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La gauche ou la politique ? (Pour un bilan en fidélité à la politique révolutionnaire post-68)

La période politique, un an et quelques mois avant la présidentielle de 2012, est, ainsi qu'on pouvait s'y attendre, médiatiquement et dans les discours accaparée par la question - non dénuée d'importance, du reste - de la réélection - ou non - de Sarkozy. C'est comme ça et, même si cela est hautement déplorable, c'est même la force d'un capitalo-parlementarisme qui ressemble à ce que Hegel dit de l'Empire byzantin, à savoir que même périmé, il continue à survivre, longtemps.

Le parlementarisme est très clairement obsolète mais il a tout aussi clairement le cuir épais. Cela lui assure une réelle pérennité mais cela rend aussi la situation lourde de frustrations politiques et sociales et donc extrêmement dangereuse. D'un autre côté, l'idée de révolution est à tout le moins comateuse. Précisément, que ce mot-là revienne aussi souvent dans les manifestations ou dans les discours de l'extrême gauche parlementaire (i.e. le NPA, en gros) traduit bien son caractère inoffensif et, hélas, absolument plus subversif. A la figure marchandisée du Che correspond le mot révolution sous toutes les formes de slogans en vogue ("Dans révolution, il y a rêve" et autres sornettes à faire pleurer Marx, Lénine, Trotsky ou Mao). C'est dire si ce chemin-là de la politique émancipatrice présente peu d'intérêt réel.

Plus personne n'est dupe - hormis quelques petits-bourgeois cools et branchés - ni des élections, ni de la révolution, sauf la gauche, du PS-EE (pour le cirque électoral et ses programmes ) au NPA-LO (pour la révolution impensée). En outre, ceux qui se prétendent aujourd'hui du côté de la révolution manquent de conséquence : il n'y a qu'à voir leurs cris d'orfraie dès qu'on évoque le nom de l'immense théoricien communiste, Mao Zedong. L'un dit : "Totalitaire !" l'autre, avec classe : "Crétin !" (ils sont d'ailleurs amis) montrant par là qu'ils confondent révolution et dîner de gala. Précisément donc, de ce point de vue, le meilleur bilan à faire du maoïsme, c'est de penser la politique pour tous au-delà de la révolution parce que celle-ci, justement, est structurellement terrible, quoi qu'en dise Olivier Besancenot.

Comme d'habitude, donc, il n'y a rien à attendre des élections et la révolution semble hors d'usage. Les discours sur la recomposition de la gauche (on va voir ce qu'on va voir !, comme à chaque fois) finissent immanquablement par s'évaporer dans le ralliement bon gré mal gré au PS et, du coup, ont pour effet de désespérer et de frustrer le peuple systématiquement trahi par la gauche au pouvoir. En même temps, cette gauche a la vie dure et, comme le parlementarisme, elle poursuit sa route. Des gens de bonne foi s'y rallient, votent pour elle notamment parce qu'ils la croisent dans des manifestations (le PS est sur le côté pour son beurre mais enfin, il se montre) et parce qu'ils ne supportent plus la droite même s'ils savent qu'il n'y a rien à attendre de la gauche. Même chose pour les hiérarchies syndicales.

La situation est cependant grave. Les récents discours de Séguela, Valls, Sarkozy et consorts sur les salaires et/ou le travail montrent à quel point les salariés sont méprisés et écrasés. Les derniers décrets contre la santé pour les sans-papiers montrent à quel point l'Etat assume désormais sa xénophobie, au point même, sur cette question, de préférer persécuter les prolétaires venus d'ailleurs que de créer un système de santé viable et rentable pour tous. Quant à l'Ecole, elle est dans un état de délabrement avancé et sa destruction comme lieu de savoir à la fois exigeant et pour tous va désormais aller très vite. De ces menaces, toutefois, ce n'est évidemment pas la gauche qui nous sauvera. Au mieux, celle-ci ralentira les contre-réformes, sans revenir sur ce que Sarkozy aura défait. Il faudra donc, comme le disait Mao, compter sur [nos] propres forces, ce qui n'est pas simple tant le consensus réactionnaire est épais.

Une politique qui ne se soucie pas de la gauche, ni des élections et qui, émancipatrice, ne lui est pas homogène, c'est bien ce que voulurent inventer les militants maoïstes rompant avec un PC toujours soucieux du PS. C'est pour cela d'ailleurs que citer Mao vous vaut des injures (de la part du NPA entre autres - notamment de son internaute mediapartien persécuté-persécuteur - toujours soucieux, lui, du PC !). Le maoïsme, en effet, ce fut cela : la politique émancipatrice et extraparlementaire, la politique émancipatrice car extraparlementaire. Quoi qu'en dise Corcuff et ses épigones de Mediapart, c'est le maoïsme de France qui a initié les premières batailles politiques du prolétariat étranger comme partie prenante du prolétariat de ce pays (cf. la chanson jointe en vidéo de Dominique Grange, qui demanda à Alain Badiou de préfacer la réédition de son disque), c'est le maoïsme de France même qui est à l'origine du MLF, des établis (cf. L'établi, de Robert Linhart) et même de luttes homosexuelles (Guy Hocquenghem, animateur du FHAR, quittant la JCR pour VLR, eh oui !). Le problème du maoïsme, toutefois, c'était la révolution.

