Les nôtres
Hier, sur I-Télé, une journaliste évoque en 3 minutes les dernières révélations sur la fin de Salvador Allende, disant que la dernière expertise atteste que l'ancien président chilien s'est suicidé et qu'il n'a donc pas été assassiné. Je ne sais trop ce qu'auront pu comprendre de jeunes gens face à ce bref reportage car dans celui-ci, les circonstances historiques et politiques qui entourèrent la mort de Salvador Allende ne furent même pas évoquées ! De Pinochet, il ne fut nullement question. Bref, la chaîne dans l'air du temps a fait un sort au camarade Allende comme on descendrait les poubelles et du reportage - si on appeler cela ainsi... -, on ne retiendrait, finalement, que l'idée vague d'une confuse lâcheté. Ah, un type s'est suicidé, ouais... A la simple vue de ce reportage, on pourrait même se dire : "Pov' gars, quoi..."
C'est l'air du temps. Mais les mauvais jours finiront, comme dit la chanson.
En vérité, peu importe finalement qu'Allende se soit suicidé. Davantage, c'est même la preuve ultime de son courage : il ne s'est pas rendu, il a in extremis échappé à Pinochet et aux maîtres du général que furent la CIA, Kissinger et les Chicago Boys par ailleurs parangons de la démocratie libérale. Le courage d'Allende est à la hauteur des principes qu'il défendait et ce malgré des erreurs tactiques évidentes (comme par exemple le refus d'armer les masses populaires comme le demandait le MIR chilien). Ainsi, que le chef de l'Unité populaire se soit volontairement donné la mort non seulement n'enlève rien à son courage mais ne peut par ailleurs faire oublier que sous la façade souriante de nos démocraties, l'arrière-cour libérale s'est bien démenée pour permettre à Pinochet de mourir paisiblement, dans son lit, comme son mentor le général Franco.
Le coup d'Etat eut lieu un 11 septembre, lui aussi. En 1973. Il fut, parmi d'autres lors de la longue dictature libérale-fasciste de Pinochet, l'occasion d'exactions, d'assassinats et de séances de torture dans des stades remplis par la junte. Si Allende avait survécu à l'attaque de la Moneda, peut-être aurait-il été jeté du haut d'un hélicoptère dans l'Océan pacifique, sa dépouille lestée de béton... C'est en tout cas le sort ultime que les fascistes argentins réservaient à leurs opposants mais de cela, de tout cela, de ce fascisme tardif mais violent en Amérique du Sud, la chaîne d'infos filiale de Canal + n'a point parlé. Elle préfère, à l'instar de la médiacratie aux ordres, les charognards de Moody's, fidèles eux aussi à la loi d'airain de Milton Friedman.
Il n'empêche : pour un suicide, combien d'assassinats ! Du reste, les conditions de la mort de Pablo Neruda ne sont pas tout à fait claires et, enfin, ce qui est arrivé à Victor Jara aurait mérité plus de décence qu'une brève inintelligible de la part d'I-Télé.
Ce que ce traitement médiatique nous rappelle, c'est que sous leurs sourires ultra-bright, c'est bien à nos ennemis que nous avons affaire et qu'il est plus que jamais temps d'en prendre toute la mesure politique.



Les 4 commentaires les plus recommandés
Vous devriez lire des ouvrages sur la Révolution et/ou autre chose que Furet. Préférez-vous au "terrorisme jacobin", la réaction vendéenne ? Robespierre est un grand démocrate, si démocrate a quelque sens.
Avez-vous lu, de Robespierre et en avril 1793, le projet de déclaration des droits de l'homme ? On a rarement été politiquement aussi loin pour les droits du/des peuple(s).
Pour Mao ou Lénine, je ne couvre pas tout, tant s'en faut. Pour Robespierre, quasiment.
Faites ce que bon vous semble mais le mieux, quand même, est de se prononcer en connaissance de cause, non ?
Je vous mets donc un lien vers ce dont je vous parlais dans mon précédent commentaire : c'est là.
Sinon, j'ai un certain goût pour la polémique mais la bistrotière, je préfère éviter. Up to you.
Merci pour ce salutaire "coup de gueule".
