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Le super plus grand bal des méga super plus grands menteurs

Dans le figaro du 2 mars 2011 est présenté la dernière oeuvre de Daniel Leconte, qui sera diffusé le 20 avril sur CANAL+

Denis Robert journaliste, écrivain qui a traité cette affaire en profondeur et vient de remporter les procès que lui a intenté Clestream, donne son avis sur ce film docu-fiction. "Etonnamment" ce film de Daniel Leconte "ressort" alors que les hauts magistrats de la Cour de cassation ont en février 2011 annuler trois condamnations à l’encontre de Denis Robert, en soulignant "l'intérêt général du sujet traité et le sérieux de l’enquête" de Denis Robert (qui a aussi fait un film très clair est passionnant : « L'affaire Clearstream racontée à un ouvrier de chez Daewoo » )et condamnent Clearstream à lui verser 9000 euros. Clearstream devra de plus rembourser Denis ROBERT des sommes qu'il a versées à la suite de ses condamnations précédentes.
L'affaire reviendra devant la Cour d'Appel de Lyon pour un ultime procès lors duquel Denis Robert pourra demander des dommages et intérêts ainsi que des publications dans différents journaux.

Le Bal des menteurs : retour sur le feuilleton Clearstream
Mots clés : Le Bal des menteurs, Daniel Leconte, Clearstreambande annonce : http://scope.lefigaro.fr/cinema/film/documentaire/e-cp425968-le-bal-des-menteurs/static/?onglet=videoPar Jean-Luc Wachthausen

02/03/2011 | Mise à jour : 11:13 Réactions (13)

Dominiquede Villepin s'est opposé à Nicolas Sarkozy dans cette affaire.
Dominiquede Villepin s'est opposé à Nicolas Sarkozy dans cette affaire.

Le documentaire réalisé par Daniel Leconte refait habilement le procès de cette affaire d'État. coeur-.gif

Comment simplifier et rendre accessible une histoire aussi dingue et complexe que celle des faux listings de comptes bancaires luxembourgeois où figurent les patronymes originels d'un futur président de la ­République et le nom de diverses personnalités?

Dans son édifiant documentaire conçu avec le journaliste Denis ­Jeambar, le cinéaste Daniel Leconte y parvient, démêlant les fils d'une intrigue fumeuse. En prime, il laisse au spectateur le choix d'établir son propre verdict sur cette rocambolesque affaire d'État connue sous le nom de «Clearstream» et qu'il intitule plus crûment Le Bal des menteurs.

