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Article d'édition
Édition : A l'heure suisse

La Suisse complice de la Shoah…

 

Les autorités fédérales avaient connaissance en 1942 des crimes nazis. De nouveaux documents ont été présentés dimanche 27 janvier à la télévision alémanique selon la Tribune de Genève :

http://www.tdg.ch/suisse/La-Suisse-savait-pour-la-Shoah-depuis-1942/story/22403530

Depuis plus de 70 ans, la Suisse n’en finit pas de régler ses comptes sur son comportement vis-à-vis de l’Allemagne lors de la dernière guerre. De nombreuses recherches ont été publiées et notamment le rapport de la commission Bergier à l’usage des élèves de Genève :

http://www.unige.ch/fapse/edhice/sequencesressources/ressources/RAPPORT_BERGIER.pdf


Quelques faits qui font froid dans le dos :

…« Le tampon «J» est apposé dès 1938 sur les passeports des Juifs allemands avec l’appui d’un Conseil fédéral unanime. »


… « Le consul général de Suisse à Cologne, Franz Rudolf von Weiss fut par exemple un des premiers, avec René de Weck, ministre de Suisse à Bucarest, à tirer la sonnette d’alarme: «Le traitement qui est réservé aux Juifs de l’Est dépasse toutes descriptions», écrit-il à la fin de 1941 à Berne. «Ils meurent de faim littéralement comme des mouches.»


… « En août 1942 les autorités fédérales décident de boucler les frontières, en prenant bien la peine de préciser que les Juifs ne doivent pas être considérés comme des réfugiés politiques. Elles affirment que les persécutions raciales ne justifient pas l’asile politique pour les juifs? »


… « Rien n’y fait, ni les suicides de mères juives se jetant dans le Rhin pour ne pas tomber dans les griffes des SS. Ni les protestations de familles établies en Suisse. Ni l’argent placé dans les banques à croix blanche ».

… « En 1943, le secrétaire du Département vaudois de la justice propose de marquer les réfugiés juifs hébergés dans les camps de réfugiés par un signe cousu sur les vêtements. Il craint des contacts sexuels entre juifs et chrétiens ».


… « La Division presse et radio s’efforça de dissuader les journaux d’évoquer les atrocités et les refoulements afin de couper court à toute propagande étrangère ».


…« Roger Masson, chef du SR suisse, développa de son côté des relations amicales avec le général SS Walter Schellenberg, chef du contre-espionnage nazi. Au point qu'il l'appelait familièrement Shelli... Ils échangèrent constamment des informations exactes, mais filtrées, et Masson le présenta même au Général Guisan, chef de l'armée suisse. On peut en tous les cas imputer à Masson d'avoir inoculé aux Allemands par Schellenberg interposé la crainte d'envahir la Suisse. Ces relations firent grand bruit dans le landerneau helvétique, qui l'accusait de traiter avec le Diable. Mais nul ne s'étonnera, au procès de Schellenberg à Nuremberg, du témoignage écrit du colonel brigadier suisse Roger Masson en sa faveur ».


… « Carl Lutz, le consul de Suisse à Budapest et son épouse, ont contribué à sauver plus de 62 000 Juifs hongrois en leur délivrant des sauf-conduits, contre l’avis de Berne ».


… « Grâce à ses délégués et à ses collaborateurs, le CICR disposait de nombreuses informations sur les persécutions antisémites ».

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