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Génocide arménien : la proposition de loi anti-négationniste sera examinée par le Sénat le 4 mai

Le 29 janvier 2001, le Parlement français a reconnu le génocide arménien. Pour Jacques Donabédian, le président du CCAF (Conseil de Coordination des Organisations Arméniennes de France), « la reconnaissance reste sur notre territoire une clause de style, faute d'un volet répressif pour les individus et les organisations qui s'entêtent à le nier. En public, souvent de manière violente ; sur internet, où se tiennent des propos grossiers et blessants à l'encontre des victimes arméniennes et de leurs descendants. » Après avoir mis en sommeil l'idée d'une loi anti-négationniste pendant 5 ans, les sénateurs se pencheront le 4 mai prochain sur une proposition de loi visant à les faire condamner par la justice de notre pays. Un précédent : la loi Gayssot qui réprime les négationnistes de la Shoah.

« L'humanité ne peut plus vivre avec, dans sa cave, le cadavre d'un peuple assassiné »
Il y a un siècle, Jean Jaurès déclarait : « Nous en sommes venus au temps où l'humanité ne peut plus vivre avec, dans sa cave, le cadavre d'un peuple assassiné. » La suite des événements a montré que les puissances européennes, empêtrées dans leurs querelles, s'accommodaient d'une cave transformée en chambre mortuaire. L'horreur des massacres perpétrés par l'Empire ottoman au début du 20e siècle a anesthésié les consciences. La Turquie ottomane, surnommée « l'homme malade de l'Europe » par le Tsar Nicolas 1er, a été imitée par le IIIe Reich. Le sultan Abdul Hamid, surnommé le sultan rouge en raison de sa férocité, a trouvé dans Hitler un successeur à sa taille. Ce génocide donnera des ailes à la quête éperdue et stupide de « pureté raciale » du Führer et à sa folie exterminatrice qu'il retournera contre les handicapés, les «déviants», les juifs, les roms, les slaves, tous les ennemis ou supposés tels du IIIe Reich et, finalement... contre le peuple allemand. Le «tambourinaire» (surnom qu'il s'était donné à ses débuts) disait pour faire taire les derniers scrupules : « Qui se souvient encore du massacre des Arméniens ? » Sous-entendu : « faites disparaître les juifs et autres races inférieures, personne ne vous le reprochera... car personne ne s'en souviendra ! » (NDR ; les races n'existent pas. L'espèce humaine est une dans sa diversité, qui résulte pour une bonne part, selon notre actuelle connaissance scientifique sur le sujet, de l'adaptation à l'environnement. Par ailleurs, « Tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en dignité et en droits. »)
En 1987, le parlement européen a relayé la mémoire des Arméniens et réveillé, à son tour, les consciences. En reconnaissant le génocide et en soumettant l'admission de la Turquie dans l'UE à cette même reconnaissance. Jusqu'alors, « le cadavre du peuple arménien » ne troublait pas trop le sommeil des autorités nationales ou internationales.
Par ignorance, par calculs géostratégiques, intérêts commerciaux et autres, comme on a pu le découvrir à l'occasion de la conférence donnée par deux éminents représentants de la CCAF à la mairie des 2/3 de Marseille, le président Jacques Donabédian (voir la vidéo 3:51) et Michel Guéviguian (voir la vidéo 20:20). Cette conférence sur le génocide arménien au cœur (historique) de la doyenne des villes de France, victime de la barbarie nazie en 1943, portait en elle une charge hautement émotionnelle et symbolique. Elle a aussi donné l'occasion aux nombreux participants de faire connaissance avec la civilisation arménienne et d'en apprendre davantage sur les massacres et le génocide perpétrés par les Turcs (voir la vidéo 33:15). Et sur les enjeux de la reconnaissance du génocide et de la répression des actes négationnistes.

