Article rédigé par Samuel Bon, d'abord paru dans la revue Territoire, puis mis en ligne le 10 janvier 2011 sur Le Soupirail dans la rubrique "Un peu d'air frais (ou pas...)"
Son père, un artisan libre penseur et socialiste, admirait Voltaire. C’est la raison pour laquelle il a appelé sa fille Voltairine, prénom hors du commun, comme celle qui le portera jusqu’à sa mort, en 1912. Contrairement à l’homme au « hideux sourire », cette dernière croira en la capacité de tous de se libérer des multiples chaînes qui les retiennent au sol. Et elle le répétera inlassablement jusqu’à son dernier souffle, lors de moult conférences, comme celle qu’elle prononcera le 28 avril 1907 dans les locaux de la Radical liberal league, et qui donne son nom à cet ouvrage que les éditions du Sextant ont publié récemment, agrémenté d’une biographie de son auteure (2).