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Article d'édition

Déchets nucléaires > ça va mal finir

Par le  CEDRA

CEDRA

Collectif contre l’enfouissement des déchets radioactifs

Co-fondateur de 'Bure-Stop'

Co-fondateur de la 'Fédération Grand-Est STOP Déchets Nucléaires'

Membre du ‘Réseau sortir du nucléaire’

Membre de la CRIIRAD

BP 17 - 52101 SAINT DIZIER Cedex - FRANCE

Téléphone-répondeur-fax : (33) 03 25 04 91 41 /  06 66 959 777

[email protected] / www.burestop.eu - www.villesurterre.com - www.stopbure.com - facebook

 

Sagesse – Ethique – Honnêteté

Voilà 3 mots qui ont disparu chez ces gens-là

Les argumentaires s’empilent : géologiques, techniques, éthiques…

Les catastrophes se multiplient sur les sites d’enfouissement : Asse, Stocamine, Yucca Mountain…

Les irresponsables sont débordés par leur nucléaire « propre » : La Hague, Soulaines, Morvilliers, Bure, FVAL

 A nous de CHOISIR :

SUBIR ou AGIR !

 Le Monde / Hervé Kempf                  9.02.13

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/02/09/foi-de-ps-ump_1829605_3232.html

 Foi de PS-UMP !Rien ne change. La visite qu'a faite, lundi 4 février à Bure (Meuse), site envisagé pour le stockage des déchets nucléaires, Mme Batho, ministre PS de l'écologie, fut un plaisant exercice de conformisme nucléariste. Vous auriez remplacé Mme Batho par Mme Kosciusko-Morizet, ou toute autre personnalité de l'UMP qui sera ministre au prochain tour, le discours aurait été le même : "La solution de l'enfouissement des déchets nucléaires est la plus sûre."

 Que cela plaise ou non aux habitants de l'est de la France, héberger la grande poubelle nucléaire du pays sera leur destin, foi de PS-UMP ! Certes, un "débat public" aura lieu. Il devait commencer tout de suite. La décence a contraint à le reculer en mai, après le "débat sur la transition énergétique", qui s'annonce comme une pesante farce destinée à épater les gogos. Osera-t-on esquisser l'hypothèse que la conclusion en est prévisible ? "Nous allons diversifier le bouquet énergétique, mais il faut conserver le nucléaire", foi de PS-UMP !

 Rien ne peut entamer la conviction monolithique des classes dirigeantes françaises que le nucléaire est de l'ordre de la fatalité historique. Ni le récent vote des élus de Cumbria, en Angleterre, rejetant la perspective de voir enfouis chez eux les déchets nucléaires - renvoyant à la case départ la question des déchets britanniques, toujours ingérables - ni l'exemple de l'Allemagne, promue en permanence comme modèle de tout, sauf en ce qui concerne l'énergie, alors qu'elle affiche une détermination sans faille à sortir du nucléaire. Ni, on le craint, la publication le 6 février par l'Institut de recherche et de sûreté nucléaire (IRSN) du coût que pourrait avoir un accident sur un réacteur français : 120 milliards d'euros pour un accident grave, 430 milliards (ou 20 % du PIB d'une année) pour un accident majeur.

 Un accident ? Ce qui s'est passé au réacteur de Penly (Seine-Maritime), le 5 avril 2012, devrait intéresser ceux qui ne sont ni sourds ni aveugles. A la suite d'un incendie, le réacteur a dû être mis à l'arrêt pendant plus de trois mois. Il a fallu toute l'obstination du collectif Stop EPR pour montrer que la cause en était une bête erreur d'un opérateur. Pas grave, n'est-ce pas ? Et voilà que Jean-Louis Basdevant, professeur à Polytechnique pendant trente-cinq ans, explique qu'à Fessenheim (Haut-Rhin) "tous les éléments concourent à favoriser le risque d'un accident avec fusion du coeur".

Un accident ? Impossible en France, foi de PS-UMP !

 

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