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May

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Adieu à l'Ecole.

Pour ce qui est des textes gouvernementaux prévus, je renvoie au billet de Philippe Waeselinck (ici) auquel je n'ai, hélas, pas grand chose à ajouter si ce n'est que le cartel Allègre-Jospin-Chatel-Sarkozy est parvenu à ses fins. A ce cartel, bien sûr, s'ajoutent quelques sous-fifres intermédiaires comme Jack Lang, Xavier Darcos ou Luc Ferry.

Mon but n'est de toute façon pas de faire un relevé des pourfendeurs de l'Ecole pour tous car il serait plus aisé de lister celles et ceux qui l'auront défendue. Cette école-là, elle est morte. Je le déplore et j'espère que nous serons nombreux en grève le 15 décembre pour cracher à la figure des cadres de L'Oréal qui pensent que l'instruction ne sert à rien ou que les mathématiques n'ont de valeur qu'appliquées à l'économie et la philosophie (de comptoir, cf. Onfray omniprésent) à devenir DRH et à faire des plans sociaux.

Je n'oublierai pas, toutefois, que la liquidation de l'Ecole héritée malgré tout des Lumières a été initiée par le Parti socialiste. La réforme Savary aux pelotes, la Mitterrandie s'est immédiatement vautrée dans le pédagogogisme et "l'élève au centre". Par la suite, avec Allègre, sorte de beauf scientiste, l'Etat est passé aux insultes sans même en inventer : il a suffi au PS de reprendre l'antienne poujadiste.

J'ai connu l'Ecole d'antan en tant qu'élève mais jamais en tant que professeur. Je me souviens qu'en seconde, nous avions des manuels de littérature classés par siècle et qu'on étudiait la Renaissance. Rabelais en seconde ? Impensable aujourd'hui. Je me souviens aussi que dans mon lycée - Michelet, à Vanves -, mon professeur de français (sans "e", professeur, bien que ledit professeur fut une femme : le Jospin peut remballer son orthographe car j'ai décidé de ne rien concéder aux modernistes du PS), je me souviens donc que cette femme nous fit rendre une dissertation trois semaines après la rentrée. A l'époque, nul sujet d'invention et, du reste, pas de corpus au bac !

Cette école-là n'était pas une antichambre de Pôle Emploi et son dessein n'était pas d'orienter les élèves dans le monde du travail. Mon professeur d'histoire de Terminale nous disait que nous aurions le bac par dessus le marché. Cet examen, vidé de toute exigence, est désormais le but ultime d'une scolarité et peu importe comment - avec ou sans aucune mention - il est obtenu.

Sont-ce les enseignants qui ont cassé cette école-là ? Non. Qui, pourtant, est aujourd'hui accusé de tous les maux ? A qui serine-t-on qu'il n'y a qu'à se caler sur des modèles d'école où le QCM est l'alpha et l'oméga de l'intelligence et où, du coup, l'Ecole propose une culture superficielle type jeux télé ?

Nul besoin de se faire d'illusion. Ce n'est pas ainsi qu'on s'en sortira. L'Ecole est morte. L'Ecole de l'égalité est morte. Dans les cités, des émissaires du capitalo-parlementarisme viendront, via sciences po ou des associations appelées "Réussir aujourd'hui " (réussir, ou le tapisme scolaire), chercher les futurs cadres de demain qui pourront être les contremaîtres de la valetaille à qui la bourgeoisie - qui par ailleurs n'a pas ce genre de souci non plus - juge que parler de poésie ou de beauté des mathématiques est une perte de temps.

En attendant, Guéant continuera de faire des descentes dans les cités. Il s'en prendra aux barbares - de la civilisation, parfois, il faut bien survivre -, lui le civilisé - de la barbarie néolibérale. Son école ne vaut rien. Vendre de la came, franchement, rapporte plus. Et, du reste, est-ce pire que de rallier l'UMP ou le PS ? Question à mes yeux rhétorique...

