«Si le processus révolutionnaire en Tunisie tâtonne et paraît se chercher encore, son succès dépendra incontestablement de la capacité des groupes politiques à résister à la force de la contre-révolution sous toutes ses formes, à mettre en place une dynamique de justice transitionnelle efficace et surtout à donner une traduction politique, sociale et économique claire à son premier axe programmatique: "Le peuple veut la chute du régime"» Par Choukri Hmed et Héla Yousfi, politologue et sociologue (Paris Dauphine).
« Nous sommes – vous êtes – témoins, depuis des mois maintenant, d’une dérive pour le moins inquiétante, voire d’un climat de quasi terreur », affirment près d'une quarantaine de Tunisiennes et Tunisiens résidant à l'étranger dans une lettre ouverte adressée aux responsables du parti Ennahdha. Ils demandent au mouvement de clarifier sa position vis-à-vis de certains groupes salafistes et jihadistes.
Pour l'écrivain Abdelhak Serhane, «l’emploi de la force est la seule réponse possible de la part d’une communauté internationale qui s’agite avec de bonnes intentions, des paroles de compassion creuses pour un peuple pacifique qui se fait massacrer au nom de la liberté et de la démocratie par une armée de métier».
Moins célèbre qu'Adonis, mais d'une inspiration aussi puissante, Nazih Abou Afach.
Tamer vagih est une des figures de la gauche éghyptienne et du mouvement de fondation des syndicats "indépendants" (indépendants des syndicats hiers aux ordres du pouvoir honni, aujourd'hui des fréres musulmans) Dans un article tout a fait intéressant, il ouvre une discussion sur la stratégie la plus utile pour faire triompher les revendications ouvriéres et avancer, de façon générale, la révolution, qui n'en est encore, selon lui, qu'à ses prémisses...
Je relaie sur ce blog l'appel lancé par Chiraz Kefi suite aux aggressions et aux attaques dont ont été victimes un certains nombres d'intelectuels et de gens de télévison. Chiraz Kefi est une "blogueuse influente" ayant joué un role important lors du "printemps arabe Elle est actuelement journaliste sur le site globenet (d'ou est tiré cet article suivi du texte historique du Rassemblement des artistes, intellectuels, scientifiques, (R.A.I.S) le 3 mai 1990 à Alger qui alertait déja des persécutions qui frappaient intelectuels, hommes de théatre, écrivains dans l'Algérie rongée par la guerre civile des années 90)
Le régime marocain semble "stabilisé", loin d'être en situation que de connaitre le sort (fâcheux) de la tunisie sa voisine ou de l'Egypte. Pourtant, sous des dehors policé, la braise continue de brûler... La révolte couve, et le régime en est réduit en dernière extrémité a revenir aux "bonnes vieilles méthodes" répressives, qui ont fait leur preuve.
Cette déclaration du groupe "Socialistes révolutionnaires" eghyptien a été publiée par "Europe solidaire sans frontière" Ce groupe est surtout connu pour etre la cible de violentes campagnes d'attaques des "Freres musulmans egyptiens, qui attaquent leur "esprit subversif" et leur appel supposé à la violence. Les "frérots" ont en particulier porté plaintes contre les principaux dirigeants du groupe "socialistes révolutionnaires" Egypte. Dans ce tract distribué lors des manifestations consécutives au massacre des supporters, ils dénoncent la complicité des forces armées et le risque de l'instauration d'un régime autoritaire assis sur l'armée et les frères musulmans.
Gilbert Achcar a déja été un révolutionnaire arabe actif au liban et avec Israel (en particulier par ses échanges sur la situation de ce pays avec son camarade Michel Varchavski) Aprés la guerre civile au Liban, il a été contraint à l'exil, d'abord en france (ou un certain nombre on pu recevoir ses leçons précieuses à l'université paris 10/Saint Denis) puis en angleterre. Complétement engagé dans les processus révolutionnaires ayant enflamé l'ensemble des pays arabes, il nous livre ici une réflexion pertinente, dans un entretien avec "Imprecor", la revue internationaliste de la quatriéme internationale (Trotskystes)