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Sun Li Tsuei : soleil lunaire à Taipei (Taïwan)
Je l’ai croisée cet été au festival d’Avignon. Depuis, j’y pense toujours. Pour avoir la paix, il me faudrait savoir trouver les mots des images qu’elle offre au monde.
Sun Li Tsuei La fondatrice du Shang Orient Theatre est originaire des provinces de Quing Hai(青海)et de Henan(河南)en Chine. La première région est une grande province à l’ouest du pays, à forte dominante tibétaine, et la seconde, plus petite et à l’est, mais tout aussi rurale, a connu dans les dernières décennies du XXe siècle, de violents heurts entre communautés religieuses, notamment musulmane. Sun Li Tsuei s’est initiée dès l’enfance aux arts martiaux tels que le Tai Chi Chuan, le Qi Gong et à certaines danses traditionnelles enseignées par plusieurs grands maîtres chinois. Au début des années 1980, Sun Li Tsuei est partie en Europe où elle a étudié les arts de la scène avec Jacques Lecoq, Marcel Marceau, Maximilien Decroux, Stefan Niedzialkowski. Li Tsuei vit et travaille aujourd'’hui à Taïwan. En 1991, elle a créé Le Shang OrienTheatre sur le mont Yang Ming, dominant la ville de Taipei, capitale de Taiwan, pour enrichir ses recherches sur la formation théâtrale de l’apport philosophique oriental conçu en adéquation avec la vie de tous les jours.
Introduction au Shang OrienTheatre Dans ce village de montagne situé à une vingtaine de kilomètres de Taipei, Sun Li Tsuei assure la transmission de la culture traditionnelle chinoise, le Tzun Tao(中道), c’est-à-dire le “chemin du milieu”. À ce jour, environ 200 élèves ont suivi le cycle d’étude qui s’étend sur trois ans, animé par cinq professeurs. La chorégraphie et les gestes théâtraux ont une symbolique qui permet de communiquer avec tous. La maîtrise de la respiration, acte instinctif et vital, est la base de ce travail théâtral mis en place au Shang OrienTheatre. Des disciplines comme la calligraphie (contrôle du geste de la main), le Ji kon (tambour chinois, transmetteur de rythme) font aussi partie de l’enseignement du centre. Ce travail en dehors d’une recherche de soi doit être diffus. C’est au travers du théâtre qu’il peut être connu d’un large public. L’enseignement du Shang OrienTheatre ne se limite pas à une étude des traditions des vestiges du passé : être à l’écoute du monde, partager, travailler ensemble, découvrir l’autre, permettent une ouverture d’esprit ; il s’agit de vouloir créer (et continuer) une harmonie entre les êtres. Aussi, en dehors de l’étude des exemples qui nous sont donnés par les Anciens, nous devons construire, fabriquer une suite au monde. Le Shang OrienTheatre se produit au festival off d’Avignon tous les ans depuis 2004. Il a participé à “l’international mime festival” d’Aarchot en Belgique, au “mimi teatre gestual” de Reus en Espagne. Il a également présenté ses spectacles à Paris, en Grande Bretagne (Londres, Powys, Whitstable), en Belgique, en Australie (Adelaide), en Chine (Hong-Kong, Shanghai, Quaizhou) et à Saint Vincent dans les Antilles.Toutes les pièces du Shang OrienTheatre ont été créées à Taïwan, au théâtre national de Taipei
Entre 1997 et 2010, Sun Li-Tsuei a créé :
- Terre de Lotus, 1 et 2
- Shan Hai Jing
- Monde flottant
- Le dragon Zai
- Shan Hai Jin
- Une odyssée de chaman
- La danse pour le printemps
- Espace éther
- Monde céleste
- Orpheus Britannicus (tableaux vivants pour orchestre)
- Bardo todel
- La Lune souffle
“La Lune souffle” : Dans la montagne, une figure d’ermite incapable de trouver le sommeil, noue une étrange et étroite relation avec la lune…Tous les pas et les mouvements sont inspirés de l’ancienne danse de cour chinoise, qui forme la base des arts martiaux de la Chine, notamment du Kung-fu. Le sens de Kung-fu en chinois est “travail avec le temps”. Ces mouvements, à la fois doux, naturels et raffinés évoluent lentement, tels une fleur en train d’éclore, ou une feuille morte tombant sur le sol.
Durée :60 min. Un acteur sur scène. Une assistante à la mise en scène.
NOTA : Sun Li Tsuei a donné à son spectacle le titre français de “La Lune souffle” (en chinois : “大風吹”) qu’elle graphie : 圓月(littéralement : « pleine lune »).

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Ce que vous en écrivez donne très envie de voir un de ses spectacles. Peut-être Avignon 2011…
Chiche ?...
Moi j'y serai. Je m'y prépare.
C’est avec le plus grand plaisir que je me laisse aller à la confidence d’un i-mail de Sun (c'est son prénom, Sun... dans les sociétés asiatiques le prénom suit le nom de famille, ici : Li Tsuéi, mais c’est tellement solaire, ce prénom, que je le préfère très largement à sa façon de se présenter et de signer).
C’était ce matin, 8h50 heure française, et depuis la fenêtre de mon appartement en banlieue parisienne, on pouvait encore voir dans le ciel... la lune. Pleine. Ronde. Blanche. Solaire.
