Mon.
28
May

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Fermer

Un repenti PCF repeint en Vert piétine la mémoire de Thomas Sankara.

Dans une vidéo de promotion pour EE, Stéphane Gatignon, maire ex-PC de Sevran, finit par citer Blaise Compaoré, actuel président burkinabé, comme référence. Compaoré est l'homme lige du néo-colonialisme de la Françafrique, il est l'assassin du camarade Thomas Sankara. Gatignon piétine donc la mémoire d'un authentique révolutionnaire en citant celui qui l'a trahi en 1987. En outre, acte manqué ou pas, cet éloge montre à quel point l'inconscient gatignonesque - on n'ose dire croquignolesque - de l'ex-PC passé larbin de la petite bourgeoisie verte est lucide : le petit traître se voit grand et s'imagine en Brutus de ceux qui le formèrent. Que ce billet nous rappelle qui fut Thomas Sankara, qu'il illustre au passage un peu plus à quels désastres sans fin on s'expose quand on cesse d'être fidèle à une idée. Qu'il rappelle enfin le caractère foncièrement petit-bourgeois du millénarisme new age appelé "écologie" et dont EE est l'expression parlementaire. Il exprime à quel point M. Gatignon est sans principe et, en soi, vecteur d'antiparlementarisme par l'absence de vergogne qu'il étale à se vendre au plus offrant.

Le refus de payer la dette de Sankara ridiculise toutes les larmes de crocodile petites-bourgeoises sur "les rapports Nord-Sud". L'internationalisme prolétarien du camarade Sankara, grands dieux, ça a plus de gueule que le sommet de Copenhague !

Tous les commentaires

Europe Ecologie est un vrai panier à crabes qui peut bien se réferer au Mod et débauche ses électeurs

moralité, il faut voter Front de Gauche ou même parti socialiste pour éviter que E.E. passe en tête

Je suis un peu lente... Sylvain = Yvan, alors ? No prob.

En quoi le fait de parler des discours prononcés lors du sommet de Copenhague, le 17 décembre 2009, et de dire qu’ils allaient dans le bon sens de la prise-de-conscience par les Pays du Sud de la réalité des dangers du réchauffement climatique, équivaudrait à soutenir et à approuver les actes (passés et actuels) de tel ou tel dirigeant du Sud et de Blaise Compaoré ?

.

On constate ici, surtout, la bêtise qui anime l’auteur de ce billet pour gommer les questions urgentes et inquiétantes du réchauffement climatique (surtout pour les peuples des pays pauvres et du Sud) et salir le maire de Sevran, en sortant un bout de phrase du contexte dans lequel elle a été prononcée. Minable et ridicule le procédé !

.

Voici un extrait du discours dont parle Stéphane Gatignon dans cette excellente vidéo (mettre le curseur vers 10:20 ) : http://stephane-gatignon-portrait-politiqu_news

Sommet de Copenhague

.

Copenhague, le 17 décembre 2009
.
Discours de Blaise Compaoré lors du Sommet de Copenhague
.
Monsieur le Président de la Conférence; Excellences Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement ; Distingués délégués.
.
Après deux ans d’âpres négociations entamées à Bali sur l’avenir du climat mondial.

Le monde entier et particulièrement les populations africaines attendent de Copenhague que des réponses adéquates soient apportées à leurs légitimes préoccupations.

.
Je voudrais donc vous saluer, ainsi que le Gouvernement et le peuple danois, pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité qui ont été réservés à ma délégation.
.
(…)

 .

Monsieur le Président, Distingués délégués,
.
Le réchauffement planétaire est la principale cause des changements climatiques dont les manifestations sont fortement ressenties par nos populations à travers les phénomènes climatiques extrêmes, notamment les vents violents, les sécheresses, les vagues de température, les inondations.
.
Ainsi, le Burkina Faso, à l’instar d’autres pays de l’Afrique et du reste du monde, a été frappé en septembre 2009, par des inondations sans précédent.
Les interrogations sans réponses satisfaisantes des populations ainsi que les interpellations dont nous sommes régulièrement l’objet, la forte probabilité d’un futur climatique sombre pour des pays sahéliens comme le nôtre, nous amènent à considérer et à réaffirmer notre droit à la justice climatique, au développement durable, au bien être, en un mot, à la vie.
.
Mesdames, Messieurs,
.
Mon pays reste solidaire de la position commune africaine. Conformément au principe de la Convention sur la responsabilité historique, commune mais différenciée, le Burkina Faso attend donc des pays développés, des engagements chiffrés de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 45% d’ici 2020 par rapport à 1990 à l’effet d’obtenir un niveau de température n’excédant pas 1,5°C. Les pays en développement sont également encouragés à entreprendre des actions en vue d’infléchir leurs tendances d’émission. Aussi, voudrai-je inviter les pays émergents à des efforts de réductions volontaires de leurs émissions de gaz polluants. Dans cette optique et au regard de la performance de son économie, de sa capacité technologique dans le domaine des énergies renouvelables, il serait pertinent que la République de Chine Taïwan puisse avoir l’opportunité de participer significativement à l’effort de la communauté internationale pour la stabilisation des concentrations des gaz à effet de serre.
.

Monsieur le Président,
.
Cette conférence de Copenhague est une étape décisive pour réfléchir ensemble, sur d’autres modèles de développement fondés sur les économies à faible émission de carbone, dans un contexte de développement durable.
.
Sur le continent africain, la diversité des écosystèmes nous interpelle sur des actions ciblées, au regard des particularités écologiques. Les forêts du bassin du Congo doivent être absolument préservées. De même, la dégradation des écosystèmes et des terres au Sahel et dans les savanes devraient requérir une forte contribution de la communauté internationale.
Aussi, l’érosion côtière, constitue-t-elle une des préoccupations à laquelle il faudrait apporter des réponses appropriées.
.
C’est pourquoi, le Burkina Faso, en prélude à ces négociations, a abrité, en octobre 2009, le forum mondial sur le développement durable. Il s’agissait de réfléchir sur les opportunités qu’offrent les changements climatiques dans la perspective d’un développement durable. Le forum a abouti à une Déclaration de Ouagadougou qui vient consolider la position commune africaine.
.
Pour ce faire, le Burkina Faso s’engage à porter les conclusions du forum de Ouagadougou (...)

.

(...)

.



Newsletter
Je m'identifie