J'ai discuté il y a peu avec un ancien militant de la Gauche prolétarienne et à la question de savoir s'il avait cru en la révolution, il a souri et m'a dit : "Non, on se voyait en fait comme du poil à gratter". C'est bien comme cela, il me semble, qu'il faut faire de la politique. Les élections et les mauvaises blagues de la gauche importent peu si un caillou, pour parler comme l'ami hêtre, empêche la réaction de tourner rond. Se soucier des élections est incompatible avec le souci de la parole et de la volonté populaires. Regardez, du reste : sur le blog de Velveth, par ex., il n'est question que de rencontres au sommet avec untel qui connaît untel qui a fait la campagne de tel autre chargé de négocier avec le PC... Il n'est jamais question de ce qu'éprouvent les gens alors que de toute évidence il y a un travail sur la parole (sans porte-parole !) à faire.

Ce que disent les gens du peuple, les salariés... L'écrire, le distribuer, le faire connaître.

Remettre en selle de vieux mots ("patrons", "communisme" - éventuellement, c'est à voir -, "prolétaires", "peuple", "ouvriers", "classes") mais également une rage émancipatrice (la même qui animait le peuple contre Louis XVI, par ex., et qui effraya Chateaubriand quand il vit la tête de la Duchesse de Lamballe au bout d'une pique).

Reconstruire un face à face entre l'Etat et le peuple constitué (pour parler comme Sophie Wahnich, qui l'oppose au peuple inconstitué et, dès lors, empêtré dans des passions tristes).

C'est à tout cela qu'il faut aspirer, laissant la gauche et ses valets à leurs calculs tout en discutant avec chacun du moment que la politique des places et des promotions est laissée de côté dans les situations inédites.

Parler, écrire - c'est déjà faire face. Indépendamment des joutes électorales et de leur vainqueur.

 

NB : Ci-joint, une analyse pertinente de Slavoj Zizek que je soumets à la discussion.

Tous les commentaires

Camarade Yvan,

Très beau texte parce que politique. Je le ferai lire aux amis. Aux amis de l'Idée du communisme.

Que ce texte fleurisse dans les têtes.

Tout ce que je veux dire n'y est pas, hélas. Il faut discuter, encore, entre nous.

Camarade Yvan,

D'accord.

Je pense par ex. qu'il faut être plus aparlementaire qu'anti-parlementaire, être contre constituant encore un lien avec la forme politique de prédilection du capitalisme.

Le totémisme du non-vote était à un peu bête à l'OP et l'on voit bien, avec le référendum de 2005 notamment, que tout vote n'est pas parlementaire (auquel cas, d'ailleurs, le consensus parlementaire décide de ne plus consulter le peuple - celui-ci étant constitué).

Ne plus être dans ce totémisme permettrait de parler avec tout le monde. Face à un capitalo-parlementarisme au cuir épais, il faut être comme des voleurs dans la nuit (réactionnaire).

Amicalement, camarade.

Camarade Yvan,

Ce que vous dites est judicieux. Bien plus que judicieux : politique.

"(...) être comme des voleurs dans la nuit (réactionnaire)."

Voler du temps au temps capitalo-parlementaire, ce temps de la domination qui enferme l'ouvrier dans "son destin" d'ouvrier.

Camarade Yvan,

"Mediapart" tolère la politique. Tolère nos billets. Jusqu'à quand ?

Le Club nous censure, non ?

Jouons avec eux. Bouchicot m'appelle aimablement "crétin" - étymologiquement, mais je parie que ce bougre NPAesque l'ignore, cela se rapproche de chrétien -. Je propose donc d'être des crétins de l'Emancipation contre les Savants suffisants du Vide.

Camarade Yvan,

"Les Savants suffisants du Vide" sont mal barrés. Même l'étymologie n'est pas de leur côté.

Au risque de vous surprendre, je suis quasiment d'accord avec l'analyse de la situation politique, sur le fond.. C'est sur le programme que je tique : on dirait du Robert Linhart de 1967. Je suppose que vous savez qui il est et comment il a fini. Il se trouve que j'ai été manipulé, de loin et dans ma province, par la GP, étant adolescent. D'où ma méfiance envers une certaine rhétorique. Mauvais souvenirs... :-)

Linhart ? Le voilà !

Pas renégat pour un sou. Admirable.

Je n'ai jamais pensé en ces termes . Je parlais de sa plongée dans la dépression, qui a dû être très dure. Et de son "auto-critique". Mais on peut aussi regarder la trajectoire de Benny Levy...

En effet... Epouvantable, elle.

Il faut éviter les anachronismes, c'est pourquoi je resterai neutre sur le type de totalitarisme souhaitable pour la France : Mao Tse Toung s'intéressait aux fillettes, Erich Honecker aux videos pornographiques. Mais Mao est mort en 1976, et à l'époque il n'y avait pas grand chose des plaisirs accessibles à la nomenklatura est-allemande dix années plus tard.

Il faudrait interroger Alain Badiou. Dans l'attente je reste pro- Enver Hojda : l'idée d'empêcher les gens de sortir de leur village me parait éminemment écologique.

Cordialement

Bodybuilding,

Spécialiste de la sexualité des noms de l'Histoire.

— C'est une drôle de spécialité.

— Il y a bien des collectionneurs de boîtes de chocolat...