C'est vrai qu'elle est particulièrement belle depuis mercredi soir…
La gloriette aux bambous
Seul assis au milieu des bambous,
Je joue du luth et siffle à mesure ;
Ignoré de tous, au fond des bois.
La lune s’est approchée : clarté.
Wang Wei (François Cheng, Poésie chinoise)
Danse du milieu (Zun Tao) !
Dire, c’est déjà inscrire l’autre dans une place du discours. Comment devais-je la nommer ? Fallait-il la présenter sur le mode asiatique (nom prénom) ou bien sur le mode occidental (prénom nom) ?...
Elle a répondu ; et je ferai ainsi qu’elle dit :
« Mon prenom, Li Tsuei 麗翠, combiner le cerf ( signifier splendid) et l’oiseau matin-pecheur, aussi en meme temps le jade vert, Sun est mon nom de famile, je mets mon nom en le premier comme le facon tradition en chinois. »
Et, ce jour, et cette nuit, nous passons, en Chine, de l’année du Boeuf à celui du Lièvre (Métal blanc)
La légende des douze animaux du calendrier chinois
Que tous vos vœux se réalisent
愿你 心想事成ou, encore :
心想事成
xīn xiǎng shì chéng
Bonne et cruelle année du lapin !26 Janvier 2011 Par Jordan Pouille
En Chine, on a rarement vu un dessin animé aussi subversif. Pour célébrer le nouvel an chinois, placé sous le signe du lapin, un graphiste facétieux s'est plu à raconter le soulèvement violent d'un peuple de lapins contre un régime dictatorial tenu par des tigres sans foi ni loi. "Toute ressemblance...
... avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite" peut-on lire en préambule. Hum, hum. Soit.
Cette animation édifiante, pour ne pas dire complètement gore, a été postée sur Youku (le Youtube Chinois) avant de buzzer sur Weibo (le twitter chinois) mais aussi RenRen (le Facebook chinois) et tous les autres réseaux sociaux. Elle a été finalement "harmonisée", c'est à dire supprimée. Dupliquée à temps, la voici désormais accessible sur Youtube, bloqué en Chine.
(de Jordan Pouille, que je remercie)
L'année du lapin enragé01 Février 2011 Par Pierre Nenny
Le Nouvel An Chinois marque le commencement de l’année lunaire. C’est le moment , au sein de chaque famille, de sacrifier aux ancêtres et à un panthéon de divinités bouddhistes et taoîstes. Les préparatifs de cette fête de la plus grande importance prennent en général un mois entier. La veille du Nouvel An, l’on fait claquer des pétards pour chasser les esprits maléfiques. Au cours des jours suivants, parents et amis rendent visite et échangent des vœux pour la nouvelle année.
À Taiwan, 2 semaines après le nouvel an chinois, l’on célèbre la première pleine lune de l’année lunaire par de somptueux feux d’artifices et un défilé de lanternes en hommage aux déités protectrices. Les figurants portent des lanternes traditionnelles en papier et exécutent une marche cadencée comportent sept ou huit pas, ce qui donne à la procession la démarche ondoyante d’un mille-pattes. Les lanternes symbolisent l’immortalité des traditions culturelles chinoises.
Aussi loin que l’on puisse se souvenir, les Chinois ont toujours observé la fête de la Mi-Automne, au 15e jour du 8e mois lunaire, qui célèbre la fin de la saison des moissons. Parce qu’elle est particulièrement large à cette date, la lune est un élément essentiel de toutes les festivités. Parents et amis passent la soirée au clair de lune à manger de délicieux « Gâteaux de lune » et à remémorer la légende de Chang O, déesse chinoise de la Lune.
La mythologie chinoise appellerait Chang E la déesse de la Lune, selon les sources en ligne :
Le quinze de chaque mois du calendrier lunaire, lorsque la nuit est belle, le disque de la Lune suspendu au milieu du ciel, est plus rond et plus blanc que jamais. Il enveloppe la Terre d'une douce clarté. On dit que dans la Lune habite la Déesse Chang E, l'épouse de l'Archer Céleste Yi. Pourquoi Chang E habite-t-elle solitaire dans la Lune ?
Voici son histoire
Sur la demande de l'Empereur Céleste, Yi abattit les neuf soleils, châtia le démon des eaux Hebo et tua nombre de monstres et d'animaux féroces. Le peuple l'aimait et le vénérait. Yi voyageait beaucoup, se liait d'amitié avec la population et menait une vie paisible.
Un jour, alors qu'il chassait dans les bois, Yi traversa un ruisseau et aperçut sur l'autre rive une jeune fille puiser de l'eau avec un tube de bambou. Sa longue course l'avait assoiffé. Il s'approcha de la jeune fille et lui demanda à boire. Devinant qu'il était le héros Yi, elle l'accueillit aimablement, lui offrit à boire et lui cueillit une belle fleur en témoignage de son respect. Yi choisit alors dans ses trophées une magnifique peau de renard et lui en fit cadeau.
En bavardant avec elle, il apprit qu'elle s'appelait Chang E. Ses parents avaient été tués par des animaux sauvages. Depuis, elle vivait seule.
Yi se prit de pitié pour elle et Chang E le respectait beaucoup. les deux jeunes gens tombèrent amoureux l'un de l'autre. Peu de temps après, Yi et Chang E se marièrent et devinrent inséparables.
