Voilà exactement 160 ans, le 3 décembre 1851, le député Alphonse Baudin mourut sur une barricade érigée rue du Faubourg-Saint-Antoine à Paris, alors qu'il manifestait contre le coup d'Etat perpétré la veille par Louis Napoléon Bonaparte. Lui qui voulait montrer au peuple de Paris comment on « meurt pour 25 francs », il tomba, fauché par une balle tirée par la troupe envoyée par celui que Victor Hugo allait bientôt affubler du sobriquet de Napoléon le Petit.
Qu'il nous soit permis de nous en réjouir, puisque c'est sur Mediapart qu'il a été lancé par de très nombreux historiens français et la majorité des élus du XIe et du XIIe arrondissement de Paris, puis contresigné en ligne par des centaines d'internautes : l'Appel du 2-Décembre pour Baudin a été entendu.
Il est d'ores et déjà acquis que l'Appel du 2-Décembre pour Baudin aura des suites.
Cet « Appel du 2-Décembre pour Baudin », lancé par de nombreux historiens et des élus du 12ème arrondissement de Paris, a une histoire qu'il nous faut ici retranscrire. Une triple histoire, en fait. Il y a l'histoire d'Alphonse Baudin lui-même, assassiné le 3 décembre 1851, sur une barricade érigée à la hauteur du 151 rue du Faubourg Saint-Antoine, à Paris, dans le 12ème arrondissement, au lendemain du coup d'Etat perpétré par Louis Napoléon Bonaparte. Il y a, au-delà, l'histoire du symbole qu'Alphonse Baudin a constitué, après sa mort, dans le combat pour une République authentiquement démocratique et sociale. Et enfin, qu'il nous soit permis de le dire, cette histoire croise aussi celle de Mediapart, car elle a quelque chose à voir avec la liberté de la presse et son indépendance.