Oui ! Ce que ce traitement médiatique nous rappelle, c'est que sous leurs sourires ultra-bright, c'est bien à nos ennemis que nous avons affaire et qu'il est plus que jamais temps d'en prendre toute la mesure politique.
Mais plus... Je ne pense pas que ce soit de l'oubli, ni une inculture crasse. En ce moment, il y a de vrais remugles revenchards, qui veulent reprendre des moments d'histoire et ça c'est grave ! Voir: Lagarde et les vieux mineurs de 1948, les indemnités demandées par les enfants Renault...
L'histoire du Chili, son infiltration par les Chicago boys (qui nous arrive ici maintenant, après avoir fait le tour de la planète) et la mise en place de Pinochet, c'est d'une brûlante actualité. Par ces propos anodins, cela amène à des simplifications dans les crânes disponibles : Allende s'est suicidé (par inaptitude à savoir gérer / voyez ce qui vous attend si vous votez contre le libéralisme), Pinochet (bien brave et dévoué) a repris un pouvoir resté vacant pour sauver les pauvres chiliens... Bon message subli-minable.
Tous les commentaires
La chaîne info de Canal+ mérite d'être épinglée, mais les autres, LCI et BFM sont pires.
Otra que me gusta mucho : Juan sin tierra.
La de Ska-p :
La de Victor Jara :
Merci de cette nécessaire mise au point. Il nous reste, encore et toujours ceci:
"El pueblo, unido, jamas sera vencido!"
DDR...
C'est Melchior qui va être content...
Quoi, Melchior ? Qu'est-ce qu'il a encore fait, Melchior ?
Ah, DDR ? Deutsche Demokratische Republik (so genannt) ? Bien sûr qu'on ne peut qu'être content de voir l'hommage rendu par le vice à la vertu. Le régime de Pinochet a rejoint dans l'au-delà celui de Ulbricht et de Honecker. On aimerait entendre les Dialogues aux Enfers, entrecoupés de grincements de dents. Pinochet est le premier à avoir pris au sérieux le précepte ironique de Brecht: si le peuple ne donne pas satisfaction, il faut dissoudre le peuple. Vint ensuite Polpot. Comme c'est loin tout ça, déjà. Mais ça peut revenir si vite...
Quoi, Melchior ? Qu'est-ce qu'il a encore fait, Melchior ?
Ah, DDR ? Deutsche Demokratische Republik (so genannt) ? Bien sûr qu'on ne peut qu'être content de voir l'hommage rendu par le vice à la vertu. Le régime de Pinochet a rejoint dans l'au-delà celui de Ulbricht et de Honecker. On aimerait entendre les Dialogues aux Enfers, entrecoupés de grincements de dents. Pinochet est le premier à avoir pris au sérieux le précepte ironique de Brecht: si le peuple ne donne pas satisfaction, il faut dissoudre le peuple. Vint ensuite Polpot. Comme c'est loin tout ça, déjà. Mais ça peut revenir si vite...
doublon drupâle
J'en profite pour ajouter que la démocratie (libérale pluraliste) est fragile mais vivace. Où sont Honecker et Pinochet ? Malgré leur pouvoir et l'exercice qu'ils en ont fait longtemps, ils sont morts, et honnis. Où sont Jara et Allende ? Ils sont morts aussi, mais honorés universellement.
Allende, honoré universellement ? On ne doit pas vivre dans le même monde...
Merci pour cette chanson de Julos Beaucarne que je ne trouvais plus. Des frissons, ceux de la vie, de celle qu'on défend!
Merci pour ce salutaire "coup de gueule".
Oui ! Ce que ce traitement médiatique nous rappelle, c'est que sous leurs sourires ultra-bright, c'est bien à nos ennemis que nous avons affaire et qu'il est plus que jamais temps d'en prendre toute la mesure politique.
Mais plus... Je ne pense pas que ce soit de l'oubli, ni une inculture crasse. En ce moment, il y a de vrais remugles revenchards, qui veulent reprendre des moments d'histoire et ça c'est grave ! Voir: Lagarde et les vieux mineurs de 1948, les indemnités demandées par les enfants Renault...