Très attachés l'un à l'autre, ils menaient une vie heureuse, et Yi oublia complètement de retourner au ciel.
Trois années plus tard, l'Empereur Céleste ordonna à Yi de retourner au ciel.
Lorsque l'Empereur Céleste apprit que Yi s'était marié sur Terre et ne voulait pas revenir au ciel, il se mit dans une grande colère. Dès lors, il fut interdit à Yi de remonter au ciel, mais il se consola en trouvant qu'il était plus heureux sur terre. Ainsi continua-t-il à vivre sur la Terre.
Mais Yi savait que la vie des êtres humains a ses limites. Un jour, il dit à sa femme :
- Quand j'étais au ciel, j'ai entendu dire que dans les monts Kunlun, à l'Ouest, habite la Reine-mère d'Occident. Elle possède une pilule d'immortalité. Je vais aller la chercher.
Ils étaient très tristes de cette première séparation mais, pour vivre éternellement tous les deux, ils étaient prêts à affronter le danger et la mort. Yi prit son arc et ses flèches, enfourcha un bon cheval et se dirigea vers l'Ouest.
Après avoir surmonté d'innombrables difficultés, Yi arriva enfin au pied des monts Kunlun.
La Reine savait que Yi était un héros céleste qui avait délivré le peuple de nombreux fléaux. Aussi l'accueillit-elle avec beaucoup de respect.
Ayant appris le but de sa visite, la Reine ordonna à l'Oiseau à trois pattes, gardien des pêches d'immortalité, d'apporter une calebasse contenant une pilule d'immortalité fabriquée à partir d'un des fruits de l'arbre d'immortalité. Cet arbre ne donnait des fruits qu'une fois tous les trois mille ans ; c'est pourquoi ces pilules étaient très rares et extrêmement précieuses.
- Emporte cette pilule, dit la Reine, c'est la seule qui me reste. Néanmoins, c'est largement suffisant pour ton épouse et toi : Prenez-en chacun la moitié, et vous deviendrez immortels. Mais attention, si l'un de vous deux l'avale entière, il s'envolera au ciel et ne pourra jamais plus redescendre sur Terre.
- Je ne suis venu chercher la pilule d'immortalité que pour vivre éternellement avec Chang E, répondit l'Archer céleste. Puis il prit la calebasse, remercia la Reine et partit.
Lorsque Yi retrouva Chang E, il lui raconta tout ce qui s'était passé et lui confia la pilule d'immortalité.
Je suis passé par mille épreuves pour aller la chercher. Si nous la partageons, nous deviendrons immortels tous les deux. Mais si l'un de nous l'avale entière, il ira au ciel sans espoir de retour. Garde-la précieusement, nous la partagerons un jour faste prochain et nous vivrons ensemble éternellement heureux.
Chang E mit la calebasse dans sa poche avec précaution...
Yi habitait sur la Terre depuis longtemps déjà et un grand nombre de jeunes gens venaient le voir pour apprendre le tir à l'arc. Yi leur enseignait consciencieusement son art. Lorsque le maître est compétent, ses disciples sont brillants, dit le proverbe. De fait, la plupart de ses élèves devinrent de célèbres archers.
L'un d'entre eux s'appelait Feng Meng. C'était un bon archer, mais un homme ambitieux et jaloux. Il caressait l'espoir que son maître mourût avant lui, afin de devenir le meilleur archer du monde.
Un jour que Yi était allé chasser, Feng Meng en profita pour pénétrer chez lui et menaça Chang E de son arc.
- Donne-moi vite la pilule d'immortalité, lui ordonna-t-il, sinon je te tuerai.
Surprise, Chang E lui demanda :
- Feng Meng, tu es le disciple de Yi ; pourquoi... ?
- Je ne considère plus Yi comme mon maître. Devrais-je toujours rester un archer de second ordre toute ma vie ? Non, car il mourra avant moi ! rétorqua Feng Meng en riant sarcastiquement.
Chang E était rouge d'émotion et de colère.
- Allons, dépêche-toi de me donner cette pilule ! cria Feng Meng en brandissant son arc d'un air menaçant.
Chang E pensa à toutes les épreuves que son mari avait dû traverser pour aller chercher la pilule d'immortalité. Elle ne devait pas laisser Feng Meng s'en emparer. Alors elle sortit de sa poche la pilule et, au moment où Feng Meng tendait la main, la porta rapidement à la bouche. Elle l'avala et s'élança vers la porte.
Chang E avait déjà franchi le seuil lorsqu'elle se sentit toute légère et s'envola vers le ciel. En pensant à son mari resté sur terre, elle décida de se réfugier sur l'astre le plus proche, la Lune. Dès lors, le Palais lunaire, dans lequel vivait désormais Chang E, brilla d'un éclat nouveau.
Lorsqu'à son retour de la chasse, Yi apprit ce qui s'était passé, une immense tristesse l'envahit. Il regarda la Lune et pensa à sa femme Chang E ; des larmes inondaient ses joues.
Devant l'ingratitude que Feng Meng lui avait témoigné, Yi fut rempli de colère. Il prit son arc et ses flèches et sortit à la recherche de son disciple.
