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En Syrie, on massacre...
On tue à l’obus aujourd’hui en Syrie. Alors que la Chine et la Syrie mettaient un veto à toute intervention en Syrie, un massacre se jouait dans la ville d’Homs. Déjà au cœur de la résistance au régime de Bacar el Assad, cette cité n’avait pas la prétention de devenir une coin d’enfer en ce jour si « diplomatique ». Des obus ont été tirés au hasard des rues. Avec une certaine perfidie, on a déversé du sang et de la ferraille. Des hommes, des femmes et des enfants sont tombés… Dans un seul endroit, c’est à l’arrivée des premiers secours qu’une deuxième salve de projectiles s’est abattue. Oui, avec cette folie meurtrière qu’on connaît dans tous les conflits, un obus est jeté pour agglutiner d’autres victimes qui seront fauchées dans un tir scélérat. 200 morts aujourd’hui dans un seul endroit de Syrie. Voilà, la réponse d’un « sanguinaire » qui s’agrippe au pouvoir…
Un photographe sur place a pu voir s’amonceler les cadavres. Une arithmétique macabre vient tous les jours un peu plus endeuiller la Syrie, mais en ce mois de février on touche à l’horreur. Ailleurs, on découvre des histoires sordides, de torture, de snipers déchaînés sur des populations civiles. Un régime a déclaré la terreur sur son peuple et la communauté internationale reste dans l’attentisme pour ne pas heurter la Chine et la Russie… Oui, le monde arabe retient son souffle et son écoeurement…
L’association Human Right Watch a en peu de temps répertorié douze cas de torture sur des enfants de 13 ans. Certains ont été suppliciés 72 heures, d’autres plusieurs jours. On parle de chocs électriques à l’estomac. On parle d’ongles arrachés avec des pinces… pour quelques portraits de Bachar brûlés… on va loin dans l’abomination… L’association parle également de gamins exécutés par balle… une seule dans la nuque pour les plus chanceux…
Pendant ce temps là, la diplomatie se grippe et n’arrive à rien… il va y avoir une année bientôt que le peuple syrien veut sa liberté… il aura suffi de quelques vétos pour empêcher d’aboutir à la fin d’un tyran. Aussi, que reste-t-il comme option pour sauver ce printemps syrien ?
Faut-il envoyer des armes ? On sait déjà que des groupes résistants syriens reçoivent des armes automatiques des quatre coins du monde. On sait aussi que ce n’est pas suffisant contre des chars et des troupes régulières même si les désertions se multiplient.
Des romantiques doivent déjà rêver de recréer des « brigades internationales » comme au temps de Franco… des utopies d’un autre temps qui pousseraient les gouvernants à agir… On voudrait voir aussi BHL monter au créneau de manière claire sur ce sujet, sachant qu’Israel n’est pas très chaud pour que la Syrie bascule… on sait comment fonctionne Bachar alors qu’on ignore qui gagnerait un renversement du tyran… C’est peut être cela ne nœud gordien de ce maintien de Bachar… avec en filigrane un Iran qui fait peur aussi car de plus en plus agressif.
On a envi en tout cas de tout faire pour que le peuple syrien puisse avoir son printemps…


Tous les commentaires
Terriblement révélateur d'un monde qui se meurt en direct , par gros bouts , sur nos écrans et la passivité mortifère qui accepte cette auto-destruction, une sorte de suicide collectif que personne n'a la volonté d'arrêter et dont chacun pense qu'il sera lui survivant. C'est sans doute cela la fin du monde, un savoir de lui-même si précis,dont il voit la réalité en face mais préfère en détourner son regard , pensant ainsi y échapper, puisqu'il n'y a plus de combat pour la VIE, la vie disparaît derrière l'écran de contrôle après le clic sur"FERMER".
J'ai quand même une suggestion pour mourir dignement propre sur soi et la mèche rangée en ordre de bataille: missionner BHL, héros de ses causes perdues, offrant sa chemise amidonnée d'honneur perdu, à la mitraille d'un tyran protégé du sang qu'il éclabousse par ceux qui n'ont aucun interêt à le voir.