Tout ça pour dire que l'Etat - sous la houlette de Hollande comme sous Sarkozy réélu - se fiche bien des baisses de candidats aux concours de l'enseignement. Pour lui, tout cela coûte trop cher et, finalement, l'instruction pour tous, c'est de la confiture à des cochons. Le problème, qui me fiche une rage pas possible, c'est que les vrais cochons, ils sont au pouvoir et ils sont tellement infâmes qu'ils veulent qu'on remballe une confiture à laquelle, bêtes et financiers qu'ils sont, ils ne peuvent goûter. Quoi, j'exagère ? Et les propos présidentiels sur La Princesse de Clèves, qu'est-ce donc ?

L'Etat ne veut plus rien donner. Tout se paye. Cher.

La santé, l'instruction - la vie même.

C'est bien cette situation terrible qu'il va falloir regarder dans les yeux. Et se battre. Energiquement.

Tous les commentaires

"Tout ça pour dire que l'Etat se fiche bien des baisses de candidats aux concours de l'enseignement". - Non, il ne s'en fiche pas: il les a préparées et s'en réjouit. Ces politiques ont prévu de privatiser complètement l'école et l'hôpital. Seul Alain Madelin, libéral avoué, le dit. Les autres n'en pensent et n'en attendent pas moins.

c'est prévu et programmé depuis longtemps ; Ump et Ps même combat . Il n' y a qu' à voir leurs projets pour l'école ou l'école au service des entreprises .

L’école est un lieu de dressage nauséabond. C’est ce malin de Nietzsche qui en considérant le philosophe comme «médecin de la culture» depuis l’école platonicienne que nous pouvons y déceler au 20eme siècle la tentation totalitaire représenté par le prof (voire en prime l’intello médiatique, le journaleux dit culturel avec sa volonté d’offrir de la culture à toutes et à tous et ce à toutes les sauces…). En somme qu’il existe un lien problématique entre la sagesse personnelle et l’ordre public. On a déjà définie la modernité comme l’impossibilité de mener à son terme l’éducation des individus : il n’y a plus que des examens de fin d’études, mais la maturité a disparu. Cela explique que parents et enseignants, de manière systématique, ne «viennent plus à bout» de ceux qui leur sont confiés parce que le monde tout fait auquel ils voulaient adosser leur travail d’adaptation éducative a lui même été brisé. L’éducation tourne donc à vide…

à Niklas

Je suis ok avec ce que vous dites jusqu'à "a disparu"!

Ensuite j'aurais de multiples choses à dire mais à quoi bon!

Pas d'inquiétude, vous serez très bientôt débarrassé de l'Ecole. Pour le reste, la question du classement est tellement importante qu'on liquide aussi l'ENS et le CNRS.

Mais bon, vos posts fielleux sont recommandés, alors...

Trente ans que la majorité grégaire fait feu sur l'Ecole. Vous n'allez pas vous arrêter en si bon chemin !

 

PS : j'étais lycéen il y a 20 ans et l'Ecole m'a formé. Faits têtus. Désolé.

Vous êtes prof en effet, c'est pourquoi vous ne comprenez pas nos réactions sans fiel je tiens a le spécifier car on ne vous attaque nullement...Réfléchir le monde ce n'est pas attaquer l'homme. Tirer (au sens de la critique) est un acte surréaliste par excellence. L'école est le dernier bastion de l'hégémonie culturelle bourgeoise...Faut penser politique mon ami.

Le gogochisme, relais du sarkozysme. M'étonne pas. Saupoudré de nietzschéisme onfrayien, arf !

Ah, p..., je préfère encore quand l'autre Paris me traite de stal.

Injures ? Non, discussion vive.Pour Niklas, c'est autre chose. Son gogochisme onfrayo-acnéique mérite un bon recadrage.

Enfin, vous parlez de PISA et je vous réponds que cette question ne vaut rien puisque même les fleurons du savoir sont liquidés.