L'histoire du Chili, son infiltration par les Chicago boys (qui nous arrive ici maintenant, après avoir fait le tour de la planète) et la mise en place de Pinochet, c'est d'une brûlante actualité. Par ces propos anodins, cela amène à des simplifications dans les crânes disponibles : Allende s'est suicidé (par inaptitude à savoir gérer / voyez ce qui vous attend si vous votez contre le libéralisme), Pinochet (bien brave et dévoué) a repris un pouvoir resté vacant pour sauver les pauvres chiliens... Bon message subli-minable.
Oui ! Absolument d'accord.
Recommandé, Yvan ! ¡ Gracias a Usted !
lapsus drupalus??
Ce que j'ai dit de Allende et Jara plus haut s'applique aussi à Pablo Neruda.
Ce que j'ai dit de Honecker et de Pinochet ou Polpot s'applique aussi - par avance - à leurs émules.
J'ai un certain respect pour la jeunesse antinazie de Honecker. Nombre de "démocrates" n'eurent pas autant de courage.
Pinochet et/ou Pol Pot sont des criminels ; je les vomis.
Je crois deviner qui vous désignez comme leurs émules mais une fois de plus, vous racontez n'importe quoi, l'essentiel étant de salir coûte que coûte vos ennemis. Vos méthodes sont staliniennes - ou fascistes.
Pour le reste, Milton Friedman est de votre côté, pas du mien.
On peut avoir du respect pour la jeunesse de Honecker et la dernière période de la vie de Thaelmann, sans pour autant approuver le reste.
Je suis heureux de voir que vous vomissez Polpot et son régime, et ne cherchez pas à tout prix à arguer d'une nécessaire solidarité pseudo-communiste. Je tiens ce fait pour acquis désormais et vous en donne acte avec beaucoup de satisfaction (mais rappelez-le moi à l'occasion).
Les émules de Pinochet sont les fascistes ou même les autoritaires-militaristes. Il y en a plus que vous ne croyez, en Europe même. Les émules de Polpot sont ceux qui préfèreront dissoudre le peuple plutôt que céder devant lui, parmi les prétendus "communistes". En ce moment, le danger est moindre. Les communistes du Bengale occidental, par exemple, ont très démocratiquement quitté le pouvoir après avoir perdu les élections (il est vrai que le Bengale est un Etat fédéré de l'Union indienne, non un Etat souverain).
Je ne partage pas, comme je vous soupçonne de le faire, les gens entre amis et ennemis. Reste que quiconque s'en prendra au Suffrage universel me trouvera en face de lui.
Vous caractériserez mes méthodes comme vous voudrez, je ne suis plus à une injure près, et de votre part, hélas, ça ne me touche pas. Un de vos copains m'avait vexé, parce que je croyais qu'il était estimable; mais vous, je suis désolé, vos propos me laissent tout à fait froid.
Il se trouve que je suis à mille lieue de Friedman et de l'Ecole de Chicago, mais je n'essaierai pas d'expliquer ici, les gens qui ne s'y connaissent pas n'y comprendraient rien et ceux qui s'y connaissent risqueraient de mourir de rire, et ni vous ni moi ne voulons avoir cela sur la conscience.
Bonjour chez vous !
Ce que j'écris vous laisse tellement froid qu'à peine un billet posté par moi, vous déboulez. Que serait-ce si vous n'étiez pas indifférent ?
Bien à vous, cher Melchior.
Je suis indifférent à vos injures. Je sais que c'est le résultat de vos déplorables fréquentations. Il vous arrive d'écrire aussi des choses intéressantes, cela vaut le coup de venir voir, quitte à repartir déçu (mais je note une lente amélioration, c'est vrai, surtout depuis que vous avez abordé les rivages de la démocratie - je ne désespère pas de vous voir abjurer un jour le terrorisme jacobin).
Vous devriez lire des ouvrages sur la Révolution et/ou autre chose que Furet. Préférez-vous au "terrorisme jacobin", la réaction vendéenne ? Robespierre est un grand démocrate, si démocrate a quelque sens.
Avez-vous lu, de Robespierre et en avril 1793, le projet de déclaration des droits de l'homme ? On a rarement été politiquement aussi loin pour les droits du/des peuple(s).
Pour Mao ou Lénine, je ne couvre pas tout, tant s'en faut. Pour Robespierre, quasiment.
Je veux bien croire que vous le croyez. Tellement grand qu'il a fallu le raccourcir.
Vous avez bien le droit d'admirer qui vous voulez dans l'histoire de France. Moi, je préfère le bon roi Dagobert, pour son mépris des conventions vestimentaires.
