Fin de Bretton Woods, c'était le 15 août 1971.
En ce jour anniversaire, si un bilan devait être dressé de l'abandon du système de Bretton Woods par l'annonce du Président des Etats-Unis, Richard Nixon, de l'arrêt provisoire de la convertibilité du dollar en or, il ne serait pas brillant.Le mécanisme des changes flottants était né, et depuis 40 ans, le système monétaire et financier est en perpétuelle crise dont les spasmes sont de plus en plus rapprochés. R. Nixon, dans son allocution du 15 août 1971, justifiait sa décision par la volonté de « défendre le dollar » et « limiter la spéculation ». Depuis, l'or est passé de 35 à 1750 USD l'once.
En 1965, Charles de Gaulle, président de la République Française, mettait en garde les Etats-Unis contre « le déficit sans pleurs », réclamait le respect de l'étalon change-or, des accords de Bretton Woods et faisait rembourser en or les avoirs français libellés en dollar.
Pour comprendre cet échec, il faut se pencher sur ses fondements. Certes, toute construction humaine recèle des imperfections et des travers, d'autant plus quand elle sert les intérêts d'une puissance impériale. Il faut aussi rappeler que tout système monétaire et financier est édifié sur des concepts, des idées, des idéologies. Cette construction idéologique repose sur une théorie du capital.
La première évidence est la faillite du Keynésianisme. Comme souvent simplifié, le Keynésianisme n'est pas seulement la mise en œuvre de politiques budgétaires contra cycliques mais aussi, et surtout, une vision et une construction d'un système monétaire qui repose sur l'accumulation de dettes. Effectivement, la monnaie n'est pas neutre mais encore faut-il que l'organisation qui lui fasse jouer un rôle soit la bonne.
Le Keynésianisme couplé à une doctrine libérale, devenue néolibérale au 20ème siècle, produit les turbulences dont nous sommes les témoins et les acteurs. Le passage du libéralisme au néolibéralisme demande une explication approfondie mais s'il faut en dessiner les grandes lignes de force, on peut citer : l'abandon de la tradition, la sécularisation, en bref l'exacerbation de la modernité. Ce contexte idéologique revêt donc une importance primordiale pour comprendre les évènements actuels.
Les peuples commencent à réagir malgré la propagande exercée sur les cerveaux de la multitude.
Les Indignés d'Espagne ou d'Israël reconnaissent le langage de la tyrannie et la dénoncent avec justesse. Stéphane Hessel dans « Indignez Vous ! » a remis en lumière le programme du Conseil National de la Résistance qui voulait : « l'instauration d'une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l'éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l'économie ».
Le refus du peuple français, et néerlandais à sa suite, de ratifier le traité constitutionnel européen en 2005 était, avant l'heure, une expression lucide d'indignation qui a été méprisée. Cette attitude a révélé la nature inique et anti-démocratique de la construction européenne. Aujourd'hui, les tenants de la (non)pensée unique militent pour un fédéralisme européen salvateur. Cette ambition est vouée à l'échec ne créant, à coup sûr, que du subprime supranational, estampillé Union Européenne.
Après près de 20 ans d'une croissance immodérée, l'économie américaine est entrée, depuis 2006, en phase de correction. Les structures financières en place ne sont pas capables de le supporter.
L'économie américaine est dans un processus de désendettement qui est par nature déflationniste. On ne peut pas donner à boire à un âne qui n'a pas soif. Malgré une politique monétaire à taux zéro, les agents économiques renâclent à demander de nouveaux crédits. La déflation n'est pas un mal en soit. C'est l'appréciation de la monnaie face aux biens. Elle favorise l'épargne qui permet l'investissement.
Si nos économies occidentales sont habituées à l'inflation depuis un siècle, le phénomène de hausse des prix est atypique dans l'histoire économique. Si des périodes d'inflation se sont produites depuis l'Antiquité, ce ne fut que lors de processus d'affaiblissement ou d'effondrement de monnaies fiduciaires. Est-on à l'aube d'un nouvel épisode ?