Feng Meng s'était caché dans un bois derrière la maison de Yi. Lorsque celui-ci passa à la hâte devant lui sans le voir, il lui assena un violent coup de bâton sur la tête. Yi s'affaissa, mortellement blessé.
Lorsque les disciples de Yi découvrirent le crime de Feng Meng, ils arrêtèrent ce dernier immédiatement, l'attachèrent à un grand arbre et le transpercèrent chacun d'une flèche. Son ambition démesurée l'avait mené à sa perte.
(références : Chine-infos)
Li Tsuei se trouve, en ce début mars, au festival d’Adélaïde (sauf erreur, il s’agirait de la ville australienne, mais elle va me confirmer). Elle y joue, ces prochains jours LA LUNE SOUFFLE, l’histoire des relations étranges d’un ermite solitaire avec l’astre de la nuit.
« Si ça ne va pas, tu peux toujours aller la voir,
tu demandera la poésie,
on t’ouvrira, même si elle n’est pas là,
d’ailleurs elle n’est pas là, sauf dans la tête d’un fou ou celle d’un voyou... »
(Léo Ferré)
http://www.youtube.com/watch?v=3XuZi_7d5WU
Léo Ferré
LA POÉSIE
J’ai du savon qui lave
Les péchés capitaux
Un stylo-bille qui grave
Le goût d’un apéro
Un soutien-gorge à piles
Qui ne s’allume qu’aux beaux yeux
Un dentifrice habile
À blanchir les aveux
Un buvard facétieux
Qui sèche les chagrins
Un œil pour lire à deux
Quand le jour s’est éteint
Un violon capital
Voilé de Chambertin
À faire sonner le mal
Plus fort que le tocsin
Si ça ne va pas
Tu peux toujours aller la voir
Tu demanderas
La Poésie
On t’ouvrira
Même si elle n’est pas là
D’ailleurs elle n’est pas là
Mais dans la tête d’un fou
Ou bien chez des voyous
Habillés de chagrin
Qui vont par les chemins
Chercher leur bonne amie
La Poésie
J’ai des bas pour boiteuse
À faire boîter l’ennui
Et des parfums de gueuse
À remplir tout Paris
Des pendules à marquer
Le temps d’un beau silence
Des lassos à lacer
Les garces de la chance
Des machines à souffler
Le vert de l’espérance
Et des vignes à chanter
Les messes de la démence
Des oiseaux-transistors
Qui chantent sur la neige
Garantis plaqués-or
Plaqués par le solfège
Si ça ne va pas
Tu peux toujours aller la voir
Tu demanderas
La Poésie
On t’ouvrira
Même si elle n’est pas là
D’ailleurs elle n’est pas là
Mais dans la tête d’un fou
Qui se prend pour un hibou
À regarder la nuit
Habillée de souris
Comme sa bonne amie
La Poésie
J’ai du cirage blond
Quand les blés vont blêmir
De la glace à façon
Pour glacer les soupirs
Des lèvres pour baiser
Les aubes dévêtues
Quand le givre est passé
Avec ses doigts pointus
J’ai tant d’azur dans l’âme
Qu’on n’y voit que du bleu
Quand le rouge m’enflamme
C’est moi qui suis le feu
J’ai la blancheur du cygne
À blanchir tout Saint-Cyr
Et sur un de mes signes
On meurt pour le plaisir
Si ça ne va pas
Tu peux toujours aller la voir
Tu demanderas
La Poésie
On t’ouvrira
Des fois qu’elle serait là
Elle te recevrait même pas
Elle n’est là pour personne
Elle n’aime pas qu’on la sonne
C’est pas une domestique
Elle sait bouffer des briques
Mais quand elle veut, Elle crie
LA POÉSIE!
狮子座费雷
诗歌
我有一个肥皂盒
致命的罪孽
写入一个圆珠笔
请喝一杯味道
一个胸罩电池
哪只美丽的眼睛来
一个聪明的牙膏
美白的自白
一个滑稽的记事簿
其中烘干悲伤
用于读取两个眼
当一天去世
菲德勒资本
高冠的Chambertin
为了让邪恶的声音
胜于报警
如果出错
你总是可以去看看
你问
诗
你们开门
即使是不
此外,它不
但在一个疯子头脑
或者从暴徒
身着悲伤
谁将会道路
寻求他们的好朋友
诗
本人丝袜跛脚
阿瘫软无聊
猪和香水
一个完整的全巴黎
时钟标记
时间为一个美丽的沉默
捆扎套索
幸运的母狗
吹瓶机
绿色的希望
唱歌和葡萄园
群众性痴呆
鸟晶体管
在雪地里歌唱
保证镀金
镀金的符号
如果出错
你总是可以去看看
你问
诗
你们开门
即使是不
此外,它不
但在一个疯子头脑
谁认为他是一个猫头鹰
一个在夜市看看
身着小鼠
就像他的好朋友
诗
我只好照金发
当玉米将会变得苍白
冰阶
要冻结的叹息
唇吻
刀片宽衣解带
当霜冻已经过去
随着他的手指指着
我有这么多蓝色的灵魂
他们只看到蓝色
当红色燃烧
这是我是谁火
我有白天鹅
一个清洗的圣西尔所有
而我的一个迹象
我们都将死去的乐趣
如果出错
你总是可以去看看
你问
诗
你们开门
有时会
她甚至不会接受
正是在那里任何人
她不喜欢的声音
这不是一个侍女
她知道怎么吃砖
但是,当她愿意,她哭
诗歌!
