Avec Jia Zhang-Ke, le cinéma, la Chine
Ce devait être un mémoire de fin d'étude. Et puis, ce fut un film, le premier. Projeté mercredi 19 août à Lussas, Xiao Jia rentre à la maison est une bio-pic, un documentaire sur Jia Zhang-Ke, le cinéaste chinois lion d'or à la Mostra de Venise pour Still Life en 2006.
C'est aussi 54 minutes de Chine, d'une rencontre entre deux cinéastes attentif à la mémoire, d'extraits de films, de réflexions douces et incisives sur les transformations radicales qui s'opèrent en Chine depuis près deux décennies et l'abandon de l'économie planifiée. Depuis que Jia Zhang-Ke fait des films. Un documentaire tout en retenue, qui coule sur le spectateur qui en conserve la moiteur des souvenirs, la justesse de l'analyse, la sobriété des plans. Un petit bonheur, un film qui tient debout, et que l'on doit à Damien Ounouri, jeune cinéaste de 27 ans.
Comment s’est faite votre rencontre avec Jia Zhang-Ke ?
Combien de temps a duré le tournage ?
Juste avant de débuter la projection, vous estimiez avoir fait des erreurs. Quels sont-elles ?
Ce film est la rencontre de deux cinéastes. Quel est la part de Jia Zhang-Ke dans la conception, la réalisation, le montage de Xiao Jia rentre à la maison ?
Vous a-t-il laissé procéder à votre guise?
Dans le même temps, vous vous effacez complétement derrière lui : on vous voit très peu à l'écran, vous n'utilisez pas de voix off...
Une scène reste dans la mémoire du spectateur, celle où Jia Zang-Ke s'adresse à vous pour évoquer les qualités cinématographiques des murs de pierre, de la lumière et du numérique...
Au final, votre film est aussi un petit portrait de Chine...
Sur quoi travaillez-vous aujourd'hui? Dans quelle mesure cette rencontre avec Jia Zhang-Ke influence-t-elle ce travail?