A la difficulté d'appréhender les mécanismes monétaires du temps présent s'ajoute une révolution bancaire comme on n'en avait pas connue depuis l'utilisation des réserves fractionnées à Amsterdam au 17ème siècle. La production à l'échelle industrielle de contrats de Credit Default Swaps a révolutionné la structure des bilans des banques et la gestion du risque de crédit. En utilisant ces procédés de titrisation, les dettes ne sont plus potentiellement un fardeau au bilan mais une source supplémentaire de profits, tant que la conjoncture économique est favorable et les créances douteuses limitées. Pire, les 300 trillions de dollars de valeurs nominales des produits dérivés au hors bilan des banques américaines sont adossés à des modèles mathématiques aussi complexes qu'erronés, comme l'a souvent dénoncé Benoît Mandelbrot.
Le château de cartes ne tient que dans la croyance par les marchés financiers en la toute puissance des banques centrales. Et celles-ci n'ont pas ménagé leur peine.
Depuis le sauvetage de Bear Sterns de mars 2008 à ce jour, la Réserve Fédérale Américaine a augmenté sa base monétaire de 220 %. De même, la Banque d'Angleterre a vu son total de bilan croître de 500 % entre 2007 et 2011. Il est clair que la mise en œuvre de cette politique monétaire est essentiellement dédiée à maintenir le système bancaire solvable, quand les innombrables escroqueries des banquiers américains attendent toujours des condamnations pénales.
Depuis 2008, la politique monétaire américaine utilise, entre autre, les outils élaborés par la Banque du Japon dans les années 2000. La mise en œuvre du quantitative easing (QE) n'a pas pour fonction de relancer l'économie réelle car elle ne le peut pas. Cet assouplissement monétaire permet l'afflux de liquidité dans le système financier. Une hausse du prix des actifs en résulte. Les agents économiques profitent de cet effet richesse, susceptible de relancer l'économie par la demande. C'est mettre la charrue avant les bœufs ; séduisant en théorie mais totalement inefficace en réalité. La preuve, après QE1 et QE2, le chômage est officiellement à 9 % aux Etats-Unis (officieusement à plus de 15 %) et la croissance du PIB en ralentissement certain.
N'ayons pas peur ! L'évidence impose au peuple français de reprendre sa souveraineté. La construction de l'Euro n'a été qu'un carcan. Le Système Monétaire Européen puis l'Euro ont été vendus à la population comme la création d'un pôle de stabilité, un havre de paix dans le système des changes flottants. On voit le résultat. L'Union Européenne et sa monnaie unique sont l'aboutissement de la vassalisation du continent.
La crise finale n'a pas encore eu lieu. Le déni se poursuit, légitimé par une novlangue Orwellienne au service de l'empire, et les conséquences financières n'en seront que plus brutales. Depuis la création de la Réserve Fédérale Américaine en 1913, le dollar ne vaut plus que 5 % de sa valeur d'alors. Comme un drogué, le système a besoin de sa dose (de liquidité), de plus en plus importante, pour éviter la chute finale.
En ces temps tumultueux, la Marseillaise n'a pas pris une ride et peut nous donner le courage qu'ont eu nos ancêtres. Le 2ème couplet est parfait pour décrire le monde d'aujourd'hui.
Que veut cette horde d'esclaves
De traîtres, de rois conjurés?
Pour qui ces ignobles entraves
Ces fers dès longtemps préparés?
Français, pour nous, ah! quel outrage
Quels transports il doit exciter?
C'est nous qu'on ose méditer
De rendre à l'antique esclavage!


Le commentaire le plus recommandé
C'est nous qu'on ose méditer
De rendre à l'antique esclavage!
C'est exactement cela ! Les détracteurs de la Marseillaise se rendent-ils compte de son actualité ?
Se rendent-ils compte que ceux qui veulent nous asservir à nouveau ont déjà tissé le filet répressif autour de nous ? Ont déjà prévu nos révoltes, nos désespoirs, nos suicides (ils nous en remercient !), nos crises de folie : ils ont mis en place tout le système juridique et le dispositif pratique pour nous réprimer : la violence ne vient pas des peuples, elle est le résultat de la répression du fait qu'ils osent revendiquer ou protester contre la répression.
