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May

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les Molex ne veulent pas se laisser enfumer

Edition : Toulouse

la réunion a duré deux heures au Ministère de l'industrie. Une réunion, présentée par la direction, comme celle de la dernière chance, et par Christian Estrosi, comme celle d'un espoir. Le Ministre devait en effet informé les syndicats de l'existence d'un repreneur potentiel pour Molex. A la sortie de l'entretien, les syndicalistes ne cachaient pas leur déception. Ils espèraient un projet industriel, on leur propose une rustine qui en plus sera payé par de l'argent public, puisque Nicolas Sarkozy a promis la garantie de l'Etat

Le repreneur est un fond d'investissement américain, HIG, spécialiste dans le retournement d'entreprise en difficulté. Autrement dit, il remet à flot des entreprises qu'il revend dés que c'est possible. Ce qu'il a fait par exemple avec l'entreprise Diam Europe, fabricant de présentoir de produits cosmétiques de luxe, achetée en 2007 et mis en vente par la banque Roschild, fin 2008. Le fond d'investisssement qui dispose de 600 millions d'euros placés de fond en Europe, propose de reprendre une quinzaine de salariés dans un premier temps, puis 50 à 60 au total, d'ici la fin de l'année. Le ministre parle même de 200 à 300 emplois dans les trois ans. "L'Etat va faire en sorte qu'il y ait des contrats signés notamment avec PSA et Renault, mais en se tournant vers l'aéronautique." Ce qui suppose au moins 3 ans de chomage pour ceux qui seraient embauché à terme. Or, rien ne garantit que les emplois promis seront effectivement crées, d'ou la prudence et la méfiance des salariés.

""On ne peut pas parler de projet ( industriel)" explique Denis Parisse, secrétaire CGT du Comité d'entreprise. "Molex nous laisse des produits en fin de vie, ce n'est pas du tout le combat des salariés" qui ont tous besoin de garder leur emploi. "C'est dur d'entendre ca. On va décider demain (mardi) pour savoir si le CE rend un avis sur le plan social ou pas et sur ce projet'"

De son côté, la direction de Molex qui n'était pas présente à cette réunion ministérielle, considére que l'affaire est pliée. La signature d'un accord avec ce repreneur est internvu ce matin, au terme d'une nuit de négocation a précisé le Ministre. La réunion n'avait donc qu'un objectif, faire avaler aux salariés les couleuvres qu'ils refusent depuis un an. Ils ont d'ailleurs prévu demain de se réunir en assemblée générale pour décider de la suite à donner à leur mouvement. Une réunion d'autant plus importante que Molex, pressé de se séparer de son usine encombrante de Villemur sur Tarn, veut que le même jour, le plan social organisant les licenciements soit entériné.

Hig n'investit par au hasard. Dans un entretien au journal de l'entreprise publié le 9 janvier 2009, Thomas Mitard, directeur délégue pour l'Europe d'HIG expliquait: " Il ne s'agit pas d'investir dans des canards boiteux mais dans des entreprises qui ont de beaux actifs ...Nous injectons entre 2 et 25 millions d'euros dans des entreprises dont le chiffre d'affaire se situe entre 30 et 500 millions d'euros. (...) Nous avons notamment la capacité à reprendre de la dette. Un redressement bien mené sur une entreprise avec de bons fondamentaux doit nous laisser le temps en outre d'initier une dynamique de croissance dans un horizon de trois à cinq ans, similaire a celui des financiers. "

Les Molex sont donc prévenus. Hig n'est pas fait pour durer. D'ailleurs dans le même entretien, Thomas Mitard précise, "Nous n 'investirons pas dans l'immobilier ou l'automobile compte tenu de la conjoncture,parce que nous n'avons pas les moyens d'inverser la tendance du marché, ni dans les métiers trop cycliques".

 

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