Penser l'islam (1) avec Mohammed Arkoun
Mohammed Arkoun n’est pas de ceux qui laissent indifférent. Professeur émérite d’histoire de la pensée islamique, il a été, tout au long sa carrière universitaire, au cœur de nombreux débats dans des pays musulmans comme en Europe. Celui qui se définit comme « chercheur-penseur-enseignant » a été souvent incompris, mal compris ou rejeté. Gestionnaires du sacré, responsables politiques, entrepreneurs du religieux n’hésitent pas parfois à mener contre lui des attaques d'une grande violence, loin des considérations scientifiques. Pourquoi dérange-t-il à ce point? En quoi est-il dangereux, si tant est qu’il le soit? Cette réticence à l’entendre est-elle le fruit d’une incompréhension de son discours ou une forme d’hommage à un esprit indépendant? Compliquons les intrigues lui donne la parole.

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Passionnant de A à Z.
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Ceci est peut-être anecdotique, mais peut-être aussi symbolique : derrière la tête de Mohammed Arkoun on reconnaît une photo de sa rencontre avec Jean-Paul II.
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D'autre part, sans vouloir être indiscret, je crois que quelques mots de commentaires (à un moment ou un autre) de la part de Rachid Benzine (de l'Institut d'Etudes Politiques d'Aix-en-Provence) seraient les bienvenus.
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jpylg
Infiniment merci, pour cette précieuse vidéo qui montre, par déduction, l'ampleur de l'autisme des régimes musulmans... Et pas seulement : si un chantre de l'Islam des Lumières peut y trouver à redire, chiche !...
Les cathos, les islamistes, les boudhistes toutes les religions sont très respectables, ainsi que ce qui y croient.
Trop de divisions en leurs seins depuis des siècles. Sont-elles infiltrées, par des courants qui les altèrent ?
Les religions ou/et ses forces infiltrées divisent, tuent ! De tendances hégémoniques, toutes. Les religions, certaines plus que d'autres ce sont toujours trop souvent corrompues avec les plus tyranniques des pouvoirs. L'histoire en témoigne et le présent aussi.
En ce moment aux USA, les curés (cathos) sont le lien entre les milices "Patriot Act" et le pouvoir. Tu m'étonne !
Les religions une vision romantique de l'au-delà, qui rassure l'homo-sapiens.
Laissons la liberté de croire et prier à ceux qui le souhaitent encore.
Athées, nous ne sommes pas égarés mais sommes sains d'esprits. Notre coeur est notre temple, qui à pour seul gourou, nous même.
Cultivons-nous pour en finir avec ces obscurs prédicateurs de toutes croyances.
Voilà une simplification ou éclairage de l'intrigue exceptionnelle et rare dans les médias. Je n'ai de cesse de proposer cette analyse qui nécessite une bonne connaissance du fait Islam mais non seulement car il nous faut pour en faire la mise en perspective politique et culturelle des connaisances de la culture occidentale dans son cheminement du "théologique vers la philosophie politique, raison et autonomie" (Arkoun). Déjà Rémi Brague dans son Europe, la voie romaine (1992) ou Jan Assmann dans tous ses essais nous indiquent les thématiques structurelles de cette compréhension. Savoir que le film égyptien deYousry Nasrallah a eu des difficultés pour un baiser sur le cou d'une femme alors que dans les années d'Howard Hugues avec son film Hell's Angels de 1930 montrait d'une manière explicite la sensualité éclatante de Jean Harlow ou en 1929 le film de Pabst avec Louise Brooks, Pandora Box, nous démontre que notre expérience ou rapport au monde en l'Occident avait pris un chemin destinal bien différent de celui de l'Islam (Ces films à titre d'illustration. Nous avons les révolutions dans l'art et les moeurs). Car ne l'oublions pas c'est vers les années 1930 que les frères musulmans prennent de l'ampleur. Depuis la fin du Califat après la chute de l'Empire Ottoman en 1922, fin survenue en 1924 où plus aucun calife ne dirigea le monde musulman. Ce n'était pas arrivé depuis 632 à la mort de Mahomet. Même époque mais loin d'être le même monde ou univers. Merci pour ce bel entretien que je retiens. J'ai hâte à la suite. Bravo.
Ma soeur a eu la chance de suivre certains de ses cours. Je connais un peu cet orientaliste champion de la haine de soi.
Premièrement, le sursaut n'a pas commencé par Al Banna mais par Al Afghani au 19ème siècle. Ce bonhomme a l'air de ne pas être bien informé.
Deuxièmement, il veut nous faire comprendre que l'Islam est une coquille vide exploitée par le premier venant. Or, il s'agit là de l'inutilité de ces intellectuels qui conseillent des responsables sur des postulats irréalistes. Nos dirigeants ne comprennent pas le monde musulman à cause des gens comme lui.
Troisièmement, Mr Arkoun critique les régimes arabes alors qu'il accepte dès qu'il la reçoit toute invitation provenant deleur bienveillance (je l'ai vu plusieurs fois présent dans des colloques ...officiels)
Quatrièmement et ça montre l'ignorance de ce faux sachant, le wahabisme est une petite branche du sunnisme et non tout le sunisme.
Cinquièmement, Mr Arkoun reprend un discours qui contient un certain mépris pour la population musulmane à l'instar des pratiques des dirigeants arabes.
Je pense toutefois que même si on a affaire à un sachant qui ne sait pas tout, il est loin du niveau jamais atteint par un "intellectuel" tel que celui de l'inventeur de Jean-Baptiste Botul,.
Analyse pertinente de la décolonisation, de la légitimité du pouvoir de substitution et des conflits entre un Islam d'état et l'Islam des mosquées.
Des arguments insuffisamentconnus.
Merci
Un personnage passionnant que TADDEI devrait inviter à Ce Soir ou Jamais.Il éclaire l'Islam avec beaucoup de lucidité et de vérité.Je pense qu'il rend service à cette religion parfois confuse dans nos esprits