"Mao Tse Toung s'intéressait aux fillettes"... On se demande à quoi s'intéresse Boddibeber ; ces allusions récurentes au porno et à la pédophilie sont inquiétantes.

Et puis il ne faudrait pas qu'il oublie de saluer la propagandastaffel, au passage. Cordialement, bien sûr.

S'il pouvait, à son retour, nous donner quelques nouvelles de Edgar J. Hoover... (Il parait qu'il avait des moeurs "bizarres", celui-là. Ceci explique peut-être cela).

Mao Zedong aimait les nymphettes, ouais. Et alors ?

Quant à Erich Honecker, il aimait peut-être les films de cul mais, né en 1912, il détesta surtout le nazisme et lutta au risque de sa vie contre le régime hitlérien. Cela, pardon, mérite le respect, quand même. Un peu de décence. Honecker est donc largement plus estimable qu'un pasteur luthérien relais des opinions criminelles nazies, vous ne trouvez pas ? Pis, ç'a même plus de gueule que ce pauvre Gorbatchev. Non ?

Camarade Yvan,

Comme enseignant, je suis un ouvrier. Subjectivement. Et pas seulement.

Que pensez-vous de cette affirmation ?

Elle scandalise — de moins en moins — les collègues : "Ah ! non, quand même, nous ne sommes pas des ouvriers !"

Petit bémol, Hêtre, le fils d'enseignant détient plus de "clés" que l'autre.... il baigne "tout naturellement" dans ce qui fabrique "la distinction" (clin d'oeil à Bourdieu).

Marielle Billy,

Mais que fait "le fils d'enseignant" de ces "clés" (lorsqu'il les a) dont vous parlez ?

Titre et billets intéressants. C'est de ce type de réflexion et d'échanges dont nous avons besoin.

La fragilité magnifique des utopies s'appuie trop souvent sur la béquille rigide des idées dogmatiques, et des pratiques afférentes. C'est un problème de crédibilité, c'est à dire de croyance.

"Venez camarades, que je vous organise".

Précisément, Bernard Colin, non !

Pour sortir de la nasse actuelle, épouvantablement réactionnaire, il faut faire, à nouveau, de la politique avec celles et ceux qui veulent à condition de respecter deux points : 1- la cuisine électorale nous est étrangère et nous y sommes indifférents et 2- Nous tous qui parlons, instruits ou pas, sommes à égalité.

Je suis en plein accord, cependant, avec ce que tu viens d'écrire. Je le vis comme ça. La fraternité du combat politique est presque le tout de mon oxygène.

Camarade Yvan, vous n'avez pas l'impression de vous sentir comme un poisson hors de l'eau ? Les maos français et européens ont très bien compris cela. Après des combats dont ils n’ont pas, en effet, à rougir comme vous le signalez (Sonacotra, féminisme, libération sexuelle, bureaucratie syndicale, médias, etc.), ils ont eu le mérite et le courage de comprendre cette réalité, après avoir été les premiers à remettre en cause la dominante idéologique du développement des forces productives (pour déboucher sur le socialisme) en prenant en considération, ici et maintenant, la nécessaire transformation des rapports de production et sociaux. C’est pourquoi, on peut dire, aujourd’hui, que la véritable victoire des maos, c’est leur autodissolution ; à l’inverse des autres organisations d’extrême gauche (LCR/NPA, LO, AJS-OCI,etc.), ils avaient également saisi que le léninisme et le trotskysme étaient porteurs des germes du stalinisme. Bravo pour cette prise de conscience ! De plus, il faut souligner que la plupart d’entre eux se sont retrouvés dans les rangs des précurseurs des nouveaux modes de combats (désobéissance civique, anti-pub, féminisme, déboulonneurs…) et de l’écologie politique.

Leur difficulté, c'était la libération textuelle.

:-))

Je ne suis guère familer des finesses du discours politique pratiqué ici et je me fous franchement des accès priapiques de Mao.

Votre critique de la faiblesse actuelle du politique est plus que pertinente mais pour moi le problème est que les victimes choisissent leurs bourreaux pour les gouverner. Comment sortir de cette impasse est une vraie question.

 

A l’actif de la GP, on peut aussi ajouter sa forte implication dans le MLAC, dans le Secours Rouge, etc.

Il reste que, au bout du tunnel, on ne voit pas beaucoup plus de lumière, et même plutôt moins, avec un Sarkozy qui nous renvoie peu à peu à l’époque d’avant le CNR.

Pourquoi ?

A mon avis parce que le harcèlement, nécessaire bien évidemment, ne suffit pas. Il faut infecter dans le même temps les rouages de nos institutions en y entrant progressivement, par la seule voie démocratique non suspecte de dictature, la voie électorale.

Votre raisonnement, Yvan Najels, part de l’a priori que toute tentative de « recomposition de la gauche » se terminera « immanquablement par s’évaporer dans le ralliement bon gré mal gré au PS ». Rien n’est moins certain si la frange radicale de la gauche parvient à peser suffisamment sur ce PS pour qu’enfin il ne mène plus la danse en cas de victoire contre la droite. Pour une fois que cela semble possible, il ne faudrait tout de même pas que des irréductibles nous ôtent ce petit bout d’espoir.

@BernardColin

La GP s’est, certes, dissoute par sagesse, mais principalement pour les deux raisons suivantes : le côté par trop aventureux de son aile quasi militaire, la NRP, et la contradiction devenue intenable pour Benny Lévy, principal fondateur de la GP avec Geismar, entre son retour au judaïsme et les positions nettement pro-palestiniennes de ce mouvement.

