C’est le titre d’un livre qui vient de paraître, écrit par Georges Pauget, directeur général de Crédit Agricole SA. Georges Pauget occupa aussi jusqu’à récemment la fonction de président de la FBF (Fédération Française des Banques) dans les mois tourmentés de la crise financière.
Au Crédit Agricole, 39 Caisses Régionales, mutualistes, dirigées par 39 Directeurs Généraux, véritables barons locaux se partagent la France et réunissent une grande partie de leurs forces dans un véhicule commun : Crédit Agricole SA, Casa, coté en bourse.
Pour en rajouter à la charge bien méritée contre le management des grandes banques, voici une synthèse de plusieurs idées issues de témoignages.
Et si tout simplement, certains dirigeants ou managers de grandes banques ne maîtrisaient pas les outils utilisés depuis de longues années par leurs équipes ? Et si c’était vrai ?
Les responsables de la crise doivent au minimum restituer les sommes indument perçues. Les "génies de la finance" depuis des années sont payés avec des bonus mirifiques.
La cours de comptes s’inquiète très justement de la dérive de la dette publique. Mettons nous à la place de l’Etat. Faisons quelques calculs de coins de table :
La dette publique est actuellement de 1300 milliards d’euros (hors engagements retraite) et selon les critères de Maastricht.
Dans un passionnant entretien accordé à La Vie des idées (http://www.laviedesidees.fr/), l'économiste Esther Duflo (MIT, Poverty Action Lab) expose sa méthode pour évaluer l'efficacité des politiques publiques en utilisant une méthode qu'elle a élaboré sur le modèle des essais cliniques.
Éric Toussaint, président du Comité pour l'annulation de la dette du tiers monde de Belgique (CADTM), conteste le choix fait, à l'automne 2008, de sauver les banques et les assurances sur fonds publics, alourdissant ainsi la dette publique des Etats et la charge de celle-ci.
Je rêve d'un Jean-Marc Sylvestre ou d'un Jean-Pierre Gaillard qui ressemblerait à ça. Ca a plus de gueule que les cours de la bourse annonnés sur le ton de la météo marine, non?