« Nous sommes tous des Arméniens ! »
Le salon d'honneur Antoine Giannattasio était à peine assez grand pour accueillir élus et habitants venus en grand nombre suivre cette conférence. Ici, le martyr enduré par les grands-parents ou parents de concitoyens d'origine arménienne ne laisse personne indifférent. On peut s'identifier aux victimes. On trouve dans les 2e et 3e arrondissements de Marseille, des habitants qui peuvent témoigner de la barbarie nazie qu'ils ont subi de plein fouet durant la Seconde Guerre mondiale. En 1943, en collaboration avec les édiles municipaux et les hauts dirigeants de l'État dit Français, complice du IIIe Reich, ce sont exactement 5 956 Marseillais qui ont été arrêtés, transférés vers un camps de tri dans le Var, selon le bilan établi par le préfet régional le 30 janvier 1942. Ces enlèvement de masse, ces « rafles », ont été précédés par les arrestations de 786 personnes (dont 570 de nationalités françaises), définies comme « israélites » par les lois de Vichy, plus extensives et rigoureuses que les lois nazies à l'encontre des juifs ! Ces personnes ont été déportés vers les camps d'extermination de Sobibor, après un regroupement à Drancy. Ces événements dramatiques ont été accompagnés du pillage en règle des logements et commerces ; les quartiers du Vieux port ont été dynamités. Outre ses habitants, le quartier du Panier a été amputé d'une partie de ces maisons, rues et monuments, tandis que le quartier Saint Jean a été rasé. Il n'en subsiste rien, ou presque, de cet ancien quartier de pêcheurs sinon que le souvenir d'un bal populaire et d'un « Marseillais aux bras audacieux », évoqué par une chanson qui a fait le tour du monde et que Patrick Bruel a remis au goût du jour : « Mon amant de Saint Jean ». La plupart des Marseillais ont fait à pied le chemin de retour, du camp militaire de Fréjus (Var) où ils avaient été transférés, à Marseille... où ils ne retrouvèrent ni leur logement, ni leurs biens ! Les juifs n'eurent pas même cette « chance ». L'accueil généreux réservé aux juifs par les Turcs pendant les persécutions nazies n'enlève rien à l'horreur du génocide perpétré par l'Empire ottoman ni au scandale du négationnisme de l'actuel État turc.


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Pour Lisette Narducci (PS), maire des 2/3, « le nécessaire devoir de mémoire passe aujourd'hui par une loi pour condamner les personnes et organisations qui nient la réalité du génocide. Le négationnisme ne doit pas nous laisser indifférents. Nous devons nous rassembler autour de nos amis arméniens... Ensemble, nous devons rester conscients de cette tragédie et de ses conséquences ».

 Condamnation des négationnistes. Un précédent : la loi Gayssot
« Sur notre territoire, on voit des fascistes turcs, membres des « Loups gris » (NDR : une organisation criminelle dont l'un des adhérents a tenté d'assassiner le pape Jean-Paul II), insulter, en toute impunité, la mémoire des victimes et leurs descendants », dénonce le président Jacques Donabédian. Partout en Europe, des fanatiques turcs, ultra-violents, élevés dans la négation furieuse du génocide par leurs autorités, s'en prennent aux expositions, manifestations du souvenir... » Faudra-il, ajoutons-nous, que le sang coule pour que les autorités françaises sanctionnent les sectes négationnistes, pilotées moralement par un État étranger ?
Les deux orateurs n'eurent aucune peine à convaincre leur auditoire de la nécessité de réprimer les propos et les actes des individus et organisations qui nient le génocide arménien. En France, un volet judiciaire existe déjà pour réprimer les négationnistes de la Shoah : la loi Gayssot du 13 juillet 1990 qui qualifie de délit « la contestation de l'existence des crimes contre l'humanité, tels que définis dans le statut du Tribunal militaire international de Nuremberg, qui ont été commis soit par les membres d'une organisation déclarée criminelle en application de ce statut soit par une personne reconnue coupable de tels crimes. » C'est un précédent !
Bien que la notion de génocide ne soit apparue qu'après la Seconde Guerre mondiale, elle est retenue pour les massacres de 1915-1916 par la majorité des historiens et par divers pays, ainsi que par le Parlement européen en 1987.

