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Editer au Maghreb

Libfly.com, le réseau social du livre diffuse en ce moment les titres des éditions Elyzad (Tunisie) et Barzakh (Algérie). Les contributeurs de Libfly et ceux de Mediapart peuvent échanger ici sur leur expérience de l'édition maghrébine, témoignant ainsi du livre comme objet clef de la compréhension du monde.  

Ecrire et éditer au Maghreb : rencontre avec trois éditeurs, deux auteurs et Christine Marcandier

1485.jpegDans le cadre d'une

Exploration collective des littératures du Maghreb / Coédition et cession de droits : la diffusion des ouvrages des éditions Barzakh en France

174609_113413855047_629264091_n.jpgDans le cadre d'une opération dédiée à deux éditeurs du Maghreb sur Libfly.com, vous pouvez recevoir jusqu'au 15 février deux livres des éditions Elyzad (Tunisie) et Barzakh (Algérie) contre chroniques de lecture. Les deux éditeurs seront présents à Lille pour une rencontre le lundi 13 février, retransmise dans son intégralité à partir du 15 février sur Libfly et animée par Christine Marcandier, critique littéraire sur Mediapart.

À cette occasion, deux contributeurs de Libfly ont reçu et fait la chronique de deux livres : celle de La Prière du Maure d'Adlène Meddi, publié aux éditions Jigal en février 2010 (journaliste au quotidien algérien El Watan), et celle du recueil de nouvelles de Kamel Daoud, Le Minotaure 504, édité par Sabine Wespieser en mai 2011.

La coédition ou la cession de droits à des éditeurs français comme Jigal, Actes Sud ou encore Sabine Wespieser permet aux éditions Barzakh de diffuser leurs productions sur le territoire français, en évitant les obstacles administratifs et financiers que ne pourrait supporter la maison. Les deux livres ici chroniqués en sont un exemple.

 

La Prière du Maure - Adlène Meddi - Editions Jigal

Par Alidjan
couverture.jpg?titre=la-priere-du-maure&La prière du Maure est une promenade cauchemardesque dans une Algérie ravagée par la « sale guerre » des années 90. Le commissaire Djo, « le héros », lutte contre un destin inéluctable, illustrant parfaitement le poème de Tarkovsky : « Lorsque nous suivait le destin. Tel un fou, rasoir en main ». Dans le roman, ils sont nombreux gagnés par une folie meurtrière précisément par ce que la décennie noire a instauré le crime comme norme et la violence comme règle des rapports sociaux. A commencer par les généraux du DCRS, dans le livre, Département Central du Renseignement et de la Sécurité, le DRS dans la réalité, ex-Sécurité Militaire tristement connue pour ses exactions et sa responsabilité dans de nombreux massacres et de nombreuses disparitions en Algérie. Adlène Meddi ne cache pas dans son roman la toute puissance de ces barbouzes encore au pouvoir aujourd'hui. Et il pose la question suivante: comment lutter contre une machine d'État qui achète ou bien liquide sans états d'âme tous ceux qui se mettent en travers de son chemin? Le roman parle d'une disparition, celle d'un jeune homme, mais c'est de la disparition de l'espoir en général qu'il s'agit et de la mort en définitive. On erre alors avec le commissaire dans une Alger crépusculaire, dans l'attente inepte d'une aube nouvelle. Cette ville est un piège, celui qui se referme sur Djo et tous les autres. « Il choisit d'errer dans la ville, le temps de trouver une gargote, rue Tanger, boire une bière solaire à Audin, marcher du côté du port fermé aux regards et flâner dans le seul endroit libre et ouvert que lui laissait Alger: sa tête, sa mémoire et l'assidu atelier de ses interrogations » écrit Adlène Meddi. Tout est dit.
Ce roman n'est pas une fiction, il décrit avec précision une situation intenable et qui pourtant persiste. L'écriture est directe, efficace, presque chirurgicale; elle dissèque une société qui vit dans la peur et n'en peut plus d'elle-même. Pour compléter cette lecture, on ne saurait que conseiller l'excellent Envol du faucon vert, d'Amid Lartane, polar lui aussi plus que réaliste qui traite également des arcanes du pouvoir des généraux en Algérie à travers le scandale de l'affaire Khalifa. Il y a une résistance aujourd'hui encore en Algérie, et elle passe aussi par l'écriture.

Livre lu (avec plaisir) dans le cadre de l'opération « deux éditeurs se livrent », dédiée au Maghreb, organisée par Libfly pour les éditions Barzarkh

Exploration collective de deux éditeurs du Maghreb 2/3 – L’Exil

1348.jpegDans le cadre d'une opération dédiée à deux éditeurs du Maghreb sur Libfly.com, vous pouvez recevoir jusqu'au 30 janvier deux livres des éditions Elyzad (Tunisie) et Barzakh (Algérie) contre chroniques de lecture. Les deux éditeurs seront présents à Lille pour une rencontre le lundi 13 février, retransmise dans son intégralité à partir du 15 février sur Libfly et animée par Christine Marcandier, critique littéraire sur Mediapart.

À cette occasion, deux contributeurs de Libfly ont reçu et fait la chronique de deux livres : celle du très beau recueil Une Nation en exil, Hymnes gravés - poèmes de Mahmoud Darwich et calligraphies de Rachid Koraïchi, une coédition Barzakh / Actes Sud, et celle de Dedans, Dehors de Sophie Bessis, aux éditions Elyzad.

Exploration collective de deux éditeurs du Maghreb 1/3

Dans le cadre d'une opération dédiée à deux éditeurs du Maghreb sur Libfly.com, vous pouvez recevoir jusqu'au 30 janvier deux livres des éditions Elyzad (Tunisie) et Barzakh (Algérie) contre chroniques de lecture. Les deux éditeurs seront présents à Lille pour une rencontre le lundi 13 février, retransmise dans son intégralité à partir du 15 février sur Libfly.

A cette occasion, deux contributeurs de Libfly ont reçu et fait la chronique de deux livres : Cinq fragments du désert de Rachid Boudjedra, illustré par Rachid Koraïchi, coédition Barzakh / Actes Sud, et Tes Yeux bleus occupent mon esprit de Djilali Bencheikh, également auteur de Beyrouth Canicule, titre lui aussi diffusé aux lecteurs, aux éditions Elyzad. Les éditions Elyzad viennent d'ailleurs très récemment de recevoir le prix le Prix Alioune Diop 2011. Institué par l’Organisation internationale de la Francophonie, le prix Alioune Diop, du nom du pionnier de l’édition africaine et fondateur de la maison Présence africaine, « récompense un éditeur s’étant illustré dans la qualité de sa production ». Les éditions elyzad ont été honorées par le jury parmi une quinzaine de maisons d’édition venant de Côte d’Ivoire, du Niger, du Sénégal, du Togo et de Tunisie.

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Libfly.com est un réseau social de passionnés de lecture. Soucieux d’ancrer son animation littéraire dans l’actualité contemporaine inédite constituée des mouvements politiques et sociaux dans les pays arabes, le site diffuse en ce moment plus de 200 livres des éditions tunisienne Elyzad et algérienne Barzakh à ses membres.

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