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France - Galles : 9-8. Debout les Zouzous

France – Pays de Galle : 9-8. Ce match vous a été présenté par la fédération française des cardiologues du Val d’Oise. Mon pouls peut monter jusqu’à 260, j’en ai maintenant la totale confirmation. La partie croquante qui recouvre mes doigts a réduit de moitié. Les mèches blanches ont progressivement pris le pas sur la masse plus brunâtre qui recouvrait mon cuir chevelu. Je suis un sans un Dalmatien. Un sans un dalmatien heureux, le sourire aux lèvres, des étoiles pleins les yeux. J’ai pris vingt ans en deux heures. Putain ! Vieillir, c’est trop bon.

J’en ai plus marre d’être français. J’ai pris le partie de me lever aux aurores ce matin. 9 h30. Je vous serai gré de ne pas juger mon rapport spécial à ce que certains appellent prosaïquement « se lever tôt ». Chez moi, la grasse mat’, très clairement, c’est 20h.

9h30. Je ne regrette pas d’avoir loupé « Debout Les Zouzous », « Thé ou café », ou encore Télématin. On a gagné sa mère. Certains regretteront un match de piètre qualité. Déséquilibré par une décision de l’arbitre de distribuer aux joueurs des cartons au couleur de leur maillot. Bon, les Gallois jouaient en rouge. Pas de bol. Mais sérieux, comme les héros du Manga Pompoko, je joue de la batterie avec mes testicules quant à tous les rabats-joie déclinés en journalistes, tellement ces considérations ont très peu d’importance.

Aller plaquer, comme ils le font. Se battre dans les mêlées et les touches comme ils le font. Poser à oualpé, pour des vieux calendriers, comme ils le font. Leur courage n’a pas d’égale. Seule une vingtaine de pintes de bière, après le match, peut les empêcher, la cravate autour de la tête, Patrick Sébastien dans les oreilles, pour la journée, de se relever.

D’aucuns regretteront déjà qu’une seule mi-temps réussie contre la perfide Albion les envoie en finale. Mais le rugby, avant les cadrage-débordements, les passes après contact, les chisteras, et les strings sur les calendriers, c’est le combat. L’envie de se défoncer pour son pote. Et le courage de ne rien lâcher.

Qu’importe si vous gagnez ou perdez, la semaine prochaine, dans cette finale. Les faits divers font la queue devant les quotidiens pour nous rappeler que la France connaît une terrible dépression. Vous ! Vous allez de l’avant (oui, et vous faîtes aussi des avants, merci de le rappeler, connard). Mais vous nous apportez des raisons de nous sentir vivant. La semaine prochaine, soyez-en certains, je vais encore me lever de bonne heure. (9h30). Je vais encore sacrifier une pléiade d’émissions pour lesquelles j’éprouve pourtant une émotion considérable. (Debout les Zouzous). Et qu’importe ce qu’il se passe, je jouerai encore du tambour avec mes testicules au rythme des critiques qui s’abattront peut-être sur vous. Allez les petits !! Et, debout les Zouzous…

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