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Handicap et dignité
En 2007, lors de sa campagne électorale, le candidat Nicolas Sarkozy a promis aux personnes en situation de handicap une revalorisation de 25 % de leurs ressources avant la fin du quinquennat » en augmentant l'AAH, l'Allocation Adultes Handicapés.
Xavier Bertrand, ministre du Travail et de la Solidarité, a rappelé cette prommesse au journal La Croix, le 29 août 2007.
L'AAH a été revalorisée au 1er janvier 2008 de 1,1 %, soit de 6,83 €, pour atteintre 628,10 € mensuels.
Le mouvement "Ni pauvre ni soumis" s'est construit autour d'un pacte inter-associatif rassemblant aujourd'hui 85 associations nationale qui revendiquent pour les personnes en situation de handicap et atteintes de maladie invalidante, un revenu d'existence décent, c'est-à-dire, un revenu personnel égal au montant du SMIC brut pour les personnes qui ne peuvent pas ou plus travailler.
"Dans la cinquième puissance du monde, le minimum vieillesse et l’allocation pour adulte handicapé ne sont même pas au niveau du seuil de pauvreté. Pouvons-nous l’accepter ?"
Cette phrase n'émane pas d'une association militante, mais du candidat Sarkozy : c'est le 14ème point de son désormais fameux "Ensemble, tout devient possible". Hélas, le Président a manifestement déjà oublié les promesses du candidat qui ne sont pourtant pas si lointaines.
Les 85 associations nationales seront là pour les lui rapeller, tout au long de son mandat et dès le 29 mars 2008.



Tous les commentaires
Depuis le 17 mars, je n'avais pas eu l'occasion d'aller sur ce blog. Merci de nous rappeler certaines promesses que nous avons tendance à oublier.
Quelqu'un a dit un jour: on mesure le degré d'une démocratie à l'état de ses prisons. On aurait pu remplacer prisons par handicapés, vieillards, bref toutes les minorités. Ce n'est pas une question d'Etat mais bien l'état d'esprit de la population: le français est très individualiste, de moins en moins en moins solidaire. Il nous faudrait prendre des leçons dans les pays nordiques. Dans ce sens, nous ressemblons un peu aux USA...
En campagne électoral, il ratisse large le sarko En tant que président, il adopte le profil bas devant ses promesses