Et pendant ce temps-là, en Angleterre
En Angleterre, on n’a pas de football, mais on a de la bière et Steed Malbranque. Ca occupe les soirées.
Wayne Rooney a enterré Maddie et sa vie de garçon aux Baléares, Paul Gascoigne passera l’été en observation et Scott Carson n’a pas refait d’apparition publique depuis la fatwa lancée contre lui. L’Euro a débuté ici dans une relative indifférence. BBC et ITV se partagent bien l’intégralité des matches – c’est toujours mieux que les rediffs de snooker – mais le cœur n’y est pas vraiment.
L’Irlande, l’Ecosse et le pays de Galles ne sont pas non plus du voyage alpestre, alors on a tiré au sort "the team to cheer up for", j’y reviendrai. Dans le bar où je travaille, on supporte l’Espagne. La San Miguel est à 2£, ça aide. Je vais poser un préavis si on ne me met pas quelques Kro au frais.
Les bookmakers anglais, les vrais, ne sont pas plus imaginatifs que leurs homologues turques : à 4 contre 1, l’Allemagne partait favorite chez Ladbrokes devant l’Espagne (5/1), l’Italie (7/1), le Portugal (7/1) et la France (9/1). J’aurais peut-être pas dû placer mes pourboires de la semaine sur la Croatie.
L’Angleterre du football se fait tellement chier que ManU a porté plainte contre le Real et son obstination à vouloir faire venir Ronaldo, celui qui a encore des genoux. Capello apprend toujours la langue et cherche un gardien pour sa villa de Brighton. Le nouveau David Seaman ne sera sûrement pas Luke McCormick : il n’a pas de moustache et devrait passer comme Paul Robinson quelques années à l’ombre pour avoir écrasé deux gosses.
Pendant ce temps-là, le Labour n’a plus été aussi bas dans les sondages depuis 1997. L’effet Euro ?
