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Presse libre! Débat, lundi 15, avec Bayrou, Hamon, Mamère, Mariton, Braouezec, Bensaïd

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Mediapart et RSF vous invitent au théâtre du Rond-Point, lundi 15 décembre, pour un débat public sur la liberté, l'indépendance et le pluralisme de la presse. François Bayrou (MoDem), Benoît Hamon (PS), Hervé Mariton (UMP), Daniel Bensaïd (LCR), Patrick Braouezec (PCF) et Noël Mamère (Les Verts) ont répondu à notre invitation. Ce débat sera précédé d'une intervention de Pierre Rosanvallon.

 

Après le succès de la soirée au théâtre de la Colline (vidéos ici), qui a rassemblé près de 700 personnes, et l'Appel de la Colline pour une presse libre et indépendante (déjà plus de 4.500 signataires), nous vous attendons nombreux pour ce nouveau rendez-vous du 15 décembre. De quoi s'agit-il? De poursuivre ensemble le débat lancé depuis notre Lettre ouverte aux états généraux de la presse, le 13 octobre. Nous y dénoncions la procédure pilotée par l'Elysée, simulacre de consultation, au moment où le pouvoir exécutif tente de remodeler l'ensemble du dispositif médiatique.

 

Depuis, la quasi-totalité des organisations et syndicats de journalistes ont quitté ces états généraux. D'autres événements sont intervenus depuis. Protestation de la société des rédacteurs du Journal du dimanche, interpellation par la police de l'ancien directeur de Libération, Vittorio de Filippis, et débat acharné, à l'Assemblée nationale, autour de la réforme de l'audiovisuel public.

 

Lundi 15 décembre à 19 heures, nous vous invitons donc à cette soirée de débat public.

 

Outre la présentation de l'Appel de la Colline, par Jean-François Julliard, secrétaire général de RSF, et Edwy Plenel, directeur de Mediapart, Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France,introduira cette soirée en rappelant les enjeux d'une pleine liberté d'information pour construire un espace public démocratique.

 

« Aujourd’hui, on réduit le journalisme à ses pathologies, à ses infirmités les plus manifestes (...) A simplement dénoncer, d’ailleurs souvent à juste titre, les dérives de la presse écrite ou audiovisuelle, on ne réfléchit plus au journalisme en tant que fonction d’organisation de l’espace public et donc, au sens large, de la représentation», nous expliquait Pierre Rosanvallon dans un entretien publié au mois de mars (cliquez ici pour lire l'intégralité de cet entretien).

 

Cette introduction sera suivie de plusieurs interventions de journalistes de la presse écrite et de l'audiovisuel, dont celle de l'ancien directeur de Libération, Vittorio de Filippis.

 

Le débat s'engagera ensuite entre les responsables politiques et la salle. Les représentants des six formations politiques, de l'UMP au NPA, répondront aux interpellations et aux questions venues du public mais aussi de représentants d'associations de journalistes, de sociétés de rédacteurs et des clubs de la presse régionaux.

 

Nous vous détaillerons ce programme dans les jours qui viennent. Mais d'ores et déjà, réservez votre soirée du lundi 15 décembre.

Théâtre du Rond-Point, 2bis avenue Franklin D. Roosevelt 75008 Paris, métro Franklin Roosevelt.

Entrée gratuite.

 

Réservation souhaitée au 01 44 83 84 84 ou par mail à: [email protected]

Tous les commentaires

05/12/2008, 18:34 | Par Jean-Louis Legalery

Cet édito-vidéo est remarquable. J'espère que les abonnés parisiens et périphériques viendront nombreux. Quant aux lointains provinciaux, ils s'associeront par la pensée, en espérant une nouvelle retransmission en direct.

05/12/2008, 18:43 | Par comme

Tout d'abord merci. Le rappel du rôle politique de Victor Hugo, comble d'énormes lacunes, dont je suis moi même coupable. L'enseignement devrait restaurer ce que fut son rôle, dans l'histoire. Indépendamment des commémorations. Deux questions : prévoyez vous une retransmission sur l'internet pour les lecteurs, loin de Paris. Ou en sont les autres rédactions et journaux. Est ce trop tôt pour en parler? L'appel pour une presse libre va t il s'élargir sur d'autres journaux, et rédaction?

05/12/2008, 23:13 | Par dominique gautier

Edwy Plenel Marianne 2 vient de mettre en ligne une pétition pour protester contre la nomination du président de France Télévision par le chef de l'état. Vous l'avez signé. Télévision à la main du pouvoir, simulacre des états généraux n'est ce pas un même sujet. La pétition de Médiapart d'une part, celle de Marianne d'autre part. Y a t-il une raison pour séparer les deux pétitions et ne pas unir vos forces avec un seul texte (ou les sujets sont-ils si éloignés l'un de l'autre) sous peine de voir chacune des pétitions ne pas rassembler assez de signatures et perdre en efficacité. J'ai signé les deux, bien sûr, mais cela me semble une dispersion. Sarkozy a voulu, adroitement, séparer les deux sujets qui en fait ne forme qu'un : la reprise en main des médias. Faut-il le suivre sur ce terrain ? Bien à vous

05/12/2008, 23:33 | Par François Bonnet en réponse au commentaire de dominique gautier le 05/12/2008 à 23:13

