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Article d'édition
Édition : A l'heure suisse

La débâcle de l'UBS éclabousse la Confédération suisse !

Les Français fustigent l’aide de l’Etat, sous forme de prêts remboursables, aux principales banques du pays. Mais cela n’est rien en comparaison de ce qui s’est passé en Suisse, de manière autoritaire par le gouvernement, sans l’aval du Conseil national, l’équivalent de l’Assemblée nationale en France.

 

 

Voici un extrait d’un livre que je souhaite faire paraître prochainement sur la crise et ses conséquences:

 

L'Union de Banques Suisse, la première banque du pays, la troisième du monde, ayant pourtant la réputation d'être un établissement de toute confiance, annonce une perte cumulée, au cours des années 2007 et 2008, de 50 milliards de francs suisses.

 

 

Cette perte équivaut au montant de son capital et elle devait logiquement déposer son bilan et se déclarer en faillite. Pour faire face à une situation désespérée, l'UBS émet un emprunt de 13 milliards, puis ensuite un deuxième de 15 milliards, remboursables en actions auprès du Gouvernement de Singapour et d'un investisseur du Proche-Orient. Mais cela ne suffit pas car elle s'est engagée, via sa filiale américaine, dans les subprimes jusqu'à concurrence de 200 milliards !

 

 

Pour éviter la banqueroute, la Confédération Suisse lui octroie, un crédit de 6 milliards et la Banque Nationale Suisse prend en portage pour 60 milliards de placements douteux, l'équivalent du budget annuel de la Suisse ou de 10.000 francs par habitant !

 

 

De peur de tout perdre, des milliers de clients se précipitent à ses guichets pour retirer plus de 100 milliards en quelques semaines. Le cours de l'action UBS chute de 80 francs en 2007 à 14 francs à fin janvier 2008 !

Merci pour les 130.000 petits actionnaires qui représentent que 2,3% du capital et n’ont forcément rien à dire lors de l’Assemblée génrale. Pour tout viatique, ils recevront une pomme et un sandwich !

 

 

En matière de “bonus” les gnomes de Zurich font encore plus fort ! Malgré la perte de plus de 4 milliards en 2007, l’UBS versera 12,5 milliards de bonus à ses cadres et à ses employés. En 2008, elle promet une somme inférieure de 80% : la modique somme de 2 milliards... soit 25.000 francs au lieu de 156.000 par personne ! Sur le dos des contribuables helvétiques, car, selon certaines rumeurs, la perte de l’année 2008 serait de l’ordre de 20 milliards !

 

 

Le responsable de cette débâcle n'est autre le que président du conseil d'administration de la banque, Marcel Ospel, qui, depuis son arrivée au pouvoir, en 2004, n'a eu de cesse d'assouvir son ambition de faire de l'UBS l'une des plus grandes banques du monde. Mis à la porte, il coule des jours heureux dans sa propriété des bords du lac de Zurich, à la tête d'une fortune de plus de 100 millions !

 

 

Dans son livre: Marcel Ospel, L'homme qui est allé trop loin, Editions Favre, Jacques Neirynck dresse un portrait sans concession du “fossoyeur” de l'UBS!

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