Négation du génocide arménien : le double langage de Sarkozy révélé par Wikileaks
Dans un courrier daté du 24 avril 2007, le candidat Nicolas Sarkozy assurait le président du CCAF « de son entier soutien à la proposition de loi déposé au Sénat pour sanctionner les négationnistes... » Une fois élu, c'est un autre son de « cloche », plutôt agréable, qui a tintinnabulé aux oreilles des dirigeants turcs. Selon Michel Guéviguian, qui cite Wikileaks, deux jours après son élection, Sarkozy a fait savoir par son porte parole diplomatique aux autorités d'Ankara que « la proposition de loi contre le négationnisme va mourir au Sénat ». Comprenez : « on s'est arrangés pour qu'il ne soit jamais débattu... la loi ne sera donc jamais votée. »
La reconnaissance du génocide n'a pas mis fin à la duplicité d'un dirigeant européen. Comme si on était revenus au début du 20e siècle !
Dans les faits, la proposition de loi anti-négationniste, et son recours à la voie pénale suscite les réserves alambiquées de la commission des lois. Elles portent sur la recherche historique du génocide et les relations franco-turques ... et arméno-turques. Sur le plan strictement juridique, la présente proposition de loi lui paraît soulever un "sérieux problème de constitutionnalité." Sidérant ! Le dossier complet est à consulter sur le site (remarquable) du Sénat, en activant ce lien.

Le combat héréditaire des Arméniens : contre l'oubli du génocide et la reconnaissance de leur dignité
Jacques Donabédian précise que le 4 mai prochain, le Sénat va enfin se pencher sur la proposition de loi visant à réprimer pénalement les personnes et organisations qui nient le génocide. Cela n'aura pas été sans peine. Et, ajoutons-nous, il était grand temps ! la France, il faut l'espérer, va continuer à donner l'exemple, contrairement à l'Allemagne, Israël ou aux États-Unis (niveau fédéral) qui refusent à ce jour de reconnaître le génocide pour des raisons liées à l'emplacement géostratégique de la Turquie, hier à cause de la guerre froide entre l'Est et l'Ouest, aujourd'hui parce que la Turquie est une pièce importante sur l'échiquier du Proche et Moyen-Orient...
C'est un combat sans répit, contre la lâcheté et l'oubli, que livrent depuis près d'un siècle les représentants de la Communauté arménienne de notre pays. Pour tout Arménien, c'est un devoir sacré, héréditaire, de transmettre au monde la vérité sur les massacres génocidaires perpétrés sur leurs familles.
La fidélité et l'obstination, presque butée, de nos compatriotes font honneur à la France, « pays des droits de l'homme », à la nation française, c'est à dire à chacun de nous. Ils incarnent aussi cet exigeant devoir de mémoire, et les valeurs de la démocratie et des droits de l'homme, chères à tout véritable Européen.

Du paradis à l'enfer de l'Empire ottoman
La dénonciations du négationnisme par les deux conférenciers, a donné l'occasion à de nombreuses personnes de faire connaissance avec l'histoire de l'Arménie. À la mairie des 2/3, devant des élus et habitants très attentifs, c'est avec beaucoup de sensibilité et d'érudition que MM Jacques Donabédian (voir la vidéo) et Michel Guévéguian ont parcouru l'histoire de la civilisation arménienne, « qui s'est épanouie entre le Tigre et l'Euphrate, une référence biblique, puisque cette région est comparée dans les écritures sacrées au jardin d'Eden. »
Empire puis royaume, l'Arménie a connu 3000 ans d'histoire, qui comprennent aussi, hélas ! trois siècles de persécutions incessantes jusqu'au génocide commis au début du 20e Siècle par la Turquie ottomane. Après avoir vécu au paradis, les Arméniens ont connu l'enfer de l'Empire ottoman. Plus que les pays balkaniques. Ce n'est pas peu dire !
La superficie de leur pays est passée de 300 000 à 30 000 km2. Il ne subsiste plus que dans sa partie Est. Aujourd'hui, les Arméniens gardent une grande nostalgie du pays perdu. Comme le fait remarquer Jacques Donabédian : « l'Arménie est le seul État au monde qui fait figurer sur son drapeau un morceau de territoire qui ne lui appartient pas. » Ou plutôt plus (il s'agit du mont Ararat).