Merci l'ami bjm, mais je suis bien au courant de tous les détails. Je ne peux pas te le raconter ici. C'est trop illégal.

L'économique ne sera vaincu que par l'économique. Et c'est la culture - la création - qui change l'économique.

@ujamaa,

Vous voulez parler de la relation dialectique entre superstrure et infrastructure ? Ben ouai, parce que moi, je suis pour la culture des poireaux et des cornichons... comme Franck Lepage Indécis

 

 

 

 

 

Une question sans réponse jusqu'à présent : les fondations de la discipline du design, soit la création matérielle d'une intention ou d'un concept, furent créées par des communistes. L'un à moitié, John Ruskin, l'autre totalement, William Morris. Cela se passait à l'époque victorienne. Ils sont considérés aussi comme les pionniers de l'écologie. Plus tard - pas besoin de parler des constructivistes russes - le Bauhaus eut clairement sous la direction de Hannes Meyer la couleur du communisme, ce qui signifia sa fermeture par les Nazis.

Je ne comprends pas, absolument pas, pourquoi vous abandonnez cet héritage culturel si riche. Alors que votre mouvement est justement en peine d'une expression culturelle.

Car le design - soit l'intention créative - est aujourd'hui au centre de toutes les questions entre l'homme, la nature, et l'économie. Le design authentique est né de l'industrie.

Pourquoi une telle absence culturelle ?

 

http://www.mediapart.fr/club/blog/ujamaa/070111/loeil-du-tigre-visite-le-bauhaus

la force d'un capitalo-parlementarisme qui ressemble à ce que Hegel dit de l'Empire byzantin, à savoir que même périmé, il continue à survivre, longtemps

Se mettre sous le signe du déterminisme hégelien de la raison dans l'histoire est un choix.Première divergence. Avec Benjamin puis Bensaïd, je crois que l'avenir est ouvert, que des bifurcations inattendues sont possibles. Aux critiques du capitalisme de montrer que la propriété des grands moyens de production est une réalité réfutable en pratique et de rappeler les exemples historiques d'autogestion ouvrière.

En outre, ceux qui se prétendent aujourd'hui du côté de la révolution manquent de conséquence : il n'y a qu'à voir leurs cris d'orfraie dès qu'on évoque le nom de l'immense théoricien communiste, Mao Zedong.

Mao fut un grand théoricien politique. Il fut aussi un chef d'Etat, le chef d'un Etat où les répressions furent abominables, sauf pour les grands hiérarques du Parti qui constituèrent une gérontocratie qui a restauré le capitalisme. Qui veut se réclamer de la pensée du Président Mao pourrait préciser quand et comment la politique d'Etat et la politique "internationaliste"du PCC furent"révolutionnaires"sous sa direction aussi. Ou bien préciser quand Mao ne fut plus un révolutionnaire.

Annexer le MLAC et le FHAR au maoïsme est une manoeuvre sectaire. Simplement.

Se soucier des élections est incompatible avec le souci de la parole et de la volonté populaires

Incompatible? vraiment?

Les élections sont un des moments où se multiplient les discussions sur le monde comme il va mal. C'est un fait. Ces discussions sont mille fois plus concrètes en périodes de luttes sociales, mais les élections en sont un moment, plus faible, mais un moment.

Ce rejet des élections et des partis et des syndicats vous est commun avec bien des anarchistes qui, à la différence des maoïstes, existent toujours en France. Discuterez vous avec eux ?

Reconstruire un face à face entre l'Etat et le peuple constitué

Le peuple est traversé de contradictions qui se manifestent aussi lors des élections. La référence au "peuple"mlystiquement unifé, ou à la "multitude", ou aux "gens", tout cela est étranger à une politique révolutionnaire à reconstruire, selon moi.

à la question de savoir s'il avait cru en la révolution, il a souri et m'a dit : "Non, on se voyait en fait comme du poil à gratter"

On peut crier très fort le mot "révolution", lancer des exclusions tous azimuts, et ne se vivre que comme poil à gratter. Bel aveu, (sympathique et cynique à la fois).

pascal b

Ne déformez pas. J'ai rappelé la forte implication des maos de la GP dans le MLAC, ce qui ne signifie pas annexion. J'en étais dans ma région de province.

Pour le reste, à peu près d'accord, mais ce n'est pas à moi que cela s'adresse.

"existent toujours en France" : Wouai, mais à quand la prise de conscience de l'inutilité des autres petits appareils néo-lénististe et ou trotskystes (fossiles de l'histoire politique des gauches) ? ;-)))

Vous ne cliquez pas au bon endroit pour répondre. Vu la qualité de vos propos, cela n'a pas grande importance.

Que vous ne partagiez pas le point de vue des uns ou des autres est une chose. Mais l'exprimer d'un simple sarcasme ne fait pas de vous un génie. Tout juste un troll.

Ivan Villa,

Vous souhaitez la dissolution de tous les groupes genre NPA, alternatifs, PC, PG, FASE, et anarchistes et aznarcho-syndicalistes? Seule la pensée de EE-les Verts devrait subsister à gauche avec le PS? selon votre avis éclairé?

