campagne ici et vous rendre sur le site :
http://www.amisdelaterre.org/grandsbarrages

Campagne lancée par les Amis de la Terre France en partenariat avec : AITEC (Association internationale de techniciens, experts et chercheurs), ATTAC, Both Ends, CADTM Belgique, CADTM France, Campagna per la Riforma della Banca Mondial, CCFD-Terre Solidaire, CEE Bankwatch, Coordination SUD, CounterBalance, CRID, Ecologistas en Acción, France Libertés, Friends of the Earth Slovakia-CEPA, Ingénieurs sans Frontières, International Rivers, Réseau Foi et Justice Afrique-Europe, Réseau Une Seule Planète, Ritimo, Sherpa, Urgewald,

COMMENT AGIR ?

Sur le site : signable en ligne
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/stoppons-financements-union-europeenne-faveur-grands-barrages-pays-sud-439.html

Par courrier électronique :
1- Copiez LE TEXTE À ENVOYER ci-dessous entre les ############
2- Ouvrez un nouveau message et collez le texte
3- Signez le : prénom, nom, adresse, ville
4- Rajouter l'objet de votre  choix : M. le Président, arrêtez le financement des grands barrages !
5- Adressez votre message aux  adresses suivantes :
[email protected]
[email protected]
[email protected]
[email protected]

Cliquer ici :
<mailto:[email protected];[email protected];[email protected];[email protected]>

ou ici selon votre logiciel de messagerie
<mailto:[email protected],[email protected],[email protected],[email protected]>

Vérifiez que les 4 adresses apparaissent bien


6- Envoyez le message

Par cette action, vous ferez connaître votre opinion à Werner HOYER : Président de la Banque Européenne d’Investissement (BEI), Philippe de FONTAINE VIVE CURTAZ, Vice-président de la BEI en charge des relations avec les ONG, Plutarchos SAKELLARIS, Vice-président de la BEI en charge des financements dans les pays ACP et en Afrique du Sud et du secteur Energie, et à Cyber @cteurs pour nous permettre d'évaluer l'impact de cette action.

############

Prénom, Nom
Profession :
Adresse :
Localité :
Pays :

Monsieur le président,

Depuis 2003, la Banque européenne d'investissement a accordé près de 900 millions d'euros de prêts aux centrales hydroélectriques sous couvert de financer une énergie propre et durable. Or les conséquences désastreuses des grands barrages sur l’environnement et sur la vie des populations locales sont aujourd’hui bien connues. Le rapport final de la Commission mondiale des barrages, créée par la Banque mondiale et rendu public en novembre 2000 estime en effet que « dans de trop nombreux cas, le prix payé par les personnes déplacées, les communautés en aval, les contribuables et le milieu naturel pour s’assurer de ces bénéfices a été inacceptable et souvent inutile, particulièrement du point de vue social et environnemental ».
Afin de garantir que les grands barrages contribuent réellement au développement, ce rapport propose une réforme des processus de planification existants incluant entre autres l’évaluation des besoins en eau et en énergie, la confirmation documentée que le grand barrage soit la meilleure option possible, la nécessité d’obtenir le consentement des populations locales et de s’assurer que les bénéfices soient redistribués et que les personnes affectées soient indemnisées correctement, le respect des normes sociales et environnementales et l’évaluation périodique de l’exploitation de ces barrages.

A ce jour, la BEI ne répond en rien à ces exigences étant donné qu’aucune de ces recommandations n’a été adoptée dans vos politiques d’action. C’est pourquoi je vous demande de réorienter prioritairement vos prêts au secteur énergie vers la petite hydroélectricité et les autres énergies réellement renouvelables ainsi que d’instaurer un moratoire sur le financement des grands projets hydroélectriques tant que la BEI n’aura pas adopté concrètement les recommandations de la Commission mondiale des barrages, des normes environnementales et sociales strictes, des critères de lutte contre la pauvreté, et une transparence fortement accrue.
Ces conditions sont indispensables pour que la BEI respecte enfin le mandat de développement que lui impose l’Union Européenne hors de l’UE.

En vous remerciant de l’importance que vous accorderez à cette demande, je vous prie d’agréer, Monsieur le président l’expression de ma plus haute considération.

############

20/03/2012, 10:08 | Par Bob 92 Zinn

Bonjour Watayaga, merci beaucoup pour avoir relancé cette piqûre de rappel sur la mobilisation contre le barrage de Belo Monte et sur la pétition. Je voulais juste préciser quelques points suite à votre réponse à kakadoundiaye.