Les fleurons de moins en moins fleuris victime d'une sélection rétrograde ne sauraient servir d'alibi à une médiocrité aujourd'hui assumée du système éducatif , par ailleurs entièrement sous la domination d'un libéralisme échevelé

Je ne nie pas la médiocrité actuelle de l'Ecole, tant s'en faut. Je dis que ce qui a été cassé par l'Etat depuis 20 ans ne peut être mis sur le dos des enseignants. Le tournant, c'est que l'Ecole, l'Etat s'en fout complètement. La bourgeoisie trouvera de quoi bien instruire sa marmaille. Mais la gratuité d'une école de qualité pour tous, c'est terminé.

Attention chien méchant! Devrait-on écrire…

(Seau : pour y mettre vos vomissures systématiques).

"L'école est le dernier bastion de l'hégémonie culturelle bourgeoise". Niklas, que proposez-vous pour la remplacer?

Par la liberté non par le dressage ...

A prendre des termes aussi opposés, cher Niklas, nous n'avancerons guère...

«Le seul mot de liberté est tout ce qui m’exalte encore.» André Breton. J'espère que vous comprendrez la réponse...

 

"Appelles-tu liberté le pouvoir d'errer dans le vide?"

st EX

à moins qu'il ne fasse partie des "auteurs maudits"!

ET VIVE ASTERIX IV

par Toutatis!!!!!!!

Par la liberté non par le dressage ...

Nietzsche, même à 12 ans, était plus subtil. L'acnée sans doute. Mes condoléances.

"Je veux qu'on se taise quand on cesse de ressentir." André Breton. Pour vous le valet de la bourgeoisie comme chien de garde (P. Nizan), c’est sans espoir…

Vous impressionnez peut-être votre public avec un dictionnaire de citations mais guère plus.

Non non pour de vrai avec des textes d'André Breton...

Un cadeau pour vous afin de sentir le vrai vent de la révolte, pas pour les fonctionnaires hélas, ou alors il faut quitter tout comme je l’ai fait avec d’autres, et comment ne pas être fidèle avec ce grand pourfendeur de la bourgeoise et de ses chiens de garde :

«Tout est à faire, tous les moyens doivent être bons à employer pour ruiner les idées de famille, de patrie, de religion.» André Breton, Second Manifeste du Surréalisme (1930), p. 82 éd. Idées.

J’ajouterai l’école, lieu du grand décervelage…Vous c'est pas votre tasse de de thé la révolte, Well aurait dit J. Vaché pour l'inutilité théâtrale (et sans joie) de tout ...Umour.

Un coup, Onfray ; un autre, Breton. Tempête sous un crâne.

 

Ne mélangeons pas Hugo avec Breton ni surtout Onfray… En philo, Onfray ne représente pas grand-chose (Je me sens plus proche du côté de Michelet pour le côté réfractaire à son siècle et ses aboyeurs tel que vous).

 

Puis arrêtez de considérer autrui comme des malades mentaux, ça fait trop effet de miroir narcissique avec en prime une mentalité très bourgeoise…Vous savez cette attitude mesquine de considérer autrui avec mépris et dédain voire de haine, résultat classique de la peur de l'autre.... La culture bourgeoise a trop souvent considéré ceux qui n’appartiennent pas à son monde soit comme des malades, des demeurés ou des parias…Elle n’aime pas ce qui dérange, on le voit avec vos billets et vos interventions. Les bourgeois savent mais surtout pas le peuple...

 

«Qu'est-ce que la société ? C'est de la moisissure.» Citation Andre Breton ; La revue Documents - Juin 1934

Juste un détail, Niklas : pour détruire, s'opposer, faut-il qu'il y ait de quoi.

Si les cadres, les interdits, les limites se gomment, plus d'opposition, juste un magma informe. Pour ruiner la famille, faut-il encore qu'elle existe. On ne ruine pas ce qui n'est plus.

Paradoxe : l'école était le lieu du formatage comme dirait un certain ...., le lieu de l'alignement (ce n'est pas moi qui dirai le contraire !). Certes, mais c'était alors un vrai délice que d'y infiltrer de l'imprévu, du poétique, de l'interdit. Et sur ce fond double, nous pouvions faire quelque chose.

