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Ubu Geek : pouvoir et surveillance sur internet

Geek Empire : Une fable sur l'ivresse ingénue des maîtres de l'internet, l'optimisme et la bonne volonté des nouveaux empereurs de l'information et de la communication en ligne. Ou comment, avec les meilleures intentions du monde, des objectifs humanistes et universalistes, on peut mettre en œuvre un grand système de surveillance et de standardisation des individus sur internet. Peut-être un peu paranoïaque, mais l'humour détendra les sceptiques !

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III. Le Cyber Panoptique Geek : bloquer les publicités, protéger sa vie privée sur internet

 

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Ubu Geek : Le CyberPanoptique internautique

Pourquoi et comment bloquer les publicités et protéger sa vie privée sur internet

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Bonjour à tous,
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Je vous propose un article en complément de l’interview réalisée par David Dufresne, dans la lignée de mes paraboles satirico-terrifiantes sur le destin des nouveaux empereurs geek, pour proposer d’une part l'esquisse d'une réflexion sur les effets du modèle économique, et surtout technologique de la gratuité contre la publicité ciblée et le fichage réel des expériences virtuelles et d’autre part pour vous donner quelques outils supplémentaires pour masquer toutes les publicités sur internet sur les sites ou les pages de résultat des moteurs de recherche (google, yahoo etc.) et protéger un peu votre intimité en ligne, à l'heure de la multiplication des systèmes de surveillance et de « ciblage » des publicités.
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Car ces instruments vous permettent certes de naviguer dans un web sans agression publicitaire, mais ils ne limitent en rien la surveillance généralisée que le système commercial du web implique.

II. L'Inquiétude du Giggling Google Geek

II. L’inquiétude du Giggling Google Geek

 

 

 

 

« Castigat ridendo geekes. »


L’idéal d’une créativité ludique geek, d’une touche de fantaisie un tantinet lourdaude venant chatouiller l’esprit de sérieux pour stimuler l’innovation, trouve dans l’iconographie google un équilibre exquis. On le retrouve par exemple dans la négligence avec laquelle, dans une chambre d'étudiant reconstituée, Larry et Sergey laissent traîner autour de l’ordinateur-totem un bordel savamment orchestré pour la photographie : une corbeille renversée, des restes de pizza, une vieille console de jeu (manquent la peluche, le dvd gore et la revue érotique)… Évidemment, dans cette mise en scène, il y a les signes traditionnels du rêve américain : deux étudiants, « partis de rien », négligeant toute reconnaissance académique (ils ont tous deux laissé tomber leur doctorat en cours de route, à la Stanford University), ont fait leurs premiers pas vers la fortune dans l’inconfort d’une étroite chambre universitaire – une variante du mythe du « geekintosh grunge garage ».

I. La Parabole du Geek Emperor

Ubu Geek

 

Prélude

 

Chers lecteurs, qui prodiguerez à ce nouveau blog toute votre affection, et lui offrirez votre précieux temps, vos riches commentaires, et, grâce au formidable système du suffrage universel en ligne, un bon score, une place de choix à la une de Mediapart… Et parmi vous, d'avance, un grand merci aux spammeurs éclectiques, qui introduiront gratuitement et en finesse ce qu’il faut de malice lubrique pour égayer le ramassis morose de vociférations politiques que tout un chacun peut y prévoir. Chers camarades de Mediapart, malgré une popularité qui vous donnerait le vertige et que je ne saurais partager (pour votre propre bien), je ne snoberai pas les demandes de contact, c'est promis ! Chers TOUS, je me dois d’inaugurer ce cycle sur "l’Empire Geek" par l’aveu d’une faiblesse.

 

Lorsque, animé de cet enthousiasme féroce qu’éprouve tout David en herbe s’attaquant au Goliath de son temps, je fis quelques pas timides pour débroussailler le terrain d’une petite enquête sur Google avant de plonger dans la gueule du loup, j’étais prêt à découvrir de méchants capitalistes en haut-de-forme et aux mœurs glacés, assoiffés de web-$ et de web-€, exploitant des employés par centaines de milliers dans des usines aseptisées, à la lumière aveuglante et aux cadences infernales, rythmées par le cliquetis obsédant des claviers, sous la surveillance de contremaîtres invisibles, la discipline régnant non par le fouet, mais par la webcam… Je voyais déjà le complexe internautico-industriel parfaitement intégré à la machine gouvernementale américaine !

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