La défense de l’environnement n'a jamais été, loin s'en faut, une préoccupation majeur du gouvernement Lula, mais est restée un voeu pieux. Je rappelle que Lula a réussi à gouverner avec une coalition qui allait de la droite populiste (PMDB), en passant par des partis évangélistes, jusqu'aux communistes du PCdoB. Une coalition hétéroclite donc, pour dire le moins. Le PMDB, qui était dans la majorité donc a toujours défendu les intérêts des grands propriétaires terriens et des entreprises. De plus le PT est un parti très hétéroclite qui va de la sociale démocratie aux trotskistes (une partie d'entre eux se sont fait éjecter du PT en 2003 dont Heloísa Helena, figure emblématique de la gauche radical brésilienne anti corruption).

On peut, par contre, reconnaître à Lula des avançées significatives en matière du lutte contre la pauvreté, lutte contre le SIDA, d'accès à l'eau, de réforme agraire et aussi certaines avançées sociales. Mais tout cela est limité par pragmatisme politique, par une majorité hétéroclite, par une banque central indépendante qui pratique des taux d'intérêts prohibitifs, et surtout par les marchés financiers et les grandes entreprises. Aujourd’hui, la politique menée par Dilma Roussef s’inscrit dans la continuité de celle de son prédécesseur, bien que l’opposition ultra libérale soit ressortie affaiblie lors des dernières élections.

Pour compliquer le tout, le Brésil étant une République fédérale, composée de 26 Etats et le projet Belo Monte est situé dans l’Etat du Pará, gouverné par le PSDB (Partido de Social Democracia Brasileira), plus grand parti d’opposition. Ce parti politique qui est aussi socialiste que Sarkozy est de gauche, s’est toujours distingué pour défendre les intérêts du capital.
Les indiens se battent contre la déforestation orchestrée par les grands propriétaires terriens (planteurs de soja, café, éleveurs de bétail, etc) afin de défendre leurs territoires. Ils se battent aussi contre les grandes entreprises comme par exemple la companhia Vale do Rio Doce (courronnée pire entreprise de la planète*). Cette entreprise est responsable d'une dégradation ambientale de masse en Amazonie et ailleurs, et elle participe à la construction du barrage de Belo Monte.

Cette centrale hydrolique, qui devrait être le troisième plus grande du monde. En coupant le rio Xingu, il devrait innonder une superficie de 516 km2, ce qui est l’équivalent de 5 fois la superficie de la ville de Paris.
Le barrage est rejeté non seulement par la tribu kayapo, mais aussi par les tribus Juruna, Arara, Xypaia, et Kuruaya, qui dépendent directement du fleuve Xingu pour vivre.

* http://www.bastamag.net/article2113.html

20/03/2012, 15:40 | Par WataYaga en réponse au commentaire de Bob 92 Zinn le 20/03/2012 à 10:08

Merci infiniment pour ces précisions qui confirment ce que j'avais appris de façon très informelle du gouvernement de Lula dont on ne peut que reconnaître les avancées en matière de lutte contre la pauvreté et dont je suis convaincue de la sincérité comme je ne doute pas de celle de Hugo Chavez, ni de rafael Correa ou d'Evo Morales mais ces hommes ont affaire à des puissances économiques qui ont déjà provoqué le Renversement du président guatémaltèque Jacobo Arbenz ... et plus récemment et de façon plus connue l'assassinat de Salvator Allende | Hugo Chávez – www.hugochavez.fr.

On peut contester ces présidents mais quand on voit le prix que payent les peuples sous colonie occulte nord américaine, on conçoit qu'ils aient de quoi frémir sous le poids de leur responsabilité !

 

C'est pourquoi il me semble nécessaire de soutenir de vastes mouvements de pression internationale pour faire reculer ces hydres puissantes qui ont des ramifications dans le monde entier.

 

Et je suis convaincue que les barrages hydro-électriques ne sont en aucun cas des solutions, où que ce soit, aux problèmes d'énergie ! Mais je n'ai pour l'instant pas trop le temps de creuser le sujet, je préfère me concentrer sur mon réel domaine de compétence : la bientraitance des enfants. C'est pourquoi je me contente (mal) de faire circuler l'information alors que tout me paraît si urgent !