Aujourd'hui ce n'est plus pareil : il y a décervelage global, et l'école suit, ahanant, pâlichonne et honteuse. Mais elle n'est que le reflet de ce qui est tout autour : un triomphe médiocre et individuel, moyennant monney.

L'institution y est vraiment pour quelque chose, mais elle n'a fait qu'être elle même : obéir aux injonctions ministérielles depuis des lustres (ce qui est, avouez-le, le propre de toute institution).

 

 

 

 

@Marielle Billy

 

Je vis avec des gens qui ont refusé de laisser leurs enfants aller a l’école; je rencontre beaucoup d’adolescents, d’adultes, qui ne sont jamais allés a l’école et pourtant ont des diplômes et des doctorats… Point de vue personnalité : des merveilles de vie, d’enthousiasme, d’équilibre avec un de ces accueils pour autrui sans commune mesure avec les pseudo-révolutionnaires que nous lisons sur Médiapart qui eux vous considèrent d’emblée comme un malade mental ou un connard.… (Pour rappel, mon premier commentaire ici sur ce fil n’était ni agressif ni méchant mais on a vite fait de m’envoyer ch… comme ça et pourquoi???). La différence est abyssale.

 

Sinon toute l’histoire de la culture occidentale témoigne que la culture est chant de liberté (La clé des champs d’A Breton par exemple), qu’elle n’a surtout pas besoin d’institutions pour qu’elle soit vécue de manière vivante…On sait que l’école est un lieu de décervelage et de formatage au vu de la société que nous avons qui est dans le fond son résultat, le résultat du décervelage…De Rimbaud, en passant par Breton et beaucoup d’autres, l’école ne fut surtout pas nécessaire au contraire…

 

Jeune, j’ai plus appris avec P. Dumayet, Pivot, les livres, les rencontres surtout, les revues, les voyages que dans une école ou université. Ces lieux scolaires donnent trop souvent des pédants soit disant éclairés mais qui en réalité ne sont que le résultat d’un formatage bourgeois, élitistes et haineux…Lisez les médiapartiens, cela suffira.

 

» Si les cadres, les interdits, les limites se gomment, plus d'opposition, juste un magma informe. Pour ruiner la famille, faut-il encore qu'elle existe. On ne ruine pas ce qui n'est plus.»

 

Alors oui, il faut ruiner la ruine…C’est le sens de toute volonté de révolte, le sens de ces gens refusant les mauvaises humeurs et la passion de la haine anti-démocratique que représente (désolé de le redire cette fois-ci en clair) Yvan Najiels le digne représentant de la culture triste et bourgeoise anti liberté que l’on nommait jadis les chiens de garde…La ou l’accueil ne pointe pas le nez, il n’y a que barbarie ou outrecuidance…

 

Je suis toujours resté fidèle à ces deux affirmations d’André Breton sans jamais me sentir supérieur sur le dos d’autrui, au contraire :

 

"Rien ne sert d'être vivant, s'il faut qu'on travaille."
Citation André Breton ; Nadja - 1928.

 

"Le plus beau présent de la vie est la liberté qu'elle vous laisse d'en sortir à votre heure."
Citation André Breton ; Clair de terre - 1923.

 

Niklas,

 

L'intérêt de l'école, malgré tous ses défauts, c'est de permettre aux enfants d'illettrés, d'analphabètes, de gens peu cultivés... d'acquérir au minimum un certain nombre de compétences aussi basiques que lire, écrire, compter... Quelquefois plus. Pas suffisamment, hélas. L'école de la république ne parvient pas à lutter contre les effets de classe.

 

Votre descriptif quasiment onirique d'enfants bénéficiant en somme de précepteurs et travaillant en s'égayant librement, en dehors du formatage bourgeois, croyez-vous qu'il soit applicable à des enfants d'ouvriers, par exemple? Permettez à la fille d'ouvriers que je suis d'en douter très fortement.

