Une histoire de cheval : Steven Spielberg
Depuis « Les Dents de la Mer », il y a plus de 37 ans (1975), Steven Spielberg nous invite à l’accompagner dans son regard sur la vie. Spielberg a abordé presque tous les genres. Très souvent avec succès. C'est un grand amoureux du cinéma.
Citer ses films les plus connus ressemble à une énumération de « Césars » :
« Rencontre du 3e type », « Les aventuriers de l’arche perdue », « Indiana Jones », « La couleur pourpre », « Jurassic Park », « La Liste de Schindler », « Il faut sauver le soldat Ryan », « Les aventures de Tintin » et j’en passe.
Aujourd’hui, il nous propose un nouveau thème, celui de l’amour qui unit un jeune garçon et un cheval : « Cheval de Guerre ».
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Même aujourd’hui, alors qu’il n’a plus vraiment d’utilité, le cheval reste un animal mythique.
Il est porteur de ce que nous aimons dans la vie : beauté, énergie, générosité.
Quelques 10.000 ans se sont écoulés depuis que nous avons commencé à domestiquer cet animal : « La plus noble conquête de l’homme » dit-on.
Depuis 10.000 ans, aux 4 coins de la terre, nous avons associé le cheval à nos activités.
Qu’il s’agisse de nous servir de sa force pour les travaux des champs, pour voyager, pour faire la guerre.
Qu’il s’agisse aussi de notre plaisir, pour des spectacles de cirque, pour des numéros de dressage, des joutes, des courses, toujours le cheval est là.

Nous avons usé du cheval jusqu’à la corde. Nous l’avons méprisé, frappé, battu. Du fond de la mine jusqu'aux frimas de l'Antarctique.
Encore aujourd’hui, dans un certain milieu, nous usons du noble animal comme d’une simple machine à faire du fric. Nous le dopons, le cassons avant même qu’il n’ait fini de grandir, tel ces jeunes gymnastes bulgares.

Les hommes "de pouvoir" ont souvent tenu à se montrer en selle. D'Alexandre à Élisabeth, en passant par Napoléon...et Nicolas !
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Mais aujourd’hui, aussi et heureusement, grâce au travail des éthologues, notre regard sur ce compagnon des bons et des mauvais jours, change. Nous devenons plus respectueux de ses exigences de vie minimum. Nous l’abordons avec plus de douceur. Des pas sont faits. Dans le bon sens.
Qui aborde le cheval par cette voie ne peut que découvrir de nouvelles joies, à chacune de ses retrouvailles. Le cheval ne connaît pas la perversité, il est généreux au plus haut point, aime bien faire, est frugal. C’est un compagnon idéal qui jamais ne nous décevra.
Alors, après « L’homme qui murmurait à l’oreille des Chevaux » de Robert Redford (1998), échappez-vous et filez voir « Cheval de Guerre » de Spielberg. Les moments de simple émotion ne sont pas si fréquents.

