Congé parental: la dernière trouv'aïe...
Dernière trouvaille (à la date du 13 février 2009) de notre président, la réduction de la durée du congé parental pour que les femmes concernées ne soient pas trop longtemps déconnectées du monde du travail.
La tentation pour ces femmes de prendre le large par rapport à leur activité professionnelle perd là toute légitimité.
Avant de continuer, une précision quand même : il est possible de prendre jusqu'à trois ans de congé parental mais cet avantage qui se traduit quand même par une baisse importante de revenus, peut être réduit en fonction des attentes du bénéficiaire.
Pour la petite histoire, je fais partie des personnes qui ont, à un moment donné bénéficié de cet avantage dans le cadre d'un emploi de la fonction publique. L'emploi que j'exerçais alors était sans intérêt et le congé parental partiel dont j'ai bénéficié m'a permis d'achever mes études avec des revenus supérieurs à la quotité de temps partiel dont je disposais avant de le prendre (cumul temps partiel et congé parental). Si cela avait été possible matériellement, il est évident que j'aurais pris un congé parental à temps plein !
Les bénéficiaires du congé parental sont pour la plupart des femmes occupés à des emplois alimentaires qui vivent leur condition salariale comme une aliénation.
Ce dont il est question ici, c'est de ne pas rompre ce lien d'aliénation, de ne pas laisser ces femmes jouir d'une situation d'éloignement d'une condition salariale dont elles ne tirent qu'un profit matériel. Je suis pour ma part sidéré mais pas étonné par le discours de notre président.
Outre le fait, que décidément, il se mêle de tout, je le trouve bien occupé à détricoter le tissu social, à défaire les liens, à décrocher les filets tout en évoquant dans un même temps la nécessité de faire jouer à plein la solidarité nationale en temps de crise, attitude qui passe par des mesures d'aides adressées aux employeurs et aux actionnaires, attitude qui consiste à renvoyer les victimes de demain aux effets positifs des fruits d'un investissement qui devraient être mûrs après-demain...
Je quitte une émission de France Culture qui posait la question d'un président premier consul et j'en sors rassuré puisque selon les intellectuels présents sur le plateau, nous n'avons rien à craindre et de toute façon, d'une certaine manière, c'est très bien d'avoir quelqu'un qui secoue le cocotier, qui fait bouger la France, fût-ce de façon un peu autoritaire... quel mépris pour les français qui pensent, qui comprennent et qui souhaitent pour leurs enfants un pouvoir qui cesse de flatter la victime ou le paranoïaque pour s'adresser à ceux et celles qui ont envie de faire bouger les choses, mais ensemble.... pas les uns contre les autres...
Petit mouvement d'humeur... Je pourrai parler ici aussi d'une affiche posée devant un concessionnaire Renault : "La France avance, Renault accélère".... ça fleure bon le réflexe national.... aïe.