Pas du tout, pascal b., les choses se feront d'elles mêmes ! Regardez le NPA, il ne se réfère plus à la théorie du développement des forces productives (1) (2) comme c'était le cas, hier, avec la LCR (Sacrée révolution! Non?). Maintenant, vous êtes sur la bonne voie, vous parlez d'écosocialisme, de décroissance, etc. Allez, encore un effort! Sourire

 

Décroissance ? Tout en adhérant au libéralisme économique, comme clairement affirmé par Cohn-Bendit ? Vous vous foutez du monde ou quoi ?

Le militantisme écologique s'est construit pour l'essentiel à l'extrême gauche. Les Verts, personne ne peut le contester, se situaient clairement à la gauche du PS.

Vous ne manquez donc pas de culot en voulant faire croire que l'extrême gauche découvrirait les vertus de l'écologie à partir de votre galimatias, qui n'a plus d'écologiste que le nom.

 

Hi Hi Hi! :-)

Tiens ! Vous n'aviez pas dit bye bye ?

Toujours avec vos smileys ou ses ersatz infantiles ?

M'étonne pas !

Hi Hi Hi!:-)
Juste pour votre info, dans le manifeste et les valeurs d'EELV, présentés par Daniel Cohn Bendit, il est noté le refus du libéralisme... mais bon, gobez et dites ce que vous voulez, ça ne m'intéresse pas ! Le monde est peuplé de gens comme vous et c'est même bien pour la diversité et l'amusement de la galerie... il faut bien rigoler et j'espère que le fait de raconter des conneries, cela vous fait du bien tout de même! Non? :-)))

 

PS: aujourd'hui, j'ai du temps libre... et il faut bien s'amuser, de tps en tps, avec des spécialistes de la lutte des classes, comme bjm.

Seuls les menteurs de votre espèce nient la réalité, à savoir que Cohn-Bendit se définit lui-même comme un libéral. Qu'il ajoute le qualificatif de libertaire à cette étiquette ne change rien à l'affaire, surtout après sa prise de position claire et nette en faveur du Traité Constitutionnel Européen, le quel stipule en sa partie III la libre circulation des hommes et des marchandises sans restriction aucune.

Faut être d'une sacrée mauvaise foi pour croire que l'écologie peut s'accommoder du CAC 40.

Ceci dit, on est loin du sujet de ce billet. Aussi, pour ne pas vous laisser plus longtemps le torpiller, souffrez (oui oui, je le répète volontiers, "souffrez !", puisque vous n'avez pas compris que je me payais votre tête) que je vous laisse à votre trolling.

 

 

libéral ... comme les 1ers révolutionnaires contre l'absolutisme; rien à voir avec le libéralisme économique, amigo!

 

PS: bjm, si tu nous parlais encore de la GP... si,!si! fais nous encore rigoler!

Yvan,

aparlementarisme plutôt que "antiparlementarisme", d'accord. Laissons l'antiparlementarisme à la Réaction d'extrême droite, et le parlementarisme à l'extrême centre.

Hêtre,

"enseignant comme "ouvrier", d'accord, si c'est son ouvrage. Mais pas comme manouvrier. Le manouvrier applique surtout le travail de ses mains, à l'ouvrage. Et cet ouvrage se réduit le plus souvent à un labeur, voire un travail.

Et puis on apprend durement, "à son corps défendant", que le travail manuel peut être encore plus aliénant quand il est fait "à la chaîne".

L'enseignant n'est-il pas, malgré tout, confronté à des étincelles d'humanité (la part d'enfance d'êtres en formation) ? Le manouvrier, à part la solidarité qu'il peut parfois trouver dans les chaînes, est surtout confronté à la brutalité d'une matiére inerte et à une action souvent absurde et abrutissante.

Et, maintenant à la solitude glacée, électronique, d'une tâche de maintenance et de surveillance des machines. Encore plus lié à la machine : corps et âme.

L'enseignant, quand il rentre chez lui, épuisé, peut sans doute parfois penser à telle ou telle étincelle surprenante. Le manouvrier, quand il rentre chez lui, doit surtout oublier le bruit, qui n'est pas insignifiant, mais absurde, abrutissant, destructeur de toute parole. Et la solitude face à une machine. Un bruit et une solitude machinale, automatique.

Ceci fait que le travailleur manuel s'intéresse moins aux "débats idéologiques", aux querelles de chapelle, que l'enseignant. Certainement.

Et qu'il lui arrive de sourire quand l'enseignant se dit ouvrier, même s'il comprend. (Il arrive à l'ouvrier d'avoir à enseigner).

Pour le dire plus brutalement (ou de maniére plus abrupte, plus brute) : il semble parfois que pour l'enseignant l'émancipation soit une question de "confort" (au sens de "confortement") moral (et pas seulement mental), quand pour l'ouvrier précaire, sans formation, sans autre force que celle de ses bras, ses jambes et son dos, il s'agit d'une question de survie.

Resterait à savoir ce que signifie "survie". (Resterait à savoir quel usage on fait du mot "culture", et sous, et autour, et avec ce mot de "culture", le sens des mots "religion" et "relation").

 

Pierre,

Votre commentaire est d'une pertinence toute politique.

Non, un enseignant n'est pas un manouvrier. Oui, un enseignant est un ouvrier (même s'il ne travaille pas à la chaîne, et il y a beaucoup de façons de travailler à la chaîne).