Bonjour, oui, vous avez raison. Il se trouve que les pétitions ont tendance à se multiplier ces derniers jours. Il y en a également une lancée par les journalistes de l'AFP pour alerter l'opinion contre le projet de réforme de statut de l'agence. L'idéal serait que tous ces textes se rassemblent voire fusionnent. Nous en parlerons avec nos amis de Marianne et avec tous ceux qui seraient prêts à faire une démarche commune. Dans le même temps -est-ce la crise de la presse, l'effet massue des plans sociaux à répétition dans les rédactions?- force est de constater qu'une partie de la profession reste peu mobilisée. Un exemple: une centaine de personnes seulement ont participé aujourd'hui, à 13h, à la manifestation appelée par la rédaction de Libération devant le Palais de justice de Paris, en soutien à son ancien directeur Vittorio de Filippis. Laurent Joffrin, actuel patron de Libé n'était pas présent, pas plus que les rédacteurs en chef du journal. Aucune "figure", si je puis dire, c'est-à-dire dirigeant ou responsable de rédaction d'un grand média n'était là. Bizarre, non? Alors, espérons qu'un réveil, même tardif, intervienne. En attendant, nous avons bien l'intention de continuer à dialoguer avec tous les lecteurs de Mediapart et confrères qui le souhaitent.

05/12/2008, 23:55 | Par dominique gautier en réponse au commentaire de François Bonnet le 05/12/2008 à 23:33

Merci pour votre réponse. C'est bien ce que je ressens, une dispersion totale contreproductive. On a le sentiment, qu'il y d'un côté les problèmes professionnels des journalistes (licenciements etc..) (préoccupations légitimes) et de l'autre le souhait de nombreux lecteurs ou téléspectateurs de se battre pour la liberté de l'information. Si les patrons des rédactions ne veulent pas s'y mettre (et on se doute pourquoi) il me semble qu'il faut essayer de passer au dessus d'eux et de s'adresser directement au public. Si une pétition rassemblait plusieurs centaines de milliers de signatures de citoyens "ordinaires", l'absence de signatures ou la non présence aux manifestations de patrons de presse deviendraient superflues et même grotesques. . On voit se multiplier les pétitions secteur par secteur et jamais de fusion. Eclater les problèmes, diviser pour régner, épuiser et décourager la partie adverse, c'est ce qui est en train de se passer. Bon courage On vous fait confiance. On se battra bien sûr à vos côtés. Bien à vous.

21/08/2009, 09:38 | Par profil_inactif_28112 en réponse au commentaire de François Bonnet le 05/12/2008 à 23:33

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06/12/2008, 19:03 | Par Jardidi

Ne pourrait-on pas interroger la séquence inverse? La fin de la démocratie entraîne la fin de la liberté d'informer, une conséquence plutôt qu'une cause. La concentration, le conformisme de la plupart des médias, la pensée unique étaient en marche avant Sarkozy. Celui-ci ne serait qu'un révélateur ou un accélérateur.

06/12/2008, 22:43 | Par Edwy Plenel en réponse au commentaire de Jardidi le 06/12/2008 à 19:03

Cher Didier Bous, Bien sûr, vous avez raison: Sarkozy est le précipité chimique de tous nos travers (présidentialistes), de tous nos retards (démocratiques), de toutes nos indifférences (sociales), etc. A la fois révélateur et accélérateur, en effet. C'est bien pourquoi il n'y a aucune raison de se résigner: de telles périodes font le tri et clarifient le paysage. "Là où croît le péril, croît aussi ce qui sauve": Edgar Morin aime citer ce vers d'Hölderlin. Il convient bien à l'époque de transition que nous vivons, entre inquiétude et espérance, cette immense régression soulignant l'urgence d'un sursaut. Bien à vous et bonne lecture!

06/12/2008, 19:54 | Par dominique gautier

Personnellement j'opte pour le terme accélérateur car il se donne les moyens ouvertement avec une volonté affichée à laquelle pour l'instant peu résiste car le mouvement était effectivement amorcé. Il n'en reste pas moins que le premier acte d'un gouvernement autoritaire est de contrôler la presse pour asseoir son pouvoir et c'est bien le signe qu'il entend donner à ceux qui souhaiteraient le contraire. Nous devons réfléchir à "l'asservissement volontaire" déjà dénoncé par à La Boetie, plier ou résister, ne serait-ce que pour une question de conscience personnelle. Se dire également que si cela correspond à une tendance générale, la France a la particularité de prendre une sérieuse avance : une concentration de tous les médias dans les mains du pouvoir ou de ses proches amis, concentration encore inconnue dans les pays qui se qualifient "d'évolués". La pensée unique correspond à véhiculer une idéologie économique qui conduit à une perte de démocratie pour les citoyens. Elle n'est pas au service d'un homme en particulier. En France il s'agit maintenant non seulement de tout mettre au service d'une pensée unique mais en plus d'un homme unique.Cette spécificité française mérite d'être soulignée et de s'interroger.

06/12/2008, 21:07 | Par Marigrubbe

Prévoyez-vous de tels débats en province sur la liberté de la presse? Si non, vous devriez en organiser dans les grandes villes. Vous devez bien avoir des relais au niveau local. Merci.

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