Faites ce que bon vous semble mais le mieux, quand même, est de se prononcer en connaissance de cause, non ?
Je vous mets donc un lien vers ce dont je vous parlais dans mon précédent commentaire : c'est là.
Sinon, j'ai un certain goût pour la polémique mais la bistrotière, je préfère éviter. Up to you.
Il y a des tas de bonnes choses, beaucoup de redites inutiles (on a le droit de préférer, sur bien des points, la Déclaration, plus vigoureuse, de 89); l'apport le plus intéressant consiste en une approche franchement progressiste de la notion de propriété: sur ce point il reprend la réflexion des Constituants( dont il était) là où ils l'avaient laissée en octobre 89. Mais il ne remonte pas jusqu'à certains propos très révolutionnaires que quelqu'un de la bande à Turgot (probablement l'abbé Morelly) met dans la bouche de... Louis XVI ! quelques années avant 89.
Je note avec soulagement pour sa mémoire que (à moins que j'aie lu trop vite) Robespierre n'est pas l'auteur de la grosse bêtise sur les "portions du peuple".
Merci, en tous cas, pour cette communication. Maintenant, vous savez, entre les écrits et les actes, il y a une petite marge. J'ai par exemple lu avec un très vif intérêt L'Etat et la Révolution, de Lénine. On ne dirait pas, à lire ce livre incisif et plein de bon sens (et qui aurait été le testament de son auteur s'il avait été "zigouillé" comme il s'attendait à l'être) que la Révolution allait être confisquée en quelques mois par les émules de Rob... par... enfin bref... Je ne vais pas jouer le rôle de Monsieur Gillenormand devant son petit-fils retrouvé (mais je n'en pense pas moins).
Pour tout avouer, j'ai toujours aimé Robespierre et me suis insurgée dés mon adolesence contre le fait qu'on lui avait attribué la responsabilité du pire. . Or le pire a été oeuvre collective. . Robespierre a servi d'imago de cristallisation bien injustement. Comme Olympe de Gouge qu'on dénigra, même aux yeux de son fils, afin qu'elle demeurât dans l'histoire la "mauvaise". . A Montreuil, Robespierre a une rue et une station de métro.
Vous aimez Marius ?
J'ai une petite préférence pour Cosette.
Les Misérables, mon roman préféré.
Quatre-vingt-treize est à lire aussi. Tout prêt à être porté au cinéma. Vous vous y reconnaîtrez, sans nul doute.
Stylistiquement, je trouve Quatrevingt-treize un peu faible. Quelques belles pages mais Hugo est un peu sec.
Cette Cosette, elle me rappelle…oui, je crois bien que c'est elle.
Me gustas cuando callas : cuando Jara canta por Neruda
Me gustas cuando callas porque estás como ausente,
y me oyes desde lejos, y mi voz no te toca.
Parece que los ojos se te hubieran volado
y parece que un beso te cerrara la boca.
Como todas las cosas están llenas de mi alma
emerges de las cosas, llena del alma mía.
Mariposa de sueño, te pareces a mi alma,
y te pareces a la palabra melancolía.
Me gustas cuando callas y estás como distante.
Y estás como quejándote, mariposa en arrullo.
Y me oyes desde lejos, y mi voz no te alcanza:
déjame que me calle con el silencio tuyo.
Déjame que te hable también con tu silencio
claro como una lámpara, simple como un anillo.
Eres como la noche, callada y constelada.
Tu silencio es de estrella, tan lejano y sencillo.
Me gustas cuando callas porque estás como ausente.
Distante y dolorosa como si hubieras muerto.
Una palabra entonces, una sonrisa bastan.
Y estoy alegre, alegre de que no sea cierto.
http://www.youtube.com/watch?v=GRmre8ggkcY
Te Recuerdo Amanda
Ce qui s'est passé au Chili dans las années 70 ressemble beaucoup à ce qui s'est passé au Guatémala dans les années 50avec Jacobo Arbenz
http://www.lecourrier.ch/jacobo_arbenz_le_digne_humaniste = lien
Pour avoir une idée de ce qu'étaient les dictatures au Guatémala avant Arbentz et ce qu'elles sont redevenues après, lire Monsieur le Président de Miguel Angel Asturias qui est une fiction qui s"appuie sur une réalité abominable.
http://legoergosum.canalblog.com/archives/2007/07/29/5754071.html
= lien
un suicide de deux balles dans la tête .. quand même ... comme d'autres ici, le gendarme jambert (alègre & Co) pour n'en citer qu'un..
