Pourquoi les banquiers sont-ils nuls ?
Pour en rajouter à la charge bien méritée contre le management des grandes banques, voici une synthèse de plusieurs idées issues de témoignages.
Et si tout simplement, certains dirigeants ou managers de grandes banques ne maîtrisaient pas les outils utilisés depuis de longues années par leurs équipes ? Et si c’était vrai ?
Les équipes ? Il s’agît de ces fameux financiers, souvent jeunes trentenaires ou quadra désormais, plus ou moins matheux, qui mettent en place les produits financiers dont on parle tant mais aussi qui valorisent des entreprises grâce à des outils comme Excel.
C’est un fait, chez les banquier ou les financiers, les dirigeants ignorent souvent le « savoir-faire » et les outils de leurs propres collaborateurs.
Poser la question à un artisan ! Son apprenti sait-il faire des choses qu’il ne sait pas faire lui même ? Impossible voyons répondra t-il. Mon apprenti est peut être plus doué que moi dans le geste mais il ne peut pas connaître des techniques que j’ignore. Je serais dans ce cas un mauvais artisan et cela se saurait !
Et bien malgré des salaires mirobolants, le top management des banques n’a même pas été foutu de se mettre à ces fameux outils en 20 ans. Vous trouverez des milliers de témoignages au sein des banques. Pas besoin d’être fin limier.
Que font de mauvais artisans ? Ils refilent de mauvais produits et racontent des histoires.
Explication. Une vague d’innovation est arrivée avec Excel (le fameux outil, tableur des financiers avec lequel on peut tout valoriser) dans les années 80 et avec Internet dans les années 90. Résultat : bouleversement des métiers financiers et de leurs outils. Malheureusement, une grande partie de la classe dirigeante - des soixante huitards- l’a ignorée par arrogance et orgueil. Elle en est devenue incompétente !
Bien sûr il y a des exceptions et certains vieux loups de la finance sont parfois des as de l’Excel et ou de Powerpoint. Mais combien sont-ils ? 10% ?
Or une meilleure connaissance de ces outils aurait pu permettre aux dirigeants de banques d’éviter certains écueils. C’est en connaissant les limites et astuces des modèles de valorisation par exemple que l’on peut encadrer efficacement ses collaborateurs et surtout que l'on sait comment s'entourer. Tout le monde le sait depuis bien des années ! C'est en compilant des données sur Excel que l'on peut se rendre compte de l'abération de certaines situations économiques.
Bref, tirer à boulet rouge sur l’incompétence d’une grande partie du top management des banques est aujourd’hui 100% justifié mais le problème est aussi le suivant : sont-ils les seuls responsables de leur nullité ?
Que font les conseils d’administration ? Rien.
Sont-ils composés de gens sérieux qui ont le temps et les moyens d’exercer leur rôle ? Evidemment non.
Quelle est leur responsabilité face à la crise ? Grande.