Impression paradoxale de ce billet et de son fil : Yvan, j'ai bien apprécié votre texte, et sur le fond, je suis d'accord avec bien des affirmations.

Mais je ne suis pas une "tête" politique très armée (histoire politique), je ne peux donc pas argumenter à votre niveau ; d'ailleurs, je pense qu'il est nécessaire de se poser aussi les questions dans notre réalité : il mes semble que parfois on confond des positions théoriques et leur devenir, leur transformation en positions pratiques, en attitudes, en créations ....

Rien n'existe en soi, ni peuple ni idée (du moins c'est ma manière de voir), tout n'existe que dans sa réalisation, dans son incarnation : ainsi l'affirmation de Mao (compter sur ses propres forces) est un principe fort, qui fait penser à la nécessité de l'autonomie, de la force de décision, du courage du conflit ....Mais ensuite, chaque peuple, chaque culture vont faire pencher la traduction pratique des "principes" ds tel sens ou tel autre (en Chine comme ailleurs).

Pour en revenir au parlementarisme, et au thème des élections : oui, il y a là, perversion (ex : perversion de la notion de représentation), mais ce mécanisme de torsion des principes est une réalité permanente, dès qu'il y a quelque chose qui s'institue (nous mêmes sur le plan individuel, nous passons une partie de notre vie à nous arranger avec les principes !) ; ce qui ne veut pas dire qu'il faut rester passif. Au contraire, demeurer actif en particulier du côté de ce qui fait contre-pouvoir.

Je fais l'hypothèse que parfois la posture d'affrontement prend la place d'un désir de libération : l'énergie se perd souvent ainsi. J'ai vu bien des groupes (politiques aussi) éclater à cause de ça. Expérience récente vécue....

Et cette tendance est parfois greffée à la capacité de manier le verbe. Je pense que politiquement, on a intérêt à examiner ce qui blinde, ce qui fige la pensée et l'attitude.

 

Marielle,

J'ai un très bon ami, fin politique, qui dit tout le temps qu'il faut faire de la politique avec celles et ceux qui n'aiment pas ça, qui a priori sont dégoûtés de la politique (en fait, des quincaillers capitalo-parlementaires) parce que ces gens sont désintéressés. Cela touche, d'ailleurs, à ce que dit Rancière sur la démocratie.

Du coup, le fait que vous ne soyez pas une "tête" politique, comme vous dites, est prometteur. Pas besoin d'être érudit ou spécialiste de la chose (laissons cette vision des choses à Velveth) pour penser, dire, agir, faire.

Que pense-t-on de notre vie ? Est-elle digne du mot vie ? Pour réfléchir à ce point, essentiel me semble-t-il, pas besoin de connaître la politique. Le point de départ, c'est la révolte, la rage.

"Rien n'existe en soi, ni peuple ni idée (du moins c'est ma manière de voir), tout n'existe que dans sa réalisation, dans son incarnation" : Ici, on patauge et on se vautre dans la métaphysique la plus totale... c'est du Berkeley! Pas très marxien tout cela! Indécis

Vu votre langue tirée, mais à part ça, que voulez-vous me dire ?

Métaphysique , qu'est-ce donc ?

@Marielle Billy, pour info, vous reprenez, à votre compte, les thèses de l'évêque George Berkeley, le père de l'idéalisme (philosophie) ... que dénonçait Lénine, notamment, dans "Matérialisme et empiriocriticisme" (1908).Clin d'oeil

Oui, j'avais vu, j'ai fait en son temps de la philo .....mais c'était bien une question que je vous posais, juste histoire de dire : qu'en pensez-vous, vous ? (de ceci, ou du reste de mon com.). Et tout ça avec le sourire :

le-chat-qui-a-avale-une-souris.jpg

Et puis c'est une façon de revenir (comme je peux) sur la notion d'idée.

Métaphysique, c'est le contraire de Matérialisme, au sens philosophique du terme.

PS: Il est vrai que Daniel Bensaïd n'est plus là pour expliquer les choses aux sympathisants du npa... Philippe Corcuff ne fait pas le poids. IndécisDommage!

 

Ivan Villa,

Corcuff repeint en vert.

C'est un greenwashing... c'est à dire: du vent!

"Métaphysique , c'est le contraire de Matérialisme" Probléme : la physique est devenue "quantique", et plus encore. D'où la tendance, chez les physiciens, même et surtout les plus matérialistes, de faire de la méta-physique.

Maintenant, savoir si les anges ont un sexe, et quel il est...

Marielle ! Tu as frôlé l'excommunication matérialiste par l'envers d'Hodja ! Ivan Villa en connait un rayon, sur le catéchisme !

On peut toujours lui poser la question, à l'évêque vert de rage rouge : Villa, qu'est-ce que la "métaphysique" ?

Répondez avant 2012, s'il vous plait. J'ai besoin de savoir.

Session de rattrapage : c'est quoi, la dialectique ?

Mon pauvre!

Hélas oui, mon riche !

C'est reparti pour le commentaire de troll. Niveau intellectuel de Pierre ferron... no comment!

Et vous-même, que faites-vous donc sinon troller depuis que vous êtes tombé sur ce fil ? Souffrez de recevoir en pleine figure ce que vous avez vous-même semé.

