A 10h, ce 1er novembre, il pleut un peu et face à l'Observatoire, dans les beaux quartiers parisiens, des immeubles haussmanniens et la future maternité de l'hôpital Cochin, un groupe de tentes est planté sur le terre plein. Là vivent des hommes et des femmes, ils sont peu nombreux, 4 ou 5, installés, allant et venant comme tout à chacun dans le quartier. La vie se déroule sans que rien ne perturbe les choses, les riverains observent ce campement depuis leurs fenêtres, ils font partie du quartier, comme certains disent.
Depuis quelques jours de nouveaux systèmes de répression apparaissent à l'attention des plus fragiles de notre société. Nous voyons promulguer de plus en plus d'arrêtés anti mendicités, anti glanage à Marseille, Nice, Limoge, Nogent sur seine, Montpellier...
Au cours de l’été, la démission du Président fondateur du samusocial, Xavier Emmanuelli a surpris tout le monde, notamment par ses motifs. Nous ne reviendrons pas dessus mais il est consternant de constater qu’un outil au service des personnes les plus fragiles, piloté par l’état ne réponde plus aux besoins initiaux faute de financement.
Voici le texte final de l'hommage rendu aux Morts de la Rue, mardi 14 juin 2011, place de la Réunion, à Paris. Nous tous, amis, riverains, proches, nous venons de rendre hommage à ces morts. Au cœur de notre deuil, ces morts nous interpellent, il nous reste à trouver la force de réagir, de nous indigner.
Cela semble être le mot d'ordre que nous pourrions comprendre actuellement, tellement les plus pauvres, les plus démunis, les plus fragiles sont la cible d'attaques et de culpabilisation.
Le mardi 14 juin 2011
Hommage aux Morts de la rue
plus d'infomation, et possibilité de télechargerr faire-part et affiche
http://mortsdelarue.org/spip.php?article57
Vivre à la rue tue. Depuis le début de 2011 : 60 décès appris en 74 jours. Sachant que nous les apprenons avec toujours un certain retard.
« Meilleurs vœux pour 2011 ! » Ce sont peut-être les derniers mots que risquent d’entendre les personnes contraintes de vivre à la rue… avant d’y mourir !