Les preuves historiques du génocide
Les deux orateurs ont agrémenté leurs propos d'une projection sur grand écran, d'illustrations, d'archives de journaux d'époque, de photos du génocide. Des témoignages où l'on voit poindre la cruauté insoutenable des autorités turques et la complicité passive des politiciens allemands de l'époque. Ainsi que la complaisance des autorités britanniques et même françaises, « qui n'hésitent pas à donner, pour faire plaisir aux Turcs les territoires arméniens placés sous leur contrôle par le traité de Sèvres ! »
« Les Arméniens qui débarqueront à Marseille sont originaires de la région arménienne que notre pays devait contrôler et qu'il a cédé aux Turcs ! Suite logique à l'aveuglement des démocraties européennes, la Turquie va surenchérir avec un nouveau traité. Signé le 24 juillet 1923, le traité de Lausanne revient sur le traité de Sèvres. L'Arménie n'y est plus mentionnée ! »
Les propos des conférenciers sont sages et mesurés. Comment font-ils pour garder leur calme ? On bouillonne de colère face la diplomatie aveugle des démocraties. Il y eut pourtant des responsables politiques clairvoyants, et non des moindres, comme Winston Churchill, un immense Européen, sous la gouverne de qui les Britanniques sauvèrent, moins de vingt ans plus tard, l'Europe et sa civilisation ; l'Américain Théodore Franklin Roosevelt, un sage et un grand démocrate, plein d'humilité. À côté de ces géants, que de veulerie ! Que de lâcheté ! Que de borgnes, d'aveugles... ! Les temps ont-ils vraiment changés ?

Négationnisme d'État
En Turquie, depuis 96 ans, la volonté de nier le génocide a succédé à la volonté d'extermination. Tandis que le génocide est commémoré chez nous le 24 avril, « il n'a jamais eu lieu » pour la Turquie et des États occidentaux. Comme le souligne Michel Guévéguian, avec la Turquie, nous avons franchement affaire à un « négationnisme d'État... » Pour les Arméniens, c'est une seconde mort.
« L'État turc éduque ses citoyens dans la négation, qui a valeur de vérité officielle. » Tout en osant revendiquer son entrée dans l'Union européenne, ajoutons-nous. Il n'hésite pas à abuser de l'ignorance d'acteurs et comédiens français qu'il fait jouer dans les reconstitutions historiques qu'il produit. Comme en témoigne lors du débat public à la conférence à la mairie des 2/3 de Marseille, Christian Laroure (voir la vidéo 1:25) qui a tourné dans un long métrage, réalisé pour le 80e anniversaire de l'infâme traité de Lausanne, commémoré par l'actuel État turc comme une grande victoire.