 

Bjm, l'homme qui repart pour toujours revenir :-)))

J'ai toujours écrit que je quitterai ce site à la fin de mon abonnement. Rien d'autre. J'aurai la satisfaction de ne plus croiser des imbéciles de votre genre.

Vous êtes venu faire quoi sur ce fil à part troller ?

Bjm et ferron, spécialistes du théâtre de guignol!

"Souffrez de recevoir"... On rigole!

Je me sens en très bonne compagnie. Merci.

Monsieur Villa,

Quand vous apporterez le quart de la moitié ce que Pierre Ferron apporte, ici, sur "Mediapart", vous aurez (peut-être) de droit de faire un commentaire sur ce que notre ami y fait.

@Marielle Billy": " Je souris dans le dedans de moi " est une réalité (vérité) très bien expliquée par les vieux philosophes Grecs, mais lorsque vous dites que " Rien n'existe en soi, ni peuple ", c'est du Berkeley tout craché!

@ Marielle

Bonjour à toi. Ce n'est pas tout à fait juste de dire que "tout n'existe que dans sa réalisation, son incarnation". Ne faudrait-il pas ajouter : et la perception qu'on en a ?

La conscience que l'on a de la vie que l'on vit, de celle que nos voisins vivent.

Sinon un viol, n'est qu'un peu de chair qui gesticule. Sinon Pierre peut être content au cul du camion, avec un transpal un peu plus puissant, et deux gars en plus pour l'aider.

Ce que tu dis n'a rien à voir avec Berkeley. Lui propose que les choses n'existent que dans l'idée qu'on s'en fait. Tu dis le contraire.

La métaphysique, au départ, c'est dans le recueil des connaissances, le chapitre où sont rassemblées les questions que la physique ne sait pas (ou pas encore) résoudre. Métaphysique = après la physique.

Le mot à changé d'usage avec le temps comme tous les autres. C'est trop souvent utilisé comme une sorte de poubelle où sont rangés les enculages de mouches.

L'Histoire par exemple, prise comme force causale première, souvent inéluctable, est une catégorie commestible par les matérialistes, de la métaphysique.

amitié

PS. ce fil, est plutôt existentialiste: les gens cités n'y sont que la somme de leurs actes.

@Bernard Colin, la réalisation = mise en scène à partir d’une idée ( tout comme pour la réincarnation) ; ce qui signifie que la pensée (l’esprit) détermine la réalité des choses = du Berkeley pur !

il ne s'agit pas de réincarnation (concept évangélique) mais d'incarnation.

Apparemment vos lunettes sont de marque Berkeley.

Bernard Colin ,

Incarnation... l'esprit (dieu) qui crée la chair. :-)))

Changez plutôt vos lunettes, elles vous déforment la vue. En effet, lisez Berkeley ou plutôt l'ouvrage de Lénine (cité plus haut) avant d'étaler votre sciences. Bye!


Oui Bernard, mais la perception est déjà du côté du corps habité (je n'ai pas dit de la bidoche), n'est-ce pas !

En effet je ne crois pas avoir fait du Berkeley au rabais.

Et j'en reparle plus bas.

Amical salut à toi.

Les choses ne sont que le grand corps mort des mots qui les désignent.

@Bernard Colin, pour faire de la vulgarisation à la Politzer : la métaphysique (l'idéalisme), "au départ" de la philosophie, c'est croire que la pensée (l'immatériel) crée la matière, la réalité du monde... ; la pensée matérialiste, c'est l'inverse, c'est la matière qui crée "l'esprit", la pensée (l'immatériel).

Je ne sais pas où vous êtes allé chercher ce genre de raccourcis, ni sur quoi ils se fondent. ni comment vous construisez vos pensées, mais "la métaphysique, c'est croire..." !

Ces deux lignes, relisez les. ça n'a ni queue ni tête.

Laissez tomber la "vulgarisation à la Politzer".

Pensons ensemble.

"Pensons ensemble". Enfin du positif ... aussi, je retire donc la dernière phrase du commentaire précédent.

 

PS: Ce que je dis, c'est le b.a.-ba, tout simplement, de la philosophie... voir Marx ;-).

Yvan Villa, peut être fais-je de la métaphysique sans le savoir, du Berkeley (en fait, non, je ne pense pas du tout) ou je ne sais quoi, mais ce que je dis est assez simple :

* une idée ne vaut que parce qu'elle est portée, ce que j'appelle incarnée, portée par un sujet qui la fait vivre.

* et puis j'en appelle à ce que vous pensez, et pas seulement à des citations.

(et ne me faites pas dire ce que je ne dis pas : la théorie a toute son importance mais ce n'est jamais un outil de pouvoir pour moi)

En bref, la moindre pensée politique n'a de vie, et déjà ds un tout petit groupe, que parce qu'elle vit à travers des gens qui l'ont comme ordonnée de leurs actes, de leur manière de faire ....

Je n'ai pas de goût au pugilat verbal (sauf pour jouer, Oulipo et compagnie, mais ce n'est plus du pugilat).

On dirait que Marielle, c'est quelqu'un en vrai. Pas seulement un fantôme informatique.

Mais Barkeley était de vrai... Lénine, lui avait dit, si vous n'y croyez pas, prenez un marteau et tapez-vous avec sur la tête! :-)))

Ivan, c'est ce que j'appelle un pince-mi / pince-moi vont en bateau ..., au jeu des références, vous me gagnerez toujours.


