Pedro Costa, tout bas
20 Mai 2009
Par
Collectif Independencia
Edition :
Rushes
Pedro Costa parle, tout bas, d'une séquence de Ne change rien : les cours de chants, filmés en gros plan sur le visage de Jeanne Balibar, préparatoires à La Périchole d'Offenbach.
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Merci. Ne changez rien, Pedro. Chaque plan de vos films tient debout, comme vous dites et considère le spectateur comme "un être qui marche" loin du public, indépendant oui.
La parole de Pedro Costa ne mérite pas un tel traitement ! Les caméras DV ne justifient pas une telle légèreté ! Un micro, ça se choisit, en fonction d'une prise de son donnée, et ça se tient, de préférence au bout d'une perche. Respect minimum dû à celui qui prend de son temps, qui force sa nature (cela se voir à l'image), pour répondre à vos questions.
Chère Anne, Il n'est pas si facile d'arpenter la Croisette avec une perche, et notamment de rentrer dans les salles. Nous avons débuté l'entretien avec une autre caméra et un micro plus performant. L'entretien ayant largement dépassé le temps et les batteries prévus (comme quoi Pedro ne se force peut-être pas tant), nous avons dû changer de caméra. La "bonne" partie de l'entretien est maintenant en ligne sur le site et sur Mediapart. Amicalement, ER, AT
Collectif Independencia, Merci pour ce film trop court. Pedro Costa, cinéaste d'amitié. "Nos retrouvailles embelliront notre vie pour les trente ans à venir." Signé : Pedro, Vanda. C'était le mercredi 18 octobre 2006. "Libération", journal aujourd'hui défunt, publiait une lettre adressée à Danièle (Huillet) et Jean-Marie (Straub). Très important : Pedro Costa filme les gens, aime les gens. Pedro Costa est un immense cinéaste. A bientôt.