Dans les années 90 un vieux conservateur anglais avait dit en riant : "notre objectif, c'est le retour au XIXème siècle". Ce n'était pas une boutade....(je ne me souviens plus de la phrase exacte, mais c'en est le sens)
Tous les commentaires
On peut ne pas être intégralement d'accord avec les conclusions de cette analyse mais en effet, revenir sur la rupture du 15 août 1971 en ce jour anniversaire, est essentiel à la compréhension du film dont les épisodes se succèdent sous nos yeux ébahis.
La conclusion est peut-être rude à entendre mais elle va s'imposer.
Et mieux vaut anticiper les évènements que de les subir.
Merci
C'est nous qu'on ose méditer
De rendre à l'antique esclavage!
C'est exactement cela ! Les détracteurs de la Marseillaise se rendent-ils compte de son actualité ?
Se rendent-ils compte que ceux qui veulent nous asservir à nouveau ont déjà tissé le filet répressif autour de nous ? Ont déjà prévu nos révoltes, nos désespoirs, nos suicides (ils nous en remercient !), nos crises de folie : ils ont mis en place tout le système juridique et le dispositif pratique pour nous réprimer : la violence ne vient pas des peuples, elle est le résultat de la répression du fait qu'ils osent revendiquer ou protester contre la répression.
Dans les années 90 un vieux conservateur anglais avait dit en riant : "notre objectif, c'est le retour au XIXème siècle". Ce n'était pas une boutade....(je ne me souviens plus de la phrase exacte, mais c'en est le sens)
Intéressant, utile, mais dommage que votre titre ne soit pas plus explicite.
Le titre a évolué.
J'ai ajouté la référence à Bretton Woods.
"Le château de cartes ne tient que dans la croyance par les marchés financiers en la toute puissance des banques centrales. Et celles-ci n'ont pas ménagé leur peine."
Croyance largement partagée par les "zélites" politiques qui se sont mis au service des marchés financiers et des banques contre l'intérêt général et les peuples. Peut-être que les français voudront reprendre en main leur destin, en attendant, ils peuvent constater que le sens de la démocratie des élites de ce pays des années 2000 ne vaut pas mieux que le sens de la démocratie des élites des années trente.
Votre vision d'ensemble est salutaire.
Et puis, ne sentez-vous pas, tout autour, jusqu'au bout du monde, mille rumeurs qui grondent en enflant depuis l'horizon ?
Et si les vents tournaient ?
Oui, je suis d'accord !
Aussi, j'attendais un écho chez les artistes.
Ecoutez Melissmell, c'est poétique et juste.
bonjour,
Je me souviens avoir écrit une lettre à l'auteur d'un article justement sur la question de la monnaie ,et l'abolition de l'étalon or ,ce dans le journal " le Monde "qui à cette époque rendait moins con le lecteur "probablement du temps de Monsieur Hubert Beuve Méry .
La réponse à ma lettre était que la monnaie basée sur l'OR était une chose
BARBARE !!!! et aujourd'hui ? qu 'en est-il ???
Les barbares où sont-ils ????
Rosay Guy à +
Tant les marxistes que les keynésiens étaient d'accord, dès l'entre-deux guerres, pour dire que l'or était "une relique barbare". Cela n'empêche pas l'or d'être une valeur-refuge, en tant que métal précieux et surtout en tant que matière première (dans l'informatique notamment). Mais comme monnaie, c'est fini, en effet. Du moins je le crois.
Une question :
Back to the gold standard?
"L'économie américaine est dans un processus de désendettement qui est par nature déflationniste. " Ah bon! Le Congrès vient pourtant d'autoriser Obama à relever le plafond de la dette!
" La déflation n'est pas un mal en soit. C'est l'appréciation de la monnaie face aux biens. Elle favorise l'épargne qui permet l'investissement." Manifestement, l'auteur n'est pas japonais!