10/03/11 Taïwan Info
Davantage de pluie et de typhons à Taiwan : les résultats du réchauffement climatiqueJeudi 10 mars 2011
Un nouveau rapport de la Météorologie nationale (CWB) publié hier montre que la température moyenne a augmenté, à Taiwan, deux fois plus que la moyenne mondiale au cours du siècle qui vient de s’écouler, et que les conséquences de ce réchauffement ont été une incidence plus importante des typhons ainsi que des précipitations plus nourries au cours des trente dernières années.
Selon Cheng Ming-dean, le directeur du CWB, les températures ont augmenté de 1,4 degré Celsius à Taiwan sur les cent dernières années, contre 0,65 degré pour l’ensemble de la planète, une différence qui peut s’expliquer par le fait que l’île est proche d’un vaste continent, les grandes masses terrestres étant davantage susceptibles d’absorber et de stocker la chaleur.
Par ailleurs, sur la même période, le nombre de typhons formés au-dessus du Pacifique qui ont affecté Taiwan a augmenté pour passer de 3,1 par an en moyenne à 3,6, et ces typhons sont davantage susceptibles d’apparaître en automne.
Au cours des dix prochaines années, ont également calculé les experts du CWB, les probabilités que Taiwan soit frappé par un typhon, d’où qu’il vienne, devraient augmenter de 20%, et ce malgré la baisse du nombre de typhons se formant dans le Pacifique.
Informations:
L’île de Taiwan est située en zone de forte activité sismique. Pour obtenir plus d’informations sur la conduite à tenir en cas de séisme, vous pouvez consulter la fiche réflexe du site de l’Institut Francais à Taipei.
Les recommandations de base sont les suivantes :
A l’intérieur :
1- s’éloigner des fenêtres, des murs extérieurs, de tout meuble, tableau, luminaire susceptibles de se renverser ;
2- s’abriter sous une table solide ou tout meuble résistant ou rester debout sous un encadrement de porte ;
A l’extérieur :
1- s’efforcer d’atteindre un espace libre, loin des arbres, poteaux électriques, murs ou bâtiments ;
2- dans la voiture, s’arrêter au bord de la route et attendre à l’intérieur la fin des secousses.
Dans tous les cas, il faut conserver son calme, suivre les instructions données et attendre les secours, si nécessaire. Tout séisme important est suivi d’une série de secousses secondaires.
Si un tremblement de terre se produit lors d’un séjour touristique, il est recommandé de prendre immédiatement contact avec vos familles ou vos proches afin de les rassurer sur votre sort ou, le cas échéant, en cas de problème de communication avec l’extérieur, avec les services consulaires de l’IFT.
Plus d’infos sur CWB:
Se préparer, que faire ?
http://www.cwb.gov.tw/eng/seismic/quake_preparedness.htm
Archives des tremblements de terre à Taiwan:
http://www.cwb.gov.tw/eng/seismic/seismic.htm
Institut Francais de Taipei:
http://www.fi-taipei.org/
Avec les pluies radioctives, les ressources en eau vont très rapidement devenir particulièrement dangereuses.
Comment boire ?
L'hygiène à quel risque ?..
Message, ce matin, de Li Tsuei, après plus d'une semaine de silence. De retour du festival international d’Adélaïde, sur la côte sud-ouest de l’Australie... Elle a subi des coupures de courant. Pas un mot sur le séisme dans la région et les retombées nucléaires...
Rassuré ?
On dira ça.
Rassuré. C’est ça. Rassuré. Exactement ça.
Fringe Review




Adelaide Fringe 2011
La Lune Souffle (The Moon Whispers)
Genre: Mime
Venue: The Garage International @ NACC, 176, Tynte Street (rear of), North Adelaide
Low Down
A wakeful hermit gets her inspiration from the moon; under its soft, spellbinding glow she writes, she dances, she sings. One night she meets the moon and her life changes. Sun Li Tsuei gives an astounding and controlled performance as the hermit and conveys a thousand words with a single expression.
Review
La Lune Souffle is a captivating story about the moon as a living thing, and muse to a hermit. Sun Li Tsuei personifies the ever-changing nature of the moon with hypnotic, deliberate movements. She grows and diminishes in accordance to her moods; she is lively and withdrawn; she creates and extinguishes—like the moon, she is beautiful and inspiring. When she meets the moon, she is mortal once again; her curiosity and playful nature are revealed when the moon descends upon her and enlightens her spirit. It is a unique performance and Tsuei’s spell is never broken as she wordlessly communicates with the audience and entertains them.
Much of the play relied on the soft light from the moon, cleverly done using a lantern and translucent fabric while a flickering candlelight provided enough natural luminosity to create shadows and silhouettes at the beginning. The lighting was also used effectively to create the mood and aura as Tsuei’s performance progressed. Oriental music accentuated the Eastern philosophies and complemented the performance. Tsuei’s own singing and dancing also imparted the Chinese Taoist expression that the moon is a living thing that can stimulate and initiate change. She exploited the stage and her practiced movements were arousing and overwhelming despite the measured and gradual advancement.
