Aujourd’hui: la Révolution (#18)
Passifou est abonné et blogueur à Mediapart, et se présente comme ayant «cinquante ans, révolté jeune, calmé vieux, dégoûté des partis, mais pas des militants, et toujours engagé pour un socialisme humaniste et puissamment réformateur. Marié, deux enfants, entrepreneur artisanal de travaux agricoles et forestiers».
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Quand je pense socialiste, je vois des dos larges, des esprits forts, des mains endurcies au travail, des groupes en blouses, bleus et à casquettes…
Et des drapeaux… Rouges…
Je vois aussi les blessés de la vie, abîmés de l’effort, handicapés, affamés, les enfants seuls, les femmes veuves, assises au banc des hôpitaux, ou des parloirs de prison, en une longue cohorte des sans avenir...
Et voilà que ces dos se font poitrine, pour embrasser, et vous les attrapent par le cœur, le bras et le cou, et les emmènent avec eux, les installent dans les oasis du bonheur, et de la chaleur humaine.
Ceux de la solidarité, de l’amitié…Et de la fraternité.
Grâce à l’engagement de Vincent Duclert, et Stéphane Alliès, et les autres qui participent, sur l’excellent Médiapart, on nous propose une singulière ambition.
Donner une chance, au socialisme, en France.
De quelle chance s’agit-il?
Retrouver la vocation, qui semble s’éloigner du parti qui en tirait son nom.
Alors, que dire?
J’ai été employé du privé, et fréquenté, un temps, la fonction publique.
Puis éleveur, agriculteur, et finalement, fondateur d’une petite entreprise.
Mesurant, de ces points de vue, les questions du travail, du revenu, et de l’équité sociale.
A cinquante ans, père de famille, qui sait le handicap, la vieillesse, la fin de vie, et les problèmes liés à l’éducation, et la santé, je crois qu’il faut être concerné, et vigilant.
Etre responsable du sort des siens, s’intéresser à celui de tous, d’une fraternité humaine, liée par la culture, les valeurs, et l’amitié.
C’est mon seul droit modeste, et humble, à l’expression d’un avis, sur la question qui nous intéresse.
D’abord, ce qui ferait la première ambition socialiste, serait de forger, à nouveau, le destin d’une opposition, sans concessions, et convaincue d’elle-même.
Qu’elle soit claire, assez forte, et constructive. Pour réunir l’ensemble de la gauche, et au-delà, avec l’esprit de défendre la belle idée de démocratie.
Il faut porter au pouvoir, des hommes et des femmes, qui gouverneront autrement, que la majorité, issue d’une droite, la plus rétrograde, et la moins capable, qu’on ait vu depuis longtemps.
Que devront-ils faire, ceux dont nous attendons tout?
D’abord comprendre le droit que nous avons, sur leur dévouement, par celui que nous leur offrons.
Premier sacrifice consenti, joyeusement, l’abandon de valeurs dévoyées.
Elles font une vie fausse, jouant d’un confort, d’une satiété ou d’une propriété, étroites, au travers du mirage des nababs, et autres millionnaires, légitimés par l’envie qu’ils suscitent, et la norme impossible, à laquelle ils invitent.
C’est le crime des médias, cette intoxication de la population de tout âge, à l’origine de toutes les frustrations, qui écartent du chemin d’une vie simple, pleine, et riche d’être, plutôt que d’avoir.
Il nous faut donc changer.
Comprendre ce qui est à notre portée, et sacrifier l’illusion d’un paradis, qui signifie en vérité la misère, de l‘autre côté du miroir, et du monde, mais aussi parfois au coin de la rue.
Il suffit bien d’exprimer nos intelligences, nos dons, et nos savoir-faire, en transformant ce qu’il faut de la nature.
Sans accumuler les excès qui font les déséquilibres mortels, pour la Terre, et le bonheur des sociétés humaines.
Après l’argent, le temps, et la force de travail, nos adversaires mutilent maintenant les corps, dans les rues, avec les libertés.
Défendez-les, socialistes. Prenez le pouvoir. Pour gouverner, autrement.
