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Les drones : le bêtisier tragique…

Les derniers gadgets à la mode dans les armées dites modernes sont les drones, aussi appelés systèmes non habités. Récemment, l’Armée de sa Majesté présentait son nouveau drone de combat, le Taranis. La France elle aussi se lance dans cette aventure tout en testant leur fiabilité par exemple au dessus de Gaza. Plus impliqués, les USA comptent envoyer un millier de drones supplémentaires en Afghanistan pour aider les autres « systèmes non habités » présents sur des domaines opérationnels… Pour faire oublier leur cout et la croissance de leur marché, environ 13 milliards de dollars au minimum dans les prochaines années, les drones voient se diversifier leur fonction. On sait qu’ils peuvent officiellement remplacer des moyens humains utilisés pour des missions de reconnaissance. On sait qu’ils sont un moindre mal pour inspecter des scènes de crimes. Leur taille évolue ainsi certains peuvent rentrer dans le paquetage d’un soldat et permettre une retransmission en direct de leur activité. Mais malgré ces succès soit techniques ou industriels, il est utile de rappeler quelques fondamentaux les concernant mais cela frise parfois le bétisier.

Le détournement des images. Les premiers incidents concernant les drones sont venus dès leur apparition non officielle sur le théâtre serbo-bosniaque. Là déjà, des rapports annoncent des biais concernant la sécurité de ces systèmes et ceci surement est à mettre en relation avec la présence d’instructeur russe dans les contrées guerrières de l’ex-Yougoslavie. C’est l’an passé que le problème c’est à nouveau présenté. Lors de l’arrestation d’un militant chiite, les services de renseignement se sont bornés à vérifier les données de son notebook. La perplexité des forces spéciales a alors fait le tour du Pentagone. Ainsi avec un logiciel d’environ 26 dollars, ce militant irakien avait réussi à intercepter tout les informations transmisse par un Drone Prédator qui survolait la région de Nadjaf, sous contrôle de Moqtadar al Sadr. Plus récemment, des incidents sur le terrain, des cibles ratées au dernier moment ont plongé l’armée US dans l’incertitude lors des offensives du Heldmand et la piteuse reprise de Kandahar qu’on a d’ailleurs tendance à rejouer chaque année. Là, encore, des indices ont laissé supposé que soit par l’influence iranienne ou russe, des talibans utilisaient le logiciel Skygrabber...

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/les-drones-le-betisier-tragique-78861

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