
De longs cheveux parsemés de gris pendaient de part et d'autre du visage de la belle femme qui se tenait droite au centre de la pièce. Quand le son d'un standard de rock sortit des haut-parleurs elle commença à onduler lentement des hanches en émettant un rire de gorge devant tous ses vieux copains à demi-éméchés qui la regardaient d'un air vague. Certains la rejoignirent pour danser avec elle.
Pitoyable, la scène était pitoyable. Et elle riait, en plus ! Comment pouvait-il supporter de vivre dans cet asile d'aliénés !
On a cru qu’il était schizophrène
Toute ressemblance avec des personnes ou une situation ayant existé ne saurait être due tout à fait au hasard. Un fait divers récent (1) a inspiré cette fiction.
Un écrivain français avait, en des temps reculés, écrit un roman visionnaire sur une rupture anthropologique radicale qui ferait des individus humains, des monades éternelles. Ce temps finit par arriver.
Depuis combien de temps n’a-t-il pas mis le pied dehors ? Cette pensée l’étonna. Puis il retomba dans le sommeil. Deux heures plus tard, il émergea à nouveau, une sensation de soif intense le forçant à lever ses paupières lourdes. Où était-il donc ?
“Dis, Mammy, raconte encore comment c’était avant ! J’adore tes histoires…”
La vieille dame qui avait dû être belle regarda tendrement son petit-fils, enleva ses lunettes qui étaient de peu d'utilité dans la pénombre à peine éclairée par la flamme d’une bougie, et commença à égrener ses souvenirs.
“En ce temps-là, vois-tu, quand j’avais ton âge, nous vivions dans un rêve sans le savoir. Il y avait eu, plus de cent ans plus tôt, ce que l’on avait appelé une révolution industrielle, mais ça, je te l’ai déjà expliqué…
C'est l'histoire, encore à venir, d'un lieu de vie à mille personnes, genre normales, où les vieux sont pris comme opérateurs majeurs (comme le prolétariat chez Marx, si je puis oser le rapprocheme
Comment s'entraîner à la vie à mille ?
http://oncleh.free.fr/mollo__mollo_099.htm
Comment mille personnes habitant à proximité les unes des autres peuvent-elles vivre moins connement que la moyenne ?