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Article d'édition

"Science sans conscience, n'est que ruine de l'âme": le transhumanisme

J'ai assisté à la conférence grand public sur le vieillissement, du colloque BIOVISION de Lyon. Laurent Alexandre, le créateur de "Doctissimo" a présenté le nouveau courrant made in silicone-vallée : le transhumanisme. Un mouvement qui revendique de faire vivre les hommes, pourquoi pas, à terme, MILLE ANS, grâce au rapiéçage, bionique, génétique et tout les "iques" que Google et ses petits copains inventeront. Dans quel monde vivent-t-ils ? Même si cela devenait techniquement possible, comment peuvent-ils croire que ce caprice de riches pourrait être éthiquement et socialement acceptable.


Google , l'optimiseur fiscal, qui arrache des millions à l'intérêt général , serait le sauveur de l'humanité. Cette promesse de quasi éternité ne serait pas un marketing pour s'assurer des clients captifs à perpétuité et les profits qui vont avec. Parrions que les coeurs artificiels, les cellules souches et autres merveilles ne seront pas gratuites. Je doute que le travailleur du Bangladesh ou le chômeur américain aient les moyens de s'offrir ces piéces de rechange. Sans parler des matiéres  premières forcement insuffisantes (même avec des nanotechnologies) si les quelques milliards d'humains devaient en profiter. D'autre part que deviendrait la démographie et la pyramide des ages avec ces vies sans fin ?

 Ce rêve de domination sur la vie est bien le dernier avatar du capitalisme, il porte l'inėgalité à son comble. Ainsi les riches pourraient vivre très longtemps, pendant que quelques esclaves producteurs de robots ou policiers pourraient à peu près vivre et l'immense majorité, sans revenu, crèverait plus vite que jamais dans la lutte pour la survie. 

Dans quelle bulle vivent-ils pour croire qu'un tel monde inégalitaire est possible et même souhaitable ? Croient-ils que les plus performantes armes qu'ils inventeront pourraient arrêter l'arme absolue des pauvres : le sacrifice de sa vie pour une cause. Ne voyent-ils pas les terrorismes se multiplier partout, croyent-ils pouvoir échapper dans des prisons dorées, aux épidémies de la pauvreté ou aux guerres de survie qu'ils imposeront aux milliards d'exclus. Ou rêvent-ils de tous les éliminer pour surprimer leur envie de profiter aussi de cette vie dorée et la garder rien que pour eux.

Non la société ne peut pas supporter de telles injustices, le progrès ne peut qu'être partagé par tous. La priorité n'est pas dans la technologie mais bien dans l'organisation d'une autre société, une société de partage, avec une éthique politique et scientifique AU SERVICE DE TOUS LES HOMMES.

 

 

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