"Si des périodes d'inflation se sont produites depuis l'Antiquité, ce ne fut que lors de processus d'affaiblissement ou d'effondrement de monnaies fiduciaires." Ah bon! quand la monnaie utilisée était l'or, il n'y avait pas de périodes d'inflation peut-être. L'auteur ferait bien de lire ou de relire une histoire de la monnaie!
"L'Union Européenne et sa monnaie unique sont l'aboutissement de la vassalisation du continent." Mais oui! Ce serait intéressant de voir la crise de la dette française avec le Franc français!
Avec des articles critiques de ce niveau, "la monnaie unique et la vassalisation du continent" ont de beaux jours devant elles!!!
Pour ce qui est du désendettement, on fait référence ici aux crédits alloués à l'économie (agents privés) : la croissance est négative depuis plusieurs trimestres ; c'est la "balance sheet recession" (concept introduit par Richard Koo).
La déflation n'a pas été préjudiciable aux ménages japonais qui ont thésaurisé et ont vu le pouvoir d'achat de leur épargne augmenter au fil du temps. De plus, on pourrait écrire de long en large sur le calcul de l'inflation.
L'utilisation du change or impliquait une discipline. Il y a des forces de rappel. Tout déficit de la balance des paiements devait être soldé en or. Le système maintenait sa stabilité automatiquement. C'est pourquoi l'étalon or sauta en 1914, car pour financer la guerre, il fallait utiliser de la monnaie fiduciaire. NB1 : je ne prétends pas revenir à cet étalon mais du moins s'en inspirer. NB2 : les banques de second rang ont aussi leur responsabilité dans l'émission de monnaie.
La dette publique n'a rien à voir avec la monnaie. La dette publique est du ressort direct du gouvernement et du parlement. Pour monétiser une dette, encore faut-il qu'une dette existe.
Cordialement
Certes, les agents privés américains épargnent de nouveau. Néanmoins, c'est bien la dette totale qui importe. Les agents privés devront bien rembourser au moins les intérêts de cette dette totale. Selon moi, on est encore loin du désendettement américain.
Sur la déflation, nous ne sommes pas du tout d'accord. Dans une économie avec production, la déflation est le mal absolu. Si je sais que les prix vont baisser dans le futur, je vais retarder tous mes achats. Si tout le monde fait comme moi, c'est la dépression économique assurée. C'est exactement ce qui s'est passé dans les années 30 et ce que les banquiers centraux ont voulu absolument éviter en 2008. Si les Japonais ont pu thésauriser, leur épargne a financé la dette plus que l'investissement. C'est pourquoi, l'économie japonaise reste atone depuis longtemps.
L'utilisation de l'or est à double tranchant. Comme monnaie marchandise, l'or peut voir son prix varier au gré de l'offre et de la demande. C'est la raison pour laquelle l'histoire regorge d'épisodes d'inflation et de déflation avec l'or comme monnaie. Enfin, l'or comme étalon, oui il peut permettre d'équilibrer les balances des paiements. Mais il faut tout de même accepter de faire varier les cours en fonction de l'évolution des économies. Si Bretton Woods s'effondre, c'est bien parce que les Etats-Unis ne voulaient pas que leurs réserves en or disparaissent pour équilibrer les balances des paiements. Ils ont donc préféré laisser le dollar flotter. Donc l'or est loin d'être la panacée même si je suis d'accord avec vous que le non-système actuel est un problème fondamental pour l'économie mondiale.
La dette publique n'est pas la monnaie, aucun doute là-dessus. Mais rassurez-vous, la dette existe, hélas, presque partout et en abondance. Les banques centrales sont en train d'ailleurs de la monétiser. Elles peuvent bien sûr inverser cette tendance. Mais étant donné la conjoncture, ce n'est pas demain la veille. En tous les cas, la déflation ne ferait qu'augmenter le poids de la dette!
Cordialement,
Tout à fait d'accord avec votre dernier propos. Comprenez bien que je ne dis pas que la déflation serait le remède présent.