@Art Monica

Ce ne sont aucunement des enfants de bourgeois mais d’ouvriers, de paysans en majorité sans compter les nombreux diplômés qui choisissent la vie libre plutôt que celles des formatages courants. Je suis issu de la dite classe ouvrière et cela ne m’a pas empêché de préparer mes diplômes universitaires tout en travaillant au dehors du circuit de l’université sauf pour les examens. C’est une question de volonté politique et de prise de risque, voila tout. On est au Québec et en Amérique ici et les notions de bourgeois ne sont pas perçues de la même façon qu’en France.

 

«L'intérêt de l'école, malgré tous ses défauts, c'est de permettre aux enfants d'illettrés, d'analphabètes, de gens peu cultivés...» Ces enfants savent faire la distinction entre une peinture japonaise et une autre occidentale. Ils jouent de la musique, font des concerts avec moi et ont une capacité de compter, d’écrire, d’enthousiasme très vivifiante. Je peux vous assurer que la survie, ils connaissent très bien mais leur environnement est si riche que pour rien au monde ils n’iraient dans des lieux institutionnalisés. Sauf bien entendu avec l’âge et les passions comme j’ai une jeune fille qui commence ses cours d’avocate et pourtant c’est une fille de paysan sans école au sens classique. Ce sont les parents (paysans cultivés) avec amis qui enseignent par faute d’argent (nécessité oblige en quittant le monde des marchés) et surtout pour leur refus de formatage. C’est très courant en Amérique et au Canada. Presque, dirais-je, une banalité.

 

Je partage une expérience, une réalité de tous les jours non de rêve ou onirisme…Cela n’empêche pas la rêverie poétique… Pour info les références sont celles d’A.S. Neil, Thoreau et/ou Helen and Scott Nearing dont voici une vidéo :

 

http://www.youtube.com/watch?v=Czr3iJBY4z0&feature=related

 

C’est une banalité encore une fois dans le terres américaines et les médias ne savent pas que cela existe, tant mieux. On est plus pragmatique en Amérique qu'a faire des discours a longueur de journée. Vous pouvez le vérifier par vous même. Une riche et incroyable aventure. Merci …

Niklas, je vous ai bien lu, mais êtes-vous sûr de m'avoir rendu la pareille ?

Oui l'école, et les institutions sont souvent (pas toujours) des lieux où l'on n'exalte pas l'invention, l'art de la critique, la création, l'initiative ...c'est le moins qu'on puisse dire.Je sais bie nque tout ceci peut se développer hors l'école aussi, mais nuançons ....

Ceci dit, tout n'a pas toujours été aussi triste qu'aujourd'hui, mais j'avoue qu'on atteint des sommets. ce qui est le plus terrible, c'est que les expériences un peu différentes qui pouvaient se mener ici ou là (je suis concernée), ne peuvent presque plus se mettre en place, because ??? là, un billet de 3 pages à écrire.

 

Il vaudrait mieux ne pas confondre une double fonction QUI EST DE LA RESPONSABILITE DE L ETAT

avec une idéologie ,ni une ni d'autres !

Le mot d'ordre aujourd'hui c'est : "fermer des écoles, ouvrir des prisons " !

 

Christian Baudelot et Roger Establet. - L'école capitaliste en France. 1971 - L’élitisme républicain - L’école française à l’épreuve des comparaisons internationales. 2009 - L'école est en difficulté pour neutraliser les effets de classes. Mais ce n'est pas à elle qu'on peut le reprocher...

Je crois que l'institution scolaire mérite une analyse plus complète, et l'éducation à venir une défense et illustration plus audacieuse.

L'école est le sujet d'enfumage par excellence

C'est pour cela qu'il faut commencer par des principes moraux simples .

On a tout loisir ensuite de développer des arguments intellectuels aussi compliqués que l'on veut

On pourrait peut-être commencer par énumérer et analyser les attentes (et contre-attentes) concrètes des uns et des autres, leurs combinaisons et contradictions.

 

Si vous voulez commencer par des principes moraux simples, en voici un*: "la place des filles n'est pas à l'école". Que pouvez-vous répondre à cela ?