Le super plus grand bal des méga super plus grands menteurs

C'est une légère démangeaison. Vous vous grattez puis vos neurones vous emmènent ailleurs. Vous oubliez. L'irritation revient. Vous recommencez. Vous vous dîtes « quelle bande de cons ! ». Aussitôt, parce que vous avez des choses importantes à faire, votre esprit part ailleurs. Un journaliste vous rappelle. Le parasitage revient. Léger embarras. Est ce que j'ai un avis sur le film de Daniel Leconte « le bal des menteurs » ? Ben non.
Ce sera probablement mauvais. Depuis une dizaine d'années, ce gars-là est un condensé de ce qui se fait de pire dans le PAF. Pensée facile, brossage dans le sens du poil, courbette devant le pouvoir, rabâchage de poncifs, ennui sidéral, tromperie et détournement de l'information. Leconte est le champion toute catégorie du documentaire bidonné sur la banlieue (1). Seul son film sur Carlos permet de rehausser le niveau, mais il n'a fait que récupérer les intuitions d'Olivier Assayas, le réalisateur. Si on me demande de choisir entre Cauet et Leconte, je prends le premier sans l'ombre d¹une hésitation. C'est une question d'éthique. Et je ne plaisante pas. Au mieux, Leconte anime des débats insipides. Au comble de l'arnaque, il promeut des shows faisandés où les cibles sont musulmanes et où les stars de l'info se la jouent rebelle. Ce gars-là est devenu, pour une petite secte dont je fais parti, un personnage hilarant. Qu'y a-t-il eu de plus comique à la télévision depuis des lustres qu'Axel Ganz ou Jean Pierre Elkabach en « stars de l'info » luttant pour l'indépendance des médias dans cette perle de désinformation qu¹est « Main basse sur les médias » ? (2)
Qu'il continue à cachetonner à Arte, à sous louer un appartement à France Inter, à lécher les tapis de Canal, je m'en branle. Je sais, je ne suis pas poli. Mais c'est dimanche matin et je n¹ai pas le goût des efforts sémantiques. La seule chose que je lui demandais était de me foutre la paix. C'était une sorte d'accord tacite entre nous. J'ai des livres à écrire, des films à réaliser, des toiles qui sèchent. Peu de temps à perdre. Mais voilà, le « bal des menteurs » est sorti le mois dernier. J'ai été appelé par des radios et des journaux pour réagir. J¹étais dans un premier temps au générique avec la mention « avec Denis Robert dans son propre rôle ». Ma victoire judiciaire ­magnifique - contre Clearstream les a obligés in extremis à virer les passages me concernant et ma présence au générique.
Daniel Leconte n'est pas seul. Ils sont une petite bande avec Philippe Val, Richard Malka, un avocat qui est aussi celui de Clearstream et Elisabeth Levy (l¹ex de Malka). Denis Jeambar vient compléter la bande. Je ne comprends pas trop ce que Jeambar est venu faire dans cette galère mais tant pis pour lui.
Ce premier « bal des menteurs », ratage total en nombre d¹entrées, servait de bande annonce à la soirée Canal programmée cette semaine. Quatre heures et trente minutes de saga Clearstream. Je parle ici show judiciaire et de la guerre entre Villepin et Sarkozy. Comme la version était plus longue qu'au cinéma, Leconte a eu la riche idée de changer son titre. C¹est devenu « Le grand bal des menteurs ».
Pendant des semaines, Leconte, Jeambar et les petites mains qui ont fait ce film m'ont poursuivi, écrit, supplié de parler devant leur micro. J'ai toujours refusé. Je m'en suis même expliqué dans un courrier très poli (3). En plein procès, Malka, l'avocat de Clearstream, avait soufflé à Leconte de réaliser une séquence sur moi. Ils avaient eu la riche idée d¹interroger des journalistes pour leur demander ce qu¹ils pensaient de mon travail. Tout cela a sauté au montage.
Ni Florian Bourges qui m'a remis les premiers listings, ni moi n'avons voulu leur parler, nous avons disparu du film, le grand comme le petit. Et c¹est tant mieux. D'après ceux qui l'ont vu, je passe pour un idéaliste qui a donné les listings à Lahoud et Florian à peu près pareil. Ça me va très bien. Je ne suis pas énervé, ni atteint parce qu¹ils peuvent dire ou penser de moi. Je suis super calme. C'est dimanche. Il faut que je me dépêche à aller acheter les croissants. Mon fils m'attend pour qu'on regarde Ironman2.
Mais je viens de voir ma tronche dans les bande annonces de Canal. J'allume mon Mac, me branche sur le site du Monde. Boum. Je retrouve ma photo dans le programme télé. J'ai à peine le temps de me retourner qu'une alerte Google montre une folle furieuse sur Itélé qui raconte n'importe quoi sur Clearstream. On se sert de moi. On joue sur mon coté taiseux. Je redeviens ce personnage de fiction que les médias et les communicants de Clearstream ont fabriqué. Ces dérapages crispent beaucoup de gens. Un peu trop pour que je reste silencieux.
Je vais donc ici formuler ce que je pense de cette opération « Balloche ». Grand ou petit, c¹est une quintessence de l'arnaque.
Il existe un « bal des menteurs ». Un super mega grand bal des super gros menteurs. Imad Lahoud est un menteur. Jean Louis Gergorin a menti. Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy aussi. Je n'ai pas menti. Florian, non plus. Je m'en expliquerai au procès de mai où je suis ravi de refaire un petit tour, fort de ma relaxe, encore plus fort de ma victoire en cassation contre ces menteurs. Ces types qui, depuis dix ans, ont voulu gommer une réalité. Malka et ses amis Val, Leconte, Levy en tête de peloton.
Ils ont perdu. J'ai gagné. Ce sont eux les falsificateurs.
Le film de Leconte et Malka est une opération mensongère. Parce que Malka est l'avocat de Clearstream. Parce que ce n¹est pas une enquête qui prend le temps de réfléchir et de creuser, parce qu¹ils jouent à fond le jeu du spectacle judiciaire et pas de la justice. Parce qu'ils mettent en avant l'émotion et la facilité contre le recul et l'intelligence. Parce qu'ils sont partie prenante dans ce dossier. Parce que Val a été nommé à Inter par Carla Bruni et que je ne vois pas comment ni pourquoi ils n'auraient pas cherché à tout prix à faire plaisir à l'Elysée via son ami Leconte. Parce qu¹ils choisissent délibérément le camp de Sarkozy contre celui de Villepin. Et je sais de quoi je parle, je suis le premier à avoir expliqué le rôle de Dominique de Villepin dans ce dossier.
Malgré leurs heures de rushes et leurs efforts marketing, ils n'ont toujours rien compris à la finesse, à la folie, à la beauté de cette histoire. Et c'est normal, leur regard est orienté. Leur pensée est creuse.
Eh oui. Le pire est là. C'est une belle histoire. La première comme la seconde.
Je regarderai sûrement mardi « Le grand bal des menteurs » à Canal. Ce sera probablement intéressant comme objet d'étude. Je vous conseille surtout de ne pas louper deux semaines plus tard, le 3 mai « Lundi Investigation ». Canal rediffuse « L'affaire Clearstream racontée à un ouvrier de chez Daewoo ». C'est un bien meilleur film.
On m'attend pour les croissants. Je vais me faire étendre par Ironman si je continue à perdre mon temps à gratter. Tiens, c¹est bizarre. Ça ne me démange plus.
DR, le 17 avril.

Pour approfondir : http://lesoutien.blogspot.com/

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18/04/2011, 13:40 | Par Annie Lasorne

Merci, de rendre un peu plus publiques, ces paroles de Denis Robert.

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