En économie, la grande aventure humaine, il faut quelques fois du temps pour réparer les dégats. Or, aujourd'hui, pour diverses raisons, on ne veut pas voir les problèmes en face et se donner le temps de les réparer.
La monnaie est un sujet délicat, à la fois très simple et compliqué à la fois. Je pense que nous pouvons nous rejoindre mais dans un format de 1200 mots, toutes les subtilités ne peuvent être exprimées.
Déflation/inflation, le débat peut durer sur les impacts qui varieront suivant le système monétaire. En tous les cas, il faut de la stabilité et nous sommes en pleine tempête.
Cordialement
Là on se rejoint. Le système monétaire international actuel est devenu instable (comme celui de Bretton Woods est devenu instable dans les années 70). Mais je reste convaincu que l'euro est un ilôt de stabilité dans ce non-système international. Que l'euro soit en danger, que le système de l'euro tel qu'il a été conçu ait ses failles, j'y souscris totalement. Mais je reste convaincu que l'idée de la monnaie unique demeure pertinente. Sinon, c'est le retour de la jungle monétaire au sein de l'Europe.
@ xelim et lartige
Concernant la déflation, je me permets de verser au débat cet article iconoclaste, publié à l'origine en 2001 dans The Japan Times. Inutile d'ajouter que je persiste et signe dix ans plus tard. Dire que la déflation est impossible pour les pays (et les agents économiques endettés) revient à dire que la désintoxication est dangereuse pour les alcooliques. J'ajoute que déflation et croissance sont parfaitement compatibles, comme l'a démontré la période de la "première mondialisation" (avant 1914):
http://blogs.mediapart.fr/blog/philippe-ries/020210/retour-sur-la-deflation-japonaise
Et quant à l'or, la question était posée notamment ici:
http://www.mediapart.fr/journal/economie/091110/retour-de-lor-bob-zoellick-jette-un-pave-dans-la-mare?page_article=3
@XELIM
La déflation qui est la marque d'une économie non productrice qui tourne en rond ,un manque complet de force de production, n'a jamais été une référence. Et après elle engendre la "Stagflation" c'est à dire vous rajoutez l'inflation à la déflation, alors là "Bonjours les dégats". C'est ce quise prépare en France avec les "Polichinelles" qui nous gouvernent
Quelle bouillie ! Ce texte (comme une grande quantité de ce qu'on trouve sur Mediapart) n'a ni queue ni tête et ne veut juste rien dire. Ceux qui se permettent de dénoncer la "novlangue orwellienne" de leurs adversaires feraient souvent d'excellents propagandistes dans ce type de régime :)
C'est très courageux de s'indigner, mais c'est mieux si c'est fait avec un brin de pensée...
"Quelle bouillie !"
Merci pour la béotienne que je suis de développer et de donner la queue et la tête pour éclairer ma lanterne qui vacille de tous ces vents contradictoires.
Depuis que je lis des textes sur l'économie, je me rends compte que la plupart des économistes ne peuvent anticiper et expliquer que ce qui a déjà eu lieu, mais à chaque fois que l'on tente de discuter avec une personne qui s'y connaît on se retrouve toujours remisé dans le camp de ceux qui, décidément, ne comprennent rien à rien.
Alors merci de nous détailler plus votre point de vue
Que les économistes ne puissent guère anticiper, c'est dû à la complexité des choses. La météorologie, en dépit de ses progrès, présente le même petit défaut.
Les gens "qui s'y connaissent" ont l'avantage sur les "profanes" de savoir que c'est horriblement compliqué; s'ils sont de bonne foi, ils savent au moins qu'ils ne savent pas grand chose. La physiologie humaine est aussi très très compliquée, personne ne s'en scandalise.
Il existe de bons livres d'initiation, qui rendent d'utiles services.
L'Economie dans la collection "pour les nuls" est (à mon avis) très bien fait, et plaisant à lire (pas en deux jours, hein...). Compter un peu plus de vingt €.
Et vous avez aussi Alternatives économiques, très intéressante revue, très accessible.