Sun.
27
May

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Fermer

Michel Onfray, filousophe empêtré dans l'abjection.

Dans Le Monde de ce week end, l'espèce de collaborateur newlook épris du monde tel qu'il va et de la loi d'airain du néo-libéralisme, j'ai nommé l'infâme Michel Onfray, récidive dans le propos de bistrot sarko-compatible (voir ici).

Après avoir traîné Freud dans la boue, après avoir composé avec l'islamophobie ambiante () et après avoir, comme un vulgaire revanchard d'extrême droite, défendu la criminelle contre-révolutionnaire Charlotte Corday, Onfray s'en prend à Sartre. C'est terrible, la jalousie. C'est pathétique, aussi, quand on songe que bien que disparu depuis plus de 30 ans, ce bon Sartre écrase encore Onfray, sorte de débile promu par la démocratie médiatico-parlementaire.

Dans son "texte", l'abject Onfray, prend des bouts de phrases et les "commente". Nulle dialectique là-dedans ; nulle pensée. Une fois encore, Onfray (au passage, honte à celles et ceux qui l'ont à un moment aimé), n'a même pas la rigueur d'un élève moyen de terminale. Sa "pensée" n'est qu'un indigeste digest.

L'Onfray, Bouvard et Pécuchet à lui tout seul de la gauche d'après (celle qui parle des affres de la radicalité...), est une fois de plus la borne témoin de ce temps. Rire gras, truanderie intellectuelle, haine de toute émancipation vraie, ralliement aux puissants. On pourrait dire d'Onfray ce que Sartre dit de de Gaulle : il est un foutu salaud.

Il a la Terreur en haine. C'est bien normal puisque la réaction, dont il est le bouffon triste, le rétribue.

Et pourtant, je le verrais bien, l'Onfray, traîné en public avec une laisse, un bonnet d'âne et une pancarte sur laquelle on aurait juste écrit : idiot.

Tous les commentaires

Vipère, ravi de vous connaître. Moi, c'est Melchior.

Toujours perspicace, la vipère lubrique. T'as dû te bousiller ce qui te sert de cervelle pour avoir cette pauvre repartie... Arf !

Il n'est pas content du tout Yvan, et devient bien méchant ! Rire

Yvan, il faut préciser: "vipères lubriques", c'est ainsi que les trotskistes et autres bolcheviks assassinés après des procès grotesques et ignobles organisés par Staline, étaient nommés, non?

Entre Staline et Onfray, je choisis Staline. Et toi ? C'est sûr, ça va jaser dans les chaumières parlementaires et je ne doute pas que le NPA, au moins en partie, se joigne aux réprimandes. Mais franchement, peu m'importe !

 

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-domenico-losurdo-staline-histoire-et-critique-d-une-legende-noire-note-de-lecture-par-gilles-questiaux-1-2-66359020.html

Lamûche à Pétain,

Spécialiste de la jouissance immédiatement compatible avec le monde tel qu'il va.

Lamûche à Pétain, enchanté. Moi c'est Melchior.

 

Et, vous jouissez beaucoup, comme ça ?

Labûche,

Spécialiste de son pseudnoyme.

Jean-Michel Boiron,

Non au débat ! Surtout avec Onfray !

Hêtre,

C'est clair !

Camarade Yvan,

Onf'rait tout et n'importe quoi pour y arriver... Arriver où ? Là où profiter. Profiter de quoi ? Onfray profite de la période autant qu'il peut pour ramasser la mise, pour vivre bien, tranquillement et en bon hédoniste, dans un monde de plus en plus terrible pour les pauvres. Cette terreur-là ne l'effraie pas.

JoëlMartin,

Spécialiste des gentils pétainistes.

Beurk !

Tout comme toi, Martin, finalement...

J'ai lu l'article d'Onfray. Ce n'est pas une découverte que de lire que Sartre était indifférent à la chose politique jusque dans les années d'Occupation.

Onfray écrit à ce sujet avec une médiocrité qui fait désormais sa particularité. Imaginer Onfray couvert de honte publiquement n'est, cependant, pas dans mes références politiques.

La polémique peut éviter les médiocrités d'un Onfray et les injonctions terribles que tu écris, Yvan.

Je pense de plus en plus, cher Pascal, qu'il va falloir recommencer à être terrible.

@pascal b

"indifférent à la chose publique jusqu'à l'occupation" - en voilà une excuse ! Et jusqu'à c'est inclusif, n'est-ce-pas ?

mhjozoux,

Je suis pas un admirateur du Sartre politique. Surtout pas celui des années avant 44.

Yvan,

Etre "terrible". Non.

La Terreur exista. En France, elle fait moins gémir que les dizaines de milliers de morts des guerres napoléoniennes. Mais elle ne fut point planifié, préparée. En Urss non plus.

Vous avez raison.

C'est toujours marrant quand quelqu'un file des gnons à Sartre. Mais Onfray sert tout-de-même pas mal de tartes à la crème ici.

Lisez Sartre, Onfray ça peut attendre (périmé avant d'être consommé).

ce qui est vraiment emmerdant, c'est qu'on voudrait formuler des critiques du freudisme, ou de cette vieille ganache de sartre.

Mais une fois que Onfray a commencé. On ne peut plus, on n'arrive pas à partager ça.

Oui.

Même si je ne dirais pas "vieille ganache" de Sartre...

T'es sûr que t'as lu !

Il ne faut pas se laisser impressionner. Le freudisme supporte très bien la critique, qui ne peut qu'aider à départager le toujours vrai, le dépassé et l'indécidable. Si Onfray peut y être utile, tant mieux, s'il ne peut pas, tant pis, on le laisse de côté. Pour Sartre, c'est vrai qu'il vieillit mal pour la politique (encore une victime de la Chute du Mur, tiens); ça ne l'empêche pas d'être un bon littérateur (j'emploie à dessein ce gros mot pour taquiner M'sieu Vipère, j'espère qu'il me pardonnera chrétiennement).

Sartre, victime de la chute du Mur ?!

L'alliance ouvriers-intellectuels, une vieille lune ? Ce n'est pas parce que tu n'es, la bûche, ni l'un, ni l'autre que tu es autorisé à te répandre en inepties.

Sur la liberté, Sartre est une véritable bouffée d'air pur.

Mais La Nausée, stylistiquement, c'est pas tip top.

Nous pouvons différer d'opinion, cher M'sieur Vipère, et conserver une estime réciproque.

Voilà des mois que la bûche vipérine, démocrate uniquement avec celles et ceux qui "pensent" comme elle (i.e. dans les clous capitalo-parlementaires), me piste comme un pittbull et joue au troll (avec, variante, sa compagne bovine) sous mes billets... Et elle ose parler d'estime ?!

C'est misérable.

Mes hommages à Madame.

Arrêtez, avec sartre. Lisez, vous allez voir que c'est pas bien du tout. C'est rien.

On est les derniers à en parler.

Newsletter
Je m'identifie