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20
Déc

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Un curieux 11 Novembre...

La fleur, on le sait, peut être porteuse d'une identité politique. A la rose socialiste, répond la violette bonapartiste.

 

Ce 11/11/11, à défaut de la venue de l'Apocalypse, nous a appris que la fleur, que chacun peut cultiver, ici où là, ne peut pas être déposée par ce même chacun.

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Et la main verte (ou pas) n'y fait rien.

 

L'édition du 14 novembre du Figaro, a ainsi révélé que le nouveau conseiller général divers droite de Levallois n'a pu déposer sa gerbe devant le monument habituel, "oublié" par les responsables protocolaires ce 11 novembre. Un oubli s'expliquant par des raisons obscures, assurément non végétales. Au-delà de la guéguerre des fleurs, ce tu-ne-déposeras-pas-ta-gerbe-en-même-temps-que-nous mérite l'analyse.

 

Cet "oubli" a entraîné une rupture dans l'unité de temps et de lieu, typique et constitutive de ce jour si symbolique en France. Cet "oubli" a, en effet, retranché le porteur malheureux, de la commémoration nationale, et a fait de son geste retardé, toujours civique, assurément citoyen, un geste vidé de sa charge symbolique. Ce qui le dénature complètement. Le plus sérieux, dans cette affaire digne de Clochemerle, est la conséquence ultime, à savoir l'appropriation d'un moment historique et mémoriel, qui appartient à tous.

 

Le 11 Novembre changera peut être de nature (nous en avons eu l'écho ce 11 Novembre). Mais il n'a pas fini cependant d'être instrumentalisé...

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