The production was an impressive piece of mime theatre and Tsuei’s performance is both fascinating and enthralling. The only letdown is that time seems suspended at such a late hour, especially since the lingering movements and tranquil ambience induces a state of relaxation and stupor. However, the setting, performance, soundtrack and lighting contributed to the accolades of this mime performance, which pioneers physical and mime theatre. It was an exceptional piece and unique experience that transported the audience to a mysterious world with effortless elegance and a timeless performance.
Reviewed by Prerna Ashok 5 March 2011
Website :www.thegarageinternational.com
Pascale Wei-Guinot, qui assure la traduction des écrits de Li Tsuei, s’amuse du fait qu’avec Google, la traduction en chinois distingue mal LA LUNE SOUFFLE de :
LE SOUFFLE DE LA LUNE
ou
SOUFFLE DE LUNE
ou
LUNE SOUFFLÉE
ou
LUNE DU SOUFFLE
etc., etc., etc.
(ce doit être amusant, le poème de Léo Ferré “traduit” en pseudo-mandarin par Google)
Fringe examen
Fringe Adelaide 2011
Souffle la Lune (The Moon Whispers)
Genre: Mime
Lieu: Le Garage International @ CNAC, 176, rue Tynte (arrière), North Adelaide
Low Down
Un ermite passe ses nuits à puiser son inspiration dans la lune ; sous sa lueur douce et envoûtante, ça écrit, ça danse, ça chante. Depuis la nuit, où il a rencontré la lune, sa vie va changer. Sun Li Tsuei donne ici une existence époustouflante et absolument maîrisée à l’ermite, et un seul de ses gestes transmet toute une multitude d’expressions.
La Lune souffle est une histoire captivante où la lune apparaît vivante pour devenir la muse d’un ermite. Sur le mode hypnotique de mouvements extrêmement concentrés, Sun Li Tsuei personnifie la nature sans cesse mouvante de la lune. Elle croît et réduit au rythme de ses humeurs, elle est vive et retenue, elle crée et éteint – pleinement lune, elle est une belle inspiratrice. Au moment de rencontrer la lune, l’ermite se sentait toujours mortel ; sa curiosité et son caractère ludique vont se révéler quand la lune descendra sur lui éclairer son esprit. Commence alors un échange particulier où Li Tsuei n’en finit jamais de provoquer nos imaginaires grâce à l’éloquence d’une communication muette avec son public, qui passe au-delà du compréhensible.
Une grande partie du spectacle repose sur la lueur blafarde de la lune, habilement suggérée en utilisant un tissu lanterne translucide tandis qu'une chandelle vacillante fournit assez de naturel à la luminosité ambiante pour s’habituer peu à peu aux ombres et aux silhouettes. L’éclairage a également servi pour susciter l’ambiance nocturne où la présence de Li Tsuei rayonne aux sons d’une musique d'extrême-orient venue progressivement ponctuer les philosophies orientales et qui en parachève le propos. À la fois chanteuse et danseuse, Li Tsuei a aussi illustré l’expression chinoise taoïste selon laquelle la lune est une créature vivante capable de stimuler et initier la métamorphose. Elle a judicieusement exploité les ressources du plateau, et ses mouvements ont été mesurés pour susciter la participation progressive qui échappe aux pesanteurs.
Cette production est un phénomène particulièrement impressionnant de mime théâtre, et la prestation de Sun Li Tsuei fascine et passionne à la fois.
Le défaut, c’est qu’à une heure aussi tardive, le temps semble suspendu, d’autant plus que les mouvements persistants et l’ambiance tranquillement zen induisent un état de relaxation et de torpeur. Cependant, le réglage, la performance, la musique et l’éclairage ont contribué à rendre hommage à ce spectacle qui, par son approche énergétique, est pionnier dans la physique du mime théâtre. Il s’agissait d'une pièce exceptionnelle et une expérience unique qui a transporté l’auditoire dans un monde mystérieux avec élégance, sans heurt ni violence. Une expérience de paix hors du temps.
Commenté par Prerna Ashok 5 Mars 2011
Site Web : www.thegarageinternational.com
Traduit en français par Jean-Jacques M’µ
Et un autre article australien, que je me permets d’oser traduire (merci Google) :
Souffle la Lune (The Moon Whispers)
Le Garage International @ CNAC, vendredi 4 mars
L'art subtil de la narration sans parole n’est heureusement pas toujours synonyme de bêtise. Portée par la grâce d'une mime professionnelle, une inspiration lunaire va apaiser l'inquiétude d'un ermite qui, une blanche nuit, répond à la lune.
C'est un spectacle familial, avec lequel l'artiste de la scène Sun Li Tsuei s'appuie sur ses études du bouddhisme, du taoïsme, du confucianisme... et les enseignements de Marcel Marceau, entre autres, pour interpréter d'un esprit épuré, subtil et profond l'art de la délibération. Sur un fond noir très simple, elle mime de manière aussi discrète que délicate, parce qu'elle est toute en mesure, la controverse de l'homme ermite avec l'astre de la nuit ; dans cet espace-temps, elle offre au spectateur une heure de paix pour admirer la beauté inhérente à l'austérité et à la simplicité, le jeu de lumière sur les plis de tissu dense, le yin et le yang.