Quand on subit ses conditions de vie, de travail, ou quand on a peu d’espoir, de jamais changer son sort, parce qu’on ne sait pas faire un but, au quotidien, de piéger, et exploiter plus malheureux que soi, c’est à cet autrement que l’on rêve.
On aimerait le partager, avec ceux qui se réclament d’un socialisme réformateur, ou même révolutionnaire.
L’extrême ne l’est plus, quand on considère les abus que subit, partout, le travailleur, sans autre patrimoine que celui de sa santé.
Depuis longtemps, au-delà des luttes pour le pouvoir, le problème principal, est lié à la qualité des hommes qui les vivent.
On subit un choc de civilisation, tout s’accélère, et quand il nous faut courage, maîtrise, et vertu, on nous répond puissance, argent, et manoeuvre.
A quoi servira la richesse, quand les océans seront des cloaques, et les forêts, partout, finiront de brûler?
Deux conceptions du monde s’affrontent.
L’une vise à l’exploiter, dans un délire de croissance, sans fin. L’autre a pris conscience de sa fragilité, et de l’éphémère de la vie.
Nous subissons de plein fouet les mutations sociologiques, et économiques, comme l’exode rural, si mal compris, qui finit son grand mouvement, commencé au 19ème siècle, et qui fait oublier les impératifs de la nature.
Les modèles politiques n’ont pas muté, pourtant de nouvelles exigences s’imposent.
Un clan, et une méthode, par l’économie et la finance, a su soumettre tous les autres, et jusqu’aux Etats.
Distribuant au gré des influences, à telle ou telle faction, le droit de commander, sans que jamais personne n’ose les remettre en cause.
C’est la stupéfiante soumission de l’Etat français, par exemple, et ensuite, de toute l’Europe, à une autre autorité, que celle prévue, de la souveraineté du peuple.
Dans la collusion, démontrée aujourd’hui, en France, entre pouvoirs, qui vise à empêcher toute évolution.
Elle paraît bien en place au niveau des institutions internationales.
C’est le privilège des sages, d’avoir compris que seule la démocratie, et ses jeux complexes, de séparation des pouvoirs, l’expression plurielle, garantit le mieux, l’adaptation des sociétés, à leur évolution de fait.
La paix, le dialogue, et la force allant au droit, égal pour tous.
Une garantie du bonheur, et de liberté.
Qu’on garde présent à l’esprit, que toute violence n’engendre que plus de violence, que l’on conquiert par l’adhésion, mieux que par la destruction, ou la coercition. Les fondations de l’édifice commun, à chaque élection, se renforcent, si l’esprit est le bon.
Mais, aujourd’hui, le masque d’une liberté domine, elle ne se prouve, que lorsqu’on ne l’éprouve pas.
En Europe, choisir autre chose que ce qui s’impose de lui-même, semble impossible, et marque une vraie suprématie, d’autant plus forte, qu’elle évacue jusqu’à l’idée d’échapper à un modèle économique et social, qui est un désastre écologique, et devient un désastre humain.
Or l’humain, c’est le sujet qui intéresse le socialisme.
Posez-le donc, bien campé, face au nouveau droit divin, qui nous assène que rien d’autre, que lui-même, n’est possible. Mais le propre de l’homme, est bien de rire, entre autres, à l’impossible.
Nous sommes seuls, vivons, mourrons, agissons, toujours, en définitive, seuls.
Cette solitude, naturelle, est une fatalité qui peut se tempérer, par la chance de pouvoir exister, au sein d’un couple, d’un groupe, d’une communauté.
Il nous appartient de les faire aspirer aux réalisations les plus hautes, de l’humanité.
Avec le devoir de se dresser contre la coterie, la plus riche, la plus puissante, et la mieux cachée. Parce que précisément, elle étale ses valeurs, les plus éclatantes d’injustice, et d’inégalités les plus effarantes, à la vue de tous. On la pense normale.
A cinquante ans, un homme qui n‘est pas riche, a raté sa vie… Déclare-t-elle, ironique.
Non, on rate sa vie, si l’on accepte ces gens là pour maîtres.
Il nous faut un projet, entre personnes de cultures différentes, mais de même volonté. La bonne, celle de faire pour le mieux, et pour le plus grand nombre.
Et donc partager aussi une imagination, en faire une norme de vie, sur laquelle on peut tous se reconnaître, ou au moins s’accepter.