Après avoir sélectionné leurs esclaves, tranché la tête des élites, les Turcs ottomans exterminent la population arménienne. Plus d'un million de morts !
« Le génocide arménien est une vérité historiquement établie, étayée par des preuves portant sur la nature et les circonstances du meurtre de masse perpétré par les Turcs sur les Arméniens de l'Empire ottoman, en 1915 et 1916 », ont rappelé les conférenciers en ajoutant cette précision : l'extermination systématique de la population arménienne durant ces deux années, a été précédée d'une première série d'actes criminels de grande ampleur, entre 1894 à 1896... En France, Jean Jaurès les dénonce dans un discours à la Chambre des députés, le 3 novembre 1896. » En pure perte ! Le gouvernement français reste aveugle, sourd et muet.
«Encouragés par l'inertie des États européens, feignant de croire à une complicité arménienne avec les Russes, les autorités turques ont alors lancé le mot d'ordre terrifant: Il faut exterminer tous les Arméniens ! »
En janvier 1915, sous le regard passif mais complice* de l'allié allemand, le gouvernement ottoman fait désarmer puis exécuter tous les soldats arméniens dans l'armée turque. Leur seul crime :être Arméniens. Vous avez dit « Arméniens » ? « Tous doivent mourir ! »
« L'État turc poursuit alors son œuvre de mort par le massacre des élites, auxquelles il fait trancher les têtes. Le génocide commence vraiment le 24 avril 1915 avec l'arrestation et la déportation de 650 intellectuels et notables arméniens à Constantinople. Cette date sert à la commémoration du génocide dans le monde. Il se continue avec la déportation du restant de la population sous prétexte de les éloigner du front...
Les adultes de sexe masculin sont systématiquement assassinés. Après avoir sélectionné et mis de côté de belles femmes ou les enfants qui leur plaisent, pour en faire leurs esclaves, toutes les autres personnes, vieillards, femmes et enfants sont déportées dans des conditions atroces vers des camps situés dans le désert de Syrie où ils sont voués à une mort quasi certaine. 
Dans les mosquées, les imams autorisent les musulmans à massacrer les Arméniens. Parfois, la déportation se fait en train dans des fourgons à bestiaux. » Comme on le voit, les nazis n'ont rien inventé. «Les déportés convergent àAlep, où ils sont envoyés dans les déserts de Syrie- Mésopotamie... »
Beaucoup d'observateurs internationaux -Suédois, Français, Américains et autres - témoignent de l'horreur des massacres, qui indignent même les soldats allemands. Leurs officiers supérieurs le font savoir aux autorités politiques de Berlin, haut et fort. Sans résultat.

En niant le génocide arménien, la Turquie se met au ban de l'Europe
Le refus de reconnaître le génocide, l'éducation du peuple turc dans le négationnisme, les persécutions, les assassinats, les condamnations par la justice de leur pays de citoyens turcs qui s'élèvent contre la vérité officielle de leur État, tout cela prouve que le gouvernement turc abuse la Commission européenne quand il évoque son désir de voir la Turquie adhérer à l'Union Européenne et ses valeurs. On peut ironiser.... Après le traité d'adhésion à l'UE, un nouveau traité de Lausanne ? Il est aussi très clair que des exécutifs européens continuent à s'opposer à la volonté des citoyens européens, manifestée depuis un siècle, toujours en faveur des victimes du génocide. La justice allemande a rendu un jugement exemplaire dès 1921 (1)
En refusant de reconnaître le génocide, en éduquant ses citoyens dans le négationnisme, qui ne fait pas partie de nos valeurs, les autorités turques ferment la porte entrouverte à leur pays par l'Union européenne. En niant le génocide arménien, la Turquie se met au ban de l'Europe. On ne voit poindre chez elle aucun signe faisant pressentir un printemps de jasmin. Philippe LEGER

 

1 - Le 15 mars 1921, Talaat Pacha, le grand ordonnateur de l'extermination des Arméniens, est abattu d'une balle de revolver dans une rue berlinoise. Le tireur, arrêté sur les lieux du crime, est un jeune arménien de 23 ans. Il se nomme Soghomon Tehlirian. C'est un survivant du génocide au cours duquel il a perdu sa mère et toute sa famille. Il faisait partie de l'« Opération Némésis », montée pour exécuter la sentence de mort par contumace du procès des unionistes. La presse allemande prend sa défense et le peuple allemand, son parti. Il est acquitté par le tribunal qui le juge à Berlin. Le procès est retentissant et son issue est interprétée comme une condamnation des responsables turcs du génocide.

 

*La complicité tacite des autorités allemandes est essensiellement politique et diplomatique. Ni les autorités militaires ou judiciaires allemandes de l'époque, encore moins la presse et l'opinion publique allemandes n'ont cautionné le génocide. Au contraire : elles l'ont dénoncé !

 

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Jacques Donabédian
:
"En France, il n'existe pas d'outil juridique pour punir ceux qui nient le génocide arménien..."

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Historique de l'Arménie et du génocide :

 

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Michel Guéviguian :
La diaspora arménienne - Combat pour la reconnaissance du génocide arménien - Le négationnisme d'État

 

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Le comédien Christian Laroure piégé par la propagande négationniste turque

 

 

 

 

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