Et maintenant?... Les A R S futures clés de voûte du système de santé: les places vont être chères!
"C’est au début du mois de septembre que les directeurs « préfigurateurs » des futures Agences régionales de santé (ARS) seront nommés en Conseil des ministres . Le suspense durera tout l’été. Les jeux semblent faits dans plusieurs grosses régions dont l’Ile-de-France."("Quotidien du Médecin" du 23/07/2009)
Les Agences régionales de santé seront compétentes ( ou auront compétence !) dans les domaines de la santé publique, des soins ambulatoires et hospitaliers, des relations avec les professionnels de santé ; elles auront autorité sur les établissements et les services médico-sociaux.Elles mettront en œuvre à l'échelon régional les grandes politiques de santé publique et interviendront ce faisant dans les domaines de la santé au travail, de la santé scolaire et universitaire, de la protection maternelle et infantile.
Elles organiseront la veille sanitaire, la réponse aux urgences et la gestion des situations de crise. Elles seront responsables de la qualité et de la sécurité des soins. et seront garantes d'une bonne répartition territoriale de l'offre de soins.
Ces missions des A R S impliquent une restructuration très profonde du "paysage institutionnel", et en particulier:
-des agences régionales de l'hospitalisation (ARH), mises en place par le gouvernement d'Alain Juppé préfigurant la régionalisation du "système de santé" avec la responsabilité de l'élaboration et la mise à jour des Schéma Régionaux d'Organisation Sanitaire, documents publics opposables.
-des unions régionales des caisses d'assurance-maladie (URCAM), chargées de promouvoir des actions de santé publique
et de promouvoir la maîtrise des dépenses de santé (comptable ou médicalisée ,selon les avis).C'est le niveau de coopération entre les 3 régimes assurant la couverture maladie de 95% de la population française.
-des groupements régionaux de santé publique (GRPS) dont la mise en place date de fin 2006, chargés du pilotage du
Plan Régional de Santé Publique (PRSP)
-des DRASS et des DDASS (directions régionales et départementales des affaires sanitaires et sociales),pour leurs activités "santé" et "médico social"
-des caisses régionales d'assurance-maladie (CRAM) pour leur activité "sanitaire".
"Les administrations concernées par cette réforme sont à pied d’œuvre" dit Le Quotidien du Médecin.
Pour mesurer l'importance du défi, il suffi d'évoquer les dizaines de milliers d'agents concernés par ces restructurations. Une cohabitation à maîtriser entre des statuts multiples (plus ou moins protégés), de multiples "grilles" de rémunération, contractuelles ou implicites ,..avec des recompositions de"postes".
Les représentants du personnel sont sans doute aussi à pied d'oeuvre ?
Et les usagers dans tout cela? Ils disposent de représentants dans chacune des strutures. C'est à eux qu'il appartient de faire preuve d'un grande vigilance tout au long d'un processus qui s'étalera sur plusieurs années avant de produire les effets positifs annoncés dans la loi HPST pour l'accès aux soins et la santé publique.