Mais dans ce nouveau monde écologiste, et socialiste, le bonheur est dans les réalisations les plus inattendues. Après l’être, voilà l’heure du faire.
C’est le socialisme, une imagination, un rêve, une norme, et donc des valeurs, communes.
Pas de place pour l’avoir. Sauf un bonheur, total, profond, sans aucune espèce d’amertume, ni de culpabilité, ni d’ombre d’aucune sorte. C’est la subtile, et suprême récompense qu’on attend.
En 2009, comment être socialiste ?
Il faut se rappeler 1981, et l’arrivée de la gauche au pouvoir, l’affolement chez les nantis, les évasions financières.
Il faut se souvenir combien la Gauche unie a fait de concessions.
D’où une prospérité, et un équilibre, pour l’immense majorité.
En bénéfice, une société non pas égalitaire, mais moins dure. Quant au passif, on l’ignorait alors, sourds à ceux qui savaient. C’est l’inexorable avance vers l’impasse mortelle de la destruction de la biosphère, et la crise inhérente au modèle capitaliste, qui se purge lui-même, par auto-destruction.
On a aussi vu aussi un socle républicain, solide, capable de résister aux divergences de vues profondes. Héritage de l’antiquité, et de la Révolution.
Les collectivistes ont disparu. La lutte contre ceux qui ne croient que dans le droit de l’investisseur, avec un gouvernement de gauche, devenait caduque.
Jusqu’à ce qu’il imagine d’adouber les valeurs de la finance.
Une erreur qui a éloigné du pouvoir, ceux qui savaient nécessaire l’arbitrage, et la surveillance de l’Etat, et qui a laissé admettre par les socialistes français, le modèle dit libéral, avant de l’approuver.
Les travaillistes britanniques avaient ouvert le chemin, et produit des riches très riches, des pauvres très pauvres, et l’inculture, à l’américaine, qui aboutit à la perpétuation de l’injustice sociale, devenue loi divine. Le modèle de Sarkozy, aujourd’hui.
En France, Jospin lâchait la dernière bombe socialiste, des trente-cinq heures, et reniait le « à Gauche » de son projet. Pour se faire crucifier par le FN, météore électoral habituel.
Du front républicain, levé alors, pour repousser le danger, illusoire, d’une extrême droite au pouvoir, renaissait la légitimité de la droite, la plus réactionnaire, pour aboutir à la suprématie d’un seul parti, l’UMP, et ensuite, au sein de ce parti, d’un seul homme.
Les forces de gauche, désunies, notamment la plus importante en élus, le PS, étaient submergées par la communication, et la stratégie du nouveau pouvoir, dès 2007.
Cette situation perdure aujourd’hui.
La France est-elle vraiment acquise à la droite dite libérale? Non. Les mouvements sociaux disent assez les aspirations populaires. On subit surtout la puissance de la propagande du pouvoir.
Et la gauche est-elle en deuil, de ce socialisme non révolutionnaire, mais humaniste, et interventionniste, qui avait su faire gagner le «Changer la vie», en 1981? C’est à lui de répondre.
Du nouveau roi, qui connaît les anciennes méthodes, et ne promet en guise de nouveau monde, que le pire de l’ancien, on gardera la formule : ensemble, tout est possible.
Et le socialisme aussi peut tout. S’il sait raisonner cet ensemble, comme ici, dans et hors les murs..
Comment? La réponse est dans les racines, la source de l’inspiration socialiste. La lutte des classes, qui ont fait leur retour, marqué par le bling-bling, et le people.
Défendre l’émancipation, de tous, en organisant une société, où chacun trouve sa place.
Sans créer de nouvelles injustices, ou plomber l’initiative individuelle, et le génie particulier, mais bien les faire fleurir, et les laisser s’exprimer. L’inverse du système qui prétend les exalter, et qui ne fait que les exploiter, en favorisant la concentration des richesses, et l’aliénation individuelle, d’une concurrence stérile, et épuisante.
Trouver enfin, et maîtriser les profiteurs du système en place, qui en ont tous les avantages, et aucuns des inconvénients.
Le manque d’opposition aux intérêts particuliers a ruiné le PS.