20/03/2012, 18:13 | Par kakadoundiaye

@Bob, watayaga,

je connais bien le Brésil Bob depuis fort longtemps, depuis le temps des généraux et des escadrons de la mort, et je suis d 'accord avec l'analyse que tu fais de Lula et de son gouvernement de coalition. Tout à fait d 'accord

Quant a Belo Horizonte et Xingu- que je connais bien j'y étais encore il y a peu -je ne peux que ré-affirmer ici ce que disait Ana Maria à qui j'ai fait suivre tes commentaires. Elle a toujours fait partie des forces de l'opposition y compris à Lula, qui la reçut, et si elle dit qu'il y a un bilan avantage/bénéfice positif pour le Brésil sa Liberté et son indépendance j'ai plutot tendance à la croire la sachant tenace, fine, informée . Je ne crois pas que nous soyons ici dans le cas classique d'investissements  de pillage. J'ai passé grande partie de ma vie à les dénoncer. Je peux me tromper je ne connais pas le dossier. Mais évitons, si faire se peut, de tout mélanger, de crier aux loups dés qu'une fourrure apparait. La présence des banques européeennes ne dit rien d'autre que leur présence. Sont -elles majoritaires? ont -elles droit de regard sur le projet? Nous ne sommes pas dans le cas de figure du rachat de la Compagnie d'électricité brésilienne mais dans un cofinancement d'un barrage. Toiut barrage est, nous le savons, disparition.  Quid des villages disparus  dans la région de Castellane? Des groupes - pas des ethnies mais des groupes vont ils être touchés? certainement. Mais il n'y a aucune sanctuarisation possible, aucun enfermement dans une muséologie  ethnographique. Les indiens effectivement ne vivent pas en dôme. Ni aujourd'hui ni hier. Et, historiquement le Brésil a été le premier Etat à se préoccuper du respect du aux indiens. Random. J'ai travaillé sur -et avec- les indiens dans le Brésil du début du siècle, sur l'épopée du caoutchouc et des seringueros qui fut l'époque de leur dédomisation scélérate.110 ans aprés, 106 ans aprés le traité de Manaus, les choses ont changé.

21/03/2012, 01:12 | Par Bob 92 Zinn en réponse au commentaire de kakadoundiaye le 20/03/2012 à 18:13

Merci Kakadoundiaye pour vos commentaires.

Je connais bien le Brésil aussi, j'y ai vécu longtemps, et je n'ai pas la prétention de me poser en expert, ce que je ne suis pas. Je rapporte les infos sur les différents sites brésiliens que je consulte, sites directs des tribus, associations, blogs, etc. Il y a c'est vrai un effort sur la filière bois de la part du gouvernement fédéral, mais la déforestation s'opère de façon clandestine pour la plupart. Je reconnais que Lula (ancien syndicaliste métalurgiste de l'ABC paulista) a des mérites et qu'il y a eu des avancées pour la protection des indiens. Mais au niveau de la protection de l'environnement c'est la cata complète.

Par contre j'ai témoigné du processus opéré par Lula lors des élections de transformation (en 1998 et 2002), de son discours, de celui de son parti afin d'accéder au pouvoir et de battre FHC du PSDB. Il a, pour faire court, gommé les aspects radicaux du PT qui effrayaient les classes bourgeoises.

Dilma Rousseff (qui a par ailleurs été torturée par la junte militaire) a hérité d'un parti réformé de l'intérieur, qui n'est pas comparable avec les sociaux démocrates européens. Pas comparable pour des raisons multiples, le Brésil est une démocratie récente, sorti d'une dictature militaire il y à peine plus de 25 ans avec le mouvement des Diretas Já. C'est aussi un pays qui connaissait encore sous FHC dans le sertão du nordeste et ailleurs la famine de masse. Lula a compris qu'il devait redistribuer les richesses, faire avancer le droit du travail, la réforme agraire, les droits des brésiliens descendants d'esclaves (qui représentent presque la moitié de la population), et aussi pratiquer une politique qui s'émancipe du diktat imposé par les vampires du FMI tout en composant, non seulement avec le patronat, la banque centrale, la finance et l'armée qui a un pouvoir très important.  C'est un exercice difficile et un choix politique.

Je trouve que le gouvernement actuel, comme le précédent, ne va pas assez loin, qu'il pratique une politique d'inspiration kéynésienne, nous sommes d'accord là dessus. La politique environnementale du gouvernement brésilien est tout aussi criticable, de par la recherche d'un compromis entre des entreprises qui ne respectent en rien l'environnement et les populations locales directement impactées par ces mêmes entreprises.

En Europe on est loin du bilan des gouvernements Lula et de Dourseff, aussi criticables soit-ils, je crois que je n'ai pas besoin de le souligner. On fait marche arrière à vitesse accélérée avec un billet direct pour le retour au moyen-âge.

Amicalement.

 

 

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