"les nôtres". Oui, c'est bien ce que je ressens.
Et comme y a pas de mal à se faire du bien, je vous propose un petit moment de douceur révolutionnaire :
Chanson
Oui, c'est un peu gauche (ce mot !) et alors ? Pour moi cela ajoute à l'émotion. Quelque chose comme de la fraternité…
Salut !
J'ai mis un lien vers la chanson de Clément dans le corps de l'article. J'ajoute qu'il se pourrait - et, franchement, du P"S", on se passera largement -, qu'il se pourrait donc que les mauvais jours finissent - provisoirement, comme toujours - plus vite que prévu.
Yvan
J'avais vu et entendu. Avec bonheur. Marc Ogeret … J'ai posté cette autre version pour les raison que j'ai dites.
Je ne demande qu'à me passer du P"S", évidemment. Mais s'il faut en passer par lui pour échapper à cette droite agressive et "décomplexée"…
Je crois qu'il y a une différence entre soins palliatifs (la gauche molle) et sévices caractérisés (la droite marchéiste et oligarchiste). En tout cas du point de vue du malade. C'est peu mais ce n'est pas rien. Ça ne veut pas dire que je me résigne à la soupe hollandaubryste !
Sévices caractérisés, quand ce n'est pas euthanasie sans consentement...
Je précise que je fais une différence entre l'électorat du PS et celui de l'UMP. Mais pour le vote PS, a priori, ce sera sans moi.
Quelque chose comme de la fraternité…
Ce fil montre les limites de cette fraternité.
Pourquoi, comme le nationalisme, la fraternité se nourrit -elle d'antagonisme avec d'autres fraternités ?
Mon maïtre Hubert-Hégésippe Huchappin disait: "Il y a un temps pour cliver et un temps pour rassembler. Le chiendent, c'est le taï ming et le nô hao."
Il y a un temps pour cliver et un temps pour rassembler.
J'incline à penser que ces "temps" sont fortement inégaux.
Chris43
Oui, c'est dommage. Je pense qu'on peut passer outre.
Souvent, en entendant une "news" déconnectée de tout son environnement, je me fais la reflexion qui anime ton billet que je recommande vivement.
Car rien n'est gratuit dans le traitement de l'info de ces petits soldats du journalisme qui, très souvent, sont ignorants du contexte des nouvelles qu'ils égrénent...
Velveth
ces petits soldats du journalisme qui, très souvent, sont ignorants du contexte des nouvelles qu'ils égrénent...
Tu as raison. J'ajouterai : souvent ignorants tout cours. Dans les "écoles" de journalisme on ne leur apprend ni à aller chercher l'information ni a informer. On les formate.
... et on les déforme, ce qui au bout du compte les réforme (comme les pauvres vaches)...
à Virgil et art monica, Bien d'accord avec le "formatage" que subissent "les petits soldats" dans les écoles de journalisme consistant à décontextualiser les évènements pour n'en retenir que l'écume...
Grand groupe, grande chanson et grand souvenir...
+10000
Le Grand Faucheur...
et la Grande Faucheuse
Vous qui avez le malheur de croiser ma route, abandonnez toute espérance !
(...et faites votre dernière prière !)
***
Et tous tombèrent : hommes, femmes, enfants, vieillards...
Au Vietnam, en Amérique du Sud, en Afrique...
Sous des tonnes de bombes, exécutions sommaires, pendaisons, tortures, corps jetés à la mer par avions ou hélicoptères... prétendument au nom d'un anti-totalitarisme curatifs et préventifs ; c'était selon... l'humeur.
Même si après le passage du Grand Faucheur, la démocratie ne s'est jamais aussi mal portée (on n'en dira jamais autant, il est vrai, des multinationales et de leurs succursales dans les pays concernés).
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Devoir de mémoire
Diable ! Mais qui a dit que l'Histoire ne respecte et ne fait la part belle qu'aux vainqueurs et salauds ? Car pour eux ce sera honneurs et longévité.