On a vu le scandale s’accentuer, avec les délocalisations, sans frein.
Et l’aplomb invraisemblable, de directions d’entreprises qui font leur richesse ici, d’oser proposer aux salariés des reclassements misérables, dans des pays lointains.
On a parlé de loi européenne, qui s’imposait à tous, sans jamais se faire interroger. Depuis quand une impasse devrait-elle constituer le seul projet de l’humanité, en Europe ?
Et quelle est cette europe, sans l’adhésion de ses peuples, qui sert quelques privilégiés, en forçant des bataillons baillonnés?
Il faut rappeler la loi des peuples.
Celle qu’on oubliait, pour aller se courber, sous les fourches caudines de la finance, et d’une concurrence faussée, dès le début, par les déséquilibres sociaux internationaux, et impavide devant le désastre social.
Mais qui va croire au miracle économique des dictatures violentes?
Quelle est cette ineptie, à l’heure des ordinateurs, de penser se voir réglés d’eux même, les problèmes qui régissent depuis toujours la vie des hommes ? Ils finissent inévitablement, dès lors qu’on n’en cherche pas les solutions, par la guerre.
C’est l’histoire des impérialismes.
Démonstration faite, par l’équipée Bush, dans ce « après moi, le déluge » dont sont friands les traders, et milliardaires, qui jouent avec le sort des multitudes. Et ils passent, eux même, à travers la sanction, tant ils savent acheter leur droit d’exploiter, aux décideurs, qui auraient dû depuis longtemps les éradiquer, plutôt que les servir.
Un milliardaire, ou une entreprise multinationale, qui régit les peuples, pour le bénéfice de quelques uns, sur la planète Terre, en 2009, c’est un non sens. Pourquoi en fait-on la promotion, et au nom de quoi?
De la Liberté.
On exploite les peuples, et on tue la planète, au nom de la liberté, qui n’est que celle de le faire.
Qui croira qu’une poignée d’hommes peut continuer ce désastre sous juste quelques lamentations?
C’est la vocation du socialisme de l’empêcher. D’imaginer un futur à l’humanité, qui favorise l’expression de l’immense capacité de l’individu à changer la face du monde, mais dans un sens qui vise à sa contruction, sa préservation, et sa beauté.
Il n’y a aucune nécessité qui justifie de voir disparaître les espèces par milliers, ou que les ouvrières du tiers monde soient surexploitées.
Sauf l’intérêt de quelques uns contre celui de tous.
Alors, comment faire, en France, pour nourrir une conception, qui se rappelle la vocation classique du bonheur de l’homme?
Nous voulons une révolution écologique, socialiste et internationale. Pacifique, installée sur la raison, et l’intelligence.Un modèle, qui permet l’existence du pouvoir Sarkozy, ou un monde dont un Bush, et un Poutine, peuvent se croire maîtres, sans craindre de sanction, n’est pas supportable.
Une Italie qui se partage entre mafia, misère, et un Berlusconi, c’est inacceptable.
Il est l’heure d’appréhender les réalités. Et d’agir.
Comment raisonner son chez soi, quand on sent la chaleur de l’incendie qui arrive ? Le monde s’embrase sans réaction de ceux qui commandent les pompiers.
Comment raisonner un foyer, une vie paisible, quand la violence monte, dans les quartiers de misère, dans l’esprit, et les actes, de ceux qui ont l’autorité et la force en charge, et qui devraient faire régner la loi, et pas leur loi ?
Halte au libre-échange, qui n’en n’est pas. La liberté suppose le choix.
La productivité et la technologie participent à plus d’aliénation au lieu de libération. Comment est-ce possible ? Halte à la destruction du vivre ensemble, halte à la perte des savoir-faire, la chute de l’intelligence, la démission, et la proscription, même, de la vertu.
Pour la promesse de l’argent, et un mensonge… Celui d’un monde où tout le monde serait du côté du manche.
Classe moyenne, que possèdes-tu? Et que possèdera ton héritier, quand il n’aura plus ni culture, ni savoir faire?
