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De la déprime à emporter

Manger dans les fast food plongerait le consommateur dans un état dépressif. Une récente étude publiée dans la revue Public Health Nutrition soutient cette théorie.

Consommer des pizzas, hot-dogs, hamburgers ou des pâtisseries commerciales noircirait les idées. C'est ce que révèle l'enquête menée par Almudena Sánchez-Villegas et ses collègues des universités de Las Palmas de Gran Canaria et de Granada. Réalisée auprès de 8 964 sujets, cette étude démontre que les personnes qui se situaient dans le quintile consommant le plus ces aliments avaient un risque de dépression accru de 51% comparativement à celles qui se situaient dans le quintile inférieur. Après un suivi moyen de 6,2 ans, 493 cas de dépression ont été rapportés.

 En partie causé par la consommation de gras saturés et trans

Plus les personnes consomment, plus le risque est élevé. Et plus elles sont susceptibles d’être célibataires, sédentaires, de consommer moins de fruits, de noix, de poissons, de légumes et d’huile d’olive, de fumer et de travailler plus que 45 heures par semaine.

 

En 2011, ce groupe de travail avait déjà souligné l'étroite relation entre l'alimentation et l'état de déprime, démontrant que les personnes consommant le plus de gras trans avaient un risque de dépression jusqu'à 48 % plus élevé que les personnes n'en consommant pas. L’augmentation de la dépression liée à l'alimentation ces dernières années, pourrait donc être due, en partie, à une présence croissante de gras saturés et trans dans les aliments.

Arnaud Botrel

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