Je ne savais pas ce que c'était. Je tenais un drôle d'objet dans les mains. Roman, reportage, rapport de police ? Je l'avais ouvert, posé, écarté, oublié. Puis, la longue nuit de l'hiver venue, écran éteint, écrivain étant, aussi, à la recherche de quelque chose qui me nourrisse, un message de la jeunesse à ma nuit venant : "Tu devrais lire ça ..."
C’est désormais une tradition. Une surveillance d’une épreuve de math au bac, un roman.
«Conquistadors raconte un épisode de la conquête du monde telle que je l'ai rêvée.» Puis: «Ainsi, s'accrochant aux pentes sèches de la Cordillère pour la grande chasse à Dieu, les mercenaires d'Espagne soufflèrent sur les premières braises de l'empire le vent glacial du progrès.» Il est bien rare que l'on puisse recopier un passage d'une quatrième de couverture, encore plus qu'elle résume si bien, par delà ce que l'on donne à voir, l'ambition d'un livre[1].
Il est un passant traversé, un jeune homme en désordre mais aux traits lisses et réguliers.
Au club du café Baltho, derrière le rideau vert, se rencontrent toutes les solitudes. Celle de Michel, témoin imprévu, qui tente la grande traversée de l’adolescence en préparant son bac à coups de parties de babyfoot, d’échecs ou de clichés photos sur fond de rock’n’roll, pour conjurer le clivage de sa famille entre une droite issue du Pétainisme, à peine honteuse, et une gauche dopée par l’héritage de la résistance et du communisme triomphant sur les cadavres du Stalinisme.
S’il se considère d’un peu trop près, il est difficile à l’homme de s’aimer beaucoup. Il voit d’abord tout ce qu’il n’est pas, tout ce qu’il rate, les étoiles qu’il n’atteint jamais, et ça le désole.
Un promeneur délicat qui fuit la ligne d’horizon aux bras d’« une rencontre furtive » qui a pour nom Margaret.
Dans ses poèmes James Sacré garde l'étonnement. Tout ce bel et vif étonnement qui tient à la rencontre indécidable des mots et des choses.
Dexter Morgan est un tueur en série de tueurs en série. Dire ça comme ça, ça donne le vertige, vous avez raison.