Non, nous voulons des enfants potelés, rieurs, les yeux brillants et vifs, qui croquent dans des fruits gorgés de soleil, et de vitamines, et non poussés par la chimie. Nous voulons des femmes souples, tendres, décidées et fortes, heureuses, qui mènent leur famille au bonheur, et pas des névrosées qui oscillent entre un travail esclavagiste, et des mœurs de fin de civilisation.
Nous voulons des hommes puissants, de savoir, de courage, de volonté, et pas des castrés chimiques, sadiques, et obsédés, qui vivent, une vie ou l’étriqué le dispute au désespoir, et au suicide!
Le PS français est une immense machine. 20 régions sur 22, des députés, des sénateurs, et des élus par milliers, dans toutes les collectivités. Ses militants se comptaient par centaines de milliers, et il lui en reste des milliers.
Ses dirigeants se la disputent, c’est le jeu politique.
Et voilà ce que la droite veut voir tomber, une bonne fois, furieuse, et enragée, tellement elle en a peur.
Vous, les derniers socialistes du parti, ne lui donnez pas ce plaisir, ce bonheur, et cette chance.
Nous, les socialistes hors parti, ou tous ceux qui s’en réclament, de l’originel, ne leur donnons pas cette opportunité.
Toujours, le socialisme a été l’anti du capitalisme.
Que chacun tranche. Et choisisse sa place.
Ensuite, nous ferons notre révolution.
Par la lutte démocratique et l’élection, pour abolir les nouveaux privilèges, qui touchent au vital, et doivent absolument s’effacer, tout de suite.
Nous devons questionner la transmission du patrimoine, et la propriété, les services publics.
Nous devons questionner le statut du fonctionnaire, celui des politiques, et en finir avec les tabous, de la retraite, à garantir, et la santé à préserver. Récompenser le mérite, comme il ne l’a jamais été.
Nous devons questionner les approvisionnements mondiaux en énergie, le statut de la protection sociale, partout dans le monde, la propriété des forêts tropicales, et des océans, et la banque, comme la finance internationale.
Nous devons imposer les droits humains, partout. Et changer de modèle économique, en finir avec la croissance sans mesure.
Ensemble, tout est possible, oui, d’abord, mettre Sarkozy, à la retraite.
Nous devons lui appliquer sa méthode. Rendre coup pour coup, se trouver trois ou quatre Frédéric Lefebvre en rouge, les lui lâcher aux basques.
Le noyer sous la communication, étrangler ses relais, économiquement, par le boycott, la dénonciation, et une guerre de tous les instants.
47 % de votants, ceux du vote Royal, à la présidentielle, c’est aussi 47 % de clients.
Il faut raisonner avec leurs armes, les prendre au portefeuille.
Les secouer, par les poches, puisque leurs oreilles et autre chose comptent moins pour eux.
Qui a dit que les prix étaient uniquement de l’ordre de l’offre et de la demande ? Pas les spéculateurs qui s’asseyent royalement sur le principe, et ruinent les Etats, et les peuples.
Quand ils ne les affament pas. Rien ne dit que les prix ne doivent décidés par un marché malhonnête. Il faut légiférer.
L’utilité, l’intérêt publics, doivent primer.
Que les têtes de nos penseurs pensent, et que celles des chefs dirigent.
Nous voulons une nouvelle nuit du quatre août, 220 ans plus tard. Qui s’appuie sur les principes de la démocratie, et de la liberté individuelle, mais qui ne laisse pas le droit à quiconque de s’approprier, personnellement, le bien commun, et de mettre en question l’avenir de tous.
Il faut redéfinir les droits et obligations, dans tous les aspects qui concernent les patrimoines collectifs.
Et voir qui bénéficie des mannes publiques, et ce qu’il en fait.
A l’échelle européenne, on penserait utilement à équilibrer les échanges, par exemple en créant un fond destiné à l’harmonisation sociale, de tous les pays signataires d’une charte sociale, alimenté à partir du prélèvement de taxes, sur les échanges, entre entre pays protégés, et ceux qui ne le seraient pas.
Plus loin, il serait bon de l’étendre au monde entier.
Il est temps de réaliser une Révolution morale, sociale, économique, et psychologique.
Elle se doit d’être écologiste, socialiste, et internationale, pour être vraiment efficace.
Et surtout, humaniste.
Passifou,
texte écrit le 4 août 2009