Je chipoterai un seul détail : la ligne de vue est escamotée à partir de la deuxième rangée. Instant de sérénité dans ces temps troubles, son déplacement a à s'imposer haut et fort contre l'agitation, La Lune Souffle est un pur délice, un aperçu séduisant du monde extrême-oriental.
Mot-clé : réflexions
Jenny Smith
Traduit par Jean-Jacques M’µ
(texte original, en anglais :)
La Lune Souffle (The Moon Whispers)
The Garage International @ NACC, Fri Mar 4
The gentle art of distraction-free storytelling thankfully doesn’t always equate to dumbed-down stupidity. This graceful, inspired, professionally-supported mime tells peacefully of a graceful hermit who, one sleepless night, meets the moon.
It’s a family-friendly performance, in which performing artist Sun Li Tsuei draws on her studies of Buddhism, Taoism and Confucianism and the teachings of Marcel Marceau, among others, to perform with an uncluttered, enviable grace and deliberation. Set against a simple black backdrop, her discrete mime is as delicate as it is measured and offers the viewer space, time and peace to admire the beauty inherent in austerity and simplicity, the play of light on dense folds of cloth, the yin and the yang.
My only minor quibble: poor line of sight from the second row. A delightful relief in the time of an otherwise loud and hectic Fringe, La Lune Souffle is a delicate, alluring insight into the oriental world.
Final Word: Reflective
Jenny Smith
La musique d’accompagnement du spectacle LA LUNE SOUFFLE, de Sun Li Tsuei, repose sur une cithare chinoise, le Guqin, instrument à 7 cordes pincées et frottées, extrêmement élaboré, en bois précieux orné et calligraphié représentant les 4 (ou 5) éléments, les parties du corps humain, les 365 jours de l'année et les 13 mois lunaires. Son apprentissage occupe vingt années d’une vie. Son instrumentation a été répertoriée par l'UNESCO au patrimoine culturel immatériel de l'humanité.
Écouter : L’eau qui coule, musiques jouées au guqin par Guan Pinghu et d’autres (une heure d’enregistrements) :
Le script actuel de Sun Li Tsuei sur LA LUNE SOUFFLE contient dans une dizaine de pages. C’est un travail encore en gestation. Sur le plan écrit, il est nécessaire de cerner très précisément le travail d’acteur par opposition aux techniques utilisées : le bol chantant, la calligraphie, la danse au son du guqin, etc.
Dans l’état actuel, il n’est pas publiable, car aucun public, ni chinois ni français ne s’y retrouverait.
Un travail de suivi s’impose de fait, par conséquent, avec prise de vue interrogeant l’artiste devant son équipe et ses élèves, dans le cadre de son travail d’élaboration du spectacle.
Le rêve : une équipe cinéma-vidéo bilingue sur place, et travaillant tantôt avec pied, en intérieur, pour le spectacle, et tantôt à l’épaule pour les répétitions et les entretiens en situation.
Bon, ça ce serait l’idéal.
(chiche ?...)
Comme il est impossible de rien demander sans une contrepartie, je n'ai plus qu'à espérer pouvoir trouver d’ici la fin avril les moyens de tourner moi-même. Où obtenir du matériel et un minimum de formation pour un travail honorable ?
(soufflé par DONA FLOR) :
Le caillou mort d’amour par Charles Cros17062011
Histoire tombée de la Lune.
Le 24 tchoum-tchoum (comput de Wéga, 7e série), un épouvantable tremblement de lune désola la Mer-de-la-Tranquillité. Des fissures horribles ou cbarmantes se produisirent sur ce sol vierge (1) mais fécond.
Un silex (rien d'abord de l'époque de la pierre éclatée, et à plus forte raison de la pierre polie) se hasarda à rouler d'un pic perdu et, fier de sa rondeur, alla se loger à quelques phthwfg (2) de la fissure A. B. 33, nommée vulgairement Moule-à-Singe.
L'aspect rose de ce paysage, tout nouveau pour lui, silex à peine débarqué de son pic, la mousse noire du manganèse qui surpIombait le frais abîme, affola le caillou téméraire, qui s'ar rêta dur, droit, bête.
La fissure éclata du rire délicieux, mais silencieux particulier aux Etres de la Planète sans atmosphère. Sa physionomie en ce rire, loin de perdre de sa grâce, y gagna un je-ne-sais-quoi d'exquise modernité. Agrandie, mais plus co quette, elle s'emblait dire au caillou : « Viens-y donc si tu l'ose !… »
Celui-ci (de son vrai nom 8KKJRO (3) jugea bon de faire précéder son amoureux assaut par une aubade chantée dans le vide embaumé d'oxyde magnétique.
Il employa les coefficients imaginaires d'une équitation du quatrième degré (4). On sait que dans l'espace éthéré on obtient sur ce mode des fuges sans pareilles. (Platon, liv. XV, § l3).
La fissure (son nom sélénieux veut dire « Au gustine ») parut d'abord sensible à cet hommage. Elle faiblissait même, accueillante.
Le caillou, enhardi, allait abuser de la situation, rouler encore, pénétrer peut-être …
Ici le drame commence, drame bref, brutal, vrai.
Un second tremblement de lune, jaloux de cette idylle, secoua le sol sec.
La fissure (Augustine) effarée se referma pour jamais, et le caillou (Alfred) éclata de rage.
C'est de là que date l'âge de la Pierre éclatée.
