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RFI: la riposte est dans le poste

206 postes sur un millier supprimés, six rédactions en langues étrangères fermées, sept semaines de grève à Radio France Internationale. Mais à partir d'aujourd'hui, mercredi 24 juin, une radio. «Ephémère» (12h à 19 h). «Autonome». Et même locale, car elle ne sera diffusée que sur le parvis de l'Hôtel de Ville de Paris. Mais en dix-neuf langues, et par des employés, techniciens, journalistes grévistes. Cela s'appelle RFI Riposte.

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En janvier, la direction a annoncé le plan social, brutal comme tous les plans. Un salarié sur 5, six mois après l'embauche comme numéro deux de la «voix de la France» de la compagne du ministre des affaires étrangères, au salaire, selon les syndicats, de 310.000 euros par an, comme le PDG, Alain de Pouzilhac, plus une part variable de quelque 70.000 euros en prime de résultat et de bonus à se partager. Pour comparaison, le précédent patron de la station, Antoine Schwarz était rémunéré 130.000 euros par an. La direction répondit alors que le périmètre n'était pas le même, puisque le binôme couvre également, désormais, la chaîne France 24, qui complète le dispositif d'«audiovisuel extérieur français».

 

En mai, commença alors une grève illimitée contre le plan social. Plan d'ailleurs suspendu par la Cour d’appel, qui a relevé le défaut d'information correcte du comité d’entreprise au moment du rapprochement avec France 24. Le CE a également saisit le tribunal de grande instance de Paris, qui l'a débouté la semaine passée pour vice de forme, mais doit réexaminer le dossier ce mercredi, à quelques centaines de mètres de la radio éphémère.

 

Là, des personnalités françaises et étrangères se relaieront au micro pour exprimer leur soutien aux salariés de RFI, et l'on promet que les personnes venues manifester leur solidarité envers «la radio mondiale» pourront également s'exprimer.

 

Le site Internet RFI Riposte diffusera également cette émission.

 

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