Edition : A bas la crise!
En février 1984, Yves Montand, Libération et France 2 expliquaient aux Français que la crise n'était pas si grave, puisqu'après tout, ils mangeaient encore à leur fin. Mieux, expliquaient Laurent Joffrin et Serge July, c'était l'occasion d'une «grande révolution culturelle occidentale (...): faire des citoyens assistés des citoyens entreprenants.»
Vingt-cinq ans plus tard, la crise est de nouveau là, venue de la finance et contaminant progressivement l'«économie réelle», le travail, les budgets, les projets. Déjà, les citoyens-consommateurs s'adaptent en adaptant leur mode de vie. Vous aussi, racontez-nous comment vous vivez cette crise, quels adaptations, quels «trucs», quels choix vous vous préparez à appliquer pour affronter la récession qui s'annonce.

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Anna V, quelqu'un de sérieux: "le lumpen-journalisme", "la grève"! C'est Léo qui m'a fait tiquer! Heureux de constater qu'il n'est pas mort! Que de sujets toujours d'actualité traitent ses chansons! Chaque jour, assez aisément, on en trouverais une qui "collerait"! Merci pour lui! "Lumpen" me renvoyait automatiquement à la deuxième guerre mondiale et, au pif, je l'aurais traduit par "de merde" qui est, je crois, le sens que les Nazis donnaient au qualificatif quand ils l'employaient, je crois le plus souvent pour ceux qui croupissaient à Auschwitz ou ailleurs...Pour ce mot, par contre, je ne dis pas merci!
Lumpen... C'est un mot allemand en effet. Mon dictionnaire dit que cela signifie quelque chose comme guenille, lambeau. Mais peut-être que les connotations vont au-delà. Je voulais parler d'un journalisme sans conscience, débarrassé de son objectif initial. J'ai trouvé un texte intéressant sur l'observatoire des médias http://www.observatoiredesmedias.com/2008/11/17/crise-industrielle-ou-crise-de-lindustrie/ qui explique que le journalisme se présente toujours comme un artisanat alors que c'est devenu une industrie, et que l'industrie produit du déchet. Pour moi, certains sites d'information se sont mis à produire plus de pollution que de matière utile pour le citoyen. "On peut appeler ça « la société du jetable » et accuser le consommateur de frivolité sans s’apercevoir que l’industrie aboutie d’aujourd’hui produit du déchet: une chose sans signification, sans propriétaire, sans usabilité." (je suppose que l'auteur veut parler d'utilité).
kairos Ce qui est terriblement actuel dans cette chanson ,n'est-ce pas de cibler non l'oppresseur, mais la "servitude volontaire", la soumission sociale des "simples gens"?
"Alors, des fois, même en rêve Tu pourrais p't'êt' faire la grève Alors, des fois, même en rêve Tu pourrais p't'êt' faire la grève"