Paco Ibanez, la bonne réputation
C'était aux Journées Brassens organisées dans le XVe ce week-end, je devrais dire en fin de semaine dernière. En français quoi. Car Paco Ibanez (au centre, entouré de Concurrence déloyale) ne supporte pas l'utilisation de mots «importés », impropres à l'usage. En installant tout le monde pour la photo, un vocable m'a échappé, j'ai dû dire: on la fait ici cette photo de famille, ok? D'un ton léger. Et là, à peine le temps de m'occuper de mon appareil japonais, j'entends hurler Paco: «es un americano, es un americano !!!» Et de me défendre tout en m'excusant d'un large et beau sourire confondu. J'ai senti à ce moment-là, des traces de lutte permanente, comme un rappel à l'ordre, comme s'il fallait se méfier d'une certaine érosion de la pensée. Il a chanté Pauvre Martin. Concurrence déloyale a repris Le Gorille, façon rappeur. Moi je me suis fait tout petit.
