Les campagnes présidentielles nous offrent, une fois encore, leur lot de promesses de prise en compte des revendications concernant les langues régionales et minoritaires. Par Henri Giordan, Renaud Lescuyer, Belkacem Lounès, Yves Plasseraud.
La campagne présidentielle actuelle est une occasion pour reposer la question des langues régionales. Le samedi 31 mars, des manifestations sont prévues dans un nombre important de villes, à Ajaccio (langue corse), Annecy-Bonlieu (franco-provençal), Bayonne (basque), Perpignan (catalan), Metz (lothringer platt/hochdeutsch, luxembourgeois et lorrain roman), Poitiers (poitevin-saintongeais), Quimper (breton), Toulouse (occitan) et, pour la toute première fois, à Lille (flamand de France) et à Strasbourg (alsacien).
La France éprouve depuis très longtemps d'insurmontables difficultés à organiser la gouvernance de l'État en tenant compte d'une indispensable régionalisation moderne. Les analyses et propositions d'un Robert Lafont qui remontent aux années 1960 (La révolution régionaliste, Gallimard, 1967 et encore Décoloniser en France, Gallimard, 1971) restent pleinement d'actualité ! Des citoyens alsaciens viennent de se rassembler pour reposer ce problème essentiel au moment des prochaines élections régionales.
Un homme exceptionnel,
une œuvre de portée universelle
Nous sommes dans la douleur de la perte d’un homme chaleureux et d’un esprit exceptionnel. Robert Lafont nous laisse une œuvre de premier plan qui a profondément marqué les domaines dans lesquels il est intervenu.
En mai 2007, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé 2008 année internationale des langues. Par cet acte, l’Assemblée générale demande aux États membres d’encourager la conservation et la défense de toutes les langues parlées par les peuples du monde entier.