Un pêle-mêle de souvenirs à plusieurs voix. Non pas des tartines de nostalgie à s'en coller les doigts (d'ailleurs ce n'était pas forcément "mieux avant"), mais des clins d'œil, des pensées, l'écho de moments passés, des bouquins lus, des musiques écoutées, des hommages à rendre, des films presque oubliés, des souvenirs de lieux disparus ou des images à partager juste pour ne pas laisser la poussière s'accumuler. Et si possible en polyphonie parce que la plus sûre façon de partager, c'est de jouer la diversité. Si cela ne s'était pas appelé "Je Souviens", ça aurait aussi pu s'intituler "Grenier commun". Et bien sûr, toutes les générations sont bienvenues, c'est même le but du jeu... On dit souvent que regarder parfois dans le rétro permet d'aller bien plus sûrement de l'avant !


Cela devait être l’automne, quelque chose comme ça. En tout cas, la forêt était belle, incendiant le dôme au-dessus de leur tête de toutes les rousseurs ambrées que la nature savait inventer. Ils avaient marché longtemps, à pas réguliers, ni rapides ni lents, comme pour mieux profiter du spectacle, pour mieux humer l’air et les parfums d’humus, entendre les piaillements des oiseaux et le crissement sous leurs pas. 