Charles Cros.
(1) Nous ne pouvons pas tenir compte des infâmes calomnies qui ont circulé sur ce sol.
(2) Le phthwfg équivaut à une longueur de 37 mille mètres d'iridium à 7° au-dessous de zéro.
(3) Ce prénom, banal dans la Planète, se traduit exactement « Alfred ».
(4) Le texte lunaire original porte «du palier du quatrième étage». Erreur évidente du copiste.
« Hommage à Pierre Blanc…Une vue des Tuileries… »
Présence pure...pure Présence....J'ai ressenti une émotion du même ordre en assistant un jour au spectacle de Bûtoh de Carlotta Ikeda (Cie Ariadone)...tension vers l'Indicible..
Les idées de pureté et de présence sont des besoins en nous, Kirl, et nous les proposons à cause de ce besoin qui nous anime, qui nous propulse, qui nous fait parler et écrire ici.
J'ai eu ce bonheur unique de côtoyer l'artiste dans son travail, d'en capter les paroles, et l'inspiration, trois semaines durant, dans son univers, chez elle, sur les monts où elle vit aux environs de la capitale, Taïpei. J'en suis encore nourri. Puis il y a eu la séparation, brutale, et les retrouvailles à Avignon qui n'ont rien rétabli, la parution de notre livre, les spectacles, les nécessités d'une production très rôdée qui a fait le plein tous les soirs au long du mois de juillet, le silence depuis, et deux typhons sur Taïwan, début septembre, et début octobre... aucune nouvelle.
Aucune nouvelle.
Tout passe. Tout casse.
La présence n'est que souvenirs, images, et musiques en allées, ou répétées en ritournelles. Incantatoires. de plus en plus irréelles et fantasmatiques. Fantasmagoriques. Une belle histoire passée, et unique, qui ne se renouvellera plus jamais. Une rencontre rare, inexplicable que même le meilleur écrit ne saurait rendre.
La pureté reste tout aussi illusoire, Kirl.
La présence est éphémère, Kirl, et bien fugace. Quant à la pureté, je n'ai toujours pas fini de m'interroger sur elle, preuve qu'il y réside sans doute quelques zones au moins d'incertitude, d'ombre, de flou, des ersatz d'incompréhension. Je revois ces images et le vague à l'âme me prend.
Le livre est prêt.
Passages sans aspérités.
À quoi bon tout ça ?...
Pensées.
Jean-Jacques M’µ
You came to me when I am leaving;
You are the light of April, I gray afternoon.
You are youth, love, warmth, sun glare;
You brought to me your youth, when I am leaving.
♪ ♫
Among footlights I adored you,
Among footlights, I loved you;
The happiness you gave to my life is gone,
Vous venez à moi quand je pars ;
Vous êtes la lumière du mois d'avril, je suis l'après-midi gris.
Vous êtes jeunes, l'amour, reflets du chaud soleil ;
Vous m’apportez votre jeunesse, quand je pars.
♪ ♫
Quand ils rampaient, je vous adorais,
Parmi les vers, je vous ai aimés ;
Le bonheur que vous avez donné à ma vie s'en est allé.
Écoutez cet air
C'est l'histoire banale
De ce ver de terre
Amoureux d'une étoile
Histoire d'enfant
Qui souvent fait pleurer
Les grands
.
Deux petits chaussons de satin blanc
Sur le coeur d'un clown dansaient gaiement
Ils tournaient, tournaient, tournaient, tournaient
Tournaient toujours
Plus ils tournaient, plus ils souffraient du mal d'amour
Deux petits chaussons et par dessus
Les plus jolis yeux que l'on ait vus
Sous de longs cheveux légers, légers
Et qu'il était bien obligé d'aimer
Le nez vermillon
Le chapeau sur la tempe
Comme un papillon
Sous les feux de la rampe
Le soir, il jouait
Mais tandis que les gens
Riaient...
.
Deux petits chaussons de satin blanc
Sur le coeur d'un clown dansaient gaiement
Ils ont tourné, tourné, tourné qu'un soir d'été
Le coeur du clown trop essoufflé s'est arrêté
Deux petits chaussons de satin blanc
Sur le coeur d'un clown dansaient gaiement
À vingt ans, l'on ne sait pas toujours
Que même un clown, ça peut mourir d'amour !
.
Que filent les étoiles.
Nous vivons et nous regardons le ciel, la terre et les éléments, vivants.
Parce que nous vivons, nous vivrons.
Les étoiles filent, pas notre espérance.
Violente.
Jean-Jacques M’µ
Ça, c'était la lune vue de France dans la nuit du samedi 8 au dimanche 9 octobre 2011 (nuit d'astéroïdes : les draconides).
Jean-Jacques M’µ
也許,也許,也許
(由奧斯瓦爾多 Farres,古巴,1947年寫的)
每當我問
什麼時候,如何及在何處
你總是回答我
也許,也許,也許
因此天通
而我,絕望
而你,你的答案
也許,也許,也許
你在浪費你的時間
思考,思考
所以,你想了解更多
多長時間?
多長時間?
因此天通
而我,絕望
而你,你的答案
也許,也許,也許
你在浪費你的時間
思考,思考
所以,你想了解更多
多長時間?
多長時間?
因此天通
而我,絕望
而你,你的答案
也許,也許,也許