 

* qui n'est fichtre pas le mien, mais dont des centaines de millions de gens se réclament. Un autre, pendant que j'y suis: "on n'est pas sur terre - en particulier on ne va pas à l'école - pour s'amuser".

oui

et un autre encore

=" il n'est pas utile qu'une fille fasse des études car les enfants l'empêcheront de travailler" !

combien d'années en arrière et vers quel conformisme réducteur!!!

Il est vrai que l'une de mes arrières grands mères a appris à lire/écrire seule à 50 ans passés ,pour pouvoir lire les lettres de ses filles et leur répondre !

En effet ,le monsieur très bien qui distibue ses calendriers religieux est tout à fait d'accord avec ST PAUL quant à l'obéissance des femmes "qui doivent se taire dans les assemblées" et ailleurs aussi nous supposons !

et les hommes iront discuter ou parler sur les terrains de sport!

et "scènes de ménage" sera plébiscité par les tvistes !

hors sujet ,dira-t-on!

pas du tout!

image d'une civilisation !

Il est où le bonheur là-dedans?

"ailleurs !hors du monde" Baudelaire!

la littérature sert au grain de sable et le monde est aussi fait de grain de sable.

les cliniques psychiatriques se gonflent de mots, ce sont les mots qui nous portent.

le cancre est peut être l'avenir de l'école

dans une coure il y a toujours l'enfant tout seul et qui pleure

les mots sont des graines qui font leurs travaillent bien en dehors des cadres et des institutions

il faut se mefier de ce que l'on voit en premier

il faut croire aux fables,aux contes et aux vilains petits canards

les mots, la litterature sont la vie et je crois qu'a ce titre, si le combat est difficile pour la culture a l'école, il n'est pas impossible.

Le vent porte loin....

L'école n'est faite que pour l'épanouissement des enfants et l'apprentissage du bonheur. Le reste, tout le reste n'est qu'accessoire.

et la poésie, le rêve bien apprivoisés font partie de ce bonheur

"le QCM est l'alpha et l'oméga de l'intelligence"

ou le hasard comme facteur décisif d'appréciation du niveau. Sur un coup de pot, on peut, par exemple, obtenir un permis de tuer... euh, un permis de conduire.

Votre terrible constat est parfaitement justifié. Mais ne sous estimez pas la complicité objective de tout une partie de la population qui traitait d'emmerdeurs les enseignants ruant dans les brancards...

Je ressors mes Lagarde et Michard. Juste pour le plaisir... Une prof de seconde, commentant un sujet sur Du Bellay, avait lu quelques lignes de ma copie. J'y citais les "douze César" sans bien savoir de quelle source je tenais la comparaison. C'était alors possible aux enfants d'ouvriers. Et je ne risquais pas d'avoir pompé quoi que ce soit à la maison. On n'y lisait que Nous-Deux et Miroir-Sprint. Elle m'avait dédouanée en disant "la culture c'est ce qui reste quand on a tout oublié".

Les jeunes gens ne risquent plus d'oublier grand-chose au lycée. Pour cela il faudrait qu'ils aient un jour croisé matière à oubli...

 

oui

Il faudrait qu'ils aient appris quelque chose !

AH SI ,j'oubliais qu'à force de "voir" certaines publicités ,ils auront en tête un brin de culture!

pourvu que ce soit le brin d'olivier!

par Toutatis!

Faut-il en finir avec les institutions ? L'Ecole, l'Hôpital, la Famille, l'Entreprise, la Banque, etc. etc.

L'UMP a déjà répondu à la question Melchior. :-)

L'UMP veut détruire la Phamille, l'Hentreprise et la Banque ? C'est écrit noir sur blanc dans leur programme ? Quels nihilistes !

On était parti de "Adieu à l'Ecole"...

Bonjour l'école où les enfants sont heureux de découvrir les insoupçonnables possibilités de leur intelligence et de leur jugement, soutenus par de solides connaissances.

Faut il en faire un fromage ?

Non. Surtout si on a les moyens de compter sur Acadominera et autres officines rémunérées, aussi, par les contribuables. Mais ils s'en foutent car c'est une fusée à deux étages. On brait sur le coût de l'Ecole mais on ignore la charge des CESU (réductions d'impôts).

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