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Lettre ouverte aux électeurs du FN

Être désorienté, regarder l'avenir avec angoisse, ne pas avoir de travail, regarder ses allocations chômages se réduire comme peau de chagrin, ne pas savoir comment demain sera fait, ne pas avoir d'argent pour finir le mois, c'est triste, inadmissible, écœurant et angoissant mais cela ne doit pas amener a donner sa confiance à n'importe qui et encore moins à Marine LE PEN et à sa clique, au prétexte qu'elle promet tous ce qui vous flatte, qui reporte la faute et le malheur de chacun, sur les autres, sur ces boucs émissaires causes de tous nos mots (l'émigré voleur et tueur, l'Islam envahissante,  l'Europe technocrate aux élus incompétants qui  ne pensent qu'à s'enrichir sur le dos des peuples, la bourgeoisie dorée, la finance cupide, les juifs, les francs-maçons et j'en oublie).

Les solutions qu'elle propose sont aussi simplistes, qu'idiotes et inefficaces comme :

 

  • La France a des millions de chômeurs, renvoyons chez eux les émigrés et le problème du chômage sera résolu...
  • L'euro pose problème, revenons à notre bon vieux franc et tous sera réglé...

  • La délocalisation pas de souci, fermons les frontières et le tour sera joué...

  • La délinquance, on rétabli la peine de mort et la délinquance sera jugulé en quelques mois...

  • Les prix sont trop élevé, il suffit de les bloquer.

  • Les salaires sont trop bas, il faut simplement les augmenter

  • Fermons nos frontières, produisons Français, achetons Français, vivons Français entre Français et nous serons les maître du monde, Cocorico...

 Comment, vous peuple de France, héritier de Voltaire, Condorcet, Hugo, Louise Michel et autre Jaurès, pouvez-vous adhérer à tant d'inepties, à tant de bêtises, à tant de mensonges ?

C'est vrais que cela fait chaud au cœur d'entendre une femme assez jolie, proposer des solutions simples et rapides frappées au coin du bon sens alors que celles suggérées par les autres, sont toujours compliquées et surtout demande des sacrifices.

En Allemagne, pays dont notre actuel Président, nous rabâche les forces et les vertus à tour de discours, à fait la triste expérience, il y a 80 ans, de donner sa confiance à un homme, beau parleur et de l’acabit de la « Marine » du FN, qui fustigeait lui aussi les boucs émissaires (Juifs, Arabes, Franc-maçons, Tziganes, Banquiers, industriels etc..), il promettait la félicité aux Allemands et une Allemagne Arienne et fière de l'être qui pourrait vivre dans le bonheur pour des siècles et des siècles. Le résultat, 15 ans plus tard, plusieurs millions de morts, tués dans les conditions les plus atroces que l'homme n'est pu imaginer, une Europe ruinée, des pays en souffrance, privé de leur jeunesse anéanti par 5 années de guerre.

Chaque électeur Allemand qui a amené ce dictateur au pouvoir est directement coupable de la mort de ces millions de morts, de ces enfants, de ces femmes et de ces hommes. Mettre un bulletin de vote dans une urne, n'est pas un acte anodin, ce n'est pas un jeu, c'est un devoir qui engage et peut avoir des conséquences dévastatrices incommensurables.

Vous qui avez porté l'espoir aux sbires de jean-Marie et de sa fille, de prendre un jour le pouvoir en France, sachez que, de vous, peuple de France, ils n'en n'ont rien à faire, ce qu'ils veulent, c'est le pouvoir pour mettre en place un état fasciste comme ils l'ont déjà fait en Allemagne, en Espagne, en Italie, au Chili, au Portugal, en Grèce pour n'évoquer que les dernières décennies, avec toujours les mêmes discours haineux conjugués aux de promesses flatteuses, aux solutions faciles et à l'avenir florissant.

Que reste-il aujourd’hui des ces dictatures ? rien, que des pays ravagés, désorientés, en décombres, des morts et des vies brisées.

Alors, au prochain vote, pensez que votre responsabilité engage et que vous ne pourrez pas dire, comme ces Allemands que l'on emmenait voir, en 1945, les camps de concentration libérés, et qui, le regard mouillé disaient, « On ne savais pas... », c'est tellement plus facile pour sa conscience...

Tous les commentaires

23/04/2012, 17:40 | Par Gilbert Pouillart

Bien sûr, "avoir des raisons" de voter FN n'est pas "avoir raison" de le faire.. On peut ajouter :

-des gens qui disent :"je vote FN pour que ça pète" (je l'ai entendu)

-d'autres :"on n'a pas encore essayé le FN" (idem)

- "j'en ai rien à foutre, tous pourris, qu'ils s'arrangent entre eux"

- "c'est la seule qui proteste" (je ne lis pas, n'entends pas les autres)

-"les autres partis, c'est que des intellos"

Et c'est difficile de demander à des personnes qui "ne s'en sortent pas" de prendre le temps et la patience de (beaucoup) lire , de débatttre (pas seulement "s'exprimer"), de travailler laborieusement à connaître leur langue française plus à fond, pour pouvoir "décrypter" discours et écrits. Alors même qu'elles se méfient des "intellos", qui "ne connaissent rien de leur vie." La première démarche, c'est de vivre avec eux, saisir les occasions de "faire ensemble" (n'importe quoi, mais ensemble, et pas comme "bienfaiteurs"). Il faut beaucoup de temps, alors qu'on est toujours pressés. Il faut beaucoup de patience, alors qu'on est toujours en quête de "résultats". Il faut beaucoup de modestie, parce que ces personnes ont beaucoup à nous apprendre...

Le rythme n'est pas celui des élections...

 

 

23/04/2012, 17:41 | Par Gilbert Pouillart

Bien sûr, "avoir des raisons" de voter FN n'est pas "avoir raison" de le faire.. On peut ajouter :

-des gens qui disent :"je vote FN pour que ça pète" (je l'ai entendu)

-d'autres :"on n'a pas encore essayé le FN" (idem)

- "j'en ai rien à foutre, tous pourris, qu'ils s'arrangent entre eux"

- "c'est la seule qui proteste" (je ne lis pas, n'entends pas les autres)

-"les autres partis, c'est que des intellos"

Et c'est difficile de demander à des personnes qui "ne s'en sortent pas" de prendre le temps et la patience de (beaucoup) lire , de débatttre (pas seulement "s'exprimer"), de travailler laborieusement à connaître leur langue française plus à fond, pour pouvoir "décrypter" discours et écrits. Alors même qu'elles se méfient des "intellos", qui "ne connaissent rien de leur vie." La première démarche, c'est de vivre avec eux, saisir les occasions de "faire ensemble" (n'importe quoi, mais ensemble, et pas comme "bienfaiteurs"). Il faut beaucoup de temps, alors qu'on est toujours pressés. Il faut beaucoup de patience, alors qu'on est toujours en quête de "résultats". Il faut beaucoup de modestie, parce que ces personnes ont beaucoup à nous apprendre...

Le rythme n'est pas celui des élections...

 

 

23/04/2012, 20:15 | Par danivance

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