"une idée ne vaut que parce qu'elle est portée" : Oui, et plus justement, Marx parlait de la nécessité du passage "De la Pratique à la Théorie, et, de la Théorie à la Pratique"... Mao aussi : http://actualites.ehess.fr/nouvelle4033.html (une autre conférence sur la Pratique et la Théorie sera programmée en juin 2011)

Bien. Alors la matiére crée l'esprit, nous sommes d'accord. La théorie-la pratique, la pratique-la théorie, Marx, tout ça ; nous sommes d'accord.

Et la métaphysique, Ivan Villa ? Qu'est la métaphysique ?

Au fait, avez-vous lu l’anti-Dühring ? Je vous pose cette question, car il paraît que c’est la seule lecture réelle (avec le manifeste du Parti communiste de K. Marx - F. Engels) de 90% des militants PC et associés en France...

Delà, certainement, votre question (*) Indécis
J'espère cependant que vous conviendrez que ce manque d'intérêt pour la lecture de Karl Marx, ce n'est pas terrible pour «l’intellectuel organique», n'est-ce-pas, camarade pierre ferron?


Il faut reconnaitre que les militants d’extrême gauche, à l’époque de la LCR, LO, OCI et des ex-ml/maos, avaient des lectures plus conséquentes, mais c'était une autre époque...


Allez, parlez-nous de métaphysique, de dialectique et de matérialisme mécanique et historique ! Pour le fun, je passerai relever les copies. xxx


(*) Regardez plus haut avec Politzer

On dirait une pirouette, si je ne m'abuse

Pour ceux qui ont quelques lectures de Marx, ils doivent rigoler de vos commentaires, Bernard.

Grand bien leur en fasse.

Ce sont aussi des lectures où j'ai passé de nombreuses heures. Sans avoir jamais eu besoin d'y inscrire plus que ça, de paternité intellectuelle, ni d'y trouver de quoi réciter de catéchisme. Un grand penseur de l'économie politique du XIXéme. Beaucoup moins bon dans d'autres domaines. Bon.

Mais vous n'avez toujours pas abordé la question de Pierre.

Au fait, ça vous arrive de vous exprimer (voire de penser) sans vous dissimuler derrière un nom de référence ? (Surtout que, souvent, vous utilisez le nom comme argument d'autorité, sans ajouter le moindre contenu)

Ok l'ami! Je ne suis pas marxiste (au sens léniniste du terme), mais lorsque j’ai la prétention de parler de certaines choses, comme par exemple la philosophie de Berkeley, ou d’autres philosophes, je ne m’amuse par à déformer ces derniers, surtout lorsque je prétends les connaître ou les avoir lus… évidemment, cela ne vous intéresse pas ; vous préférez raconter n’importe quelles sottises pourvu que vous passiez votre temps à blablatérer .

Allez, bye! xxx

 

Toujours pas de réponse à la question de Pierre.

Villa,

vous devriez relire le fil, avant de continuer. On y découvre avec " surprise" (non, je rigole !) qui a collé l'étiquette "Berkeley" sur un commentaire, qui a commencé à parler de "métaphysique" pour "contrer" le même commentaire, qui a soulevé la question du "trollisme", et qui se comporte en parfait dogmatique.

C'est surprenant. On peut trouver des staliniens à E.E. ?

J'attend toujours que vous me disiez ce qu'est la métaphysique.

@pierre ferron, vous avez une très curieuse façon d’entrevoir la dialectique des choses et la confrontation des idées !?
Tenez, une petite intro sur la Métaphysique, telle qu'elle était enseignée aux militants du PC, à l’Université ouvrière puis à l'Université nouvelle (Politzer en fut un des piliers) :
http://www.marxists.org/francais/politzer/works/principes/principes_13.htm
En philo, les livres de ce dernier furent les 1ers livres de philosophie politique que j’ai lus… après un certain petit nombre de grands classiques scolaires.
La vulgarisation qu’en faisait l’école du parti communiste me laissait déjà, à l’époque, sur ma faim. Pour faire plaisir à Yvan Najiels (même si, lorsque j’étais à la rue d’Ulm, le père Badiou me les gonflait tout comme aujourd’hui), je dirais tout de même que Badiou et sa Méthaphysique vole un peu plus haut que PoliTzer. Qu’en pensez-vous ? Hi-Hi.! Bien à vous ! On rigole ! Bon, on arrête là la plaisanterie…

 

PS: Ne pas oublier le "Devoir écrit" qui se trouve dans le lien :
* Peut-on être métaphysicien et révolutionnaire ?

Villa,

je ne demadne pas à Politzer ce qu'est la métaphysique, il n'a pas interpelé quelqu'un sur ce fil, en le renvoyant à une "métaphysique" possiblement méprisable. Je vous le demande à vous, ce que vous pensez vous.

De Politzer j'ai dû lire deux ou trois pages, pas plus. Vous savez, je suis d'un niveau intellectuel incroyablement bas.

Mais la physique m'intéresse. Et la métaphysique. Et ce que vous en dites, que nous sachions où nous en sommes.

Bernard Colin,

Marielle Billy est quelqu'un.

Je crois que nous le savons, tous les deux.

Monsieur Villa,

Tout, sauf la politique (la politique du côté des gens, l'Idée du communisme) ?

— L'Université de Californie ?

— Oui, à Berkeley.

— Ah ! quand même.

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