La mort Gabrielle
Et la mousse À la renverse
Quand part l’étrave
Que la coque se retire
De la vase pleurant sa mort en-allée
Ce plus-rien
Cette vague plurielle
Qui fait la vie venir et la mort avec elle
Dans l’oubli
Dans ce départ de soi
Dans cet arrachement
De joie entière
Et forte et passagère
Qui semble prier
Qui demande
encore encore
Qui veut
Qui va
Qui se dit dans tes cris
Dans ton essoufflement
Dans ta mort oubliée
Une pierre
Un oiseau traversé
Breuvage
Cri
Dans ton trouble inoublié, lui
Jamais publié
Rien que d’y penser…
L’annonce fidèle
Clairons Trompes plurielles
Faisceaux d’hirondelles
Que tu as su
Dans ton laissé venir
Jeter, donner, fuir
Dans ton soulèvement,
Dans ton souffle perdu
Griffé, tracé
Dans cet effacement public
Ce plus-rien
Cette vague plurielle
Qui fait la vie venir
Qui te prend
Qui t’efface de toi
En te faisant vainqueur
Qui te rend l’esquif aveugle
Où tu es
Devant Elle,
Altière et négligée,
Ta mort belle
La mort Gabrielle
Tu gagnes les soleils
Le plus-rien
Le plein
